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 [PV Jack Cooper] Le flic et la folle

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Kelly McGrath
Neutre de Classe 2
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Jour de mon arrivée : 30/07/2011

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MessageSujet: [PV Jack Cooper] Le flic et la folle   Lun 1 Aoû - 20:14

>>> La gourmandise est un vilain défaut...



    Il paraît, tout du moins… Enfin, c’était un écart que la jolie rousse se permettait. Après s’être déchargée une fois de plus de ses maladies sur cette satanée femme de ménage, Kelly était descendue, l’esprit tranquille pour une fois, en ville. Elle marchait sereinement, sans avoir l’impression d’être épiée. Ou plutôt, pour une fois, elle remarquait les regards intéressés de quelques mâles sans doute à la recherche d’une conquête… Mais s’ils savaient qui la jeune femme était, seraient-ils toujours aussi intéressés ? La fréquentation continue de Madness Queen était aussi risquée qu’improbable, et il fallait vraiment être fou pour vouloir être amoureux d’elle et vouloir construire une relation. Tiens, même un coup d’un soir pourrait s’avérer être dangereux. Ce serait être gourmand… Et s’exposer au risque d’être contaminé par une de ses folies… Mais pour le moment, Kelly n’était pas d’humeur à contaminer quelqu’un, elle ne se sentait pas en danger. Pour une fois elle était « bien », mais pour combien de temps ? Déjà le temps de pouvoir s’acheter quelques trucs à manger, comme des fraises, du chocolat… Oui, elle avait envie de se faire une petite coupe de fruits arrosée de chantilly, couplée de chocolat noir. Miam ! Kelly en salivait à l’avance. Ce fut aussi pour cette raison qu’elle s’acheta une bonne gaufre couverte de sucre… Délicieux, pensa-t-elle alors qu’elle empruntait le chemin du retour. Minute. Et pourquoi pas s'acheter un repas ? Elle se prit au passage quelques boîtes de sushis. Comme d'ordinaire, elle ne cuisinait pas. Une fois arrivée à l'hôtel, elle s’empressa d’engouffrer sa petite douceur, et s'adressa à la réceptionniste :

    « Humpf, bonvour…
    - Bonjour, Mademoiselle McGrath. Je crois que le ménage n’est pas encore achevé dans votre chambre…
    - Pardon ? Êtes-vous sûre ?
    - Je n’ai pas vu la femme de ménage redescendre.
    - Ah… C’est bizarre, d’ordinaire elle fait tout vite et tout bien…»

    Ce qui était bizarre aussi, c’était de voir Kelly de bonne humeur… Mieux : elle avait dit du bien de cette satanée femme de ménage… Malgré les informations que la réceptionniste lui avait données elle monta, tenant solidement la lanière de son sac à main. Elle courait dans les escaliers, vite, très vite, c’était une habitude. La course devait être la seule discipline sportive dans laquelle elle était douée. Elle se hâtait car quelque chose l’intriguait… La femme de ménage ne prenait jamais plus d’une heure pour nettoyer sa chambre… Et là, il devait être aux alentours de 18 heures, elle devait normalement avoir fini ! Madness Queen se torturait l’esprit pour répondre à cette question jusqu’à ce que, tout à coup, elle s’arrêta à quelques mètres de la porte, la main plaquée sur le front… Elle murmura, les yeux fermés et en se mordant les lèvres :

    « Je l’ai rendue perfectionniste, maniaque et associable… Voilà pourquoi elle ne sort pas… »

    Comment avait-il fait pour oublier cela ? Kelly frappa à la porte de sa chambre, la numéro 13, puis entra. La femme de ménage était là, encore de nettoyer la salle de bain… Elle brillait déjà, cette pièce, et pourtant le nettoyage se poursuivait. L’employée n’entendit pas la résidente entrer, aussi cette dernière réfléchit-elle à un moyen de la faire sortir de là… Elle s’exclama tout à coup :

    « Il y a une de ses poussières au rez-de-chaussée ! Vous devriez aller voir cela, avant que cela ne se transforme en un brouillard irrespirable ! »

    En entendant cela, la femme de ménage s’empara de son chariot et courut jusqu’à l’ascenseur en criant, sous le regard amusé de Kelly. Elle riait joyeusement, heureuse de pouvoir savourer cela lucidement. Elle poussa un léger soupir et enleva ses converses. Elle déballa alors ce qu’elle avait acheté, puis s’allongea à plat ventre sur son lit. Elle attrapa le chocolat, les fraises et tira son ordinateur de son sac, puis décida subitement de prendre une petite douche. Elle se lava, calmement, et s’étonna d’être toujours aussi lucide… Bof, pour une fois… Elle n’allait pas s’en plaindre. Après s’être délectée sous l’eau chaude, elle se sécha les cheveux. Nue dans sa chambre d’hôtel, elle enfila une nuisette noire, qui ne faisait que ressortir ses cheveux roux. Elle ne comptait ni sortir ni recevoir de visite. Elle déclara à voix haute :

    « De toute façon, même si quelqu’un vient, qu’est-ce que ça peut faire que je sois en nuisette ?

    Kelly rit doucement… Elle prit un petit tabouret, puis elle y déposa son ordinateur. Il était en train de charger un film. La jeune femme s’allongea, et prit sa boîte de sushis… Et lorsqu’elle en goûta un, ses joues rougirent, ses yeux se fermèrent, une drôle de sensation l’habitait… Une drôle d’envie s’était installée en elle alors qu’elle mangeait, son corps se ployait… Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas eu cette envie-là, celle de se faire honorer par un homme de toutes les manières possibles… Jusqu’à présent, elle n’avait jamais franchi ce pas, préférant calmer ses envies seule…Jamais elle n'avait eu de petit ami, et jamais elle n'avait couché avec un homme. La mutante dégusta un autre sushi, l’envie s’accroissait au fil du temps… Elle qui s’étonnait que ses maladies ne revenaient pas… Cette fois-ci, c’était la paraphilie qui se déclenchait… Oh non… Kelly sentait l’envie monter en elle, elle poussa un soupir langoureux avant de se tordre sur son lit, mordant les baguettes de bois… Sa respiration s’était accélérée… Pourquoi la paraphilie… La rousse poussa quelques couinements, alors qu’elle entendit quelqu’un frapper à la porte… Quelle poisse… Elle cria sensuellement :

    « J’arrive… »

    Elle se leva difficilement, avalant un sashimi… La boîte était grande, au moins pour plusieurs personnes… Le corps de Kelly tremblait pour lutter contre ses envies perverses, il ne lui restait plus qu’à espérer que ce n’était pas un beau mâle qui se trouvait derrière la porte. Sa main frêle se posa sur la poignée. Elle ouvrit lentement cette pièce de bois qui la séparait… D’un beau brun ténébreux, oui elle n'avait pas de chance… Aussi garda-t-elle la porte à moitié fermée… Elle se mordait les lèvres jusqu’au sang, d’une main elle se pinçait la cuisse, de l’autre elle broyait la poignée… Ses yeux dévoraient le jeune homme, l’envie était telle qu’elle l’aurait violé sur place… Elle réfrénait du mieux qu’elle pouvait son envie… Elle déclara difficilement :

    « Bon… Bonsoir… Vous êtes ? »
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Jack Cooper
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Jour de mon arrivée : 30/05/2011

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MessageSujet: Re: [PV Jack Cooper] Le flic et la folle   Mar 2 Aoû - 11:40

Hrp: Je me suis un peu laissé emporter par le rp... N'hésites pas à me dire si ça fait de trop... ^^":hrP


    "Vous pouvez répéter ?"

