AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Mais qu'est ce qu'ils ont tous ? [PV Jack Cooper]

Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Mais qu'est ce qu'ils ont tous ? [PV Jack Cooper]   Sam 25 Juin - 10:33

[hj : désolée du retard, j'ai pas eu le temps et des soucis d'internet]

Cette soirée aurait pu bien se terminer, en beauté comme on dit dans le jargon mais non. Un abruti de première catégorie avait voulu doubler Rose dans ses projets. En effet, la jeune femme avait réussi à « rallier » trois gangs de rues et de territoires différents afin de faire peur à un quatrième groupe de loubards. Ce qui intéressait la jeune femme était le terrain en lui-même car il paraitrait qu’il y a une mine d’informations dans le coin et surtout une taupe de la police. La jeune femme avait mit des semaines avant de se faire connaître de ses alliés pourtant elle leur promis une belle récompense en échange de leurs bons et loyaux services. Ils étaient branchés drogues et filles donc ce n’était pas bien difficile de leur rendre ce petit service. La jeune femme se présentait toujours en compagnie de sa jumelle. Ce qui ne semblait pas déplaire les mafieux, deux pour le prix d’un service…cherchez l’erreur.

Le plan était de leur faire peur, avec des moyens simples et presque diplomates, histoire de ne pas alerter la police. Mais voilà, l’appât du gain du territoire et toutes les personnes à l’intérieur et bien ça donnait des idées. C’est alors qu’un certain Jo avait décidé d’amener une arme, cet idiot s’en est servit à plusieurs reprises contre des passants ce qui, à alerter les habitants et les squatters des environs. Rose avait fait signe à son équipe de calmer le jeu, et surtout canaliser le petit abruti. Ah oh fait, les membres du groupe à Rose sont que des mutants ! L’un d’eux est capable de battre un guépard en pleine course, un autre est un véritable oursin alors que le troisième est un maître dans l’art de broyer les autres. Que des gros durs, mais qu’ils restent dominés par miss Laurens.

Les sirènes de la police avaient été alerté par un passant. Les divers gangs se dispersèrent laissant Rose et ses amis en compagnie de l’idiot armé. Le pauvre, il ne savait pas sur qui, il était tombé. D’ailleurs, la mutante constata que son adversaire ne portaient que des armes, ils pouvaient produire des couteaux avec ses bras ?

-C’est un mutant, patron.
-Super on va pouvoir jouer.


Rose resta en retrait alors que les mecs se bagarrèrent. Le mutant broyeur envoya à plusieurs reprises son adversaire contre un mur, mais sans succès. Jusqu’au moment où, un mur s’effondra et laissa ébahis les autres mutants. C’était un cimetière de cadavres. Une vision extrêmement glauque, l’homme se retourna vers sa cachette et déclara.

-Si vous croyez que je vais vous laisser prendre mon territoire aussi facilement !

Il lança une offensive importante, ce qui fit réagir Rose afin de protéger ses alliés. Une multitude de clones apparurent et disparurent devant ses trois amis. Les sirènes étaient maintenant à quelques mètres d’eux. Il était temps de décoller pour le groupe de Rose, malheureusement il y avait eu un témoin de l’ensemble de l’altercation. Aperçu trop tard, Rose et son groupe préféra se mettre à l’abri et disparu dans l’obscurité. L’autre mutant en fit de même sans laisser de traces.

Malheureusement le témoin allait sûrement décrire chacun des protagonistes à la police, ainsi que les cadavres découverts.

Quelques jours plus tard, Rose était dans son QG avec ses alliés, ils discutèrent de leur dernière rencontre. Finalement, l’un d’eux proposa de remettre à plus tard la prochaine approche d’une nouvelle quête de terrain, la mauvaise pub pourrait faire des ravages à l’image professionnelle de la mutante. Une fois mis d’accord, elle leur laissa quartier libre. Rose en profita pour se promener dans les rues de la ville. C'est ainsi qu'elle se retrouva à Chinatown.
Revenir en haut Aller en bas
Jack Cooper
Neutre de Classe 4
avatar

Bavardages : 233
Jour de mon arrivée : 30/05/2011

Carte d'identité
Job/Emploi: Profiler au Bureau 18
Niveau de maîtrise:
5/7  (5/7)
Agenda des Relations:

MessageSujet: Re: Mais qu'est ce qu'ils ont tous ? [PV Jack Cooper]   Dim 26 Juin - 10:48

    Le cri des mourants, les hurlements des combattants, le choc des lames contre les boucliers et l'odeur de sang emplissait toute l'arène. Au centre du Colisée se dressaient encore quatre hommes, les derniers encore en vie à la suite de la monstrueuse bataille qui avait duré plusieurs heures : Celles d'une trentaines de gladiateurs, ces sous-hommes qui valaient encore moins que le plus faible des esclaves, et qui pourtant pouvaient être adulés par tout Rome, et dont le nombre s'était finalement réduit à une poignée, sous les vivats de spectateurs en délire, avides de sexe et de violence, désireux pour leur bon plaisir de voir des êtres sans intérêt se battre et mourir pour leur seul bon plaisir. Le meurtre est un jeu. Et j'en étais le jouet.
    Mes trois derniers adversaires se ruèrent sur moi sans la moindre pitié, alors que j'étais désarmé. Autant s'en prendre directement au plus faible, cela fera au moins un adversaire de moins. Mais le moins puissant du groupe n'est pas forcément celui qu'on croit. Alors que le trio m'encerclait et se rapprochait à chaque pulsation de mon cœur battant la chamade, je me projetai vers le bas, et glissai gracieusement sur le sable, entre les jambes d'un de mes assaillants. Le temps que tout le monde ait compris ce qui venait de se passer, mes ennemis avaient déjà abattu leurs armes, et l'homme sous lequel j'avais glissé avait perdu la tête. Littéralement.
    Roulant sur moi-même, j'attrapai le crâne de ce défunt adversaire, et le levai à bout de bras, laissant au public la possibilité de hurler de rire face à cette mort humiliante, tout en acclamant mon ingéniosité.
    Reprenant leur action, les eux autres tentèrent à nouveau de m'attaquer, mais je fus plus rapide. J'envoyai dans le visage de l'un d'eux mon sanglant trophée, lui brisant le nez et l'étourdissant au passage, avant de m'intéresser au deuxième homme, quand soudain...


    "Cooper ! DEBOUT !!!"

    "Gnéééé ?"

    Je me redressai vivement. Où était le sable du Colisée ? Où était le sang ? Où étaient les gens qui m'acclamaient ? Où était ma victoire ? Où étaient mes muscles luisants et les nombreuses romaines prêtes à se donner sans attendre au gladiateur victorieux que j'étais ? Dans ma tête. Je m'étais juste endormi sur mon bureau d'inspecteur, au sein même du Bureau 18, et avait rêvé toute cette histoire, transformant mes fantasmes les plus secrets en un rêve délicieusement violent et interdit aux moins de dix-huit ans, accessoirement. Quoi ? Au cas ou vous ne le sauriez pas, j'aurais adoré me faire acclamer par des gens qui vanteraient ma force, ma bravoure et ma virilité, ce que j'aurais certainement eu, à l'époque romaine. Disons, cinq minutes avant de me faire trancher la tête...
    Bah oui, en même temps, je suis taillé comme une crevette. La muscu, c'est pas mon fort, et quand je tiens une arme qui n'est pas forgée par mon pouvoir, j'ai toutes les chances de la faire tomber au bout de dix secondes. Arrêtes de rêver, Jack. Sans tes pouvoirs, tu ne vaux rien. A part pour pincer des criminels, mais bon, à l'époque, personne n'en avait rien à cirer, des types dans ton genre...
    Je redressai la tête, histoire de voir un peu qui avait osé interrompre une si belle rêverie, avant de tomber sur une immense moustache qui m'incita, l'espace d'une seconde, à ne pas lever davantage les yeux, et au contraire, de les rabaisser, de me recoucher sur mon bureau, et de me rendormir avant de me faire engueuler. Mais malheureusement, si je faisais ça, je pouvais dire adieu à ma plaque.


    "Je dormais pas, chef..."

    Putain, dans le genre pas crédible, on fait pas mieux...

    Hörsch, mon supérieur hiérarchique, me regardait d'un air glacial, les bras croisés, tout en ayant l'air de se demander s'il me collait à la circulation tout de suite où s'il attendait cinq minutes. En même temps, pour une fois, ce n'était pas ma faute. Cela faisait près de deux semaines que Laura s'était installée, sans me demander mon avis, au passage, chez moi. Et avoir à ses côtés une fille, certes très jolie, mais également élevée par des militaires qui en avaient fait une arme de destruction massive, ça a tendance à envahir un tantinet votre quotidien. Surtout si la fille en question a tendance à sortir très souvent les griffes. Au sens propre du terme, je précise. Nombreuses étaient les nuits ou elle m'empêchait purement et simplement de dormir, soit à cause de ses nombreuses questions, des leçons de morale que je devais lui filer pour ne pas attirer l'attention, ou tout simplement parce qu'elle avait tendance à essayer de me violer assez souvent. Pas que ça me dérange, remarquez, mais à force, ça commençait à avoir un certain effet désagréable sur ma quantité de sommeil par nuit. De fait, je m'endormais sur mon bureau. Comme aujourd'hui, quoi.

    Bon, Jack, si tu ne tiens pas à ce que Hörsch te file à la circulation ou aux Incendies Criminels jusqu'à la fin de tes jours, tu as franchement intérêt à ouvrir la bouche avant lui.


    "Je réfléchissais à une nouvelle méthode d'investigation, chef !"

    Ok... Je prépare mon carnet de PV, c'est bon, j'suis foutu...

    Mais coup de bol, mon chef avait l'air d'avoir d'autres projets me concernant :


    "Vous vous souvenez des macchabées qu'on a retrouvé il y a deux jours ?"

    "Euuuh... Vous parlez du gros tas de squelettes pourrissants qui étaient cachés dans une cave, là ? Nan, parce que je vous signale qu'on a retrouvé le responsable. C'était un mutant qui avait l'air de vouloir jouer les durs, soi-disant que c'était son territoire. Il est dans la Cage, et même Sharpe n'a pas voulu le défendre."

