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 [PV Gabriel Anderson] Le Diable n'est jamais loin de la Croix

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Kelly McGrath
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MessageSujet: [PV Gabriel Anderson] Le Diable n'est jamais loin de la Croix   Mar 2 Aoû - 20:24

>>> Il n'y a pas de Dieu sans Diable... Si Dieu existe, alors Madness Queen est la Reine de l'Enfer


    La vie, la mort… Quelles inventions stupides… D’autant plus lorsque l’existence était difficile… Tout perdre d’un coup, c’était ce qui était arrivé à Kelly. D’abord ses parents, ensuite son grand frère, ensuite sa raison, bien que cela ne soit que partiel… Il était dur de vivre quotidiennement avec des maladies mentales qui s’enchaînaient sans cesse… Tantôt paranoïaque, tantôt psychopathe, tantôt perverse, et cette liste était loin d’être exhaustive… Mais s’il y avait bien une folie que Kelly se réjouissait de ne pas avoir, c’était la ferveur religieuse… Selon elle, il n’existait rien de pire que la religion… C’était tout de même osé de proclamer que ce qui nous arrive de mal était de notre faute et que ce qui se produit de bien était grâce à Dieu… Un foutage de gueule même ! Certifié non conforme… Quelle connerie franchement… Enfin, ça avait tout de même permis à l’Eglise de se faire bâtir de beaux édifices, qui la plupart du temps étaient austères… Plus on avançait dans le temps, plus les édifices étaient moches. Enfin, là n’était pas la question. Car Kelly ne se trouvait pas dans une église, mais dans un cimetière… Assez calme et paisible. Elle tenait dans ses mains blanches trois bouquets de fleurs, des chrysanthèmes. C’était ce que le fleuriste lui avait conseillé. Mais elle avait aussi amené des fleurs multicolores pour embellir le tout, mais aussi pour montrer son opposition à la tradition… Ca devait être pour cela que la vieille dame à l’entrée l’avait regardée d’un air outré. La rousse lui avait répondu :

    « Ce n’est pas la fleur qui compte, mais la valeur qu’elle porte… Les temps changent.»

    Vieille bigote, pensa la mutante en lui adressant un regard plein de mépris… Elle poussa ensuite avec son coude la grille du lieu où reposaient ses parents et son frère. Elle connaissait le chemin par cœur, elle pouvait même s’y rendre les yeux fermés. Prise d’un soudain narcissisme, c’est ce qu’elle fit… On aurait dit une somnambule, mais elle marchait avec confiance. Le silence lui semblait presque étrange, pour une fois elle n’entendait pas de voix… Elle entendait juste les cailloux craquer sous ses converses, et le frottement de ses jambes l’une contre l’autre –elle portait son incontournable jean. Puis soudain, stop. Elle s’arrêta, net. Ses yeux noisette se rouvrirent. Elle faisait face au caveau familial. Elle s’agenouilla et tira un chiffon de son sac pour enlever les saletés qui recouvraient le caveau. Elle disposa ensuite les trois bouquets, un pour chaque membre perdu… Elle poussa un soupir puis se releva… Elle murmura tristement et froidement :

    « Papa… Maman… Grand frère… Où êtes-vous maintenant ? »

    Même avec son QI de génie et avec un état lucide, elle ne parvenait pas à s’expliquer le phénomène de mort… Elle s’y était intéressée de près en lisant des études mais non, c’était inexpliqué. Sauf par les illuminés qui croyaient en cette entité appelée « Dieu ». Elle pouffa en pensant à ce nom, puis tira de son grand sac violet un couteau suisse… Et ce n’était pas pour se limer les ongles. Elle retira ensuite sa veste, elle portait un débardeur noir qui révélait ses nombreuses cicatrices. Elle s’accouda ensuite sur la croix qui ornait la tombe. Un petit mouvement du pouce et hop ! La lame jaillit, brillante et aiguisée… Kelly ressentait un besoin de sang, et puis les fleurs avaient l’air d’avoir soif ! La folle murmura :

    « A votre santé… »

    Elle tenait la lame dans sa main gauche, et commença à se sectionner la peau au niveau des poignets… Pire : elle se sciait et creusait profondément. Oh oui, elle avait beau avoir mal, mais son besoin d’automutilation était là… Afin que son bras gauche ne soit pas jaloux, elle le sectionna au même endroit, le sang coulait en abondance sur les fleurs, sur le sol, sur la pierre tombale. Il était d’un joyeux roux, tout comme les cheveux de Kelly… Mais après tout, le rouge n’était-il pas la couleur du Diable ? Madness Queen ricana à cette pensée, ses bras étaient trempés de sang, le liquide vital ruisselait tous le long de ses bras blancs… La détraquée riait doucement, elle étendit ses bras et contracta ses muscles afin qu’il coulât plus. Elle s’était adossée à la croix afin d’avoir un appui au cas où elle s’effondrerait… Oui, voir ce sang couler était des plus amusants, la première fois qu’elle en avait vu en grande quantité c’était lorsque son frère avait été tué sous ses yeux… En cet instant elle n’avait plus peur ; elle riait toujours dans sa barbe, de temps à autres elle recreusait des entailles… A ce rythme elle finirait par se tuer beaucoup plus rapidement qu’elle le pensait… Or elle s’en fichait, du moment que son sang coulait…
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Gabriel Anderson
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MessageSujet: Re: [PV Gabriel Anderson] Le Diable n'est jamais loin de la Croix   Mer 3 Aoû - 11:26


Dès le premier regard il la détesta et il l'aima. Dès que Gabriel posa son regard sur cette jeune fille entrain de faire couler le sang de ses veines il la trouva sublime, un péché originel à elle toute seule. Une beauté et une attirance qu'il ne saurait véritablement définir. Voilà bien longtemps qu'il n'était pas retourné aux états unis. Mais la mission spéciale que lui avait confié le Vatican ne pouvait attendre et il avait été logé dans un des luxueux hôtel de la ville, louant l'une de ses voitures de sport favorite, tout bien évidemment aux frais du Saint Siège.

Il s'était rendu dans le cimetière pour se recueillir, à l'instar des autres personnes présentent. Très peu à vrai dire et cela lui convenait. Un couple de vieillard dans le fond, parlant certainement de leur futur emplacement, cette jeune fille qui dans quelques secondes allait se trancher les veines et une mère accompagnée de sa fille de 7ans, la petite ne comprenant certainement pas ce qu'elle faisait ici. Seigneur ces pauvres gens... .

Quoiqu'il en soit Angel Dust avait été détaché ici pour surveiller les agissements des Inquisiteurs, cette branche à moitié soutenue par le Vatican et dont la liberté de mouvement inquiétait un peu le Saint Père. Bien que Anderson apprécie nettement moins l'actuel Pape au précédent, il devait lui reconnaître un esprit plus combattif, certainement dû à son adolescence dans les jeunesses hitlériennes. Quoiqu'il en soit, Gabriel n'avait pas à le juger et il le savait, mais cette position avait rendu son esprit encore plus instable qu'en temps normal et l'esprit d'indépendance se faisait de plus en plus sentir chez lui.

Il faisait chaud ce jour là, et c'était d'un costume de lin entièrement blanc qu'il était venu en ces lieux, pourquoi exactement? Recueillement? Prière? Bénédiction? Certainement ce que les badauds auraient pu penser s'ils ignoraient que le corps de la mère d'Anderson avait été transféré ici après son décès sur la demande de son fils. La tombe n'avait ni fleur ni ornement spécial, il ne venait pas assez souvent ici pour cela. Elle était d'ailleurs en partie recouverte de mousse et divers épines de pin. Quelle idée de mettre des arre de vie éternelle dans un cimetière, comme cette tradition stupide des chrysanthèmes. Pour honorer un mort une prière suffisait, inutile selon lui de s'égarer plus loin.
Quoiqu'il en soit, aujourd'hui encore l'exorciste portait des gants, blancs évidemment mais toujours en cuir, visiblement la seule matière assez épaisse pour contenir le pouvoir qu'il avait dans ses mains. Le reste de son corps était encore à peu près maitrisable mais les mains restaient son arme ultime.

Il avança à côté de la jeune femme dont les veines désormais saignaient abondamment, tenter de la sauver n'était pas dans ses habitudes et à vrai dire, elle pouvait mourir, elle irait directement en enfer...