    Si je vous disais que chaque jour, j'ai droit à des trucs bizarres, tordus et inhabituels qui m'arrivent en pleine gueule sans me prévenir et sans me laisser le temps de bouger un orteil pour y échapper, vous me croiriez ? Eh bien pourtant, c'est le cas ! Et s'il y a une personne qui n'a vraiment pas envie d'en rire, c'est bien moi !
    Pour vous faire un petit résumé de tout ce qui s'arrangeait pour faire de cette journée une journée pourrie, il me faut commencer par le commencement : Déjà, j'avais mal dormi. Logique, puisque ma colocataire, une mutante qui avait tendance à sortir ses griffes (merci de prendre cette phrase au sens propre) pour un oui ou pour un non, avait décidé, pour se venger d'une coupure de courant, de lacérer mes oreillers, ce qui m'avait alors privé de mon seul repose-tête de la nuit. Ajoutez à ça que ma colocataire et moi-même nous étions sévèrement engueulés à ce propos, et que je m'étais enfermé dans la salle de bains pour ne plus avoir à la supporter, m'obligeant donc à dormir dans la baignoire. Sympa, pour le propriétaire de l'appart', non ? C'est la fille qui s'incruste, et pourtant, je lui laisse le lit...
    Réveil en fanfare, j'arrive en retard au commissariat du Bureau 18, ce qui laisse penser à mes supérieurs que je ne tiens pas mon travail en haute estime, malgré tous mes bons et loyaux services. Résultat, une heure et demie d'engueulade, pendant laquelle je n'ai rien eu d'autre à faire que baisser les yeux pour vérifier que mes pieds ne se faisaient pas la malle, tout en hochant la tête de temps en temps d'un air soumis. Pas que j'apprécie ça, mais bon, je connais mon patron, et tenter de me défendre n'aurait fait que rallonger la durée de l'engueulade, ce qui me convainquit, assez facilement, il fallait bien l'avouer, de fermer ma grande gueule...
    Après cela, je passais la majeure partie du temps dans mon bureau, sans rien faire. Enfin, si, je profitai de mon ordinateur pour surfer sur internet. Quoi ? Eh, depuis l'affaire du momificateur en série avec Hassan, aucun crime déviant n'avait été commis en ville, et la criminalité semblait plutôt stagner, ce qui faisait qu'il y avait suffisamment d'effectifs pour s'occuper des bandits de bas étage. Résultat des courses, personne n'avait besoin du profiler que j'étais, et moi, je me retrouvais à jouer en ligne dans le but avoué de ne pas mourir d'ennui.
    Ce qui me fit bien chier, car lorsque Hörsch, mon patron, grand, musclé, la cinquantaine, chauve, avec une moustache grisonnante, entra dans mon bureau sans frapper, et en ouvrant la porte assez violemment pour filer un arrêt cardiaque à Frankenstein, j'étais en plein milieu d'une attaque en coopération face à un monstre gigantesque avec d'autres joueurs, eux aussi, membres de l'empire. Ajoutez à ça qu'une nouvelle faction venait de faire son apparition dans le jeu, et que la nôtre, en raison d'un cheat d'un des meilleurs joueurs du jeu, avait perdu son éclat et était à deux doigts de se faire éjecter du jeu par le fond de la culotte si nous ne parvenions pas à réussir les quêtes de sauvetage.
    Vu la tension, vous comprenez donc pourquoi j'avais soudainement sursauté et éteignant de façon épileptique l'application du jeu, mettant un terme au dialogue avec les membres de ma guilde, tandis que j'adressai un grand sourire à mon patron, histoire de lui faire croire que j'étais en train de travailler tout ce qu'il y a de plus naturellement.
    Ai-je déjà précisé que pour ce genre de mensonges, je n'étais vraiment pas doué ?
    Enfin, bref. Alors que je tentai de savoir ce qui me valait cette "agréable" visite, Hörsch se contenta de me balancer à la gueule :


    "On a besoin de vous pour un profil psychologique, Cooper."

    J'espère que vous comprenez maintenant pourquoi j'ai prononcé la phrase tout en haut de ce texte...

    "Oui, une de nos... "amies" a besoin de nous afin d'offrir à une de ses protégés un peu de tranquillité vis-à-vis du Bureau 18. Elle considère qu'elle n'a besoin que d'un appui psychologique et psychiatrique régulier."

    "Wowowowowow ! Minute, là ! Vous me demander de servir de psy à une folle, c'est ça ? Il n'en est pas question ! C'est pas mon boulot, alors vous pouvez dire à votre "amie" qu'elle peut aller se faire foutre avec ses besoins, parce que j'ai autre chose de cent fois plus utile à faire !"

    "Comme par exemple, sauver la faction de l'Empire de votre jeu en ligne ?"

    Oh merde... Cette voix... Qui venait de derrière moi...

    Je fis pivoter, lentement, très lentement, mon siège, histoire de faire un demi-tour complet, priant les dieux de l'athéisme de m'avoir fait mal entendre cette voix, qu'il ne s'agissait pas effectivement de cette personne-là. Pour ma carrière dans une éventuelle religion, c'est râpé.
    Je grinçai des dents avant de lâcher, sur un ton que je n'espérai pas trop insolent :


    "Maître Sharpe... Ça faisait longtemps..."

    La femme qui se tenait debout derrière mon bureau, était accoudée à la fenêtre. Grande, brune, âgée d'entre 30 et 40 ans, me regardait de son air à la fois hautain et amical. L'Avocate des Mutants. Une humaine tout ce qu'il y a de plus normal, mais qui a tendance à toujours vouloir protéger les mutants accusés de crime. Si besoin est, en se basant sur le plus petit vice de procédure qu'on puisse imaginer afin de saborder notre enquête. Vous comprenez certainement pourquoi je n'avais pas particulièrement envie de sauter de joie en la voyant. Le souvenir d'avoir un accusé relâché parce qu'un flic avait couché avec un témoins, ça suffit largement à bousiller des relations amicales. Et en l'occurrence, l'envie de coller une paire de baffes à cette chieuse n'avait pas diminué depuis ce jour.
    L'avocate répliqua par un de ses petits sourires supérieurs dont elle avait le secret, et me tendit alors la sacoche qu'elle avait sous le bras, dont je m'emparai sans la moindre douceur avant de l'ouvrir. Elle était farcie de DVD.


    "Euuuh, c'est quoi, ce merdier ? Vous comptez nous inviter à une soirée cinéma pour vous faire pardonner ?"

    "Vous adoreriez, Inspecteur. Mais il s'agit de toutes les informations que nous possédons sur ma protégée. Kelly McGrath. Elle a passé cinq années dans un coma médicamenteux, dans un asile psychiatrique, en raison de ses nombreux troubles mentaux. Mais elle est parvenue à s'enfuir. Mais coup de chance, nous sommes parvenus à retrouver sa trace dans un hôtel de la ville."

    "Et il ne vous est pas venu l'idée d'envoyer des infirmiers la récupérer pour la ramener dans son asile, au lieu de venir me casser les couilles ?"

    "Si McGrath était une simple folle évadée, c'est ce que nous aurions fait sans hésiter. Mais d'une part, il est fort probable qu'il s'agisse d'une mutante, et je suppose que vous connaissez mon point de vue sur le sujet. D'autre part, si elle n'avait pas été frappée par la folie, son QI aurait pu faire d'elle la pupille favorite du Gouvernement."

    J'en restai bouche bée. Bien entendu, les enfants catégorisés comme suffisamment intelligents pouvaient être pris en charge par le gouvernement, alors appelés des "pupilles". Mais très rares étaient les personnes d'une intelligence suffisante pour entrer dans cette voie, et pour en devenir favori, il fallait très certainement dépasser tous les autres.

    "Et son QI est de ?"

    "207."

    Là, j'étais sous le choc. Si je n'avais pas été assis, j'aurais très certainement perdu l'équilibre pour me vautrer comme une merde sur le sol. Hörsch, qui me voyait dans cet état pour la première fois, s'enquit de la situation :

    "C'est beaucoup ?"

    "BEAUCOUP ?! A côté d'un QI pareil, Einstein aurait eu l'air d'un attardé ! C'est pas BEAUCOUP, c'est ÉNORME !!"

    Il me fallut cinq bonnes minutes pour me calmer. En toute honnêteté, je ne suis pas un surdoué. Certes, mon QI est plus élevé que la moyenne, mais je suis bien loin de l'inventeur de la Bombe A. Tant mieux, d'une certaine manière. Mais là, je ne savais pas du tout comment agir. Une intelligence de ce calibre... Cela devait signifier que, avec assez de lucidité, cette gamine pouvait faire pratiquement tout ce qu'elle voulait !
    Et quand vous apprenez qu'un tel potentiel est atteint par la folie, ça risque de vous empêcher de dormir pendant un moment. Autant dire qu'elle pouvait nous inventer une bombe plus puissante qu'une ogive nucléaire avec trois bouts de ficelles et un trombone à coulisse !


    "Ok... Qu'est-ce que vous attendez de moi ?"

    Grand sourire de la part de Sharpe. Elle m'avait bien eu, cette garce.

    Suivant ses consignes, je plaçai un DVD dans mon ordinateur, et le mis en marche. Quelques secondes plus tard s'afficha l'image, de qualité moyenne, d'une jolie rousse, assise sur une chaise, le regard opaque et le visage pâle, ruisselant de sueur.


    "Cette vidéo date d'il y a un an."

    "Attendez, je croyais qu'elle était sous camisole chimique depuis cinq ans ?"

    "C'est le cas. Elle n'avait aucune conscience, à cette période. Mais avec assez de stimuli, les médecins parvenaient à la faire agir, à stimuler et utiliser son cerveau sans même qu'elle n'en ait conscience."

    Et quelle action. Même sans conscience, au cours de plusieurs vidéos successives, la jolie rousse battit un logiciel d'échecs réputé imbattable en quelques coups, résolut trois équations mathématiques d'une complexité hors-norme en quelques minutes, et autres exploits intellectuels du même gabarit. Et dire qu'elle ne s'en rendait même pas compte. Je n'osai même pas imaginer ce dont elle pouvait être capable une fois lucide.

    "Le gouvernement comptait se servir d'elle dans cet état. Après tout, un génie qui n'a pas de conscience propre reste un génie, n'est-ce pas ?"

    Pas besoin d'être profiler pour comprendre que ce point-là dérangeait Sharpe. Elle n'appréciait pas, tout comme moi, qu'on puisse réserver un pauvre traitement à une pauvre fille, fut-elle folle à lier. Mais un truc clochait.