    "Non, je parle des deux autres."

    Ah... Là, par contre, je cale.

    Devant mon air ahuri, mais bon, il devait avoir l'habitude de le voir, maintenant, il me tendit le dossier qu'il avait à la main depuis son arrivée. Sauf que j'étais tellement réveillé que je ne m'en étais même pas rendu compte.
    J'ouvris celui-ci, et le lut en diagonale. Gna, gna, gna... Témoin oculaire... Trois mutants qui se battaient contre notre meurtrier précité... Description et portraits-robots des combattants... Euuuh... Oui, et alors ?


    "En quoi ça me concerne, au juste ? J'ai capturé un meurtrier fou, j'ai pas à m'occuper des autres personnes qui auraient pu vouloir se défendre contre lui..."

    "Sauf que deux de ces hommes que le témoin a vu étaient des mutants. Et qu'on les a retrouvé morts."

    "Oh."

    Là, ça changeait tout. Lorsque des mutants étaient impliqués, que ce soit en tant que victimes ou en tant que criminels, alors le Bureau 18 se voyait aussitôt chargé de l'affaire. Et si les meurtres en question ressemblaient à un crime en série, ou à quelque chose de particulièrement déviant, alors c'était à moi qu'on venait chercher des crosses. Si j'avais su que les crimes déviants étaient carrément une monnaie courante à New York, je crois que j'aurais choisi une autre spécialité avant de m'intégrer dans la police, moi...
    Je regardai à nouveau les portraits-robots des deux victimes, ainsi que celui du seul membre du groupe encore en vie, à ce qu'il paraît. Une jeune femme, d'environ une trentaine d'années.


    "Alors vu que tous vos collègues sont occupés, vous allez me trouver cette bonne femme, lui passer les menottes, la ramener au commissariat, et établir si elle est responsable du meurtre de ces hommes, ou au contraire, si quelqu'un a l'intention de lui faire sauter la cervelle, c'est bien compris ?"

    Quoi, moi tout seul, en plus ? Mais et si c'est une meurtrière en puissance, je fais quoi, moi ? Je saute sur moi-même avec un entonnoir sur la tête et un doigt dans le cul en chantant "c'est l’Alsace et la Lorraine" ?

    "Euuh... Chef, je voudrais pas avoir l'air insultant, mais au cas ou vous ne le sauriez pas, je ne suis pas capable de repérer une personne rien qu'en y pensant."

    Méthode on ne peut plus astucieuse pour se défiler sans avouer les véritables raisons de sa couardise, vous en conviendrez...

    "Ce ne sera pas la peine. La damoiselle a été aperçue il y a quelques minutes dans Chinatown."

    Et merde...

    Bien entendu. Un portrait-robot, ce n'est pas forcément vu que par la police. Il y avait de fortes chances pour qu'il ait été affiché un peu partout dans tout New-York. Sur des réverbères, des présentoirs, des murs, etc... En d'autres termes, quiconque voyait la femme en question serait capable de la reconnaître et d'appeler les flics. Mais de la même manière, si notre chère suspecte (ou victime) se sentait menacée, elle mettrait les voiles avant qu'on ait pu dire ouf.
    Je vous passerai les détails sur ma fastidieuse période de recherches. Durant deux bonnes heures, je traversai Chinatown en long, en large et en travers, cherchant désespérément à retrouver ma cible, montrant le portrait-robot à tous les petits chinois que je croisais.
    Au final, ce fut un vieil asiatique qui me désigna la boutique ou cette chère damoiselle venait d'entrer à l'instant. D'un air là, j'y pénétrai à mon tour, et la repérai sur-le-champ. Mazette, elle était bien foutue, cette garce !
    En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, j'étais à côté de la damoiselle, et je lui tapotai l'épaule, histoire qu'elle se rendre compte de ma présence.


    "Mademoiselle ?"

    Je sortis ma plaque, et l'agitai sous son nez, avant de la remettre dans la poche intérieure de ma veste.

    "Bureau 18. J'aurais quelques questions à vous poser, si ça ne vous dérange pas."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Mais qu'est ce qu'ils ont tous ? [PV Jack Cooper]   Ven 1 Juil - 21:21

La mutante se promenait tranquillement dans les rues de Chinatown, elle se demandait comment ça avait pu dégénérer ainsi. Pourtant, elle avait fait comme d’habitude, sa petite enquête sur ses collaborateurs. Mais jamais elle n’aurait imaginé de se berner de la sorte s’était vraiment trop injuste. Juste quand les affaires roulaient à merveille. Enfin, la brunette décida de se poser un instant, le temps était radieux alors que quelques jours plutôt c’était tout gris, la pluie était limite présente. Heureusement, la jeune femme savait se sortir de mauvais pas.

Toutefois, une autre chose vint bousculer son esprit tranquille, le témoin aperçu lors de la découverte macabre des corps derrière le mur, qui était sensé devenir leur territoire. Heureusement que l’imbécile avait brisé la façade, elle n’aurait pas eu l’air maligne si la police avait fait des recherches sur son terrain. En même temps, elle s’était enlevée une sacrée épine du pied. Puisqu’il y avait de grandes chances qu’elle ne se fasse pas attraper. Elle était juste témoin de l’idiotie de son interlocuteur. Oui témoin…

La brune s’engouffrait dans la ruelle et se mélangeait à travers la foule. Elle avait une chance inouïe d’être plutôt jolie, ainsi elle se faisait remarquée par les plus courageux, ou est-ce les ignorants ? Peu importe, Rose était ravie que la police n’était pas encore sur son dos. Il y aurait que ça qui lui gâcherait sa journée. De plus, elle était déjà en train de méditer sur la prochaine approche afin d’élargir son réseau et pourquoi pas recruter de nouveaux mercenaires mutants. Grossir les rangs avec ce qui se passe dehors c’était normal, non ? La sécurité avant tout. Elle ricana à sa propre pensée avant d’entrée dans une boutique. La particularité du lieu était qu’il faisait à la fois bar et magasin. Il fallait juste connaître l’astuce pour passer de l’autre côté. Et bien sur, Rose avait des privilèges dans ce quartier. Elle s’assied au bar et commandant un panaché.

Très peu d’alcools, lui permettait de se faire draguer sans pour autant perdre la tête devant le premier venu. Elle regarda le poste de télévision dans un coin. Il y avait les informations locales qui passaient en boucle. Ah ces chinois ! Elle ne fit pas attention, mais un jeune homme arriva derrière elle. Et lui adressa même la parole. Pourtant cette dernière ne se retourna pas, pas tout de suite et écouta simplement.

"Mademoiselle ?"
-….
"Bureau 18. J'aurais quelques questions à vous poser, si ça ne vous dérange pas."


La mutante soupira, quelle journée ! Voilà qu’un policier ou je ne sais quoi vient l’ennuyer la mutante. Elle se retourna et indiqua le siège à l’inconnu. Il avait envie de causer alors causons.

-Bureau 18, c’est quoi au juste…un casting de beaux garçons ?

Rose avait déjà entendu l’appellation « bureau 18 », mais elle n’avait jamais réussi à avoir la véritable définition. Si cet homme était vraiment l’un d’eux. Elle devrait trouver satisfaction, non ? Elle joua à fond la carte de la séductrice afin d’obtenir ce qu’elle voulait.
Revenir en haut Aller en bas
Jack Cooper
Neutre de Classe 4
avatar

Bavardages : 233
Jour de mon arrivée : 30/05/2011

Carte d'identité
Job/Emploi: Profiler au Bureau 18
Niveau de maîtrise:
5/7  (5/7)
Agenda des Relations:

MessageSujet: Re: Mais qu'est ce qu'ils ont tous ? [PV Jack Cooper]   Lun 4 Juil - 12:43

    Pendant un instant, la jolie brune m'ignora totalement, refusant de me répondre. Ce ne fut qu'après que j'ai précisé que je faisais partie du Bureau 18 qu'elle consentit enfin à se retourner vers moi afin de m'adresser la parole et... Wow. Ça, on pouvait dire que c'était un sacré décolleté. En un regard, j'aurais pu avoir un aperçu du corps de la femme qui me faisait face jusqu'au nombril, à croire que la pudeur commençait à se faire rare, de nos jours. Entre Laura qui se changeait en plein milieu d'un magasin de vêtements, Mina qui baladait sa croupe de vampirette sous mon nez et cette bonne femme-là... Je devais avouer qu'il y avait de quoi subir de forts débordements de testostérone, ces temps-ci. Coup de bol, Kitty, que j'avais eu en salle d'interrogatoire quelques jours plus tôt, avait eu la gentillesse de conserver tous ses vêtements, ce qui m'avait évité de perdre les pédales. Et aussi parce qu'elle m'avait remis les idées en place, accessoirement.
    Cependant, il fallait bien avouer qu'à mes yeux, ma suspecte avait une poitrine un peu trop opulente à mon goût. Certes, j'aime les femmes et les décolletés plongeants, mais... Y a pas... Les gros seins, je supporte pas. A quoi ça peut servir à part vous encombrer, mesdames et mesdemoiselles, sincèrement ?
    Au bout d'une seconde de remise à niveau, mon cerveau ayant à moitié bugué en apercevant le grand canyon en face de moi, parvint à entendre une partie de la réponse de la jolie brune, qui me demandait, grosso modo, si le Bureau 18 était un endroit réservé aux top-models mâles. Elle se fiche de moi, là, j'espère ? Pas que je prenne mal un tel compliment, bien sûr, même si je doutai qu'elle dise la même chose en apercevant certains de mes coéquipiers. Néanmoins, le Bureau 18 avait fait parler de lui depuis un bon moment. A savoir, chaque fois qu'un crime impliquant des mutants (en tant que victimes ou coupables) avait lieu, les médias plaçaient immédiatement les feux des projecteurs sur nous. Et croyez-moi, quand vous vous faites harceler par des journalistes au beau milieu d'une enquête, ou sur une scène de crime, ça vous donne envie de commettre un meurtre. Voire carrément un génocide...