« Gaspiller ainsi la vie qui vous a été donné. Je ne sais pas ce que vous reprochez à votre existence pour être ainsi prompte à la donner à de simples fleurs qui de toutes façons finiront par mourir. Vous êtes comme elle finalement, une fleur coupée qui ne semble vouloir que mourir dans un dernier élan de beauté magnifique. Mais que diriez vous si quelqu'un vous proposait de faire renaître vos racines... »

D'un geste ample et élégant, Anderson sortit un mouchoir de sa poche et rapidement, il en entoura le poignet de la jeune femme, la regardant cette fois dans les yeux de son regard bleu ciel enivrant. Il avait un certain charisme et il savait que sa voix avait pour effet d'atteindre certain cœurs...
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Kelly McGrath
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MessageSujet: Re: [PV Gabriel Anderson] Le Diable n'est jamais loin de la Croix   Mer 3 Aoû - 15:30

    Le sang écarlate de Kelly coulait, abondamment… Son visage, son corps déjà blanc devenaient peu à pu exsangue… Elle ne sentait même plus la douleur, elle était entrée dans un état second… Sa tête tournait doucement… Cela la rendait presque lucide, les folies se perdaient dans un tourbillon de noirceur… Un évanouissement ? Elle en était proche, or sa conscience luttait… Sa vue défaillait quelque peu, son ouïe également. Et pourtant elle restait droite, aussi solide que la croix… Un petit délire s’était installé dans sa tête : elle s’imaginait, en famille, avec ses défunts parents et grand frère, ils avaient vieilli… Normal, tant de temps s’était écoulé depuis leur mort… Et tant de sang s’écoulait des veines de Kelly, son corps était une clepsydre qui lui indiquait à quel stade elle en était… Elle était proche du stade mortel, mais là n’était pas le problème… Il n’y avait plus de problèmes… La mutante était sereine, ses folies semblaient s’envoler dans son sang… Puis soudain une voix d’homme… Ce n’était pas une voix de sa tête, c’était une voix réelle… On lui disait que se vider ainsi sur de malheureuses fleurs était un gaspillage… Qu’elle était une fleur coupée, qui voulait mourir d’une façon marquante mais magnifique… Et soudain une proposition : renaître… Ensuite, le contact fibreux d’un mouchoir, cela ne la fit pas tiquer, la douleur n’était qu’une information physique… Kelly laissa sa tête tomber vers l’individu qui lui avait parlé. Les yeux noisette de la détraquée étaient mis clos, elle ne prêta pas attention à l’aspect de cet homme… Elle lui répondit faiblement :

    « Bien que mortelle et faible, lorsqu’elle est dressée sur une tombe, une fleur apporte de la vie dans un lieu mort… C’est un hommage matériel rendu à ceux que l’on a perdus… Chaque fleur est unique, et toutes portent le même message, celui d’un manque dans notre vie et d’un respect certain… Vous me comparez à une fleur coupée et vous avez tort… Je suis une fleur fanée, pourrie jusque dans ses racines, et qui pourtant ne parvient pas à retrouver la paix intérieure… C’est la résignation qui me pousse à vivre… Mais je suis déjà blasée par mon existence, mon avenir m’a été arraché… Le futur n’existe pas pour un être comme moi. »

    Kelly sentait le regard perçant de l’homme sur elle… Il la regardait droit dans les yeux, mais cela ne lui faisait rien… Pas d’effet particulier… Elle remarquait juste l’importante blancheur de ses vêtements immaculés… Elle eut ensuite un sourire triste, malgré la gravité de son visage… Elle ajouta à ses précédentes paroles :

    « Si quelqu’un me proposait de faire renaître mes racines, je lui dirais de s’adresser à plus nécessiteux que moi… Des racines pourries, même régénérées, ne donneront jamais une pousse normale et épanouie… Je suis quelqu’un d’irrécupérable, j’ai subi et vu des choses qu’une fillette et qu’une adolescente n’auraient jamais du recevoir… Résultat, au lieu d’être une jeune femme en fleur, je suis déjà fanée… Non, rien ne peut me faire renaître… Et puis j’ai déjà assez d’une vie, je ne veux pas en avoir une autre… Si vous voulez donner une chance à quelqu’un, allez donc voir les orphelins, les sans-domiciles fixes, les malades, les veufs et veuves, les handicapés… Eux ne demandent qu’à renaître, et pourtant on ne fait que les plaindre. Moi, non. Et je n’accepte pas non plus de recevoir de la pitié. Il n’y a rien de plus humiliant que de me sentir pitoyable. »

    Kelly se laissa glisser le long de la croix pour attraper son sac violet… Elle en tira cette fois-ci un briquet… Elle l’actionna plusieurs fois… Une fois que la flamme fut bien droite et chaude, elle la posa sur les entailles de ses deux bras. Elle ne semblait pas souffrir… L’automutilation ne lui faisait plus rien, que ce soit par la lame ou par les flammes elle n’avait plus mal. Son esprit ne réagissait plus à ce genre de douleurs… Alors que le feu s’affairait à cicatriser ses plaies, elle poursuivit :

    « Et pourtant… Il y a toujours quelque chose qui me pousse à continuer cette existence de merde… Je ne sais pas si c’est à cause de la fierté, ou bien si c’est de la folie, mais j’ai la certitude que ce n’est pas à cause de la mort… La mort, ce n’est qu’une formalité libératrice de toute façon. Je ne sais pas… Et au final, si je savais, je crois que ce serait encore pire, j’en creuserais probablement ma propre tombe… Ou plutôt : je rejoindrais le caveau familial, si quelqu’un daignait m’y enterrer bien sûr… Car généralement, les morts sans famille sont regroupés ensemble, au pie d’une sépulture commune, jusqu’à ce qu’on les oublie… Mais moi c’est encore différent… Je suis quelqu’un qui s’est oublié, et que l’on a oublié. »

    Les plaies avaient cessé de saigner. Kelly manquait toutefois de sang, elle en avait fait couler beaucoup. Il lui faudrait un certain temps pour que cette anémie disparaisse ; elle avait toujours la force de parler. Pour la première fois, elle parvint à se décrire son interlocuteur… Tout de blanc vêtu, avec des gants assez épais, les yeux d’un bleu perçant, un regard mystérieux et pourtant bienveillant… L’air assez séduisant, il devait avoir dans la quarantaine. Quelque chose de brillant sur sa veste attira son attention : il s’agissait d’une croix. La mutante poussa une petite exclamation de dégoût. Elle reprit :

    « A ce que je vois vous êtes croyant… Peut-être même pratiquant… Voire même un ecclésiastique… Je comprends mieux pourquoi vous êtes venus vers moi… Allez donc distribuer votre pitié ailleurs. Cela vaut également si vous êtes venus m’importuner avec vos bondieuseries. Si votre Dieu existait, le monde ne serait pas aussi triste. Et s’il existait, je serais déjà le Diable en personne… A moins que je ne le sois déjà, qui sait ? Les gens me redoutent et me rejettent… Vous sortez du lot, certes, mais… Comment dire ça… Je ne fais pas partie de votre monde d’illuminés. Adieu. »

    La rousse ramassa difficilement son sac, puis voulut s’en aller… Elle avait du mal à tenir debout, mais ça viendrait… Il suffisait d’attendre un petit peu, même si cela devait durer une nuit… Tout ce qu’elle voulait, c’était ne plus rester à proximité de ce cul-béni. Elle n’aimait pas la pitié, et elle l’aimait encore moins lorsqu’elle provenait d’un individu qui avait la foi… Elle mit un pied devant l’autre, elle titubait dangereusement… Sa tête tournait un peu, elle avait avancé de quelques centimètres et dut aussitôt s’appuyer sur la croix pour reprendre son souffle et ne pas tomber. Elle espérait que l’autre illuminé s’en était allé…
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Gabriel Anderson
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MessageSujet: Re: [PV Gabriel Anderson] Le Diable n'est jamais loin de la Croix   Mer 3 Aoû - 17:58

Anderson l'avait écouté, du début à la fin. Pourquoi était il resté aussi calme? Pourquoi en l'avait il pas encore tué afin de libérer son âme hérétique de l'enveloppe charnelle qui la retenait afin de la ramener auprès de Dieu tout puissant afin qu'elle puisse être jugé par le Père des pères. Il n'en avait pas la moindre idée. A vrai dire cette gamine qui pensait tout savoir et tout avoir compris de Dieu était plus à ses yeux une brebis égarée plutôt qu'une hérétique convertie. Une petite erreur de jugement vis à vis de la vérité, mais après tout, il n'y avait pas tellement à s'en faire, elle était à moitié morte et quel lieu était le plus propice pour faire disparaitre un corps qu'un cimetière? Gabriel le savait pour avoir enterré plusieurs de ses victimes auprès de véritables cadavres.
Pas très chrétien? Gabriel suivait sa propre voie et sa propre vision de la chrétienté. Il avait été absout par le Pape de tout ses péchés passés, présents et à venir, par conséquent il ne redoutait pas le jugement divin. Et à chaque fois qu'il exécutait c'était au nom de Dieu pour sa Gloire éternelle pour des siècles et des siècles...