    "L'encéphalo."

    "Pardon ?"

    Je fis pivoter ma chaise vers mon patron et l'avocate :

    "Quand on est bourré de médicaments comme ça, l'encéphalogramme doit être ralenti au maximum, car le cerveau est censé être anesthésié, et pourtant, même un humain normal et parfaitement éveillé n'aurait pas une activité cérébrale aussi intense !"

    "Oui, c'est un détail intriguant. Au début de son internement, McGrath n'était qu'un légume. Mais plus le temps passait, plus elle devenait... Comme ça."

    Elle éjecta le DVD, et en sortit le tout dernier de sa pile.

    "Jusqu'à ce jour. Toutes les doses de sédatif injectées étaient normales, le traitement correct. Et voilà ce qu'il s'est passé sans qu'on sache pourquoi."

    Les caméras avaient filmé plusieurs scènes. La rouquine se relevant soudainement de son coma médicamenteux, s'en prenant à la suite à un infirmier. Et ce fut sur cette scène que Sharpe mit le DVD sur pause.


    "C'est à ce moment que l'on a acquis la certitude que McGrath est une mutante. Non seulement elle a commencé à résister aux injections, mais en plus, elle a semblé se débarrasser de sa folie en touchant cet infirmier."

    En effet, celui-ci, après un contact avec la rouquine, sembla prit de folie, tandis que la jeune fille, elle, semblait recouvrer sa lucidité. Après quoi, la demoiselle agressa un technicien de surface, s'empara de ses vêtements, et ainsi, put quitter les lieux sans être inquiétée.

    "L'infirmier a souffert de crises de schyzophrénie pendant douze heures, après quoi, il a recouvré sa santé mentale. On pense que Kelly serait capable de... Transférer sa folie à d'autres personnes."

    Wow. Ça, c'est du lourd.

    "Et qu'est-ce que vous attendez de moi, au juste ?"

    "Que vous fassiez son profil psychologique et psychiatrique. Que vous déterminiez si son pouvoir est effectivement celui que nous supposons, et que vous puissiez nous dire si elle doit être ramenée à l'asile psychiatrique, ou si elle peut conserver une existence normale. Et accessoirement, mais ça, j'espère que vous répondrez par la négative, le gouvernement espère pouvoir obtenir la pupille favorite que la folie lui a arraché."

    Je laissai passer un lourd silence, avant de lâcher :

    "Et vous pouvez pas envoyer un vrai psy ? Ou juste y aller vous-même ? Non, parce que, c'est VOTRE protégée, pas la mienne."

    Sharpe se rengorgea :

    "Je défend les mutants au tribunal, inspecteur Cooper. Je ne détermine pas s'ils sont fous ou sains d'esprit. Et pour répondre à votre question, vous êtes le psy dans lequel j'ai le plus confiance. Je sais que vous êtes compétent, et que vous "appréciez" les manœuvres du gouvernement à peu près autant que moi..."

    "Vous dites ça juste parce que vous avez besoin d'aide, c'est ça ?"

    Pour toute réponse, Sharpe croisa les bras et me jeta un regard noir. Oulà, change de sujet avant de te ramasser une injonction du tribunal ou un truc du genre...

    "Et vous pensez qu'elle se laissera convaincre facilement ? Elle est plus intelligente que tous les profilers du monde réunis, et si je lui dis que je suis flic, j'ose même pas imaginer comment elle pourrait..."

    "L'intelligence n'est pas sans faille, Cooper. Sans badge et sans arme, vous restez tout de même un psychiatre et un psychologue réputé."

    "Et justement, après cinq ans dans un asile psychiatrique, vous pensez qu'elle va apprécier de voir un psy débarquer chez elle ?"

    "Ne vous en faites pas... Elle est très ouverte d'esprit, je suis sûre qu'elle vous plaira..."


    *****

    Et ce fut après ce dialogue charmant que, dépourvu de tout indice pouvant trahir mon côté flic (et non, je ne me sentais pas tout nu sans mon flingue, de toute manière, je vise toujours à côté de la cible...), mais avec un sac à dos contenant tous les DVD de Sharpe, je pénétrai, d'un pas nonchalant, mais néanmoins méfiant, et, même si personne ne s'en doutait, terrifié, dans le hall de l'hôtel. J'étais sur le point d'entrer dans l'habitat naturel d'une fille qui était peut-être folle à lier, avec une liste de troubles mentaux plus énorme que l'arrogance de James Bond, et qui plus est était assez intelligente pour s'inventer de quoi faire exploser trois fois la terre avec du bric-à-brac ! Et en plus, mademoiselle avait peut-être la possibilité de rendre les gens fous rien qu'en les touchant ! Vous vous doutez bien que niveau trouillomètre, j'explosai tous les records, là !
    Ce fut à ce moment que je heurtai une femme de ménage, qui nettoyait le hall avec une telle efficacité que j'aurais pu me refléter dans le carrelage. Manque de chance, sitôt qu'elle me vit, elle se mit à me hurler :


    "METTEZ DES PATINS !!!"

    Effrayé, je fis un bond en arrière, ce qui me permit de me cogner assez violemment le dos contre le comptoir d'accueil, ou une autre femme me vit apparaître. Aussitôt, l'air assez gênée par le comportement obsessionnel de la bonniche, tenta de savoir si je venais prendre une chambre. Pour ma part, je me massai le dos, histoire de faire partir la douleur du choc, avant de répondre d'un ton blasé :

    "Je voudrais voir une de vos clientes... Kelly McGrath... Ça vous dit quelque chose ?"

    La dame de l'accueil me regarda avec des yeux ronds, visible incrédule :

    "Mademoiselle McGrath ? Vous êtes sûr que c'est bien ELLE que vous voulez voir ?"

    "Pourquoi, y en a d'autres ? J'ai le choix entre plusieurs versions ?"

    J'ignore si la femme fut choquée par mon sarcasme, mais en tout cas, elle m'orienta immédiatement vers la chambre n°13 de l'hôtel. Porte-chance, en plus...
    Histoire d'offrir des vacances à mon dos, dont la douleur commençait à s'estomper, je pris l'ascenseur, tout en priant qu'il ne soit pas comme celui de mon appartement, qui tombait en panne toutes les cinq minutes. Ou alors, je l'espérai. Histoire de m'éviter de rendre visite à la folle aux cheveux de feu. Pas de chance, ou miracle de la vie, c'est selon, la cage d'acier s'arrêta au bon étage, et me laissa repartir sans même demander de monnaie d'échange. La différence entre du matos de riche et celui des pauvres, certainement...

    Chambre n°13... Eh bien, puisque j'étais arrivé... Allez, pas d'hésitation, Jack...

    Au moment de frapper, il me sembla entendre quelques petits couinements à travers la porte. Oh... Je sais pas de quoi il s'agit, et je ne suis pas sûr de vouloir le savoir.

    BAM. BAM. BAM.

    Une voix sensuelle répondit à mes coups, me prévenant de son arrivée. Sensuelle ? Je vérifiai à nouveau le numéro de la chambre. J'étais bien à la 13, pourtant ! La dame de l'accueil serait-elle incompétente à ce point ?!
    Rectification. La personne qui m'ouvrit était bel et bien Kelly McGrath. Elle conservait la porte à moitié fermée, mais cela ne m'empêchait pas de voir que la belle jeune femme, bien plus jolie que sur les vidéos de surveillance, devait sortir de la douche, et n'avait pas l'air d'avoir autre chose sur le dos qu'une fine nuisette. D'une part parce qu'elle était encore légèrement mouillée, et que sa peau exhalait un parfum délicat de savon, et aussi parce que certaines formes trahissait le peu de vêtements qu'elle portait. Aussi, je restai interdit, l'espace de quelques instants, incapable de bouger ou de parler. Du moins, jusqu'à ce que celle qui allait être ma patiente me déclare :


    "Bon… Bonsoir… Vous êtes ?"

    "Fasciné... Tout simplement fasciné..."

    Crétin. Penses avec ta cervelle, pas avec tes couilles, imbécile !!!

    "Oh... Euh... Pardon ! Excusez-moi, je ne voulais pas vous insulter... Jack Cooper. Vous êtes bien Kelly McGrath ?"