    "Hein hein... Bien sûr... Sinon, vos ballons, ils sont siliconés depuis combien de temps ? Nan, parce qu'une taille pareille, je doute que ce soit naturel..."

    Quoi ? Moi, vulgaire ? Eh, après le coup du casting de beaux mecs, j'croyais que c'était "open-bar" pour les conneries !
    Enfin bref. Le temps qu'elle réagisse à ma vanne, je l'avais contournée pour m'asseoir sur le siège qu'elle m'avait désigné, avant de sortir le dossier que m'avait confié mon chef. Je l'ouvris, tout en me gardant de lui en montrer le contenu, et en extirpai deux photographies. Celles de ses acolytes qu'on avait retrouvé morts. Je les montrai à la jeune femme.


    "Je suppose que vous les connaissez, n'est-ce pas ?"

    Avant même qu'elle ne puisse répondre, je précisai :

    "C'est inutile de nier, un témoin vous a vu avec eux. Vous vous battiez tous les trois contre un mutant responsable d'un véritable carnage. Vu que vos deux petits copains sont aujourd'hui morts, et j'entends par là "refroidis à tel point que ce qu'il restait d'eux ne suffirait même pas à remplir une boîte d'allumettes", et que la majeure partie des indices retrouvés nous ont conduit à vous, vous n'avez plus que deux options : Soit vous me racontez gentiment votre version de l'histoire, soit je vous passe les menottes et je vous accompagne au commissariat pour double homicide."

    Je laissai un silence passer.

    "Ça vous donne un peu plus envie de discuter, ou vous préférez directement appeler votre avocat ?"

    Je vous ai déjà dit que le manque de sommeil me rendait irritable ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Mais qu'est ce qu'ils ont tous ? [PV Jack Cooper]   Lun 4 Juil - 20:26

La mutante trouva son rythme en déstabilisant son interlocuteur. Il semblerait qu’il soit plus intéressé par autre chose chez la jeune femme.

"Hein hein... Bien sûr... Sinon, vos ballons, ils sont siliconés depuis combien de temps ? Nan, parce qu'une taille pareille, je doute que ce soit naturel..."

Tout juste, Rose comprit rapidement que ce crétin abordait les filles sur leur physique. En même temps, Rose n’avait rien à cacher et il semblerait qu’elle l’intrigue fortement. La brunette resta silencieuse et commanda un autre verre de panaché, elle inclina le vers l’homme afin de lui proposer également un verre. Elle ne patienta pas longtemps avant d’attaquer le sien qui venait tout juste d’être servi. La mutante fut choquée quelques instants avant de finalement répondre à son interlocuteur, avec une voix douce et mystérieuse.

-Naturels, il semblerait que je sois plus gâtée que certaines.

Alors qu’il prit place, il sortit un dossier, ça y est elle va avoir droit au sermon. La mutante alternait le poste de télévision et le nouvel arrivant. Elle ne tarda pas à comprendre son intervention. En effet, ce dernier lui montra deux photos qui représentaient ses amis. Ils étaient dans un sale état et Rose détourna son regard.

"Je suppose que vous les connaissez, n'est-ce pas ? C'est inutile de nier, un témoin vous a vu avec eux. Vous vous battiez tous les trois contre un mutant responsable d'un véritable carnage. Vu que vos deux petits copains sont aujourd'hui morts, et j'entends par là "refroidis à tel point que ce qu'il restait d'eux ne suffirait même pas à remplir une boîte d'allumettes", et que la majeure partie des indices retrouvés nous ont conduit à vous, vous n'avez plus que deux options : Soit vous me racontez gentiment votre version de l'histoire, soit je vous passe les menottes et je vous accompagne au commissariat pour double homicide."

Rose ne souriait plus. Il semblerait que le mutant fou qui avait massacré les corps cachés et ses acolytes ait fait des siennes. Les ennuis pour la mutant semblait débuter. Pas vu pas pris était à l’eau pour cette fois-ci. Tout ça à cause d’un témoin, humain, ça elle en était certaine. La brunette fit la grimace en voyant les photos et en entendant les choix qu’elle avait à faire. Elle soupira et bu son verre d’une traite. Puis afficha un sourire charmeur avant de répliquer.

-Et bien, vos techniques de dragues laissent à désirer. Si je vous raconte ma version, qu’est ce que j’y gagen concrètement ? Ma liberté, j’en doute. Vous n’allez pas me laisser partir, n’est ce pas ? Je vous manquerai trop…

La jeune femme fit un clin d’œil afin d’amadouer un peu son interlocuteur, c’était quitte ou double. Mais elle avait raison, pourquoi le suivrait-elle ? Abandonnant son petit business pour une histoire de mutant fou ? Elle pourrait tout aussi bien lui raconter les faits à l’extérieur et pas au commissariat, non ?

Elle patienta et le silence s’installa. Alors que l’homme reprit la parole.

"Ça vous donne un peu plus envie de discuter, ou vous préférez directement appeler votre avocat ?"
-Si…je parle à mon avocat, vous ne serez plus protéger par votre plaque. Il serait dommage d’en arriver là, non ?


La miss tenta une approche en repoussa délicatement son interlocuteur en arrière avec son index. Le sourire provocateur était toujours dessiné sur son visage. Elle patienta afin de voir la réaction de ce dernier.

Revenir en haut Aller en bas
Jack Cooper
Neutre de Classe 4
avatar

Bavardages : 233
Jour de mon arrivée : 30/05/2011

Carte d'identité
Job/Emploi: Profiler au Bureau 18
Niveau de maîtrise:
5/7  (5/7)
Agenda des Relations:

MessageSujet: Re: Mais qu'est ce qu'ils ont tous ? [PV Jack Cooper]   Mer 6 Juil - 10:46

    L'espace d'un instant, la brunette sembla choquée par mon affirmation sur sa poitrine, sans doute parce qu'elle n'avait jamais eu à faire au type de personne que j'étais. A savoir, le genre de gars qui dit pratiquement tout ce qu'il pense, sans jamais se soucier des conséquences, et assumant celles-ci sans la moindre vergogne. Cependant, elle-même ne faisait pas partie de cette caste de femmes bon chic, bon genre, prude et sainte-nitouche, qui serait restée outrée indéfiniment par mon manque de tact, et se serait enfuie afin de ne plus jamais se retrouver en ma présence. Son sourire, ainsi que le geste qu'elle fit, m'invitant à prendre un verre et à trinquer avec elle, me le confirma. Néanmoins, lorsque le chinois qui avait suivi notre conversation du regard s'était approché pour me proposer un verre, je l'avais congédié d'un regard. Pas que je n'ai pas soif... Après plus de deux heures à déambuler aléatoirement dans Chinatown, sous un soleil de plomb, à devoir interroger tout un tas d'asiatique sur la seule femme brune qui n'aurait pas les yeux bridés dans le coin, il fallait bien avouer que j'avais la gorge un peu sèche. Voire même carrément déshydratée. Néanmoins, je ne buvais jamais d'alcool. En premier lieu, parce que je n'aimais pas ça. D'autre part, si qui que ce soit du Bureau 18 me surprenait en train de boire pendant le service, Hörsch allait me passer un savon tel que mes oreilles siffleraient jusqu'au Jugement Dernier. Troisièmement, parce qu'au cas ou vous ne le sauriez pas, quand on a soif, on boit de l'eau, l'alcool ayant pour seul effet de vous déshydrater davantage. Et enfin, je ne savais pas du tout quelle était cette boutique pour cette charmante suspecte.
    Qui me disait qu'en réalité, les pauvres gens qui venaient boire un verre ici ne tombaient pas dans un profond sommeil, tandis que les gérants de ce bâtiment, ainsi que leurs machiavélique patronne (ma suspecte aux gros seins, si vous ne l'aviez pas compris ainsi) en profitaient pour les découper en morceau, afin d'en faire des tourtes à la viande ?
    Oui, j'ai peut-être regardé un peu trop de films d'horreurs au cours de ma vie. Couplez ça à une imagination débordante, ainsi qu'une habitude des crimes glauques, et vous comprendrez à quel point je peux être méfiant dans tous les domaines de la vie. Certains me disent lâche. Et...

    Et ils ont raison, en fait.

    Pas question que je risque ma vie pour une gorgée de ce liquide.
    A la suite de ma longue et intense période de réflexion, j'entendis mon "invitée" me répondre que ses seins étaient bel et bien naturels, prétextant avoir été gâtée par la Nature. Ce à quoi je ne pus m'empêcher de répondre :


    "J'appelle pas ça être gâté, moi, mais plutôt handicapé..."

    Bon, on va peut-être passer à un autre sujet de conversation, non ? Jack, je sais que tu es du genre à apprécier la compagnie des femmes dans un lit moelleux, mais là, je te rappelle que tu es en mission ! Si l'Ogre avait été là, il t'aurait broyé l'épaule pour te ramener à la réalité, alors concentre-toi sur ton enquête, bordel !!!
    Poussant un profond soupir alors que je lui présentai mes photos et mes arguments, j'observai ses réactions. D'une part, je pouvais être certain qu'elle n'était pas mariée, ni même en couple. Pas d'alliance aux doigts, bien sûr, mais aussi et surtout, son comportement m'incitait à le penser. Elle n'était pas du genre à s'embarrasser de la présence d'un homme dans sa vie. Au contraire, elle avait plutôt l'air d'une veuve noire. Ou d'une Amazone, pour lesquelles les mâles n'étaient rien de plus que des mouchoirs en papier. Ceux qu'on jette après usage.
    Son sourire disparut lorsqu'elle vit les restes de ses acolytes sur les photos. En même temps, c'est assez normal, lorsque l'on voit des types qui se sont fait arracher les entrailles alors qu'ils étaient encore vivants. Du moins, c'était ce que le légiste nous avait affirmé. Mais à la suite de mes affirmations, la jeune femme vida son verre d'un trait, trahissant un profond stress. Sa technique de jolie innocente ne risquait pas de marcher, et elle l'avait bien compris. Aussi, elle changea radicalement de tactique, et tout en jouant de ses formes, m'offrant ainsi une meilleure vue sur son décolleté plongeant, me demanda ce qu'elle gagnerait à me raconter sa vision des choses, vu qu'elle ne pensait pas que cela suffirait à la faire libérer. Mademoiselle aurait donc peur des vingt-quatre heures de garde à vue ? Si elle n'avait rien à reprocher, elle était parfaitement sûre d'être libérée au terme de ce délai. A condition de ne pas être reconnue coupable, bien sûr. Ou alors, elle avait d'autres choses à cacher aux yeux de la loi. Et quelque chose me disait qu'il ne s'agissait pas de simples infractions au code de la route.
    A nouveau, le sourire provocateur de prédatrice en chasse apparut sur le visage de la suspecte, qui se rapprocha alors de moi, tout en me repoussant délicatement de son index, prétextant alors que si elle faisait appel à son avocat, je ne serais plus protégé par ma plaque. En d'autres termes, je ne serais plus autorisé à lui poser la moindre question. Elle acheva sa réplique d'un "ce serait dommage", qui me fit intérieurement rire. Dragueuse, charmeuse, au plus haut point. Et je doutai qu'il s'agissait là de ses seuls atouts.
    A mon tour, je vis mon visage s'illuminer d'un sourire de prédateur. A ceci près que, contrairement à mon interlocutrice, celui-ci n'avait rien de charmeur.