Après avoir craché son venin auprès du prêtre, elle voulu s'en aller, dans un état qui ne lui aurait sans doute pas permis de regagner ne serait ce que la grille du cimetière sans être aidé. De la pitié? Non loin de là cette idée dans la tête du prêtre. Le terme pitié à vrai dire le dégoutait, tout comme ses clochard ou ses pauvres dans la rue. A eux qui avaient été rejeté par ce monde il offrait l'ultime voyage afin de faire taire à jamais leurs souffrances et leur misère. Heureux les simples d'esprits, heureux les miséricordieux... car le royaume de Dieu leur est offert.. .

Alors qu'elle s'en allait, Gabriel la retint par le poignet. Les idées embrumées de la jeune femme ne lui permirent pas de se débattre et elle put constater la force de cet homme qui avait pourtant une apparence si délicate. Il serra suffisamment fort ses deux poignets pour qu'ils saignent à nouveau...


"L'infection ne vous aidera pas. Le corps qui vous a été donné est un don précieux et quand bien même votre esprit serait meurtri il vous incombe de le garder et de vivre plus fort à chaque instant pour que batte un cœur nouveau."

Il sortit du revers de sa veste un flacon d'alcool (qu'est ce qu'un prêtre fou avec un flacon d'alcool on s'en tape c'est classe).

"N'ayez crainte, ce n'est pas de l'eau bénite et si vous êtes le diable alors il ne m'incombe pas de le vérifier."

En vérité l'alcool de Gabriel contenait un soupçon d'eau bénite, une vieille tradition qu'il gardait afin d'avoir toujours quelque chose pour convaincre certain adversaires un peu trop coincé. Il connaissait les faiblesses de l'homme et les exploitaient une par une jusqu'à obtenir ce qu'il souhaitait. Il enleva le gant de sa main gauche et y versa quelque gouttes sur son index, le faisant entrer en contact avec la peau de la jeune pécheresse, récitant un des psaume de manière mécanique...

"Lorsqu'ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils y crucifièrent Jésus ainsi que les malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche. Et Jésus disait : Père, pardonne-leur. ils ne savent pas ce qu'ils font"

Tout en récitant ces paroles il tint un peu plus fort la jeune femme et le simple contact du doigt du prêtre cautérisa sa plaie, il dessina une croix sur chacun des poignets, telle serait la forme de sa cicatrice désormais. Sa main semblait avoir une lumière, quelque chose d'intense comme un halo. Il espérait qu'elle ne soit pas assez consciente pour s'en rendre compte et remit aussitôt fini, son gant. Il lui montra la croix sur sa veste en la décrochant. La voix de Gabriel avait toujours ce timbre envoutant, comme si chacune des paroles pénétrait à l'intérieur de la personne qui l'écoutait. de longues années à réciter des psaumes et à faire des sermons l'avait transformé en maître dans cet art. Il déposa la croix dans le sang encore chaud au milieu des plantes...

"Je n'ai besoin d'aucun signe ni d'aucune reconnaissance pour louer celui en qui je crois. Peu importe ce que vous pouvez dire de lui, vous qui ne savez pas et qui ne pouvez pas comprendre. Car aussi nombreuses les épreuves qui furent dans votre vie vous avez trouver en Dieu le responsable de vos fautes mais son fils lui même est mort sur la croix et pourtant il leur accorda le pardon. Et moi même j'ai été prévenu, car sur la montagne le christ a dit : Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu'on vous persécutera, et qu'on dira faussement contre vous toute sorte d'infamie à cause de moi."

Il ne dit rien de plus, elle n'était pas en état, il la soutint un instant avant de la soulever du sol et de la prendre entre ses bras. Il vit alors dans le cimetière une fleur qui l'intriguait parmi d'autres...

"beati mites quoniam ipsi consolabuntur... regardez à présent..."


Il souleva la tête de la jeune femme et lui montra une rosier, déposé dans la poubelle à la sortie du cimetière au milieu d'un tas d'autres plantes mortes dans un pot assez minable, toutes les branches semblaient morte et pourtant au bout de l'une d'elle s'épanouissait une magnifique rose rouge.

"Ne pensez vous pas que les gens ont trouvé cette fleur morte, et dont les racines étaient pourries, pourtant même dans la fin de son existence, elle offre à ce monde une beauté sans pareil. Comment pourrait on voir la beauté que vous apportez à ce monde, si l'on vous jette avant d'avoir vu ce que vous avez à nous offrir. Je n'ai nulle pitié en moi, car en mon sein ne réside aucun sentiment de ce type, je libère les faibles et les nécessiteux vers le royaume des cieux. Mais je n'ai nulle pitié de vous, je ne fais qu'offrir à ce monde, une nouvelle fleur..."

Puis il s'éloigna des tombes et de la mort, l'emportant dans ses bras.

"Amen"
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MessageSujet: Re: [PV Gabriel Anderson] Le Diable n'est jamais loin de la Croix   Mer 3 Aoû - 19:53

    Kelly vacillait, Kelly chancelait et tout à coup elle sentit une poigne vive agripper ses poignets… De nouveau, elle fut forcée d’écouter les vaines élucubrations d’un homme un peu trop illuminé à son goût. Elle n’était d’ordinaire pas réellement forte physiquement –à moins d’être sous l’emprise d’une de ses multiples personnalités ou bien d’être somnambule, mais là elle n’était plus en état de se défendre. Elle fut donc contrainte de rester auprès de cet individu, qui serra tellement fort ses poignets que l’hémorragie reprit. Ah, il avait enfin décidé que c’était mieux pour elle de crever ! Ou pas… Il la ramena vers lui, il la soutenait solidement… Et à la grande surprise de Kelly, il tira un flacon mystérieux de sa veste… Picoler, c’était pas sensé être contraire à la religion ? Il retira ensuite son gant, la mutante eut une absence… Une longue absence, qui s’apparentait presque à un sommeil, mais qui fut aussitôt annihilée par une terreur inconsciente, semblable à une terreur nocturne… Elle ne s’en souvint pas, elle ne savait pas si l’homme lui avait parlé, elle remarqua simplement l’étrange lumière qui s’émanait de sa main et, étrangement, sa plaie se refermait, en forme de croix en plus ?! Un mutant ? Il restait… Malgré tout… Un salaud… Elle tomba de nouveau dans les vapes… Elle s’endormirait bien si sa grande activité cérébrale ne lui faisait pas produire des monstres imaginaires qui la réveillaient, elle poussa un léger cri en se réveillant à nouveau… Elle ne touchait plus le sol, l’autre taré la soulevait et soutenait sa tête, il lui parlait d’une rose épanouie au milieu d’une poubelle. Avant de conclure par un : Amen. Elle se sentait transportée par cet individu, où la menait-il donc… Faiblement elle murmurait :

    « Lâche-moi… »

    Continuellement… Elle le répétait sans cesse… Et pourtant il ne la lâchait pas… C’était une bête coriace, celui-là. Mais elle ne voulait pas qu’il s’occupe d’elle, elle ne voulait pas de nouvelle chance, et encore moins porter des cicatrices en forme de croix !!! Son corps refusait de bouger… Elle ne pouvait rien faire… Il y aurait un moyen, mais cela résulterait d’un coup de chance incroyable : s’endormir et devenir somnambule, ou alors avoir une terreur telle qu’elle puisse se redresser… Ou alors faire surgir une autre personnalité… Hasard, à toi de jouer… La mutante cessa de résister, elle se tut, elle laissa son esprit s’en aller… Pour une fois, elle avait décidé d’utiliser ses folies à son avantage… Et avant de s’endormir, ou plutôt d’être dans un état proche de l’évanouissement, elle avait pensé à un mot : détention… Aussitôt pensé, aussitôt utilisé… La détention lui fit aussitôt faire un cauchemar… Elle rêvait que cet homme l’emmenait dans un laboratoire… Autour de lui, plein de blouses blanches, dans leurs mains des aiguilles… Sur sa tête, ils posèrent une drôle de machine, devant elle un écran… Cet enfer, elle ne le connaissait que trop bien… C’était les fantômes de son passé. Alors qu’elle rêvait de cela, l’homme put seulement constater qu’elle bougeait dans tous les sens et poussait des cris… Tout à coup, un des pieds de Kelly heurta quelque chose de dur, cette douleur la réveilla. Elle se redressa subitement et hurla :