    Je lui laissai un moment de réflexion, avant de reprendre :

    "Est-ce que je peux entrer un moment ? Il faudrait que je vous parle... En privé. C'est important..."
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Kelly McGrath
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MessageSujet: Re: [PV Jack Cooper] Le flic et la folle   Mar 2 Aoû - 15:39

    Kelly n’avait pas l’habitude de recevoir de la visite… Et encore moins d’un beau spécimen de l’espèce humaine… Quelle jolie vision… En plus ce n’était pas une hallucination… Serait-il consentant pour assouvir les envies de la mutante devenue nymphomane ? Bien fait comme il l’était, il devait sans doute être déjà casé avec une charmante demoiselle… De plus, au vu de ses vêtements, il semblait être quelqu’un d’assez important. Cravate noire, chemise blanche bien repassée, pantalon noir, chaussures bien cirées… Haute société visiblement, pas comme la rousse en nuisette… Malgré l’écart social apparent, le beau mâle restait interdit face à elle… Pourquoi donc ? C’était sans doute à cause de ses cicatrices, ou alors à cause de sa nuisette qui révélait des éléments charnels assez arrondis et saillants… La belle cessa de se mordre la lèvre pour lui poser sa question, et fut surprise par la réponse donnée par le ténébreux… Fasciné ? C’était super ça, même si ça ne devait pas être son prénom… Malgré tout, entendre cela suscita un grand frisson d’envie chez elle, elle se pinça encore plus la cuisse… Elle caressait la porte avec sa jambe, passa sa langue dans le coin de sa lèvre ; sa main serrait de plus en plus la poignée… Ses yeux dévoraient le bel inconnu, qui entreprit aussitôt de corriger sa réponse. Il se présenta, il disait s’appeler Jack Cooper… Jack… Joli prénom… Elle s’imaginait déjà hurler de plaisir son nom alors qu’elle répondit par réflexe, toujours très sensuellement :

    « Oui… C’est bien moi… »

    Mais malheureusement, il ne lui demandait pas ça pour avoir confirmation qu’elle voulait une partie de jambes en l’air avec lui… Si seulement il venait pour cela ! Et même si ce n’était pas le cas, elle pourrait lui transmettre une petite partie de sa paraphilie… Et le tour serait joué… Avoir sa première expérience avec un mâle tel que lui serait des plus excitantes, mais comment réagirait-il en voyant qu’elle était encore vierge ? Il se sentirait sans doute privilégié… Mais bon, en attendant, Jack semblait vouloir entrer pour lui parler de quelque chose de très important… De plus important qu’une partie de jambes en l’air… Cela renfloua un tantinet les envies de la belle, dubitative… Elle arqua un sourcil, puis ouvrit entièrement la porte. Son hôte put ainsi découvrir l’intégralité de son corps, bien que recouvert d’une nuisette… Ses jambes comme ses bras comportaient beaucoup de cicatrices, et si le charmant visiteur avait de l’œil, il remarquerait aussitôt que ces traces avaient été faites au couteau ou avec des armes blanches… Avec un peu de chance, il serait absorbé par son décolleté ou bien par ses fesses… Enfin, ce n’était pas le sujet du moment. La voix de Madness Queen se fit moins sensuelle, alors qu’elle répondit d’une façon assez agressive :

    « Quelque chose d’important… La dernière fois que l’on m’a dit cela c’était pour m’enfermer et me piquer comme un rat de laboratoire, alors que je n’avais rien demandé à personne. Tout ce que je veux c’est qu’on me foute la paix, alors si vous êtes venu pour me baratiner ou m’enlever, vous pouvez aller vous faire foutre. Là tout de suite, j’ai envie de manger mes sushis tranquillement devant un bon film, puis de manger du chocolat et des fraises. Donc ! Pour en revenir à ce que je vous disais, si vous faites partie de cette catégorie de salopards finis, vous pouvez rebrousser chemin. Idem si vous êtes un cambrioleur ou un assassin ; un homme en costard qui se balade avec un sac à dos c'est assez louche… Donc ce serait bien si vous ouvriez votre sac. Et si vous avez prévu de me viol… voler, il n'y a aucun objet de valeur ici… »

    Kelly marqua une petite pause, elle le fixait droit dans les yeux. Elle ne savait pas si le message était passé, mais vu que Jack ne semblait pas partir, il ne devait sans doute pas être un de ces connards de docteurs ou de cloués des laboratoires… Elle laissa quelques secondes s’écouler, puis lui tourna le dos. Elle lui fit signe d’entrer. L’envie de lui avait repris le dessus. Un sourire perverse étirait ses lèvres ; elle venait également de penser qu’elle n’avait mis aucun sous-vêtements.… Elle alla s’asseoir sur son lit, puis reprit les baguettes et se remit à savourer les sushis, tout en gardant le fameux Jack à l’œil… Il n’avait pas l’air de partir… Enfin, s’il ne faisait pas partie de la classe des connards, il entrerait… Et s’il entrait, l’entretien aurait tout intérêt à se passer très vite afin qu’ils puissent conclure en beauté… Malgré tout, la nymphomane se méfiait, quelque chose au fond d'elle lui soufflait d'être prudente… C'était son génie, sans doute… Pendant ce temps, le film qu'elle comptait regarder s'était chargé ; elle aurait bien appuyé sur "Play", mais cela ne dépendait que de Jack… Après avoir achevé sa boîte de sushis, elle la jeta à la poubelle, sans se lever, tout en demandant :

    « Alors beau brun, que décidez-vous de faire ? … »

    Kelly croisa ses jambes, puis attrapa une fraise bien rouge… Elle la glissa avec gourmandise dans sa bouche…Ses narines se mirent à battre… Ses yeux se fermèrent, elle frissonna…C'était diablement bon… Jack avait-il le même goût, s'interrogea-t-elle en le regardant comme une tigresse en chaleur ? Vivement la suite… Ou pas…

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Jack Cooper
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MessageSujet: Re: [PV Jack Cooper] Le flic et la folle   Mar 2 Aoû - 21:12

    A nouveau, mon interlocutrice déglinguée me répondit sur un ton assez sensuel pour faire rompre le vœu de chasteté d'un prêtre (non pédophile, j'entends bien), confirmant son identité. En même temps, même si elle avait menti, je l'aurais reconnue. Elle n'avait pratiquement pas changé depuis l'époque ou la vidéo avait été tournée. A ceci près que durant cette période, ses cheveux étaient longs, mais ça lui allait moins bien qu'aujourd'hui, même si actuellement, il fallait bien avouer que ses cheveux mi-longs, même s'ils décuplaient sa beauté, demeuraient tout de même coiffés de manière assez aléatoire. Aussi, je ne pus m'empêcher de lâcher d'un ton assez désinvolte :

    "Vous avez été agressée par un coiffeur parkinsonien, c'est ça ?"

    Bien entendu, au moment ou j'avais prononcé ces mots, je n'avais pas vraiment réfléchi à la possibilité que la jeune psychopathe le prenne mal et décide de me le faire payer. Bon, coup de bol, mes neurones ne mirent que quelques secondes à envoyer un message d'alerte à mon cerveau, qui consentit alors à envoyer une nouvelle phrase, juste pour m'assurer que McGrath ne disjoncterait pas uniquement pour une petite phrase mal placée.

    "Mais ça vous va super bien, vous savez !"

    En espérant qu'elle le prenne pour un compliment. Après tout, la mégalomanie faisait partie de la liste de ses troubles mentaux, si je ne me trompais pas, non ? Donc elle devrait apprécier cette remarque suffisamment pour ne pas choisir de m'étriper. Et avec de la chance, elle était assez arrogante pour ne pas se fier à son super QI. Mais à peine avais-je répondu, sur un ton que j'espérai pourtant amical, chaleureux, voire même élogieux, dans le cas d'une mégalomane de son calibre, qu'elle ouvrit en grand sa porte, m'offrant alors une vue complète sur son corps. La peau pâle de ses bras et de ses jambes était marbrée par tant de cicatrices que je commençai à me demander s'il n'y avait pas ne serait-ce qu'un centimètre carré de sa peau qui ait été épargné.
    J'avais entendu dire que la jeune fille avait également tendance à recourir aux scarifications et autres auto-mutilations. Mais à l'époque ou les vidéos avaient été prises, elles n'en avait pas autant. On aurait pu penser que les rares dont elle disposait un an plus tôt avait soudainement de s'acoquiner entre elles afin de se multiplier comme des lapins dans un enclos minuscule.
    Alors que je me rendais compte de l'immensité des blessures qu'elle s'était elle-même infligée, ce qui ne me rassurait pas quand à l'issue possible de cette entrevue (vous laisseriez tout seul quelqu'un qui se blesse volontairement sans arrêt, vous ?). Je craignais fort, au final, rien qu'après un seul regard, de devoir réexpédier la jeune fille à l'asile. Mais cette fois-ci, avec une véritable camisole. En toute honnêteté, j'espérai ne plus être à proximité de la damoiselle lorsqu'on lui annoncerait cette nouvelle. Je ne savais pas si son pouvoir était bien celui que Sharpe m'avait dit, et si c'était le cas, j'ignorai si elle avait effectivement besoin d'un contact physique, mais je n'avais pas la moindre envie de le découvrir.
    Ce fut à ce moment que la sublime damoiselle, pratiquement nue sous sa nuisette, j'en étais persuadé, se décida à reprendre la parole, sur un ton beaucoup moins sensuel, malheureusement. Elle posa immédiatement les limites de mon intrusion dans son antre, et m'expliqua que la dernière fois qu'elle avait laissé une personne prononcer ces mots, elle avait fini dans un asile psychiatrique à être dans un flou de plusieurs années à cause des médicaments. Par ailleurs, elle me lança en plein visage qu'un type en costard avec un sac à dos faisait particulièrement louche, et que si j'étais un cambrioleur, ou un médecin, j'avais tout intérêt à foutre le camp d'ici. Pendant une seconde, elle laissa échapper l'hypothèse que je sois venu pour la violer, mais étrangement, en observant son visage, pendant une fraction de seconde, celui-ci émit une expression trahissant le fait que cette idée ne lui déplaisait pas particulièrement. Avais-je rêvé ? Attends, elle frotte sa jambe contre la porte, elle se pince la cuisse, elle se mord les lèvres et elle te déshabille du regard ? Soit elle est en pleine crise de délire, soit elle est à deux doigts de te sauter dessus pour te violer !
    Bien que cette idée ne soit pas particulièrement désagréable, après tout, elle était sacrément bien foutue, mon cerveau persista à me rappeler une chose :
    ET MERDE !! Je savais que la théorie du psychiatre venu rendre visite à une gentille patiente ne marcherait que dans une série télé pourrie ! Si jamais j'avais l'imbécilité de lui dire qui j'étais, psy ou flic, soit elle allait me foutre dehors, soit elle allait me rendre barge et s'enfuir. Trouves une réponse intelligente, trouve une réponse intelligente !