    "Allons, allons... Vous pensez sincèrement que je vous aurais proposé de voir votre avocat si je ne pouvais rien faire contre vous si vous acceptiez ? Je n'insulte pas votre intelligence, n'insultez pas la mienne... J'ai assez de preuves pour vous inculper devant un jury, et vous envoyer dans la Cage jusqu'à la fin de vos jours. Et même Rosalind Sharpe ne pourrait rien faire pour vous sortir de ce mauvais pas."

    Rosalind Sharpe était une avocate humaine. Spécialisée dans la défense des mutants. De tous les mutants. Qu'ils soient injustement accusés ou réellement coupables, cette sale teigne avait tendance à attaquer la crédibilité des témoins, ainsi que la façon dont nous avions obtenu les preuves, pour voir son client acquitté. Et l'Enfer savait à quel point elle avait pu nous mettre des bâtons dans les roues, au fil des années.

    "A présent, si nous reprenions depuis le début, madame ? Oh, pardon... Mademoiselle..."

    J'avais fait exprès d'utiliser un ton particulièrement désobligeant, sur ce point. Certaines femmes n'appréciaient pas ce genre de remarque sur leurs habitudes de couple. A présent, il restait à savoir comment la damoiselle réagirait, si elle le prenait mal ou non. Même si la menace de finir dans la Cage, voire sur la chaise électrique, pouvait la dissuader de se mettre en colère.

    "Bien. Alors, déjà, quel est votre nom ? Histoire que nous puissions vérifier votre témoignage ainsi que vos alibis, mieux vaudrait ne pas mentir sur ce point. Je vous le déconseille..."

    J'adore ce genre de situation. Je suis en général le genre de mec qui n'a pas grandi dans sa tête. Celui qui dit et fait des conneries en permanence. Du coup, les gens ont tendance à toujours me sous-estimer. Et quand ils se rendent compte qu'ils ont affaire à un profiler capable de percer leurs plus lourds secrets grâce au moindre de leurs gestes, c'est trop tard pour eux. Et de la même manière, ma chère suspecte se rendait compte que je n'étais pas aussi crétin que je le laissai penser quelques minutes auparavant...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Mais qu'est ce qu'ils ont tous ? [PV Jack Cooper]   Lun 11 Juil - 11:53

[ hj : désolée du retard, j'ai un tas de rps en cours :/
sinon j’adore « (ma suspecte aux gros seins, si vous ne l'aviez pas compris ainsi) » c’est charmant Smile « en profitaient pour les découper en morceau, afin d'en faire des tourtes à la viande ? » tiens ta regarder tweedy todd ou je ne sais quoi avec Depp, toi mdrr ]

Rose fut prise de cours, si elle s’était imaginée une seule seconde tomber sur ce genre d’homme aujourd’hui. Elle ne serait pas sortie, franchement même au fin fond de Chinatown on arrivait à l’ennuyer. Les personnes se trouvant dans le bar où elle était également, la connaissaient de vue et pour d’autres de nom. Rose était une référence de la section « affaires louches ». Évidemment, il ne sera pas facile de la faire tomber et ça ne sera pas un abruti du bureau 18 qui le fera de si tôt. La mutante hocha donc les épaules au fur à mesure que son interlocuteur l’interrogeait voire la menaçait. Tout ça mélangé avec une pointe d’humour, qui collait parfaitement au personnage. Franchement, les gens qui recrutent parfois on se demande ce qu’ils boivent ou mangent avant de dire « vous commencez demain à 8 heures ! ».

"J'appelle pas ça être gâté, moi, mais plutôt handicapé..."
-Question de point de vue…


La mutante ne se laissa pas marcher dessus aussi facilement. Surtout que malgré ses dires, il s’était attardé longuement sur son soi-disant « handicap ». Toutefois, elle ne tarderait pas à être dans la panade, en effet, il lui annonça que la prochaine question pourrait se faire menottes aux poignets et au commissariat. Ce qui ni une ni deux fit sourire la mafieuse. Il serait si facile qu’elle soit remplacée par l’un de ses clones. Et voir comment il expliquerait à son chef l’évasion de la jeune femme.

L’attitude de l’homme en face d’elle, ne laissait pas prévoir la prochaine ligne d’attaque. En effet, il pensait à autre chose, mais la brunette sentait qu’il agissait sous des ordres et ça s’était un point à ne pas laisser de côté. D’ailleurs à la moindre occasion, elle ferait tout pour lui rappeler ce détail. C’est dur de ne pas être son propre chef, n’est ce pas ? Contraignant !

"Allons, allons... Vous pensez sincèrement que je vous aurais proposé de voir votre avocat si je ne pouvais rien faire contre vous si vous acceptiez ? Je n'insulte pas votre intelligence, n'insultez pas la mienne... J'ai assez de preuves pour vous inculper devant un jury, et vous envoyer dans la Cage jusqu'à la fin de vos jours. Et même Rosalind Sharpe ne pourrait rien faire pour vous sortir de ce mauvais pas."
-C’est évident…Dites moi, je suis votre passeport pour ne plus être considéré comme un bleu par votre section ?


Finalement Rose recula et s’installa encore plus confortablement sur son tabouret. Elle demanda un autre verre sans inviter cette fois ci, le bleu. Ça lui allait bien. La vision de ses acolytes l’avaient quelque peu déstabilisée mais maintenant qu’elle savait comment ils étaient morts, le meurtrier allait passer un sale quart d’heure quand elle le retrouverait. Pourtant, elle n’afficha rien sur son visage d’ange, gardant encore un peu le silence. Puis, la mutante montra alors une autre facette de sa personnalité, elle aussi pouvait faire preuve d’humour. Elle se pencha à l’oreille du barman avant que celui ricane et parte dans l’arrière salle.

Après quelques minutes, il revint avec un grand verre remplit d’un liquide blanc. Il le servit toujours le sourire aux lèvres à l’agent qui servait de policier à Rose.

-Avec les compliments de la maison, monsieur.
-Puis que vous êtes en service et que jamais vous désobéirez à votre chef, je vous propose du lait. Zéro alcool ainsi nous pouvons « partager » quelque chose.

Rose afficha un sourire et releva la tête ainsi que son verre afin de trinquer. Elle patienta alors que son interlocuteur reprenait déjà la parole.

"A présent, si nous reprenions depuis le début, madame ? Oh, pardon... Mademoiselle..."

Mais c’est qu’il ne se laissait pas démonter aussi facilement, ce n’était qu’une question de temps. Ce n’était pas la première fouine qui venait à la pêche aux informations sur le terrain de Laurens. Le « Madame » tiqua une seconde la mutante, avant qu’il ne rectifie et reprenne la parole.

"Bien. Alors, déjà, quel est votre nom ? Histoire que nous puissions vérifier votre témoignage ainsi que vos alibis, mieux vaudrait ne pas mentir sur ce point. Je vous le déconseille..."

Rose ne pu s’empêcher de ricaner, alors comme ça, il l’aborde sans connaître son nom. Ahah, c’était tordant, elle ne pu incliner de la tête et lui donner un « coup amical » à l’épaule, comme si un ami lui avait sortit une blague à deux balles. En plus, il la menaçait réellement, le fou rire prit alors Rose et les gens autour ne trouvaient pas cela rassurant. Il n’est jamais bon d’entendre rire quelqu’un de dangereux, surtout quand ce dernier agit en utilisant des stratégies indirectes.
Entre deux ricanements et tentant de se reprendre, la jeune femme répliqua alors.

-Essayez de le deviner c’est votre métier, non ? Allons, montrez-moi que votre formation n’a pas été gagné sur un coup de chance.

Certaines personnes préférant fuir pour ne pas être prit sans le vouloir dans un quiproquo, réglèrent la note et disparurent dans les rues de Chinatown. Les autres plus curieux et gourmant d’informations restèrent attentifs à la discussion des accoudés au bar.
Revenir en haut Aller en bas
Jack Cooper
Neutre de Classe 4
avatar

Bavardages : 233
Jour de mon arrivée : 30/05/2011

Carte d'identité
Job/Emploi: Profiler au Bureau 18
Niveau de maîtrise:
5/7  (5/7)
Agenda des Relations:

MessageSujet: Re: Mais qu'est ce qu'ils ont tous ? [PV Jack Cooper]   Mar 12 Juil - 10:22

    Chacun ses goûts, comme on dit toujours. Et moi, en l'occurrence, j'avais été hypnotisé l'espace de quelques secondes par un décolleté assez profond pour ficher le vertige à un plongeur olympique. Et moi, en l'occurrence, j'ai la phobie des hauteurs. Couplez cela au fait que je préfère les femmes aux petits seins (plus charmant à mon goût), vous comprendrez pour quelle raison je n'avais de cesse de critiquer la jeune femme sur son opulente poitrine, tandis que celle-ci ne prenait nullement la mouche, prenant au contraire mes remarques avec un certain humour. Néanmoins, vu que je n'avais pas particulièrement envie de voir la conversation se contenter de tourner autour d'une paire de nibards dont la grosseur dépassait la taille règlementaire, je me contentai de hausser les épaules à la suite de la dernière remarque de mon interlocutrice, tandis que celle-ci, à la suite de mes menaces à peine voilées sur le fait qu'elle avait toutes les chances de finir dans la Cage si elle ne se montrait pas davantage coopérative, ne se démonta nullement, vu qu'au contraire, elle commença, elle aussi, à m'attaquer.
    De manière assez puérile, cependant. Je m'attendais à beaucoup mieux, de la part d'une femme qui avait l'air d'être plus maligne que la moyenne. Était-ce juste une impression ?