    « Va te faire foutre avec tes fils et tes machines ! Je ne suis plus un rat de laboratoire ! Vous m’avez assez utilisée comme ça ! »

    Cri sans rapport avec la situation, c’était l’émergence d’un cri trop longtemps retenu au fond de sa poitrine… Toute tremblante, Kelly fusilla l’homme du regard, et, comme avec une étrange allusion avec un proverbe d’origine religieuse, elle prit le visage de l’homme entre ses mains et posa ses lèvres douces sur les siennes, lui arrachant un baiser maladroit mais fort doux malgré tout. Elle utilisait son pouvoir… Ses phobies étaient ressorties, elle était alors curieuse de voir quelles étaient celles de cet homme un peu trop fervent à son goût. Les pupilles de ses yeux noisettes se contractèrent, cela faisait longtemps que ça n’avait pas été le cas, elle redevenait lucide alors qu’elle transmettait la Phobie à son « sauveur ». Elle l’avait touché pour que ses phobies le tourmentent pendant une minute, elle pourrait ainsi recouvrer un peu de lucidité. Elle souffla en se retirant :

    « C’est ce que l’on appelle le baiser de Judas… Pour ma part appelle-moi Madness Queen… »

    Profitant de l’effet de son acte, la rousse se laissa choir au sol… Il était dur et froid, l’édifice était petit mais… C’était une chapelle… Cela eut le don de l’énerver. Il fallait profiter du peu de conscience qu’il lui restait pour trouver un moyen de sortir… La porte ? Elle était proche mais elle semblait être si loin… La mutante était à bout de force, elle se traînait au sol, bien qu’elle fût consciente que cela pouvait lui être fatal mais elle s’en moquait… Elle voulait échapper à cet illuminé. Alors elle rampait, rampait sur le chemin interminable de la sortie…

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Gabriel Anderson
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MessageSujet: Re: [PV Gabriel Anderson] Le Diable n'est jamais loin de la Croix   Sam 6 Aoû - 11:18

Tout être, même un ange peut un jour être prit par le malin, Seigneur ait pitié de lui dans l'autre monde car moi dans ce monde je ne peux me montrer faible...
Voilà certainement ce que pensait l'archevêque en portant l'enfant dans ses bras, il la regardait mieux à présent, elle devait avoir quoi, 20, 24ans peut-être? Pas plus en tout cas. Il aurait pu avoir une fille de cet âge, s'il avait eu une famille, s'il avait eu un cœur. Mais il n'avait rien de tout cela, et même s'il le voulait, il ne pouvait pas se le permettre car sa vie et son corps étaient voué au Seigneur tout puissant et à l'exorcisme des démons qui parcouraient ce monde, il n'aurait de répit que le jour de sa mort. Et même si l'âge avançait à grand pas, même si les années étaient passées, il restait incroyablement bien conservé, ses traits étaient ceux d'un jeune quadragénaire tout au plus, il était rare qu'on lui donne son âge réel et cela lui convenait parfaitement. L'homme se fourvoyait à tous point de vu sur le Père Anderson lui démontrant une fois de plus la faiblesse de l'esprit humain.
Et pourtant plus il marchait, plus il sentait le parfum de la jeune fille monter jusqu'à ses narines et en quelque sorte l'envouter, il devait le reconnaître cette jeune fille ne le laissait pas indifférent, mais ce qu'il n'arrivait pas à comprendre c'était pourquoi. Il lui avait épargné la damnation éternelle qu'elle aurait eu à cause du suicide, par son intervention, les portes du paradis ne lui seraient pas fermés. Mais d'un autre côté, il la haïssait déjà, il haïssait ce qu'elle représentait, sa première faiblesse, depuis tant d'année... pourquoi? Plus il avançait il inconsciemment il la serrait contre lui, comme un ange déchu qu'il aurait ramassé dans ce cimetière.

Il l'emmena dans une petite église du quartier, lorsqu'il donna son nom et son rang, le prêtre de la paroisse lui octroya tout ce qu'il demandait, l'eau bénite, les serviettes. Mais alors que le prêtre s'éloignait, la jeune femme qui avait répété la même phrase tout le long du trajet sans qu'il ne s'en rende compte, lui même occupé à prier pour que son esprit se tourne de nouveau vers Dieu. Elle se redressa subitement, prononçant une phrase qui le fit lui même sortir de ses béatitudes. Mais lorsque les lèvres de la jeune femme se posèrent sur les siennes il écarquilla les yeux et la lâcha aussitôt. Madness Queen? C'est le dernier mot qu'il comprit avant de sentir son esprit sombrer d'un seul coup dans sa pire phobie. Il commença à tituber, se tenant le crâne il serrait les dents, tentait de se concentrer, les veines de son cou et de son front ressortir d'un seul coup. Dans un dernier moment de lucidité il ôta ses gants et plongea ses mains dans le vasque d'eau bénite et hurla...

« Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi: Ta houlette et ton bâton me rassurent. »

Mais il ne put continuer à parler, le phobie le prit totalement, son corps entier se mit à luire pour éclairer comme en plein jour l'église qui n'avait que quelques cierges pour entretenir une atmosphère tamisée. Il voyait le démon, il se voyait, les hallucinations provoquées par la phobie le firent atrocement souffrir. Mais la lumière rayonna un peu plus, jusqu'à se transcender à travers ses yeux, ne laissant que deux globes lumineux et autour de sa tête un halo de lumière. Lorsque le malin quitta son corps il n'eut plus que le goût du baiser de l'adolescente, et autour de lui une légère fumée se dégageait. Il mit quelques secondes à retrouver ses esprits, ainsi elle était une mutante aussi, elle faisait partie de la race choisit par Dieu pour gouverner ce monde. Mais dans quel camp était elle?

« MADNESS QUEEN! »

Il hurla ce nom comme un dément, capable de tout détruire à l'instant même où il décortiqua avec fureur chacune des syllabes de celle qui avait osé lui jouer ce tour. Il plongea ses mains dans l'eau bénite et lorsque celle ci coulait au sol, elle semblait être en ébullition. Il rattrapa la jambe de la jambe femme encore trop faible pour s'enfuir. Sa poigne était colossale, son entrainement au Vatican lui avait servit et le contact de la main de l'homme sur la gorge de Kelly eut pour effet de lui bruler la chair. Mais le regard fou d'Anderson se calma, il la relâcha doucement...

« Si tu es mon Judas, alors je suis ton Christ et le Christ lui même pardonna à celui qui l'avait trahit... »


Il fit une pose, remit ses précieux gants sur ses mains et s'approcha d'elle avec une compresse, étrangement la peau de Kelly était à peine brûlée, inconsciemment déjà, l'archevêque n'avait pas voulu lui faire de mal.


« Mais au delà de Judas et au delà du christ lui même, c'est ta souffrance, Queen, que j'ai vu dans ce que tu m'as légué. Jamais l'on avait réussit à atteindre mon esprit. Tu m'as transmis ta peine et je comprend ta détresse. Mais tu restes de ces fleurs que l'on a maltraité et qui se sont protégé pour tenter de s'épanouir... je m'appelle Anderson et toi quel est ton véritable nom? Tu n'as rien à craindre en ce lieu, plus d'aiguille, plus de médecin, plus de blouse, la porte est là, tu es lire de partir si tu le souhaite... »


Anderson lui indiqua la porte, il ne lui avait donné que son nom de famille, mais aux états unis, cela passait facilement pour un prénom et vu sa relation avec la religion, « Gabriel » aurait peut être un peu moins bien amené le dialogue. Il ne savait pas quoi pensé d'elle, mais il avait pensé chaque mot qu'il avait prononcé.