    "En fait, je suis strip-teaseur professionnel !"

    NON MAIS QUEL CON !!! Une réponse intelligente, tu sais ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'on ne raconte pas n'importe quelle connerie produite par tes couilles !

    "Euh, non... Je... Je plaisante... En fait, je..."

    Moi et mon habitude de toujours l'ouvrir avant de réfléchir... Enfin bon, le temps que je tente de me refaire, elle avait tourné les talons pour aller s'installer sur son lit. Difficile de dire si elle était devenue soudainement nymphomane et que ma vanne avait fait exploser sa libido, ou si c'était juste pour me narguer. Quoi qu'il en soit, profitant de l'espace qui venait de se libérer, j'entrai dans la chambre, et refermai la porte avec mon talon, avant de déposer mon sac sur le sol. Relevant la tête, ce fut pour me rendre compte que Kelly, désormais assise sur ses couvertures, achevait de déguster des sushis, de manière assez sensuelle pour filer la trique à une statue grecque. Et malheureusement, je n'étais pas aussi insensible qu'une statue.
    Coup de bol, mon instinct de survie me retint à temps : Les sushis. Pas touche. Je suis allergique aux fruits de mer et aux poissons en tout genre. Si j'avais la mauvaise idée d'en ingurgiter, je serais très certainement pris de vomissements intarissables pendant deux ou trois heures. Et si j'en mangeai vraiment en grosses quantités, j'avais toutes les chances de mourir dans d'atroces souffrances, après m'être vidé par tous les trous, accessoirement.
    Embrasser une fille qui venait de manger de la poiscaille ne risquait pas de me rendre malade, non. Du moment qu'elle ne me faisait pas avaler un morceau qu'elle gardait caché dans sa bouche, je ne risquai rien. Au pire, j'aurais quelques nausées après, mais rien de vraiment grave.
    Mais quand la belle jeune fille jeta négligemment la boîte de sushis vides pour jeter son dévolu sur une belle et grosse fraise rouge, qu'elle enfourna délicatement dans sa bouche, tout en laissant échapper un "mhmm" de satisfaction, je devais bien admettre que là, même mon cerveau n'avait plus qu'une seule envie : se débrancher de lui-même, et sauter sur Kelly. Calme-toi, calme-toi, mon vieux, tu es là pour un boulot, alors fais-le... Oh, et puis, pourquoi s'emmerder ? Je pourrais toujours le faire après m'être envoyé en l'air, non ? Elle pourrait te transmettre sa folie, si jamais tu la touchais... Et alors ? C'est temporaire, non ?
    Pour un peu, j'aurais sorti mon flingue pour me tirer une balle dans la tête, histoire d'interrompre mes deux consciences qui se chamaillaient à qui mieux mieux. Une chance que mon chef l'ait gardé. De toute façon, je ne sais pas viser avec une arme à feu. J'ignorai pourquoi on m'avait forcé à en avoir une, vu que de toute manière, chaque fois que je m'en servais, même si ma cible était un éléphant dans un corridor, je le ratais ! Autant me servir uniquement de mes capacités de mutant, c'était bien plus facile et sûr. Entre compter sur un chargeur limité dont je n'étais pas sûr de savoir me servir, et une réserve de sang quasi-infinie à la merci de ma volonté, désolé, mais le choix est assez vite fait.


    "Euh... Mademoiselle McGrath. Vous savez qu'à agir comme ça, vous me donnez envie de vous sauter dessus ? Non, parce que je préfère prévenir. Histoire qu'il n'y ait pas de confusion et, au mieux, que vous arrêtiez d'agir comme une chienne en chaleur, que chacun reste maître de ses émotions, et qu'on n'ait rien à regretter lorsqu'on se quittera, vous êtes d'accord ?"

    J'avais quelques doutes sur l'efficacité de mon monologue, que je n'avais moi-même pas la moindre envie d'écouter, mais bon. Il est toujours nécessaire de se battre un minimum avant de se rendre. Pour l'honneur... Bon, en l'occurrence, je n'ai aucun honneur, d'accord, je préfère abattre un ennemi par derrière, ou lui envoyer un bon coup de latte dans les bijoux de famille plutôt que de risquer de me faire tuer pour les beaux yeux d'une garce qu'on appelait l'Honneur.
    Ce fut lorsque Kelly décida de croiser les jambes que mon cœur loupa un battement. Oh putain... Elle n'a VRAIMENT rien sous sa nuisette...
    Laura et moi ne sommes pas vraiment un couple. Elle s'est incrustée chez moi, et il nous arrivait, assez souvent, même, de coucher ensemble, mais vu à quel point elle pouvait faire preuve d'un comportement animal, bestial, j'ignorais si elle pouvait ressentir de la jalousie vis-à-vis de toute autre femme avec laquelle je pourrais ne serait-ce que flirter. Si c'était le cas, l'autre femme en question avait toutes les chances de finir en charpie.

    Mais bon, après tout... Ce que X-23 ignore ne peut pas lui faire de mal, n'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: [PV Jack Cooper] Le flic et la folle   Mer 3 Aoû - 14:05

    Jack était réellement quelqu’un d’intriguant… Les phrases qu’il sortait parfois étaient tantôt blessantes, tantôt glorifiantes pour la mutante. Si Kelly n’avait pas été dans un état de nymphomanie totale, elle l’aurait sans doute agressé en le contaminant avec une de ses maladies… La remarque sur sa coupe de cheveux, par exemple, était réaliste… Il était vrai que la coupe était assez irrégulière, mais la rousse s’en moquait. Ce n’était qu’un détail, et puis il existait pire qu’elle ! Le jeune homme avait tenté de se rattraper en affirmant que cette coupe lui allait bien, même très bien. Kelly avait esquissé un sourire, avant de lui déclarer avec un air de vouloir lui coller une bonne schizophrénie (oui cet air existe) :

    « Je me coupe moi-même les cheveux… C’est assez artisanal, je le reconnais, mais je me fous bien de l’avis des gens à propos de cela. Et je ne m’intéresse pas à la mode. Il n’y a rien de plus stupide que cela… Ca va, ça vient, ça va, ça vient, comme… Comme… Comme les courants artistiques… »

    Kelly devait faire attention… Elle risquait de griller encore plus ses envies, d’autant plus qu’elle voyait bien que ça ne gênerait absolument pas ce beau brun de faire un tour dans son lit. Et puis elle non plus, ça ne la gênerait absolument pas, bien au contraire. Tout ce qu’elle voulait savoir, c’était s’il faisait partie de la guilde des connards. Encore une fois, Jack se grilla, affirmant qu’il était… Strip-teaseur professionnel ? La mutante rit doucement mais perversement en entendant cela, même s’il parlait trop vite, cela lui prouvait que soit il avait énormément d’humour, soit il parlait plus vite qu’il ne pensait… De toute façon, ce n’était pas un problème. Si Kelly voulait coucher avec lui, elle coucherait avec lui. Au final, être malade mentalement n’avait pas que des inconvénients… Elle glissa une deuxième fraise dans sa bouche, plus langoureusement, en accentuant son petit couinement… Mais bien sûr, monsieur Cooper trouva le moyen de gâcher cela en faisant un speech comme quoi elle agissait comme une chienne en chaleur et que tous deux devaient rester maîtres d’eux-mêmes… C’est ça, c’est ça… Il avait terminé ce discours « sage » en lui demandant si elle était d’accord… Kelly avait alors ri, et s’était tournée vers lui, les jambes légèrement écartées, la tête soutenue par sa main gauche. Sa voix reprit son ton sensuel alors qu’elle lui répondait :

    « Non, je ne suis pas d’accord… J’agis comme je veux, je suis chez moi et non dans un lieu public… Le terme de chienne en chaleur est par contre tout à fait approprié, quelle femme ne serait pas en chaleur face à un beau mâle comme vous ? Vous êtes maladroit dans vos paroles, mais vous devez sans doute être très précis et méticuleux dans vos gestes… Alors pourquoi aurions-nous des regrets ? Et puis c’est vous qui avez dit être un strip-teaseur, qu’attendez-vous pour vous déshabiller ? Ah oui, vous aviez dit que vous plaisantiez, mais j’aimerais bien vérifier cela par moi-même… Avouez-le, je ne vous laisse pas insensible… »