    Lâchant un demi-sourire, je lâchai d'un ton à la fois neutre et moqueur :


    "La tigresse se défend, dirait-on... Mais elle a planté ses griffes dans la mauvaise proie, malheureusement... Si j'étais un bleu, le genre d'élément qui doit encore faire ses preuves, vous pensez sincèrement qu'on m'aurait envoyé tout seul à la poursuite d'une personne qui aurait pu réduire deux mecs, pourtant baraqués, à l'état de charpie ? Réfléchissez un peu, mademoiselle. On confie pas ce genre de mission à un débutant..."

    Je poussai un profond soupir.

    "Ceci dit, il est vrai que je ne suis pas là de mon plein gré. A cause d'un manque d'effectif certain, mon chef a joyeusement décidé de m'élire "détective de la journée", afin que je puisse vous mettre le grappin dessus. Alors que j'aurais pu faire tellement de choses plus intéressantes... Comme jouer aux cartes... Ou aller interroger une prostituée des bas-fonds..."

    Elle voulait piquer mon orgueil ? Voyons donc ce qui se passait si je m'en prenais au sien. Ce n'était pas le genre de femme capable de se laisser intimider par plus fort qu'elle. Ajoutez à cela qu'il s'agissait d'une mutante, son don devait lui être d'une certaine utilité. J'attendais juste de voir en quoi il consistait. De fait, si elle n'avait pas l'habitude de se faire marcher sur les pieds, peut-être réagirait-elle de façon excessive en réaction à mes attaques et insinuations, ce qui m'aurait permit de la calmer manu militari. Pas que j'ai des penchants sadiques, même si j'ai déjà eu droit à des femmes qui insistaient pour se faire menotter et frapper, mais je me sentirai vraiment en sécurité lorsque la damoiselle ne serait plus en mesure d'user du moindre de ses pouvoirs. Quels qu'ils soient.
    Mais alors que je lui répondais, le barman, un jeune asiatique, à qui elle avait chuchoté quelques mots à l'oreille quelques instants plus tôt, s'en revint de l'arrière-salle, et déposa, avec un grand sourire et les compliments de la maison, un grand verre de lait en face de moi.
    Je crispai la mâchoire. Et d'un geste, je balançai le verre sur le sol, qui se brisa en mille morceaux, répandant son contenu sur le carrelage. Le serveur ne goûta nullement à la plaisanterie, qui le faisait pourtant bien rire moins d'une minute plus tôt, et commença à avancer vers moi, vraisemblablement pour me faire comprendre que casser le matériel d'un chinois au milieux d'un quartier rempli de chinois, c'était pas une bonne idée. Mais ce qu'il vit le figea aussitôt.
    Mes yeux avaient changé de couleur.
    Lorsque je venais à m'énerver, à perdre patience, cela se voyait aussitôt. Mes iris devenaient rouge, tandis que le blanc de mes yeux s'injectait de sang à tel point... Eh bien, qu'il n'en restait pratiquement plus une trace de blanc. De fait, mes yeux devenaient intégralement rouges, ne laissant plus qu'une pupille noire flotter au milieu. A ce moment, inutile de vous dire qu'il vaut mieux tourner les talons et s'en aller très très très loin de moi. Avant que je ne m'énerve un peu plus. Et coup de chance, le serveur arriva à cette même conclusion, et prétextant un oubli quelconque, disparut dans l'arrière-salle. Peu de chances pour qu'on le revoit avant mon départ, selon moi...
    Pourquoi m'énerver à ce point pour un verre de lait, me direz-vous ? Eh bien, j'ai toujours détesté le lait. Je n'ai jamais aimé en boire, ni en ingurgiter de quelque manière que ce soit. Résultat des courses, je n'avais jamais énormément grandi, la plupart des hommes de mon âge me dépassant toujours d'une bonne tête. Un mètre soixante-quinze, c'est suffisant pour être plus grand qu'une femme. Mais face aux autres hommes, j'ai tendance à me sentir trop petit. De fait, j'ai tendance à m'énerver lorsqu'on critique ma taille. Et le lait a toujours été une insulte particulièrement chauffée à blanc. La plupart de ma famille n'a jamais cessé d'affirmer que tant qu'à force de refuser de boire du lait, je finirai par ne jamais grandir. Conséquence, chaque fois que l'on m'offre du lait, j'ai tendance à le prendre comme une remarque personnelle sur ma taille. Tiens, bois ça ! Ça te fera grandir un peu !
    Je sais, s'emporter pour cela, ce n'est pas vraiment digne d'un flic. Mais il y a des limites à ne pas dépasser. Il y a des choses qu'il ne faut jamais, jamais faire en face de moi.
    Alors que je me retournai vers ma suspecte à la poitrine aussi énorme que son égo, celle-ci achevait de ricaner, et put apercevoir l'aspect rouge sang de mes yeux. J'étais loin d'être calmé. Néanmoins, au fil des secondes, elle allait voir le rouge disparaître peu à peu, pour finir, au bout d'une dizaine de minutes, par me rendre mes yeux verts d'origine.
    Néanmoins, cela ne la déstabilisa pas. Ou plutôt, elle fit son possible pour ne pas le montrer, avant de me lancer un défi : Trouver par moi-même son véritable nom, histoire de vérifier que mon boulot de profiler n'avait pas été obtenu par un coup de chance. Je soupirai :


    "Encore une imbécile qui pense qu'un profiler, c'est comme un télépathe... Décidément, vous me décevez, je vous imaginai plus futée que ça..."

    Néanmoins, je n'avais pas l'intention de rester bredouille, et de jouer les timides. Aussi, je la scannai entièrement. Mon regard balaya son visage, ses cheveux, ses oreilles, ses yeux, son décolleté, ses bras, ses mains, sa bouche, son ventre, ses jambes, sa manière de s'asseoir, celle de tenir son verre, la certaine crispation qu'elle ressentit en me voyant l'observer de cette manière, tout en faisant son possible pour dissimuler sa nervosité, ainsi que les moindre tics de son visage, trahissant davantage ses émotions que toutes les larmes qu'elle aurait pu verser.

    "Vous êtes une jeune femme qui a tendance à se servir un peu trop de la bienveillance des autres pour gagner sa vie. Vous faites du sport, histoire de garder une silhouette svelte, et vu l'adresse que vous avez dans vos doigts, lorsque vous les crispez sur votre verre, ça me permet de supposer qu'ils doivent être sacrément entraînés, peut-être par une utilisation intensive du piano. Ou alors, pour crocheter les serrures."

    A cet instant, même si la jeune femme n'en eut pas forcément conscience, ses sourcils bougèrent, l'espace d'une fraction de seconde. Invisible pour l'œil humain non entraîné. Mais j'avais passé des années de cours et d'expérimentation à étudier ce genre de micro-expressions sur le visage des gens. Et à présent, ne pas voir la surprise qui en résultait aurait été une gaffe de ma part. Et c'était de cette manière que j'avais été certain qu'elle jouait avec les serrures, et non avec un instrument de musique. Dès que j'avais parlé de piano, elle avait semblé impassible, comme si ce détail était sans importance, mais la surprise de son visage lorsque j'avais parlé du crochetage trahissait ma réponse juste. Oui, d'une certaine manière, j'avais bluffé pour trouver la vérité, et alors ?

    "Vous n'avez pas été élevée par des gens particulièrement riches, ça se voit. Je dirai qu'ils étaient plutôt du genre modestes. S'ils avaient été riches, vous auriez emprunté cette voie pour vous amuser davantage que pour vivre, et s'ils avaient été pauvres, vous vous seriez montrée bien plus active dans votre domaine. Du genre à gagner un peu plus, toujours plus vite."

    Ici aussi, du bluff. C'était le meilleur moyen. Bien entendu, elle avait pu être élevé par des gens d'une autre classe sociale, mais le fait que j'ai eu l'air d'avoir raison semblait donner davantage de poids à mes explications, ce qui l'empêchait de remarquer les failles de mon raisonnement. Après tout, qui va se casser la tête à étudier un raisonnement si la solution est la bonne ?

    "Enfin, je dois pouvoir dire que vous n'êtes pas du genre à vous salir les mains. Ni à donner vos ordres directement. Vous êtes le genre de femme qui insinue, qui pousse les autres à lui obéir sans en avoir l'air. Vous êtes une manipulatrice hors-normes qui a tendance à user du bluff, de la flatterie et de la ruse pour obtenir ce qu'elle veut. Vous n'avez d'ailleurs personne dans votre vie. Après tout, ce serait offrir moins de place à votre égo, pour ça, non ? Dans votre petite tête, personne n'a autant d'importance que vous. Vous êtes la plus grande, la plus belle, la plus intelligente, et personne ne viendra jamais vous chercher des noises parce que vous vous pensez meilleure que la moyenne."

    Là, en l'occurrence, je ne bluffai pas. C'était tout ce que j'avais pu déduire de mon interlocutrice durant notre conversation. Elle n'avait pas commandé directement le verre de lait, elle s'était arrangé pour que le serveur l'apporte, presque de son propre chef. Et de la manière dont elle m'avait parlé tout au long de cette conversation, refusant de me céder la moindre parcelle d'avantage, considérant toutes mes insinuations de "handicap" comme des privilèges à ses yeux, tout en persistant à tenter de me draguer ouvertement. Ajoutez à ça le fait qu'elle tentait de mettre le doigt sur la moindre faille de mes intentions, comme le fait de prétendre qu'une fois proche de son avocat, elle parviendrait à m'échapper, ou bien, tout simplement, en insinuant que je n'étais qu'un bleu. Elle n'aimait pas perdre du terrain. Cette femme n'aimait qu'une seule chose : GAGNER. Remporter l'avantage sur tout et tout le monde, ne jamais reculer, ne jamais se rendre.