« A chacun sa souffrance... »
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Kelly McGrath
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MessageSujet: Re: [PV Gabriel Anderson] Le Diable n'est jamais loin de la Croix   Sam 6 Aoû - 16:02

    La porte, aussi vulgaire qu'elle soit et au sens le plus simple du terme, était un symbole… Celui de l'entrée et celui de la sortie… La porte séparait le dehors du dedans. Kelly était dedans, la libération était dehors. Mais lorsque l'on est affalé sur le sol, lorsqu'on rampe comme une malheureuse larve, la porte était inaccessible. Trop éloignée, trop haute. La rousse réfléchissait en progressant lentement, en contaminant le prêtre elle s'était donné une possibilité de s'échapper, et de planifier cette évasion. Même en prenant en compte les détails les plus minuscules et les plus futiles, son génie ne parvenait pas à construire un plan simple, la lucidité ne lui était d'aucune utilité… Elle lui avait simplement permis de se libérer de l'étreinte de l'homme qui l'avait sauvée… Malgré leur différence d'âge, elle n'avait pas hésité à l'embrasser pour lui transmettre sa folie, elle en était ressortie avec les lèvres et la paume des mains légèrement brûlées… Cela n'améliorait pas la situation, mais la belle lutait, malgré la douleur… Il le fallait de toute façon. C'était soit souffrir pour sortir, soit devoir rester en ce lieu et devoir supporter l'inconnu aux yeux bleus. D'ailleurs, qu'était-il devenu ? Kelly tourna avec raideur la tête, elle lui avait transmis ce qui hantait les esprits : la phobie. Cela lui montrerait ainsi quelle était la plus grande peur de cet homme. A ce moment, son corps se fit à émettre une lumière aveuglante, la mutante ferma les yeux et tenta une ultime tentative de se redresser. En vain… En plus de son anémie, elle avait du subir cette lumière qui l'avait étourdie, et peu à peu elle sentit sa folie renaître en elle… Tristement elle murmura :

    «Il ne me reste… Même pas quelques petits instants ? »

    Ses larmes seraient volontiers montées à ses yeux noisettes… Elle avait été aveuglée pendant un instant, elle voyait des étoiles, elle était toute déboussolée… Pour ne rien arranger, l'homme qu'elle avait rendu fou hurla son nom de mutante, cette agression sonore l'étourdit un peu plus… Son esprit était à cheval entre la folie, l'évanouissement et la lucidité. Son sens du toucher fut également atteint lors qu'il saisit sa jambe droite, où son pantalon était légèrement retroussé. Puis ensuite sa gorge, qui fut plus légèrement brûlée… L'homme la fixait, son regard était fou… Il se calma rapidement, il lui déclara que malgré cela, il la pardonnait… Ces paroles entrèrent sourdement, puis ressortirent aussitôt. Kelly était étendue au sol, sur le dos. Ses yeux étaient vides, sa tête était penchée sur le côté, sa bouche était entreouverte. Son corps n'avait plus aucune force, elle n'avait plus aucune volonté. Les maladies faisaient habilement leur retour… Les pupilles noires de la mutante se dilatèrent, inconsciemment sa main vint se mettre sur la poignée de son sac ; c'était une de ses manies… L'impression de protéger ce qui lui restait… L'homme continuait à lui parler, elle comprenait ce qu'elle entendait… Anderson, il s'appelait Anderson. Il affirmait la comprendre, il voulait savoir comment elle s'appelait. Kelly ne put tourner sa tête rousse, sa maladie refusait de la faire bouger… Sa bouche articula :

    «Hier, j'ai touché l'enveloppe qui pleurait, car c'est le diagramme qui a ouvert la fenêtre. La semoule promenait un cerf, les nuages étaient rouges, c'est pourquoi mon ordinateur a mis un pull. Aujourd'hui, il n'a pas plu des dominos. Demain, les canapés semettront au garde à vous… »

    Sa tête pivota machinalement, ses yeux étaient fixes et ne clignaient pas. Sa bouche restait béante, elle voulait dire quelque chose de clair mais n'y parvenait pas

    « Et le chien-loup ? Maman n'est pas parvenue à allumer les carottes. Vous voudriez bien le ramasser ? »

    Avec des gestes aussi vifs que répétitifs, Kelly se remettait des mèches derrière les oreilles, elle empoignait sans cesse son sac. Son langage incohérent cessa alors, elle se tut, prit une bonne inspiration, tout en continuant avec ses manies et tocs. Maintenant, sa jambe droite se secouait toute seule… Elle déclara clairement et promptement :

    « Je m'appelle Kelly… Plus rien à craindre ? Cela m'étonnerait fortement. Je me méfie de toi, comme je me méfie de tout. Personne n'est digne de confiance. Je ne sais plus faire confiance. Tu ne peux rien pour moi, ne perds pas ton temps. Pour en revenir à ton esprit, je peux atteindre celui de n'importe qui, fût-il un grand télépathe. Ce n'est pas une détresse, c'est une souffrance réelle et forte, que tu ne peux même pas imaginer. Je suis orpheline et marginale, sans famille, je vis de mon génie et je me cache des scientifiques. Je suis un cas désespéré, alors ne tente rien. Beaucoup ont essayé et s'y sont perdus. Je ne suis plus un fleur mais une mauvaise herbe, infréquentable, incapable d'aimer et qui pousse malgré elle. Le seul amour que j'ai connu, c'est celui de ma famille, et j'ai tout perdu en quelques années. Je ne veux plus rien perdre. Bref. Inutile de s'éterniser là-dessus. Aide mon à me relever. »
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Gabriel Anderson
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MessageSujet: Re: [PV Gabriel Anderson] Le Diable n'est jamais loin de la Croix   Sam 6 Aoû - 22:17

Anderson regardait la "Reine" entrain de délirer dans son propre monde, tentant de lui parler sans pouvoir s'exprimer correctement. Dans les yeux de l'exorciste était un mi chemin entre une peur et une compassion qu'il ne comprenait pas. Comment pouvait il avoir de la compassion? Pourquoi ne l'avait il pas encore renvoyé auprès de Dieu? Non il ne le pouvait pas... il n'y arrivait pas, dieu... était ce dieu lui même qui retenait la main de l'archevêque? Cette jeune fille... pourquoi? Pourquoi l'avait il sauvé? Est ce que le Seigneur en personne le mettrait à l’épreuve? ou lui ordonnait il de prendre soin d'elle à présent.
Une bataille intérieure se faisait dans son esprit, il avait énormément de mal à rester impassible. Au fond de son regard bleu se lisait une incompréhension envers lui même. Ses dents étaient serrées alors qu'il continuait de regarder la jeune femme. qui? pourquoi? comment? Kelly... c'était son prénom. Enfin, elle détachait sa condition en devenant humaine, car seul les humains sont capable de prononcer leur propre nom d'avoir conscience d'être et d'exister. Son esprit à elle semblait être un peu plus cohérent, mais Gabriel remarqua le toc qui avait prit place sur sa jambe, il se mordait la lèvre inférieur, pourquoi la trouvait il toujours belle?
malgré sa folie, malgré ce qu'elle lui avait fait, malgré son corps meurtrit, elle restait belle à ses yeux. Il avait envie de lui dire que le désespoir n'était qu'une preuve de la faiblesse de l'humanité, mais il ne dit rien. il vérifia que ses mains et le reste de son bras était protégé par des vêtements et lui tendit la main pour l'aider doucement à se relever. Elle était encore faible, il lui faudrait certainement plusieurs jours avant de récupérer la totalité du sang perdu.
Bien qu'il la trouvait familière de le tutoyer ainsi, après tout le différence d'âge était notable il ne dit rien à ce sujet.


"Moi-même j'étais auprès de vous dans un état de faiblesse, de crainte, et de grand tremblement; et ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d'Esprit et de puissance" (Paul, chapitre 2, épitres Corinthiens)

Sans véritablement comprendre pourquoi, il se rapprocha d'elle, souleva son menton et la regarda dans les yeux. Il la laissa se perdre dans ses pupilles bleu, pour la première fois peut être elle pouvait le regarder d'un oeil lucide. Il ne voulait pas laisser passer cette chance...

*Non c'est impossible... je ne peux y songer...*

Dans cet échange de regard Gabriel fut troubler, il ne savait plus où regarder ni quoi faire. Jusqu'au moment où...

"Si vous êtes désespéré, alors laissez moi être damné..."