    Madness Queen le dévorait du regard et aimerait bien le dévorer avec ses dents… Elle se retenait de passer sa langue sur ses lèvres. Elle abandonna sa position pour se lever et se retrouver à quelques centimètres seulement de Jack. Elle avait toujours été une rapide, et là, ça pressait on va dire. Elle posa ses mains sur les joues de Jack, et approcha son visage du sien. Elle murmura :

    « Je n’ai pas de petite culotte… J’ai extrêmement chaud et je meurs d’envie d’enlever ma nuisette et de partager cette chaleur corporelle avec toi… Beau mâle… Combien de temps vas-tu me résister ?... »

    Kelly se tut, elle avait un drôle de sourire aux lèvres… Elle allait utiliser son pouvoir, afin de le pousser à agir… La folie contagieuse… C’était fabuleux… Les pupilles de la déesse de la Folie s'étaient dilatées ; la maladie qu'elle avait choisie était… La paraphilie, et plus exactement le satyrisme… Grâce à ses mains posées sur son visage, elle put facilement lui transmettre cette pathologie mentale pour le rendre fou environ… Hum disons deux minutes, le temps qu’il arrache ses vêtements et se jette sur elle ? Pour accentuer encore ce désir, elle lui avait glissé à l’oreille :

    « Je suis encore vierge, tu sais… »

    La rousse rit mesquinement… Elle avait retrouvé quelques secondes de lucidité. Elle s’était un peu retirée de sa proie, et en avait profité pour écarter d’un coup de pied le sac à dos qu’il avait laissé au milieu de la pièce… Elle attendait maintenant la réaction de ce mystérieux visiteur… Avec impatience, bien sûr… Vu l’état dans lequel elle était, c’était tout à fait normal…
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MessageSujet: Re: [PV Jack Cooper] Le flic et la folle   Sam 6 Aoû - 9:18

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MessageSujet: Re: [PV Jack Cooper] Le flic et la folle   Sam 6 Aoû - 19:28

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MessageSujet: Re: [PV Jack Cooper] Le flic et la folle   Mer 24 Aoû - 10:38


    Vous savez, quand on est profiler, ou plus généralement psychologue, on peut savoir à peu près ou on va. La manière qu'ont les autres de bouger, de parler, s'ils mentent ou s'ils disent la vérité, les mimiques de leurs visages, leur comportement et leur façon de penser... Tout cela n'est rien de plus qu'un gigantesque code que l'on a la possibilité de décrypter, si on fait suffisamment attention pour repérer les différents signes que l'autre peut nous laisser. D'une certaine manière, ça nous facilite la vie, on sait précisément ce que l'autre attend de vous, si une femme est attirée par vous, en se basant sur leurs tics et leurs corps sans attendre qu'ils le disent franchement. Et inversement, ça vous fait voir des choses que vous n'avez pas forcément envie de voir. Bien entendu, il est toujours possible de faire des erreurs, personne n'est parfait. Mais globalement, profiler une personne pose rarement beaucoup de problèmes. A condition que celle-ci soit saine d'esprit, bien évidemment.
    Mais si nous prenons le cas d'une sublime rouquine, dont la folie semblait atteindre de nouveaux sommets à chaque instant, et qui avait tendance à changer de personnalité toutes les trente secondes, là, il devient extrêmement difficile d'établir un schéma psychologique correct. En d'autres termes, je n'étais pas capable de profiler Kelly McGrath tant que celle-ci n'était pas lucide.
    Traduction : Si jamais un seul de mes mots ne lui plaisait pas, elle me rendrait fou à lier dans la seconde, et disparaîtrait aussitôt sans plus jamais laisser de traces. Et je crois que lorsque je sortirais enfin de l'asile, j'aurais intérêt à me méfier de la réaction que Sharpe pourrait avoir à mon égard. Du genre, me faire un procès ? Ce serait tout elle, ça...
    Se retournant lentement, tout en se collant contre moi, la jolie rousse commença à parler. A m'expliquer en quoi consistait sa mutation : Transmettre ses pathologies mentales par contact physique, et en l'occurrence, elle m'avait rendu obsédé sexuel l'espace de quelques minutes, histoire de forcer à sauter le pas. Obligatoire pour que je couche avec elle ? Non, pas vraiment. Disons qu'il m'est déjà arrivé de coucher avec pas mal de jolies filles, même si elles étaient des témoins capitaux dans des affaires de crime, alors est-ce que j'aurais mis longtemps avant de céder pour venir la rejoindre sous les draps ? Certainement pas. Mais me retrouver forcé d'agir contre ma volonté ne m'avait pas particulièrement plu.
    Quoi qu'il en soit, sur l'hypothèse de sa mutation, Sharpe ne s'était pas trompé, et avait au contraire mit dans le mille. Maintenant, tout ce qui restait à faire, c'était de déterminé si elle était apte de conserver une vie civile (en d'autres termes, si elle risquait ou non de faire du mal à son entourage) et si le gouvernement pouvait la récupérer pour profiter de son génie. Étrangement, il me semblait que son génie n'était plus actif lorsqu'elle redevenait lucide. En tout cas, c'était ce que j'affirmerai lorsque je ferai mon rapport.
    Continuant à me raconter son histoire, la mort de son frère aîné, puis son internement, n'importe qui aurait disjoncté, avec ce qu'elle avait vécu, pas la peine de soliloquer là-dessus. Elle prétexta également ne se servir de ses facultés que pour se défendre et retrouver un soupçon de lucidité par instants. Ça, ce n'était pas réellement un bon point pour elle, mais si personne ne faisait de bêtises avec sa folie, et qu'elle ne s'en servait pas pour son propre avantage, je devais pouvoir passer cette partie du profilage sous silence.

    Moi, partial ? Naaaaaan...

    Puis vinrent les larmes. Les pleurs, les regrets, son explication sur le fait que j'étais arrivé au mauvais endroit, au mauvais moment, sans quoi elle n'aurait pas tenté de me violer. Comment résister à une jolie fille nue qui pleure dans vos bras, vous pouvez me le dire, vous ?
    Aussi, je fis la seule chose qui m'était possible de faire : Rapprocher Kelly et la serrer contre moi, tout en lui déposant un baiser sur le front, la berçant délicatement.
    Si de toutes les facettes de la personnalité que j'avais pu voir, il y en avait une qui devait être lucide, c'était très certainement celle qui pleurait dans mes bras. Enfin, je le supposai. Comme je vous l'ai dit, en cet instant, je nageai dans le brouillard complet, pas moyen de pouvoir dire ou faire quoi que ce soit sans y avoir mûrement réfléchi. Enfin, c'est ce que j'aurais fait si, d'un seul coup, Kelly n'avait pas redressé la tête, perdant toute tristesse dans son regard, les sanglots n'envahissant plus sa voix, avant de m'inonder à son tour d'un tas de questions sur moi, ma mutation, comment elle avait su pour moi et si j'avais l'intention de l'enlever ou de la ramener à l'asile. Ouille. Bon, il n'était pas question de dire une connerie. Ni de dire la vérité.
    Mais le fait qu'elle affirme pouvoir détecter mes mensonges m'inquiétait. Je sais mentir, bien sûr, comme la plupart des gens, quoi... Je ne suis pas un expert dans ce domaine, je peux très vite me tromper dans mes inventions, et me trahir tout seul. Le mensonge, c'est pas vraiment mon domaine. Aussi, je n'avais pas d'autre choix que de recourir à une des rares disciplines dans laquelle j'étais passé maître : La demi-vérité. Ou le mensonge par omission, si vous préférez...


    "Mon pouvoir ? C'est ça..."

    Je sortis une de mes mains de sous la couverture. Quelques instant plus tard, un liquide rouge, le sang virginal de Kelly, sortait à la suite, flottant dans l'air avant de venir se poser délicatement sur ma paume. Refermant mes doigts, je me concentrai légèrement, et lorsque je les rouvris, une petite rose, dont les pétales comme la tige étaient de la couleur du rubis, s'était formé dans ma main. Au toucher, on aurait juré qu'il s'agissait effectivement d'une fleur normale. En fait, à l'exception de la couleur, ma sculpture était parfaite...

    "Je peux contrôler le sang. Le mien, le tien, n'importe lequel. Et c'est comme ça que j'ai su que tu étais une mutante. Le sang des mutants... Je sais pas comment l'expliquer, mais je le ressens différemment que celui des humains. Comme s'il y avait un élément en plus dedans..."