    "En d'autres termes, la jolie brune que j'ai sous les yeux est une simple arnaqueuse de bas étage, qui répond au doux nom de Rose Laurens. J'ai tout bon ?"

    Je laissai un moment de flottement passer. Hein ? Comment j'avais fait pour deviner son nom ? Eh bien, c'est simple ! J'ai stocké dans ma mémoire toutes les informations que j'avais glané sur elle, et je les avais mentalement comparé aux dossiers de criminels présents dans tout le Bureau 18 et... Ouais, bon, ça va, j'ai compris... J'ai pas assez de mémoire pour ça.

    En fait, mon chef m'avait appelé quelques minutes avant que je n'entre dans le bar en question, histoire de me prévenir que la jeune femme présente sur le portrait-robot avait été identifiée. Et même si Mademoiselle Laurens n'avait jamais été appréhendée par nos services et inculpée de manière certaine, grâce à ses alibis en béton, notamment, puisqu'elle se trouvait souvent, au moment de ses délits, au milieu d'une foule de personnes pouvant jurer sur la bible qu'elle était bien présente parmi eux, elle demeurait fortement suspectée. Après tout, si la police s'intéresse aussi souvent à vous et vous considère toutes les dix minutes comme fortement proche des responsables d'une arnaque professionnelle, c'est bien qu'il y a une raison, non ? Qui sait, peut-être avait-elle une sœur jumelle, histoire de lui assurer une protection supplémentaire...

    Je posai mon coude sur le comptoir, et me penchai un peu plus sur Rose, tout en lui souriant agréablement.


    "Eh bien ? Vous avez davantage de choses à dire, à présent ? Ou bien, vous préférez que l'on passe directement à la scène ou je vous passe les menottes incapacitantes ?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Mais qu'est ce qu'ils ont tous ? [PV Jack Cooper]   Ven 15 Juil - 18:22

Rose était comme qui dirait tombée sur le « pénible » du jour. A première vue, il se laisserait bien embobiner par une femme surtout si elle n’est pas trop mal foutue. Mais après analyse, on pouvait voir qu’il n’était pas si stupide que cela et surtout pas si absorbée par l’apparence de ses interlocutrices. Peu importe, Rose savait qu’elle ne lui était pas indifférente ? Quoi un égo important, non ses chevilles allaient parfaitement bien. Pourtant les répliques de l’homme vinrent la blesser quelques secondes.

"La tigresse se défend, dirait-on... Mais elle a planté ses griffes dans la mauvaise proie, malheureusement... Si j'étais un bleu, le genre d'élément qui doit encore faire ses preuves, vous pensez sincèrement qu'on m'aurait envoyé tout seul à la poursuite d'une personne qui aurait pu réduire deux mecs, pourtant baraqués, à l'état de charpie ? Réfléchissez un peu, mademoiselle. On confie pas ce genre de mission à un débutant..."
-Dans l'hypothèse que ce ne soit pas moi qui est tué ces deux mutants, qui vous dis qu’une demoiselle ne pourrait pas mettre une bonne correction à deux baraqués, comme vous dites. Je pourrai vous montrez un exemple mais j’aurai peur de casser votre petite bouille de bébé.


Elle ne prit pas à la rigolade, qu’il l’attaque sur son physique, ok. Mais de là à dire qu’une femme ne pouvait pas mettre KO un homme, ça en était trop. Pourtant, elle ne leva pas la voix au contraire. Sa dernière action, elle en profita pour attraper le visage de son interlocuteur. Vous savez comme pour le prendre par le menton et le secouer légèrement. Alors que l’envoyé soupira profondément, il reprit.

"Ceci dit, il est vrai que je ne suis pas là de mon plein gré. A cause d'un manque d'effectif certain, mon chef a joyeusement décidé de m'élire "détective de la journée", afin que je puisse vous mettre le grappin dessus. Alors que j'aurais pu faire tellement de choses plus intéressantes... Comme jouer aux cartes... Ou aller interroger une prostituée des bas-fonds..."
-Sympa…vous préférez la compagnie des prostituées.


L’égo de la mutante se lisait maintenant sur son visage vexé. Rose connaissait certaines filles dans un quartier voisin. Mais de là, à préférer les interroger, à moins que ce n’était pas pour le travail. A cette pensée, la jeune femme reprit le sourire. L’avantage d’être un mutant compétent, c’est que l’on ne dévoile pas sous coup d’une émotion son don. Et pour cela, Laurens était douée. Pourtant, contre toute attente son double arriva derrière eux et s’installa comme si rien était vers deux hommes lisant les nouvelles sur un journal. De loin, le clone serait prêt à faire diversion pour permettre à sa maîtresse de disparaître sans laisser de trace.

Un œil avisé le remarquerait tout de suite, mais Rose avait eu l’idée de la diversion. Le chuchotement au barman avait détourné le regard de l’agent. Rose observa alors la réaction de ce dernier quand il fut servit. Le verre vola assez violemment ce qui fit réagir avec amusement la mutante.

-Et bien, il semblerait qu’il n’ait pas le droit au lait non plus pendant le service. Tant pis, je trinquerai seule.

Le barman ne bougea pas, il nettoierait plus tard, beaucoup plus intéressé par le reste de la conversation de ces deux clients. Mais le regard des autres clients le fit réagir et il prit le temps d’expliquer certaines choses à l’homme.

-Wow, c’est cool ça. Et ça vous sert à quoi, concrètement ? A séduire les filles ? Ou bien les garçons ?

Alors que le chinois disparu à nouveau dans l’arrière salle, Rose trouvait le moment de repartir avec ses attaques. Elle n’était nullement effrayée. Vous savez quand vous êtes en contact avec des mutants plus moche les uns que les autres, face à certains dons, vous voyez la vie autrement. Et les yeux rouges en faisaient partis.

-Vous êtes capable de faire, un œil de chaque couleur ?
"Encore une imbécile qui pense qu'un profiler, c'est comme un télépathe... Décidément, vous me décevez, je vous imaginai plus futée que ça... Vous êtes une jeune femme qui a tendance à se servir un peu trop de la bienveillance des autres pour gagner sa vie. Vous faites du sport, histoire de garder une silhouette svelte, et vu l'adresse que vous avez dans vos doigts, lorsque vous les crispez sur votre verre, ça me permet de supposer qu'ils doivent être sacrément entraînés, peut-être par une utilisation intensive du piano. Ou alors, pour crocheter les serrures."


Elle le laissa faire son exposé, tout en s’amusant avec son verre. La mutante inclina légèrement la tête, tout comme son clone. Pourtant, il n’avait toujours pas été repéré.

"Vous n'avez pas été élevée par des gens particulièrement riches, ça se voit. Je dirai qu'ils étaient plutôt du genre modeste. S'ils avaient été riches, vous auriez emprunté cette voie pour vous amuser davantage que pour vivre, et s'ils avaient été pauvres, vous vous seriez montrée bien plus active dans votre domaine. Du genre à gagner un peu plus, toujours plus vite. Enfin, je dois pouvoir dire que vous n'êtes pas du genre à vous salir les mains. Ni à donner vos ordres directement. Vous êtes le genre de femme qui insinue, qui pousse les autres à lui obéir sans en avoir l'air. Vous êtes une manipulatrice hors-normes qui a tendance à user du bluff, de la flatterie et de la ruse pour obtenir ce qu'elle veut. Vous n'avez d'ailleurs personne dans votre vie. Après tout, ce serait offrir moins de place à votre égo, pour ça, non ? Dans votre petite tête, personne n'a autant d'importance que vous. Vous êtes la plus grande, la plus belle, la plus intelligente, et personne ne viendra jamais vous chercher des noises parce que vous vous pensez meilleure que la moyenne."

Elle fit mine de prendre des notes, alors c’est tout ce qu’il voyait. Allons encore un petit effort.

"En d'autres termes, la jolie brune que j'ai sous les yeux est une simple arnaqueuse de bas étage, qui répond au doux nom de Rose Laurens. J'ai tout bon ?"

Elle l’applaudit littéralement, il avait fait du bon boulot, du moins en surface.

-Ce n’est pas du lait, que j’aurai du vous amener, mais du champagne. Je suis totalement d’accord avec votre analyse…

Elle ne termina pas sa phrase comme à son habitude. Laissant ainsi planer un léger doute, en effet, il n’avait pas du tout raison sur l’importance de sa personne ainsi que de celle de son entourage. Même si elle était chef de réseau, elle laissait carte blanche à ses acolytes. Mais elle ne brisa pas la recherche qui avait du être intensive du détective d’un jour. La fin d’explication, la tiqua légèrement, apparemment il n’était pas au courant des derniers faits divers de la mutante. La police n’avait donc pas fait le lien, c’était parfait, merci de l’information mon cher.

-Alors comme ça vous connaissez même mon prénom ? Intéressant, et puis connaître le vôtre, monsieur l’inspecteur ?
"Eh bien ? Vous avez davantage de choses à dire, à présent ? Ou bien, vous préférez que l'on passe directement à la scène ou je vous passe les menottes incapacitantes ?"
-Oh je croyais que nous étions amis. Après tout, nous faisons connaissance, non ?


Rose leva les yeux en direction de son clone. Il avait disparu pour venir s’asseoir derrière le policier. Alors qu’un second clone fit son apparition de l’autre côté de la pièce. Il fallait bien prévoir plusieurs clones pour faire diversion, non ? Juste pour qu’elle ait un peu d’avance pour s’échapper. Bien sûr, elle proposa comme si rien était une petite faveur. Juste pour tester les limites de son interlocuteur.

-Je préfèrerai passer à la scène « refaire une beauté avant de partir ».

Avant même d’attendre la réponse, la mutante se leva et se dirigea vers le fond du bar. Libre à lui de la suivre ou non ? En même temps, s’il ne voulait pas perdre son avance, il devrait peut être…..