Ce simple mot et il l'embrassa, posant ses lèvres sur les siennes sans véritablement comprendre ce qu'il venait de faire. il tentait de maîtriser les brulures qu'il était entrain de lui infliger. C'est alors qu'il entendit des bruits de pas derrière eux. Le prêtre, malédiction, il était là, il avait vu, tout depuis le début et il tenait la croix, cette croix face à lui, la pointant vers l'archevêque. Il ne récitait aucun verset de la Bible il se contentait de trembler. Gabriel se détourna de Kelly, et s'avança vers le prêtre et lui hurla dessus...

"Parles!"


"Dieu du Ciel et de la terre, Dieu des Anges, Dieu des Archanges, Dieu des Patriarches, Dieu des Prophètes, Dieu des Apôtres, Dieu des Martyrs, Dieu des Confesseurs, Dieu des Vierges, Dieu qui avez la puisance de donner la vie après la mort, le repos après le travail ; parce qu'il n'y a pas d'autre Dieu que Vous, et qu'il ne peut y en avoir si ce n'est Vous, le Créateur de toutes les choses visibles et invisibles, dont le Règne n'aura pas de fin ; avec humilité nous supplions Votre Glorieuse Majesté de daigner nous délivrer puissamment et nous garder sains de tout pouvoir, piège, mensonge et méchanceté des esprits infernaux. Par le Christ notre Seigneur.

Ainsi soit-il.

Des embûches du démon, délivrez-nous Seigneur. Que Vous accordiez à Votre Eglise la sécurité et la liberté pour Vous servir ; nous Vous en supplions, exaucez-nous.


Que Vous daigniez humilier les ennemis de la Sainte Eglise ; nous Vous en supplions, exaucez-nous."


"Tu oses vouloir m'exorciser moi?! Tu représentes le démon de cette Terre et Dieu sait ce que tu fais, ce que tu penses, tu vis par et pour le péché."


Le prêtre se mit à genoux devant Gabriel, le suppliant de l'épargner. Sans une once de compassion, l'exorciste prit de l'eau bénite non loin de lui, enlevant son gant il traça le signe de croix sur le front du prêtre. il ferma les yeux puis posa sa main en récitant une autre prière...

"Dieu tout puissant, ne reconnait pas des êtres comme toi en sa demeure, toi qui a commit un acte indigne de l'humanité que le Seigneur nous a donné, toi qui a profité de la faiblesse des enfants qui te faisaient confiance... toi, Démon, il est temps de disparaitre... Que Dieu se lève et que ses ennemis soient dispersés ; et que fuient, devant Lui, ceux qui Le haïssent.
Comme la fumée s'évanouit, qu'ils disparaissent ; comme la cire fond devant le feu, ainsi périssent les pécheurs devant la face de Dieu.
Amen"


Le prêtre hurla dans un dernier cri de douleur avant de s'effondrer sur le sol, une mort subite aurait été trop douce pour un être comme lui, Gabriel voulait le voir souffrir et ramper à ses pieds alors que le corps de ce qui était désormais une créature du diable à ses yeux était brulé au troisième degré dans son intégralité. Mais il ne put faire un seul mouvement, il se contenta de prendre son visage dans une de ses mains et de s'effondrer à genoux. Son esprit s'était il définitivement fissuré par l'intrusion qui avait fait kelly?
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Kelly McGrath
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MessageSujet: Re: [PV Gabriel Anderson] Le Diable n'est jamais loin de la Croix   Dim 7 Aoû - 0:34

    Les tics, tocs et manies de Kelly parvenaient à rendre celle-ci assez lucide. C'était des pathologies mineures comparées à d'autres, cela permettait à la mutante d'avoir accès à la majorité de ses capacités mentales. Malheureusement, son corps ne suivait plus ; plus le temps passait, plus elle se revigorait, mais c'était petit à petit. Elle avait demandé à Anderson de l'aider à se relever. Certes c'était à contrecœur, car il était particulièrement têtu, mais quelque part c'était comme un défi qu'il lui lançait : c'était le conflit entre spiritualité et mathématiques. Les défis, elle les relevait quand elle était sûre de les gagner, car son génie lui permettait de réfléchir, de planifier et de calculer à très grande vitesse. Là, elle estimait que la probabilité de remporter ce défi était de 50%. C'était risqué, elle aurait préféré 51% car plus fiable, mais elle avait choisi de tenir tête et de lutter. Cet homme en blanc ne manquait d'ailleurs pas d'arguments en tous genre, il citait des versets de la Bible avec une aisance déconcertante pour contrer les paroles de la folle rationnelle. D'ailleurs, l'attitude d'Anderson lui semblait étrange. Il l'observait, et avait l'air d'être rongé par des doutes, ou des interrogations. Regrettait-il de ne pas l'avoir tuée ? Kelly n'en sut pas plus, il lui tendit sa main, elle la prit pour se hisser. Encore une fois, elle s'étonna de la poigne et de la résistance de cet être. D'où tirait-il cette force ? Elle esquissa un sourire, puis lui déclara simplement :

    « Merci… Anderson. »

    De nouveau, il lui cita un passage de la Bible. D'après ce qu'elle en comprit, cela signifiait que la puissance d'autrui pouvait pallier le désespoir… Encore cette volonté d'aider Madness Queen… Mais ce passage pouvait également être retourné contre lui. Et si c'était ce mutant qui avait besoin d'aide, de soutien ? La rousse pouvait le percevoir comme un appel… Cela lui sembla toutefois être légèrement exagéré, elle devait se faire des idées, d'autant plus que, s'il avait besoin d'aide, il se tournerait aussitôt vers Dieu. Or à ce moment, c'était vers elle qu'il se tournait, ils étaient à un mètre l'un de l'autre et il s'approchait. Kelly ne cilla pas, elle était toujours prise par son toc à la jambe. A ceci s'ajouta celui de pianoter sur les poignées de son grand sac violet. Elle le regardait simplement… Et cherchait à comprendre pourquoi il avait soulevé son menton si délicatement, et pourquoi il tentait de l'envoûter en la perdant dans le bleu de ses yeux. S'il l'observait bien, il pouvait voir que les pupilles du génie étaient presque totalement contractées, signe de lucidité avancée. Il déclara pour lui-même qu'il ne pouvait y songer. Kelly intervint aussitôt, méfiante :

    « Songer à quoi ? »

    Anderson détourna les yeux, il voulait exprimer quelque chose ou faire quelque chose… Au vu de ses paroles, cela serait contraire à sa voie spirituelle, ou contraire à l'éthique. De quoi intriguer la rousse, prête à se défendre. Finalement, son interlocuteur prit de l'assurance, il désirait être damné car elle était désespérée. Elle aurait bien dit quelque chose, or il l'en empêcha. D'une façon douce. Les yeux de Kelly virent le visage viril se rapprocher, elle cessa de respirer… Les lèvres délicates d'Anderson se posèrent sur les siennes, elle frissonna… Il l'embrassait, c'était agréable… C'était la première fois qu'un homme daignait de lui-même venir vers elle, elle se sentait désirée… Malgré les divergences entre leurs caractères et leur façon de voir le monde, malgré la douleur des brûlures, elle savourait cet instant où leurs bouches s'unissaient en un baiser flamboyant… Oui, quelqu'un prêtait attention à elle… Émue, elle ne put retenir des larmes, non pas de douleur mais de joie… Un homme, un mutant était venu vers elle… Si seulement ce moment pouvait être éternel…

    Soudain, des bruits de pas. Au grand dam de Kelly, Anderson retira ses lèvres… Ces lèvres brûlantes qui s'étaient pressées sur les siennes… Un prêtre, sans doute celui de cette église, avait interrompu ce divin moment. Il tendait une imposante croix en direction du mutant, et récitait, d'après les dires de ce dernier, une formule afin de l'exorciser ? Anderson retira son gant après s'être emporté, le prêtre le supplia de l'épargner… Sous les yeux de Kelly, le mutant usa de son pouvoir pour brûler un prêtre pédophile, pour le punir de ses actes, en récitant un énième psaume. La rousse restait au loin, interdite, les cris de l'homme résonnaient dans l'église, tout comme les cris de son frère lorsqu'il se fit tuer. Il s'effondra aux pieds d'Anderson, elle crut voir son frère (hallucination), aussitôt elle se précipita maladroitement vers lui (à cause de ses tocs) en pleurant… Elle prit le visage déformé entre ses mains, ses larmes y tombèrent… Non, ce n'était pas son frère… Elle se rappela les dires du mutant, cet homme avait touché des enfants… Elle savait ce qu'était une enfance brisée, elle était passée par là. Elle s'écria :