    Je m'amusais à liquéfier la rose, avant de la faire se déposer sur le torse de Kelly, juste au-dessus du sein, avant de le faire sécher. Quelques secondes plus tard, la jolie rousse avait un magnifique tatouage rouge en forme de dragon crachant des flammes sur la poitrine. Bon, le tatouage partirait à la première douche, mais bon, ça restait quand même de l'art, alors je vous emmerde !
    Voilà, je m'étais expliqué. Je n'avais pas dis la vérité, mais en même temps, je n'avais pas menti non plus. Et ça, c'est plus difficile de déterminer ce qui est vrai ou non, là-dedans. Avec de la chance, elle serait trop envahie par la folie pour parvenir à s'en rendre compte. Mais en même temps, lui dire la vérité lui ferait du bien.
    Mais je n'avais pas la moindre envie de risquer de devenir fou pour son bien-être.
    Ce fut alors que l'idée du siècle me vint en tête, aussi efficacement que si j'avais été frappé par la foudre avec un paratonnerre sur la tête.


    "Dis-moi, Kelly ? Tu peux transmettre combien de pathologies mentales à une seule personne ? Et combien il t'en reste à décharger ?"

    Si je pouvais l'encourager à se décharger entièrement sur une tierce personne, je pourrais alors lui parler sans risque. D'une part parce qu'elle ne pourrait plus me rendre dingo, mais aussi parce qu'elle serait alors plus à même de m'écouter jusqu'au bout, avant de décréter que j'étais son ennemi...
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MessageSujet: Re: [PV Jack Cooper] Le flic et la folle   Jeu 25 Aoû - 20:10

    Le caractère de Kelly avait subitement changé, en l'espace de quelques instants elle était passé d'un état timide et pleurnicheur à un état plus sombre, mais aussi plus sûr et nettement moins bienveillant… C'était comme si sa méfiance envers Jack était revenue, d'un coup… Tout ce qu'il disait et ferait serait passé au peigne fin… Folle ou non , la mutante avait de par son QI une capacité d'analyse hors-norme ; il fallait aussi ajouter à cela les nombreux livres qu'elle lisait et qui lui apportaient grand nombre d'informations… Jack élucida donc le mystère sur son pouvoir… Il avait le pouvoir de contrôler le sang ? Intéressant. Son modelage à la texture sanguine était d'ailleurs d'un réalisme incroyable, un artiste aux yeux de la jeune femme ; elle ne perdait pas une miette de ce qu'il disait… Lorsqu'il eut fini son discours à propos de son pouvoir, elle se retint de sourire. Elle avait trouvé la faille. Elle ne montra cependant rien, elle savait utiliser l'hypocrisie et la manipulation à merveille… Elle le laissa apposer le tatouage de sang sur sa poitrine, très très joli… En guise de remerciement, elle posa ses lèvres sur les siennes, comme si de rien n'était. Et encore comme si de rien n'était, elle le laissa poser ses questions à propos de son pouvoir à elle. Là seulement elle sourit, puis posa un doigt sur ses lèvres. D'un ton malin, elle lui répondit :

    « Je vais t'expliquer, attends… Mais je ne suis pas sûre que tu comprennes… Enfin tant pis ! »

    En ricanant doucement, elle se libéra de la délicate étreinte de Jack, lui tournant ainsi le dos, un dos couvert de cicatrices en tout genre, comme tout son corps. Elle ouvrit sa table de chevet, et en tira un petit bloc de papier accompagné d'un stylo noir. Elle ôta le bouchon puis se retourna vers le mâle. Avec une précision incroyable, elle traça deux axes perpendiculaires, puis ensuite quelques droites et enfin… La fonction inverse. 1/X. Sans écart et d'un seul coup. Précision nette. Kelly rapprocha le schéma du mutant. Les mathématiques allaient certainement casser l'ambiance, mais la jeune femme estimait que l'ambiance avait déjà été cassée. De plus, sa personnalité quelque peu machiavélique avait repris le dessus, ce qui ne signifiait rien de bon. Elle entama alors son explication, d'un ton indifférent :

    « La fonction inverse… Fonction classique et simple. Tu as déjà fait des mathématiques ? Comme tu le vois, elle n'est pas définie en 0. Donc si tu l'étudies, tu dois en tenir compte, cela s'appelle l'ensemble de définition. Si tu ne le fais pas, ton raisonnement sera entièrement faux… Je pense que ce n'est pas clair pour toi alors je vais aller directement au but : tu t'es grillé en beauté. Tu veux que je te dise comment ? »

    Ton catégorique et sûr. D'un geste nonchalant de la main, elle jeta le bloc par-dessus son dos. Ses yeux noisettes pétillaient de malice alors que son visage émanait un cynisme incroyable. Avec sensualité, elle glissa sur le corps de Jack, s'étendant de toute sa longueur sur lui pour l'embrasser avant de se redresser. Elle le dévorait des yeux, bien qu'elle eut envie de le tuer et de le violer. Elle remua un peu ses hanches puis déclara :

    « Tu avais presque réussi à me berner, c'est bête… Lucide ou non, je ne suis pas conne, dans les deux cas je peux me servir de ma tête et je m'en sors pas mal… Heureusement, il semblerait que mon esprit fou ait réagi à temps, et je l'en remercie… Bon, plutôt que de parler de mon génie quelque peu spécial, parlons de toi, mon cher… Je suis quelqu'un d'extrêmement discret, je sors très peu car je suis associable. De plus, grâce à ma paranoïa exacerbée, je sens les regards et je retiens la majorité des visages… Donc pour connaître mon nom, à moins d'aller consulter le registre des naissances ou les archives gouvernementales ou psychiatriques, il est impossible de me connaître, d'autant plus que je ne donne jamais mon nom de famille… Et quand tu es arrivé, tu as décliné mon identité complète. Je ne pense pas me tromper en affirmant que tu savais déjà en arrivant que j'étais une mutante. En fait t'essayes de me faire parler ; si ce n'est pas le cas tu es venu pour le vérifier avec ton propre pouvoir. Quoi qu'il en soit, toutes ces questions, c'est drôlement suspect… J'oubliais aussi : j'ai rarement de la visite… On a couché ensemble, mais je ne te laisserai pas me baiser… »

    Kelly glissa une main indiscrète entre les jambes de Jack… Elle souriait avec mesquinerie, tout avait radicalement changé dans son attitude. Elle ne faisait rien, elle aurait pu lui transmettre une folie mais non… Encore une autre facette ? Oui, la machination se couplait à la perversion… Une drôle d'alchimie… Elle ricana méchamment, avant de reprendre la parole :

    « Je ne répondrai pas à tes questions… Tu en as assez posé comme ça, tu ne trouves pas ? Et si tu me disais plutôt pourquoi tu es là, à part pour satisfaire toutes mes envies ? Et qui t'envoie ? … Attention mon beau, je te surveille, je t'écoute, je te regarde et je te sens… La logique, ça me connaît tu sais… Les rouages des paroles sont donc faciles à analyser et les blocages se remarquent facilement… Tout est mathématique… Allez allez… »

    Kelly se pencha sur lui et lui vola un baiser ardent. Elle lui susurra, avant de reprendre sa posture redressée :

    « Je t'écoute… Si tu es bien sage et obéissant je te laisse me refaire l'amour… Si tu veux je te fouetterai… A moins que tu ne préfères finir fou ? »
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Jack Cooper
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MessageSujet: Re: [PV Jack Cooper] Le flic et la folle   Ven 2 Sep - 11:10

    Bon, peut-être qu'avec de la chance, je ne finirai pas fou à lier lors de la conclusion de ce rendez-vous un peu barré. Mais vu qu'en général, la chance n'est qu'une garce qui me tire la langue à chaque fois qu'elle me croise, je pense que je vais plutôt m'en tenir à mon cerveau et mes aptitudes de profiler. Et en dernier recours, à mes pouvoirs. Est-ce que j'aurais le temps de tuer Kelly avant qu'elle ne parvienne à me rendre fou ? Vu qu'elle était collé à moi, si n'importe quelle parcelle de sa chair pouvait transmettre sa folie, c'était peu probable. Donc à moins d'agir rapidement, de manière à la tuer avant qu'elle ne puisse se rendre compte de ce que j'étais en train de faire, je n'avais aucune chance. Tuer une jolie fille pour ma santé mentale. Une équation rapide, simple à poser, et ne demandant aucune réflexion. Au contraire, c'était même l'instinct de survie qui primait, dans ces conditions : Fuir ou Combattre. Se coucher ou tuer.
    Si je m'étais retrouvé face à un monstre psychopathe, comme Dent-de-Sabre, Le Dévoreur ou Mystique, je n'aurais pas hésité une seconde, et mon adversaire serait actuellement en train de se vider de son sang sur la moquette de la chambre d'hôtel. Oui, mais tout le problème était là : Kelly n'était ni un monstre, ni un psychopathe. En tout cas, pas en permanence : Son véritable but était de se protéger elle-même, ne jamais retourner à l'asile, ne jamais se faire retrouver par des types qui pourraient à nouveau la bourrer de médocs à tel points qu'elle ne pourrait que baver comme un vieux de l'hospice, incapable de comprendre ce qui l'entourait. Un comble, pour une adolescente dont le Quotient Intellectuel était un des plus élevés au monde. Enfin, si l'on exceptait celui de Sage. Mais vu que la mutante cyberpathe, si on pouvait un jour faire le calcul, devait voir son QI dépasser au minimum les 500, je doutais que qui que ce soit puisse un jour l'égaler. A l'exception d'un super ordinateur...
    Un baiser, et elle se retourna, me promettant de m'expliquer. Et tandis que j'hésitai encore sur la méthode à employer quant à le moyen de me sortir de ce pétrin, le fait qu'il n'y ait plus aucun contact entre nos chairs m'offrit une ouverture : Là, j'avais quelques secondes, largement suffisant, pour la ligoter et la coller au mur, m'assurant de ne plus rien risquer jusqu'à avoir terminé mon discours. Mais quand je vis son dos, son joli dos pâle, parsemé de nombreuses cicatrices, je me mordis la lèvre inférieure. Est-ce que je pouvais vraiment faire subir ça à une gamine qui souffrait le martyr, physiquement et mentalement, depuis qu'elle était toute gosse ? Avais-je seulement le droit de l'immobiliser, alors qu'elle avait été enfermée dans son propre corps durant des années à cause des camisoles chimiques ?
    Se rapprochant de moi, elle utilisa le calepin qu'elle avait récupéré, et s'amusa à dessiner quelques schémas plutôt complexe, avant de commencer à parler de... Fonction inverse ? Oulà, arrête-toi, la folle, je n'ai jamais rien compris aux maths, et c'est certainement pas toi qui va y changer quelque chose... Arrêtes, j'te dis, les maths, c'est un peu ma kryptonite ! Mon cerveau va exploser, si tu continues !