Revenir en haut Aller en bas
Jack Cooper
Neutre de Classe 4
avatar

Bavardages : 233
Jour de mon arrivée : 30/05/2011

Carte d'identité
Job/Emploi: Profiler au Bureau 18
Niveau de maîtrise:
5/7  (5/7)
Agenda des Relations:

MessageSujet: Re: Mais qu'est ce qu'ils ont tous ? [PV Jack Cooper]   Lun 18 Juil - 17:46

    A la suite de ma remarque et ma réflexion de logique quant à sa supposition erronée sur mon statut de "bleu", Rose crispa légèrement ses mâchoires, trahissant son agacement quant à mes remarques. Étrange, pourtant, car il ne me semblait pas l'avoir personnellement insultée avec ce que je venais de dire sur ce sujet, mais ce qu'elle lâcha à la suite me prouva le contraire. Ah, elle croyait donc que, par mes dires, je pensais qu'une faible femme comme elle serait incapable de se défendre de façon compétente, et que le fait que je me considère comme un pro, et que je sois venu tout seul, signifiait, du moins, à ses oreilles, que je la savais incapable de me faire du mal. Cela aurait pu être vrai, mais en même temps...

    Je levai aussitôt les mains lorsqu'elle menaça de casser ma "petite bouille de bébé", et lâchai :


    "Oh là, oh là ! Tout doux, beauté... Je ne suis pas le genre de macho qui croit que les femmes sont incapables de se défendre, bien au contraire... Et vu mes capacités quasi-nulles en combat rapproché, même une adolescente pourrait me mettre par terre. Je tire mes capacités de mon cerveau surdéveloppé par rapport au vôtre."

    Terminant ma phrase sur cette insulte à peine voilée sur l'intelligence de mon interlocutrice, je tapotai ma tempe, histoire de donner davantage de poids à mon affirmation. La belle damoiselle avait l'air décidée à se montrer supérieure à tout le monde. Et plus j'affirmai mes talents, plus je lui vantai des capacités que je lui précisai comme infiniment au-delà des siennes, il y avait de fortes chances, très fortes, même, pour que son arrogance finisse, à un moment ou un autre, par prendre le dessus.

    "Quant à ma bouille de bébé, c'est mon outil de travail... Qui se méfie d'un aussi beau garçon que moi ? Après tout, vous aussi, vous êtes tombée dans le panneau, en me considérant comme un simple abruti de passage. Un bleu que vous pouviez manipuler à votre gré... Ça doit être horrible, pour une arnaqueuse professionnelle, de se rendre compte qu'on s'est fait duper aussi facilement... Par un flic... Plus jeune que vous, en plus..."

    Quand j'ai dit que j'allais lui mettre la pression et titiller son arrogance à fond les manettes, je plaisantai pas. Bon, j'ignorai ce qui pouvait se passer, aussi. Si elle se transformait soudainement en boule de magma, j'avais toutes les chances d'y passer dans la seconde. Mais même si je venais à me montrer très désagréable, elle n'était pas assez idiote pour me tuer elle-même. Parce que, comme je l'avais dit précédemment, elle était le genre de personne qui fait accomplir ses basses besognes par d'autres. Je risquai de recevoir la visite d'un tueur à gages venu de sa part, mais qu'elle se salisse elle-même les mains, ça, c'était très peu probable. Voire impossible. Ou alors, elle était bien plus idiote que je ne l'avais supposé...
    L'épisode du lait, par la suite, renversa un peu la vapeur, lui prouvant qu'elle savait néanmoins s'amuser à mes dépends. Elle prit ensuite le parti de se moquer de mon soudain accès de fureur, demandant s'il s'agissait de ma manière de draguer les filles. Ou les garçons. L'interrogation suivante se porta sur mes yeux, la belle damoiselle se demandant si j'étais capable d'en faire rougir un seul à la fois.
    Manque de bol pour elle, tant qu'elle ne me critiquait pas ouvertement sur ma taille, elle n'avait pratiquement aucune chance de m'énerver. Aussi, je me targuai d'un
    :

    "Si vous saviez tout ce que je peux faire rougir chez une femme, je suis sûr que vous n'hésiteriez pas sur ma sexualité, Rose... Je peux vous appeler Rose ? Bien sûr que oui !"

    Et une nouvelle marque de territoire.

    Elle ne se crispa pas une seule fois durant toutes mes déductions à son sujet, et après avoir fait mine de prendre des notes sur un calepin invisible, Laurens s'était alors décidée à m'applaudir, me félicitant pour mes talents de profiler, tout en précisant qu'elle était fondamentalement d'accord avec mes analyses. Et qu'elle était même impressionnée (du moins, elle le sous-entendait) que je connaisse également son patronyme, avant de me demander si elle pouvait connaître le mien, ce qui me fit doucement ricaner :


    "Quoi, vous ne l'avez pas lu, lorsque je vous ai montré ma plaque ? Mais enfin, vous êtes sûre de ne pas être blonde, en réalité ? Il ne faut pas tant de neurones que ça pour être arnaqueur professionnel ? Je suis déçu, soudainement... "

    Un de ces quatre, il faudrait que quelqu'un décide d'élire le type qui appuie le plus sur la corde sensible de toutes les manières possibles et imaginables, juste pour savoir si je remporterai un tel championnat haut la main, et si ce n'était pas le cas, pour connaître celui que j'allais bientôt battre après lui avoir volé toutes ses astuces...
    Enfin, à la suite de tous ces longs et langoureux mots que nous échangeâmes, le cas des menottes fut abordé. Par moi, en l'occurrence, ce qui fit réagir ma chère suspecte, puisqu'elle tenta à son tour de jouer la dragueuse innocente, mais sexy en diable, prétextant avoir cru que nous étions devenus de bons amis, juste après avoir aimablement fait connaissance. Aimablement, oui, c'est le mot. Après tout, se balancer des vannes, jouer à celui qui a la plus grosse à deux, c'est toujours charmant et amical, même si l'autre en face est une femme. Et une fois de plus, une connerie atterrit dans mon cerveau, et après quelques passages dans les circonvolutions de mon esprit, se décida à franchir la barrière de ma bouche, sans avoir prit la peine de passer par la zone de censure auparavant. Et il en résultat cette phrase :


    "Oh oh ? J'ignorai que vous étiez du genre à adorer de telles pratiques..."

    Je haussai un peu le ton, histoire de bien me faire entendre de la majeure partie des clients.

    "Alors comme ça, votre truc, c'est de vous faire menotter et dominer par un flic ? Je savais pas que les filles dans votre genre faisaient ça !"

    Là, si elle avait des complices dans cette salle, ils allaient probablement penser que la damoiselle en qui ils avaient placé toute leur confiance n'était rien de plus qu'une suce-matraque, une pute qui se tapait des flics et qui, probablement, leur refilait des informations sur leurs coups. Pour ruiner une réputation, j'ai toujours été très doué. Ça a commencé quand j'étais à l'Institut Xavier, et où j'avais prit l'habitude de me faire maltraiter par un autre élève, qui m'avait prit comme tête de turc. Me demandez pas pourquoi, je lui ai jamais rien fait...
    Sauf que, comme je finissais par dire tout ce qui me passait par la tête, et à raconter tout un tas de conneries, j'avais un jour apprit que sa copine (pour faire plus simple, une salope qui couchait avec tous ses potes) avait tendance à le martyriser s'il ne cédait pas à absolument tous ses caprices. Du coup, quand il avait une fois de plus tenté de m'encastrer la tête dans un mur, j'avais demandé, presque en criant à tue-tête : "Hé ! C'est vrai que ta copine doit te fouetter pour que tu sois capable de bander correctement ?" Je vous laisse imaginer sa réaction, tout en gardant à l'esprit que ce n'était rien de plus qu'un ado de seize ans. Sauf qu'il l'a très mal prit, que la rumeur a enflé, et qu'il a fini par quitter l'Institut.
    Moi, des regrets ?
    S'il ne m'avait jamais enfoncé la tête dans des chiottes avant de tirer la chasse, peut-être qu'en effet, j'en aurais eu un peu...
    Était-elle profondément vexée ? Ou tenta-t-elle seulement de trouver une échappatoire à son arrestation lorsqu'elle me dit qu'elle souhaitait se "refaire une beauté avant de partir" ? La deuxième solution était la plus probable. Et je doutai qu'elle ne tente pas de s'échapper une fois hors de ma portée.
    Aussi, je tendis la main vers le fond du bar, et me contentai d'un simple :


    "Faites."

    Et sitôt qu'elle eut disparut, je décrochai mon portable. Il sonna une seule fois, avant que Hörsch, mon patron, ne réponde.

    "Chef ? J'ai trouvé la suspecte. Rose Laurens. L'arnaqueuse."

    "Alors ?"

    "Honnêtement ? Je doute qu'elle ait tué ces deux gars. Si elle avait vraiment massacré ces types, et qu'elle y avait prit autant de plaisir qu'on le suppose, elle n'aurait jamais pu lâcher les images des yeux. Au contraire, elle a presque immédiatement détourné le regard. Et si elle avait ne serait-ce qu'ordonné leur assassinat, elle n'aurait pas été aussi surprise de les savoir morts."

    "Donc, elle est innocente ?"

    "Innocente du meurtre de ces deux-là, oui. En tout cas..."

    "Vous en êtes certain ?"

    Je me frottai l'arête du nez.

    "Comme vous le savez, chef, le profilage n'est pas une science sans faille. Il est toujours probable que je me sois trompé, si la suspecte est une très bonne comédienne. Mais en l'occurrence, je crois qu'elle est sincère. Sur ce point, en tout cas."

    "Entendu. Vous pouvez rentrer, pour le moment."