    « Voleur d'avenir ! Tu as profité d'êtres encore faibles qui, à cette heure-ci, vivent traumatisés de ce que tu leur as fait ! Toute leur vie ils souffriront, marqués dans leur chair par un soi-disant homme d'église, dont la parole est incontestable… Tu aimes t'approprier des corps ?! Très bien… Je vais te faire connaître la frustration… »

    Les pupilles de Madness Queen se contractèrent violemment, de par son contact physique avec ce qui restait du prêtre, elle lui transmettait la paraphilie toute entière, toutes les déviances qui lui étaient associées… Pendant de longues minutes elle le touchait, le prêtre la désirait, désirait tout pour assouvir ses envies charnelles, mais ne le pouvait pas à cause de son état physique… Oui il était fou, et Kelly avait retrouvé l'intégralité de sa lucidité. L'homme se tordait, il gémissait… La mutante le contemplait avec froideur, encore un peu et il succomberait à cette maladie poussée à l'extrême. Indifféremment, elle se tourna vers Anderson… Elle l'observa, sans rien dire. Les cris du malheureux victime des pouvoirs successifs des mutants s'estompaient, il passait de vie à trépas… Elle se releva en prenant appui sur le macchabée, elle fit quelques pas pour se retrouver face à Anderson. Il demeurait là, à genou, la tête entre les mains. Kelly, lucide, articula plus ou moins agréablement :

    « J'ai compris que tu étais un membre de l’Église… Comme cet homme que j'ai achevé… J'aurais du m'en douter plus tôt, mais je n'en avais pas les moyens mentalement. Là, tout de suite, j'ai recouvré toute ma conscience. »

    Il ne bougea pas. La rousse s'assit en tailleur face à lui, puis posa son sac à côté d'elle. Ses tocs avaient disparu. Elle regarda successivement un regard sur ses deux cicatrices en forme de croix parfaite, puis fixa intensément Anderson. Il n'était pas comme ça à cause de ce qu'il avait fait au défunt prêtre car il l'avait fait de sang froid… Il devait avoir des regrets de l'avoir embrassée. Cet acte était contraire à la religion catholique, les écclésiastiques ayant fait voeu de chasteté… La demoiselle pourrait le faire culpabiliser à ce propos, mais elle n'en avait aucune envie… Pourquoi ? C'était simple. Elle affirma calmement :

    « Ordinairement, les hommes me regardent, me convoitent, mais sans plus. Tu es le premier qui ose venir de son plein gré vers moi. Enfin, si c'était de ton plein gré… Je suppose que tu t'en veux de m'avoir embrassée… Mais pour une fois je vais faire comme toi : je te pardonne. Je ne t'en veux pas, loin de là… J'en suis presque heureuse… L'attirance est un phénomène chimique et physique auquel on ne peut pas rester indifférent… C'est mathématique, tout est mathématique. Et surtout, c'est humain, même chez un mutant. Tu devrais être content de pouvoir ressentir cela, car moi, je ne sais pas aimer. Je n'ai jamais appris. J'ai un QI hors-norme, je me connais parfaitement et pourtant cela me semble complexe à souhait. Tu ne devrais pas te morfondre ainsi… Cela te va si mal… »

    Kelly s'approcha un peu plus d'Anderson. Ses doigts fins s'étaient entrelacés. Son visage était doux, elle avait un sourire bienveillant envers cet homme qui la désirait de lui-même. Elle le regardait toujours, elle avait marqué une légère pause avant de reprendre :

    « Je ne crois pas en Dieu, je ne crois qu'en moi. Malgré toute la rancoeur que j'ai envers la religion, j'estime que, si tu en as besoin, crois en cette chose… Qui t'empêche de suivre ta propre voie… Pour ma part le monde est mathématique, tout est calculé de telle façon à ce qu'il fonctionne. Toi, moi, les autres, la nature, l'univers… Nous ne sommes qu'un assemblage d'équations uniques et insolvables. C'est ma vision. Je crois au rationnel, pas au spirituel… »

    La mutante tira son sac vers elle, puis poursuivit :

    « Je sais que mes paroles doivent résonner comme un blasphème à tes oreilles… Mais c'est ma conception. Et toi tu as la tienne… Je ne sais pas quoi dire de plus, mais j'imagine que ma présence doit t'être pesante… Je vais m'en aller… Je suis désolée de t'avoir infligé cela… »

    La folle géniale exécuta un mouvement surhumain pour se lever, elle reprit son cher sac, jetant un regard triste sur Anderson. Elle pivota, lui tournant le dos… Au fond d'elle bouillait une colère : elle haïssait encore plus Dieu de la priver d'un être qui était venu vers elle, rien que pour elle… Lentement, à petit pas, elle se dirigeait en titubant vers la sortie…
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Gabriel Anderson
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MessageSujet: Re: [PV Gabriel Anderson] Le Diable n'est jamais loin de la Croix   Lun 8 Aoû - 10:39

Gabriel resta longtemps à genoux, entrain de penser, il avait écouter chacune des paroles de Kelly. Il savait et avait compris que quand bien même elle était lucide à ce moment précis elle pouvait de nouveau sombrer dans la folie et lui transmettre toutes sorte de maladie comme elle l'avait visiblement fait à ce prêtre ont l'archevêque se souciait peu des cris d'agonie. Derrière sa main qui cachait en partie son visage, Kelly avait pu apercevoir ses traits déformés par ses choix, par l'affront qu'il avait fait selon lui à Dieu. Durant le moment où il l'avait embrassé, il n'avait pas pensé à Dieu, ni à sa mission, il n'avait pensé qu'à la protéger de lui même, et cela il ne pouvait se le pardonner.
Pourtant malgré qu'il connaisse la folie de Madness Queen il ne cessait de vouloir se retrouver près d'elle et contre elle. Pourquoi? pourquoi en si peu de temps? à peine quelques heures? est ce cela ce que Dieu appel les âmes sœurs? Pourquoi lui alors? Pourquoi lui qui a fait le vœu de chasteté se retrouve t il au prise avec un sentiment contraire à ses croyances? Est ce une épreuve de Dieu ou simplement sa nature d'homme?

Il n'y arrivait pas, il ne pouvait se décider et les mots de Kelly, chacun d'eux résonnaient en lui comme un parjure à son Dieu, pourtant personne ne lui avait jamais parlé sur son ton, d'égal à égal, elle ne crachait par sur Dieu, elle respectait les croyances de Gabriel mais lui, était il capable de respecter les siennes? Lui l'inquisiteur, l'exorciste des démons de ce monde, comme celui qui était étendu là devant eux. Alors qu'elle partait, il sentait un vide se creuser en lui. Il restait à genoux il avait relevé sa tête vers la croix du Christ gigantesque qui se tenait devant lui, derrière l'autel où le prêtre officiait la cérémonie de la messe chaque dimanche. Sa voix forte résonna dans l'église...

"Gabriel! Gabriel Anderson!"

Il se releva, son costume blanc était parsemé de traces de poussières et du sang de Kelly qui avait coulé sur ses manches, il ressemblait presque à un ange déchu.

"C'est mon véritable nom, je suis Gabriel Anderson. Et je te demande de rester..."

A ce moment son téléphone sonna, un portable dernière génération qui s'ouvrait à l'aide d'un clapé, étonnamment, il était de couleur noir, dénotant avec les vêtements et même le teint pâle de Gabriel. En décrochant, la voix à l'autre bout du fil fit se redresser l'archevêque et sur son visage se lu une certaine crainte...

"Votre éminence. Oui, oui tout est réglé, oui ils peuvent venir chercher le corps... des témoins? (il regarda à ce moment intensément Kelly, il chercha la vérité, il tourna sa tête vers le Christ sur la Croix et au bout de longues secondes) Non pas de témoin, seulement la main de Dieu. Oui Monseigneur, l'hôtel, j'y serai. In nomine patris et fili et spiritus santi, Amen"

Il raccrocha, regarda quelques instants son téléphone puis se ressaisit, sa veste était restée fermée tout se temps, gardant ses deux armes cachées aux yeux de la jeune femme. Il remit immédiatement son gant après s'être lavé les mains à l'eau bénite pour avoir touché ce démon, il semblait se réciter à lui même des versets de la bible de manière frénétique tout ce temps. Il se sécha les mains, remis ses gants...

"Je crois en Dieu, créateur du ciel et de l'univers, créateur des mathématiques que tu aimes tant. Je ne peux pas te comprendre. L'attirance est aussi provoqué par des éléments que tu ne peux pas quantifier, même avec tout ton savoir..."

Il avait dit ça froidement et à peine avait il prononcé ces paroles qu'il les regrettait déjà, mais il était ainsi, il restait homme d'église. Il reprit maladroitement, une voix beaucoup moins sûre. Il se rapprocha d'elle sans la toucher, il ne voulait pas que l'attirance soit dans un seul sens, quand bien même tout ce qu'elle avait dit, quand bien même il croyait au spirituel, il avait besoin de preuves. Il se trouvait à peine à 1mètre d'elle...

"Des... employés vont venir pour nettoyer tout ça, s'ils te trouvent, ils ne te permettront pas de vivre et même avec tes pouvoirs tu ne pourra pas leur résister, ils seront nombreux et... comme nous. Je ne pourrais pas les affronter, ce sont des hommes de Foi qui répondent aux ordres qu'on leur donne. Ils vont trouver tes empruntes sur le corps, ils sont très doués pour ça... rhaa laisse moi faire!"

Comme un discours à lui même Anderson s'empara de deux vasques d'eau bénites, en reversant une sur le corps, l'autre à l'endroit où Kelly avait laissé des trainées de sang. Il sortit ensuite sa vasque remplie d'alcool et d'eau bénite. Coupant un doigt au mort il le prit et entraina la jeune femme à l'extérieur du bâtiment. Il laissa la porte ouverte et concentra son pouvoir sur le membre qu'il tenait entre ses mains. Il commença à le faire se consumer et le jeta au milieu de l'eau bénite.

"Je suis le Christ éveillé, conscient et vigilant, et agit continuellement dans le canal sacré de la sainte Trinité.
Je suis sous la divine purification et protection de Dieu le père et sous l'attention permanente des anges divins de la conscience cosmique et terrestre.
Je demande aussi et humblement à Saint-Germain, à Saint-Hilarion, à l'archange Gabriel, à l'archange Michaël, à Kuthumi et à la conscience divine supérieure:
De purifier tous les événements, dans toutes les dimensions de la création et dans tous les stades de formation, liés directement ou indirectement à mon être holistique, à mon karma et à ma réalité...
Je demande également d'agir, de purifier jusqu'à ce que toutes ces actions soient parfaitement accomplies et je remercie humblement toutes les forces, toutes les énergies, tous les êtres purs qui y participent.
Amen"


Refermant brutalement la prote il y eu une explosion, aucun flamme seulement une forte odeur de brulé. En rouvrant, la salle entière semblait avoir subit un terrible incendie une sorte de combustion spontanée.


"Ce lieu est désormais impur à célébrer le Seigneur, le prêtre l'avait souillé, Dieu n'y était plus présent et tes empruntes non plus à présent."

Il descendit les quelques marches de l'église et commença à marcher dans la rue.

"J'ai voulu réveiller la rose qui était en toi et je n'ai fais que t'exposer au péché. Tu es libre de partir si tu le désires. Je le comprendrai. Je dois retourner à mon hôtel, ces vêtements ne me sont plus d'aucune utilité, si tu veux je t'offre aussi de nouveaux vêtements, à mes frais..."

Que dire d'autre, il fallait bien qu'il trouve une excuse, pour la garder auprès de lui... commençant à avancer il parlait, sortant une bible du revers de sa veste...

"Pater noster, qui es in coelis, Sanctificetur no­men tuum, ..."
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Kelly McGrath
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MessageSujet: Re: [PV Gabriel Anderson] Le Diable n'est jamais loin de la Croix   Lun 8 Aoû - 16:04

    La sortie, la porte… Enfin une libération ? Non. Le regard de Kelly avait changé. Elle quittait à contrecoeur cet homme, Anderson, qui était venu vers elle pour la sauver, et qui, en réalité, la désirait. Bien évidemment, le même schéma se reproduisait toujours : les gens qui l'aimaient finissaient par mourir ou bien ne pouvaient exhiber leurs sentiments au grand jour. Là, c'était encore la faute à Dieu. Elle avait bien remarqué l'expression coupable qui n'avait pas abandonné le visage du dévot, il avait gardé le silence. Elle lui aurait bien dit que sa religion était paradoxale : elle prônait l'amour d'autrui et privait les prêtres et autres écclésiastiques de ce sentiment. Mais aucun d'entre eux ne pouvait réellement lutter contre leur nature humaine, les phéromones et toute l'alchimie des sentiments parvenaient toujours à générer des sentiments. C'était ainsi chez tout le monde, et même chez les plus proches de l'entité divine. Alors pour éviter à Anderson d'être déchu et de souffrir continuellement de ce qu'il éprouvait pour elle, elle avait préféré partir. Autant souffrir une bonne fois pour toutes. Tout à coup, la voix du mutant s'éleva. Il lui avoua qu'il s'appelait en réalité Gabriel Anderson, et il lui demandait de rester. Kelly s'arrêta subitement. Elle murmura :

    « Gabriel ? »

    Du peu qu'elle connaissait la religion, Gabriel était le nom d'un archange… C'était sans doute pour cela qu'il le lui avait caché. Lentement, Kelly se retourna, elle s'apprêtait à lui dire quelque chose, or une sonnerie de téléphone se fit entendre. La mutante fut impressionnée par ce téléphone. Elle l'avait déjà vu dans des publicités, c'était un modèle dernier cri ! Cela lui rappela qu'elle n'en avait toujours pas… De toute façon, asociable comme elle était, elle n'en voyait pas la nécessité… Vaguement, elle écoutait ce que disait son sauveur, car elle réfléchissait à quelque chose d'important : ses sentiments. Certes, elle avait apprécié le fait qu'il soit venu vers elle, aussi bien par nécessité que par ses sentiments, mais elle, qu'éprouvait-elle à son égard ? Il était séduisant à souhait, avec un petit côté mystérieux, mais tellement dévot… Là résidait le problème… Elle secoua la tête, Gabriel s'était déplacé pour se laver encore les mains dans l'eau bénite. Il lui adressa des paroles froides, là encore ressortait le conflit entre sa spiritualité et la rationalité de Kelly. Non, ça ne pourrait jamais marcher entre eux. Il fallait se rendre à l'évidence. Lorsqu'il s'adressa de nouveau à elle pour lui expliquer la suite des évènements, elle l'écouta à peine. Elle ne répondit rien. Elle se contenta de se demander pourquoi elle restait là, avec lui.

    Kelly était perdue dans ses pensées, jamais elle n'avait du réfléchir à quelque chose comme cela. Gabriel pourrait être sa véritable première relation amoureuse, mais cette relation était pleine de blocages. Pendant qu'il se chargeait d'effacer les preuves, comme il disait, elle avait tiré de son sac un casse-tête, qu'elle s'était offert récemment. Il était encore tout neuf, elle n'avait pas encore ouvert la boîte. Pour quelqu'un d'ordinaire, beaucoup de temps aurait été nécessaire pour le résoudre. Pour Kelly s'était différent. Elle avait de très bonnes notions spatiales et pouvait calculer extrêmement vite. Au moment où elle ouvrit la boîte, elle entendit un bruit d'explosion derrière elle. Gabriel avait consumé l'église sans qu'il n'y ait de feu. La jeune femme l'observa ensuite avec une indifférence terrifiante, elle faisait façade afin qu'il ne voie pas son état sentimental. Elle l'écouta alors qu'il descendait, usant encore des métaphores et lui proposant de l'accompagner, et d'éventuellement lui offrir de nouveaux vêtements. Kelly se moquait bien de la mode et n'aimait pas se faire offrir des choses. Que devait-elle faire ? Pourquoi pas arrêter de réfléchir et suivre la voie de son cœur ? Kelly lança :


    « Attends-moi, j'arrive. »

    Elle emboîta rapidement le pas de Gabriel… Tout comme il lisait sa Bible, elle examinait son casse-tête… Et se demandait pourquoi elle avait choisi de le suivre… Voilà que maintenant il la troublait elle aussi… Mais elle n'en montrerait rien. Elle marchait simplement derrière lui…


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MessageSujet: Re: [PV Gabriel Anderson] Le Diable n'est jamais loin de la Croix   

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[PV Gabriel Anderson] Le Diable n'est jamais loin de la Croix
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