    « Je pense que ce n'est pas clair pour toi alors je vais aller directement au but : tu t'es grillé en beauté. Tu veux que je te dise comment ? »



    Putain de merde...
    Vous connaissez le principe de l'échelle des problèmes ? Celle qui catégorise les problèmes par leur importance ? Au niveau 1, tout va bien, vous avez juste renversé un peu d'eau sur votre tee-shirt. Au niveau 2, c'est de la confiture. Au niveau 20, votre copine vous largue pour une autre fille. Eh bien là, je vous parle du niveau 198 !!!!
    En d'autres termes, niveau emmerdement, j'étais au maximum, mais j'en suis pas loin non plus. Et en l'occurrence, à moins que mes collègues ne décident d'envoyer une unité spéciale à ma rescousse, autant dire que je suis dans la merde...
    Allez, les gars, s'il vous plaît, défoncez la porte...





    Bande d'ingrats...


    Et pendant que je tentai de supplier un hypothétique mutant télépathe qui serait dans les parages et qui recevrait mon appel à l'aide, Kelly se glissa sur mon corps. Tout en remuant agréablement des hanches, tout en explicitant tous les détails sur lesquels je m'étais trahi. En l'occurrence, son nom complet. Pardon ? Mais attendez, Sharpe m'avait dit qu'elle n'avait pas changé d'identité pour s'installer dans l'hôtel et... RAAAAAARGH !!!! CONNASSE D'AVOCATE DE MERDE !!! FAIS TON MÉTIER AU LIEU DE ME FOUTRE DANS LA MERDE, BORDEL !!!!
    A part ça, toute sa logique se tenait sans problème. En gros, j'étais foutu. Et si elle continuait à remuer des hanches comme ça, je risquai de ne plus pouvoir réfléchir posément à chaque fois qu'elle m'interrogerait. Elle avait beau venir de perdre sa virginité, pour un témoin extérieur, on aurait pu croire que ce n'était pas sa première fois.


    "Tu dois regarder pas mal de films pornos, pour en savoir autant sur comment chauffer les mecs, non ?"

    Oh non... Pourquoi j'ai dis ça ?

    « Je ne répondrai pas à tes questions… Tu en as assez posé comme ça, tu ne trouves pas ? Et si tu me disais plutôt pourquoi tu es là, à part pour satisfaire toutes mes envies ? Et qui t'envoie ? … Attention mon beau, je te surveille, je t'écoute, je te regarde et je te sens… La logique, ça me connaît tu sais… Les rouages des paroles sont donc faciles à analyser et les blocages se remarquent facilement… Tout est mathématique… Allez allez… »

    Alors là, c'est clair, Dieu existe. Et il me hait... Et j'en eus la confirmation lorsque Kelly, assise sur mon bassin, glissa ses doigts sur mon entrejambe. Oh, bordel. Là, je n'avais plus qu'une envie : Tout oublier, cesser de discuter, et la reprendre pour une petite thérapie de jambes en l'air. Seul mon instinct de survie m'empêchait de passer à l'acte.

    « Je t'écoute… Si tu es bien sage et obéissant je te laisse me refaire l'amour… Si tu veux je te fouetterai… A moins que tu ne préfères finir fou ? »

    "Si je m'enfuis et que je ne reviens plus jamais, tu peux faire semblant de m'avoir oublié ?"

    A son regard, j'en doutais. Poussant un soupir, je fermai les yeux, et laissai ma nuque retomber sur l'oreiller.

    "Si tu insistes... Je viens de la part de Rosalind Sharpe. L'avocate des mutantes, tu connais ? Tu dois certainement la connaître, tu es assez fûtée pour avoir retenu la totalité d'internet par cœur. Ça doit être vraiment pratique, pour les sites porno, non ? Enfin bref... Elle te fait surveiller depuis un moment. Depuis que tu t'es échappée de l'asile et que tu as temporairement rendu fou un de tes infirmiers... Et ce matin, elle est venue me voir avec un grand sourire et tout un tas de DVD sur toi... Rien de hot, je t'assure... Quoi que, te voir toute pâle et en sueur, ça avait quelque chose d'assez intéressant, il faut bien l'avouer..."

    Je me redressai un peu sur mon séant.

    "Elle m'a demandé... Enfin, non... Je reformule : Elle a demandé à mon chef, qui m'a alors ordonné de venir te voir pour te psychanalyser. Si tu veux savoir pourquoi : Parce que Sharpe tient à savoir si tes... "petits problèmes mentaux" sont assez graves pour te renvoyer à l'asile. En d'autres termes, on m'a chargé de vérifier si tu étais assez saine d'esprit pour rester en liberté ou si tu étais trop folle pour ça..."

    Un moment passa, et je lâchai :

    "Pas la peine de me demander, j'ai pas réussi à te sonder. Un profil psychologique ne se dresse pas en cinq minutes. Même si on couche avec son sujet d'étude..."

    J'enfonçai alors le clou :

    "Oh, et aussi... Le gouvernement tient à savoir s'il peut continuer à t'utiliser... Une fille avec un quotient intellectuel de plus de 200, tu te doutes bien que ça les intéresse... Mais ils veulent savoir s'ils peuvent t'utiliser en toute tranquillité, ou s'il faut te sédater à mort avant de bidouiller ton cerveau... Remarque, tu peux regarder les DVD dans mon sac, si tu veux... Ça montre bien que tu n'as pas besoin d'être... consciente... pour que d'autres personnes puissent se servir de ton intelligence..."

    Là, je ne mentais pas. Après tout, je l'avais bien vue sur les DVD de Sharpe. Kelly, complètement droguée, incapable de penser par soi-même, qui réussissait pourtant sans problème à résoudre des équations mathématiques d'une grande complexité en quelques minutes, alors que de grands savants auraient buté dessus pendant des mois... Alors travailler contre sa volonté pour le gouvernement et ses projets plus ou moins acceptables aux yeux de l'opinion publique... Serait-ce vraiment impossible ?

    "Je n'ai pas la moindre envie de devenir fou, Kelly. Et même si j'ai tout de même envie de m'envoyer une fois de plus en l'air avec toi, ce n'est pas mon boulot d'origine. Même s'il faut bien admettre que, si on a couché ensemble, c'est un peu parce que tu m'y a forcé..."

    Tout en prononçant ces paroles, j'avais doucement pointé l'index vers elle, avant de l'utiliser pour toucher son front.

    "Tu peux être parano au point de me prendre pour ton ennemi, mais en l'occurrence, je suis ton plus précieux allié. Parce que c'est à moi qu'il revient de dire si tu dois ou pas retourner à l'asile. C'est à moi de dire au gouvernement s'il peut utiliser ou pas ton cerveau. Et où que tu ailles te cacher, tu sais pertinemment qu'ils te retrouveront. Tu veux me tuer, me rendre fou ? Ok, fais-le. Mais tôt ou tard, quelqu'un d'autre viendra, et cette fois-ci, tu ne pourras pas marchander avec lui. Fais-moi confiance, et je te garantis que tu ne retournera plus jamais à l'asile, que plus jamais on ne te fera d'injections. Mais si tu m'envoies balader, je pourrais rien faire pour toi."

    Je laissai retomber mon bras, avant de me recoucher, sans plus chercher à lutter. J'avais été sincère d'un bout à l'autre de mon discours, ce qui était rare. Mais je n'avais pas l'intention d'en faire davantage. Si elle me rendait fou, et qu'à un moment ou un autre, je recouvrai ma lucidité, elle pouvait être certaine que le type qui viendrait lui passer la camisole de force et lui injecter la morphine, ce serait moi.
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