    Sur ce, je raccrochai mon cellulaire et le fourrai dans ma poche, avant de me redresser et de m'étirer sans aucune gêne. Après quoi, je fis demi-tour, et me penchai vers le clone de Rose, qui s'était installé derrière moi quelques minutes plus tard. Hein ? Comme je l'avais deviné ? Simple. Lorsqu'elle s'était assise (le clone), je l'avais senti. Et comme je ne pouvais pas tourner la tête, je m'étais servi du reflet dans le verre de Rose pour la repérer. J'avais supposé qu'il s'agissait juste d'une femme lui ressemblant. Mais lorsque j'avais tendu la main pour lui montrer les toilettes, et que je l'avais suivi du regard, j'avais ainsi pu mieux observer, durant quelques secondes, du moins, l'apparence de la damoiselle derrière moi. Et j'avais pu en repérer une autre, totalement identique, de l'autre côté de la pièce. Du coup, la théorie de la sœur jumelle ne tenait plus vraiment. Et à moins que la damoiselle ait fait partie d'une bande de triplées, il y avait de fortes chances pour que sa mutation se situe au niveau du clonage de sa personne.
    Aussi, je laissai au clone de Rose la possibilité de se rendre compte du fait que je l'avais repérée, et me contentai de lui dire d'un ton doucereux :


    "Très chère mademoiselle Laurens... Cette joute verbale aura été pour moi une véritable partie de plaisir. Malheureusement, et vous devez le savoir, puisque vous avez écouté ma conversation, je n'ai plus de véritable raison de vous passer les menottes qui vous offrirait les nuits chaudes que vous aimez tant... Aussi, j'espère que nous nous reverrons... Dans de meilleures circonstances..."

    Aussi, de ma main, je lui attrapai délicatement ses doigts, et attirait ceux-ci jusqu'à mon visage, avant de lui offrir un délicat baisemain.

    "A la prochaine, Rose..."

    Et alors que je lâchai sa main, je lui donnai une bonne petite tape sur les fesses, la faisant sursauter au passage. Et je profitai de cette surprise pour tourner les talons et sortir du bar.
    Une fois dehors, j'inspirai à fond, et m'appuyai contre un mur. Après tout, elle pouvait très bien se décider à venir se plaindre de ce geste un peu déplacé. Aussi, je me décidai à attendre quelques minutes, au cas où elle souhaiterait poursuivre notre petite conversation.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Mais qu'est ce qu'ils ont tous ? [PV Jack Cooper]   Ven 22 Juil - 21:22

[hj ; désoulée je t’ai fais passé en dernier dans toutes mes rps, parce que ta réplique est grande. J’espère que tu ne m’en veux pas trop ? ]

___________________________________________________

"Oh là, oh là ! Tout doux, beauté... Je ne suis pas le genre de macho qui croit que les femmes sont incapables de se défendre, bien au contraire... Et vu mes capacités quasi-nulles en combat rapproché, même une adolescente pourrait me mettre par terre. Je tire mes capacités de mon cerveau surdéveloppé par rapport au vôtre."

Alors que son interlocuteur ne se laissa pas « toucher », la mutante remarqua le côté un peu brusque de ce dernier. Elle ne l’imaginait pas rechignant une quelconque approche d’une femme. Surtout après l’avoir observée sous toutes ses formes et ce n’était pas peu de le dire. Rose écouta alors son discours sans broncher, mais elle maintenait son sourire aux lèvres. La situation l’amusait malgré la gravité qui planait dans le fond de la discussion.

Alors comme ça, il était nul au combat rapproché. Rose recula un peu et observa l’ensemble de l’individu. Elle mit son index sur les lèvres et releva les yeux vers ceux du policier avant de répliquer.

-Surdéveloppé ? Comme Einstein ? Vous savez parfois la subtilité peut contrecarrer un « cerveau » tel que le vôtre, mon cher agent.

Même si Rose voulait le voir à l’œuvre, à moins de le provoquer physiquement elle ne pourrait obtenir ce qu’elle voulait. Et il y avait une grande chance qu’il ait un canaliseur ou je ne sais quoi pour paralyser la mutante. Alors la maîtrise de ses envies devait être contrôlée. La mutante écouta alors la réplique suivante toujours amusée par le jeune homme.

"Quant à ma bouille de bébé, c'est mon outil de travail... Qui se méfie d'un aussi beau garçon que moi ? Après tout, vous aussi, vous êtes tombée dans le panneau, en me considérant comme un simple abruti de passage. Un bleu que vous pouviez manipuler à votre gré... Ça doit être horrible, pour une arnaqueuse professionnelle, de se rendre compte qu'on s'est fait duper aussi facilement... Par un flic... Plus jeune que vous, en plus..."
-Je me demande ce que vous pouvez en faire après votre travail, justement. L’attitude plus « jeune » ne m’importe peu, ainsi que le physique de mes interlocuteurs en fait. C’est juste un « plus » pour l’appréciation visuelle. Et vous le savez, puisque vous m’avez montré deux personnes certes dans un piteux état, mais qu’à la base, ils n’étaient pas des tops models. Ils étaient certes bien bâtis autant que vous, mais rien de beau. Votre manipulation ne m’affecte en rien.


Cette fois-ci, Rose parlait d’une voix légèrement hautaine. Elle se contrefichait des paroles même si elles étaient pénibles à entendre. Lui aussi se laissait avoir, en pensait que cela l’affectait. Mais elle se garda de lui dire, afin d’apprécier la manière d’être de son interlocuteur. Chacun son tour, les deux protagonistes se lançaient des pics, mais ils faisaient connaissances, non ?
Rose l’attaqua alors sur ses techniques de dragues, même si c’était un peu grossier, elle se disait que la réplique serait drôle à entendre.

"Si vous saviez tout ce que je peux faire rougir chez une femme, je suis sûr que vous n'hésiteriez pas sur ma sexualité, Rose... Je peux vous appeler Rose ? Bien sûr que oui !"
-Dites moi votre prénom et vous pourrez. A moins que vous déguisiez vos préférences, c’est un travail de policiers, non ? De cacher sa véritable identité afin se préserver des « criminels ».


La mutante mima alors les guillemets de son dernier mot. Afin de détendre l’atmosphère. Apparemment, il n’y avait pas qu’elle qui avait un problème avec son attitude et son apparence physique. La jeune femme hésita alors à le taquiner une nouvelle fois, en le prenant par le menton. Mais se résilia puisqu’il venait de la décrire, en partie.

"Quoi, vous ne l'avez pas lu, lorsque je vous ai montré ma plaque ? Mais enfin, vous êtes sûre de ne pas être blonde, en réalité ? Il ne faut pas tant de neurones que ça pour être arnaqueur professionnel ? Je suis déçu, soudainement... "

La brunette recula alors sur son siège, elle était vexée. Alors pour ça, il avait mis les deux pieds dans le plat. Elle soupira et regarda ailleurs un instant. Puis elle commanda une autre boisson alcoolisée, un peu plus fort que la première. Elle ne demandait jamais les composants. Juste un « cocktail maison ». Seuls les pros du goût pourraient éventuellement retrouver toutes les saveurs.

"Oh oh ? J'ignorai que vous étiez du genre à adorer de telles pratiques..."
-… Vous seriez étonné.


Rose était vexée et ça commençait à se voir sur visage. En effet, son sourire avenant avait disparu. Son visage paressait plus neutre, comme s’il avait perdu sa luminosité, sa vivacité. Le ton qu’elle avait prit était même distant voire froid avec son interlocuteur.

"Alors comme ça, votre truc, c'est de vous faire menotter et dominer par un flic ? Je savais pas que les filles dans votre genre faisaient ça !"

La mutante se retourna en direction du fond de la salle et marmonna quelque chose comme…

-Si tu savais ce que je pourrai te faire…

Rose n’affichait plus le moindre sourire. Rien ne pourrait la mettre plus en colère que l’attitude de l’autre à ne pas vouloir lui donner son prénom. La colère faisait toujours apparaître un nouveau clone. Pourtant la mutante savait se maîtriser mais là c’était différent !

"Faites."

Elle ne se retourna même pas et se dirigea dans le fond. Sans un mot. Arrivée dans les toilettes, elle afficha un sourire. Puis comme s’était évident, elle sortit par la fenêtre du bar laissant un de ses clones prendre sa place. Toutefois, Rose lui donna comme consigne de rester à faire la tronche et ne rien dire. La deuxième chose n’était pas difficile à faire puisque les clones étaient muets mais quand même, une expression oubliée pourrait lui faire perdre de l’avance.

La mutante se faufila parmi la foule et se dirigea, juste en face du bar. Dans une boutique de cosmétiques. Tiens comme c’est pratique. Elle pourrait toujours lui dire qu’il lui manquait quelque chose si dès fois, il aurait l’intelligence de venir précisément là. Rose prit soin de ne pas être repérable de la rue, héhé ! Un peu de piment pour la sauce ! Il l’avait suffisamment prit pour une truffe pour ne pas dire autre chose, chacun son tour.

Pendant ce temps, le clone resta dans les toilettes. Alors que le premier qui était à côté des deux individus fut alors repéré. Il était en train de lui parler ? Même si la véritable Rose n’était pas dans les parages, elle entendait tout ce qui arrivait aux oreilles de ses clones. Une particularité qui lui permettait d’apprendre plus rapidement que sur un parcours classique. C’est ingénieux, surtout que le policier ne pourrait se douter de ce petit plus de sa mutation. L’ignorance de l’homme, permettait à Rose de reprendre du poil de la bête. Elle en profita pour sortir dans la rue. S’il ferai attention, il l’a verrait ou pas. Il y avait tellement de monde dans le coin.

"Très chère mademoiselle Laurens... Cette joute verbale aura été pour moi une véritable partie de plaisir. Malheureusement, et vous devez le savoir, puisque vous avez écouté ma conversation, je n'ai plus de véritable raison de vous passer les menottes qui vous offrirait les nuits chaudes que vous aimez tant... Aussi, j'espère que nous nous reverrons... Dans de meilleures circonstances..."
-…
"A la prochaine, Rose..."
-…


Le geste de l’individu ne fit pas bouger le clone, mais lors de la tape. Celui-ci disparu. Quelques minutes plus tard, Rose comprit alors que son policier devrait bientôt être dehors. Elle le vit alors patienter appuyer contre un des murs du bar. Elle ne bougea pas, elle voulait voir s’il l’avait remarquée.

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Mais qu'est ce qu'ils ont tous ? [PV Jack Cooper]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Mais qu'est ce qu'ils ont tous ? [PV Jack Cooper]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
X-Men Legend :: New York City :: Chinatown-
Sauter vers: