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 Le retour du momificateur... Prochainement dans vos musées ! [PV Hassan El Ahlam]

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Jack Cooper
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MessageSujet: Le retour du momificateur... Prochainement dans vos musées ! [PV Hassan El Ahlam]   Dim 31 Juil - 14:14

    "Les prêtres d'Imhotep furent condamnés à être momifiés. Quant à Imhotep, il fut condamné à subir le Hom-Dai, la pire des malédictions. Une malédiction si terrible qu'elle n'avait jamais été proférée. Il fut condamné à être enfermé dans un sarcophage, mort vivant pour l'éternité. Les Majaï ne devaient jamais le relâcher, sous peine de libérer une force démoniaque, un fléau pour l'humanité, un dévoreur de chair à l'appétit décuplé par les siècles, maître des sables, le front saint des lauriers de l'invincibilité !"

    Mais alors que la voix off, munie d'un bel accent égyptien du plus bel effet, acheva sa tirade sur un ton dramatique, laissant le titre du film apparaître dans un hurlement bestial, et montrant les ravages du temps sur une statue d'Anubis entre l'époque des pharaons et le début du vingtième siècle, laissant place alors à une guerre entre bédouins et soldats coloniaux, mon téléphone sonna, interrompant le cinéma improvisé que Laura et moi nous étions concoctés afin de terminer notre soirée. Je grognai, et alors que je mettais le DVD sur "pause", je décrochai mon portable, et lâchai un "allô" assez peu engageant. Manque de bol, c'était mon patron, à l'autre bout du fil, et la façon dont il m'ordonna de laisser tomber tout ce que je faisais actuellement pour me mettre sur une affaire de la plus haute importance, m'incita fortement à ne pas me plaindre si je ne souhaitai pas me retrouver avec une engueulade en prime.

    "Désolé, ma grande, mais on a besoin de moi. Tu peux continuer à regarder le film, si tu veux. Je l'ai déjà vu plusieurs fois... "

    A ces mots, je lui déposai un léger baiser sur ses lèvres, et tournai les talons. En quatrième vitesse, j'enfilai des vêtements propres, mes chaussures, descendis les escalier de mon immeuble (bien entendu, l'ascenseur est toujours en panne, ou, comme par hasard, le devient chaque fois que je le prend. Et en plus, j'ai toujours les jetons quand les portes se referment que les câbles lâchent et que cette cage de métal soit précipitée sans possibilité de la retenir jusqu'au sous-sol, ou elle exploserait en brûlant tous ses passagers. Moi, claustrophobe ? Nooon...) et me jetai sur ma mot, qui démarra (pour une fois) au quart de tour. Et en quelques minutes, j'avais disparu dans la nuit.
    Le film durait trois bonnes heures, si ma mémoire était bonne. Avec de la chance, il retiendrait suffisamment l'attention de X-23 pour que celle-ci ne s'ennuie pas et se décide alors à faire n'importe quoi pour s'occuper. Comme par exemple, aller chercher des noises à Jacali. Même si la tension entre les deux jeunes femmes semblait s'être légèrement apaisée depuis leur première rencontre. Conséquence de mes avertissements, ou réel effort des deux pour s'entendre, je n'en avais pas la moindre idée. Du moment qu'elles ne s'entretuaient pas, à dire vrai, je m'en contrefichai. Et quand on connaît les tendances meurtrières de Laura, croyez-moi, c'est largement suffisant.
    Mon patron m'avait donné rendez-vous dans un endroit pour le moins insolite : Le musée d'histoire naturelle. Aussi, lorsque je descendis de ma bécane, et que je franchis les portes de l'endroit pour tomber sur mes coéquipiers, je ne pus m'empêcher de lâcher :


    "Euh, chef ? Je sais que j'ai pas une culture générale très impressionnante, mais de là à me faire visiter un musée en pleine nuit, y a quand même une marge !"

    "La ferme, Cooper."

    Oulà, l'a pas l'air de bonne humeur, le boss... Déjà qu'avec sa grosse moustache poivre et sel, du haut de son mètre quatre-vingt-dix, de son crâne chauve et de ses gros muscles, j'avais déjà pas envie de l'approcher quand il était de bon poil, alors là, c'était limite si je n'avais pas envie de faire comme si personne ne m'avait vu, de rebrousser chemin, et de rentrer chez moi avant de téléphoner pour prétendre que des martiens étaient soudainement venus m'enlever et faire des expériences sur moi avant de me relâcher, m'interdisant ainsi de les rejoindre.

    Mhm... Bizarrement, je doute qu'ils y croient.

    Sans compter que Ors n'était pas là. Ors faisait partie des mutants du Bureau 18, mais le truc, c'est que même si physiquement, il avait l'air encore plus sauvage que Dent-de-Sabre, c'était une crème, incapable de faire du mal à une mouche (à condition que cette mouche n'ait pas commis de crime), et tempérant toujours la mauvaise humeur du patron. En d'autres termes, s'il n'était pas là, c'était moi qui allait me prendre toutes les remarques désobligeantes. Comme si devoir annuler une soirée avec une jolie fille n'était pas suffisamment humiliant et désagréable comme ça. Y a des moments, j'vous jure...


    "C'est quoi, le topo ?"

    Mon patron fit un signe de la tête vers une zone du musée, s'intéressant principalement aux œuvres d'arts égyptiennes. Une bande jaune entourait toute une zone, interdisant l'entrée et la sortie de qui que ce soit n'appartenant pas à la police. Et deux ou trois scientifiques en combinaison spéciale trainaient déjà dans le coin, fouillant à la recherche d'indices, tandis que notre légiste était penché sur... Sur quoi, exactement ?
    M'approchant, je passais en-dessous de la limite jaune et noire, et m'approchai du vieil homme, pour remarquer qu'il observait... Un cadavre, bien sûr. Sauf que le cadavre en question était... Momifié.


    "Ça, c'est pas courant. Je l'admet..."

    Ben oui, que voulez-vous ? Moi, mon travail, c'est profiler. En d'autres termes, j'essaie de deviner de quelle manière pensent les psychopathes, les tueurs en série, les sociopathes, de manière à les empêcher de commettre davantage de crimes. Sauf qu'en l'occurrence, ma spécialité, ce sont les crimes déviants. Les trucs qui sortent de l'ordinaire, ou les meurtres sont vraiment bizarres, suivent un mode opératoire particulier, bref. Les trucs auxquelles peu de personnes oseraient penser faire à d'autres. Penser à tuer quelqu'un, c'est facile. N'importe qui peut y penser facilement. Étrangler, brûler, fusiller, égorger, violer... Même si on ne se l'avoue pas, ce sont des pensées qui nous traversent l'esprit tous les jours, et c'est notre inconscient qui décide ou non s'il doit les présenter à notre conscience. Mais par contre, décider de tuer uniquement un certain type de femmes, en leur arrachant certains organes, ou en les crucifiant, en les enterrant vivant après les avoir enfermé dans un cercueil fabriqué par vos soins, est-ce que c'est quelque chose à laquelle vous pensez tous les jours ? Non. Et ce genre de crimes, c'est à moi qu'il revient de les résoudre.
    Mais tous les crimes bizarres ne me reviennent pas forcément parce que je m'appelle Jack Cooper, vous savez. Le Bureau 18 se charge essentiellement des crimes, des délits et autres contraventions, ou des mutants sont impliqués. En tant que criminels ou victimes, mais il y a toujours des mutants. Mais en l'occurrence...


    "J'peux savoir en quoi ça regarde le Bureau 18, ça ?"

    Le médecin légiste, remarquant enfin ma présence, écarta lentement le voile qui recouvrait le visage de la momie. En effet, à ce qu'on pouvait en voir, le ruban censé la recouvrir intégralement n'était pas en place. Comme si le meurtrier n'avait pas eu le temps de terminer son œuvre. Et le toubib avait placé un léger voile par-dessus, juste histoire de rendre à la victime un peu de sa dignité. Et lorsqu'il le souleva, je regrettai qu'il l'ait fait.
    Le visage de la jeune femme avait dû être d'une grande beauté, auparavant. Ce qui en témoignait son cou parfait, ses cheveux blonds parfaitement ordonnés... Son visage, en revanche, ne permettraient pas de l'identifier. Une marque, en forme de main humaine, l'avait défigurée à jamais. Là ou se trouvait cette marque, la peau, la chair et les os de la victime avait vieilli à tel point qu'elle semblait avoir passé plusieurs milliers d'années dans un sarcophage. Ses yeux avaient tout simplement disparu. Effacés par le temps ou énuclées avant l'attaque de super-vieillissement ? Difficile à dire. En effet, aucun humain n'aurait pu faire ça. Ou alors, il avait un mutant sous ses ordres.


    "Ah ok... Qu'est-ce qu'on a d'autres ?"

    Soupirant, Ben, notre légiste, lâcha de son habituel ton monocorde :

    "Eh bien, j'en saurais plus après l'autopsie, mais pour ce que j'ai pu voir, notre chère damoiselle était encore en vie il y a six heures. Mais de là à dire avec précision à quand remonte le décès, je crains d'avoir besoin de davantage de temps."

    "On sait ce qui l'a tué ?"

    "Au hasard, je dirais l'extraction des organes..."

    "Pardon ?"

    D'un signe de tête, Ben me montra quatre vases canopes, derrière moi, posés délicatement sur une table. Enfilant des gants, histoire de ne pas contaminer la scène de crime avec mes empreintes digitales, j'ouvris un de ces étranges récipients, et après un rapide examen, qui manqua de me faire rendre mon dîner sur le sol, je le refermai.

    "Ok. Donc ça, c'était le cerveau, je crois..."

    Je m'écartai autant que possible des vases. Quoi ? Eh, c'est pas parce que j'ai l'habitude des cadavres et des trucs hyper-gores que je vais pouvoir supporter n'importe quoi sans jamais me sentir mal, vous savez ?! Et là, croyez-moi, c'est vraiment pas beau à voir. Et encore moins à sentir. L'odeur du sang, j'ai l'habitude, mais celle de la cervelle, beaucoup moins.

    "Oui, il est fort probable que le tueur ait imité la manière de momifier des égyptiens pour mettre un terme à l'existence de ses victimes. Enfin, à ceci près que cette jeune fille était probablement encore en vie lorsqu'il a commencé à l'éviscérer."

    "Super. Maintenant, j'peux avoir des frites avec un supplément ketchup en plus de mon steak ultra-saignant ?"

    Blague de merde, c'est bon, j'ai compris... Pas la peine de me regarder avec cet air écœuré, les gars... Même Ben me jeta un air désabusé, lui qui aimait pourtant bien l'humour noir. Oh, apparemment, l'un de mes collègues ne supporta vraiment pas ma blague, et fila dans les toilettes les plus proches, dont s'échappa quelques secondes plus tard des bruits assez équivoques.
    Poussant un soupir, je levai les yeux au ciel. Aucun humour. Quelle bande de barbares primitifs, ceux-là... Tiens, c'est quoi, ça ?
    Alors que je levai la tête d'un air dépité, je pus remarquer, avec un certain amusement, que le responsable de ce carnage nous avait laissé une carte de visite. Attendez, il est à combien de mètres de hauteur, ce plafond ? Dix, quinze mètres ? Qui avait pu bondir aussi haut et en profiter pour tartiner le mur de sang, dessinant des motifs égyptiens à tire-larigot ? Sérieusement, j'avais l'impression qu'il y avait davantage de hiéroglyphes sur le plafond qu'on ne pouvait en trouver dans la Grande Pyramide de Khéops ! Bon, je ne l'avais jamais visité, mais il y en avait quand même un sacré paquet !
    Braquant ma lampe-torche sur les symboles, la lumière n'étant pas exceptionnelle à cet endroit, je me permis une petite remarque :


    "Donc, soit notre tueur était Michel-Ange, soit il avait en plus la faculté de s'accrocher aux murs... Soit il n'était pas tout seul..."

    Il fallut un moment pour que mes collègues comprennent où je voulais en venir. Soit notre homme, le mutant capable de faire vieillir tout ce qu'il touchait, était aussi capable de se coller aux murs, et en avait profité pour inonder le plafond de ses remerciements et de l'arbre généalogique de sa famille (oui, car ne lisant pas l'égyptien antique, je n'avais pas la moindre foutue idée de ce que ce charabia pouvait bien raconter), soit il y avait deux tueurs, tous deux mutants, qui partageaient le même délire au sujet de l'Égypte ancienne et de la momification sur sujets vivants, ce qui expliquerait pour quelle raison le travail avec le ruban n'avait pu être achevé. Ils avaient dû se faire surprendre, et avaient dû abandonner précipitamment l'endroit. Si l'écriture égyptienne en dessins de sang était également inachevée, cela corroborerait alors ma théorie de doubles tueurs.

    Mais pour ça, il faudrait certainement pouvoir...

    Je mis mes mains en porte-voix, et braillai :


    "Mesdames et messieurs les policiers du Bureau 18, l'un d'entre vous saurait-il lire les hiéroglyphes ?"

    Murmures.

    Visiblement pas.

    Merde.

    Heureusement, Hörsch, mon patron, ne se laissa pas démonter, et dégaina son portable plus vite que son ombre. Argh ! Tu m'as eu... Billy !


    "Je fais venir un égyptologue sur-le-champ."


    Je jetai un œil à ma montre. Il était prêt d'une heure du matin. Avec de la chance, on allait m'amener un vieux débris puant du bec qui allait se plaindre pendant des heures de la brutalité des flics le tirant de son sommeil avant d'accepter de se mettre au travail... Et qui allait devoir se farcir les jérémiades du vieux parce que c'est son type de crime ? C'est bibi !
    Bordel ! Si j'avais su ce qui allait se passé, au lieu de "La Momie", je nous aurais pris un porno, merde !
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Hassan El Ahlam
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MessageSujet: Re: Le retour du momificateur... Prochainement dans vos musées ! [PV Hassan El Ahlam]   Dim 31 Juil - 18:23

Décidément,les voitures de flic Ne sont pas confortables.
Décidément,les flics ne sont pas sympas.
Que me voulaient ils ? Pourquoi me sortir d'une journée de torpeur et, de surcroit,m'interrompre pendant que je fumais sereinement mon narguilé ? Tss, a moitié nu, complétement perché dans les étoile à 23h , ce n'était vraiment pas le moment pour quiconque de débarquer...


"♫ Il y a presque trois mois de vacances d'été avant que l'école recommence alors notre problème c'est de nous amuser pendant ces très longues vacances...On pourrait !! :
Faire une fusée ou combattre les momies et escalader la Tour Eiffel
Ou bien découvrir un animal bizarre... ♫"


J'éteignis la télévision avant que les deux petits personnages grotesques n'eurent le temps de finir leur chanson. Cela faisait un bon moment que j'étais seul , dans mon appartement, l'esprit ailleurs en train de fumer, collé le cul sur mon fauteuil les yeux aveugles braqués sur Disney Channel. Il y a des jours comme ça vous savez, où une personne sérieuse et calme peut tout d'un coup se transformer en larve. Et bien aujourd'hui, c'était un de ces jours pour moi. Bien que, à mon niveau, il ne s'agissait que de se ralentir le cerveau devant une chaine de télévision pour adolescent en rut. Vous avez compris que je ne regardais pas vraiment ces drôles de petits dessins, non.
J'imaginais les Harrisson , un étage au dessus,en train de partager un somptueux diner de famille. Ou la vieille Edna, en train d'astiquer les casques militaires de son défunt mari.... Puis , je constatai à quel point j'étais pitoyable...
Si seulement j'avais quelque chose à faire,ou des amis a voir... Quelle ennui, j'vous jure.


Toc Toc Toc


"Hassan El Ahlam ? Ouvrez,c'est la police" , glapirent des hommes,de l'autre côté de la porte


"Merde" pensai-je.

Bon,analysons la situation : Je suis en caleçon,seul. Déjà, l'ambiance rappelle un vieux taudis infesté de junkies Ma chicha est allumée ,et ne contient pas que du tabac, mes plants d'Afghan sont sur le plan de travail de la cuisine.
Mon esprit est complétement saturé par la fumée,un voyage dans le temps s'avère donc complètement impossible... Bon,stop le temps mon petit Hassan,range tout et ouvre leur.
S' ils essaient de te coffrer ou de te buter , tu stoppes le temps et tu te casses. Des fois , mon esprit élabore vraiment des plans complexes et ingénieux, non? Je vois que vous n'êtes pas convaincu, étrange.


"Euh oui ? C'est pour quoi ?" répondis-je, en ouvrant la porte.

"Veuillez nous suivre, s'il vous plait, nous avons besoin de vous" .


Me voila rassuré, moi qui me voyais déjà fuir ,le temps en mode pause, direction l'Ouzbékistan ou je ne sais où dans le but de re-re-refaire ma vie,loin des soucis administratifs et judiciaires... Mais je suis quand même également surpris.
En quoi des policiers auraient-ils besoin de moi ? Ex-dealer et archéologue non sollicité, semi-shooté qui était il y a encore hypnotisé par une émission puérile ?
J'eus à peine le temps de m'habiller , qu'il m'embarquèrent dans leur foutue bagnole. C'est fou comme ça manque de douceur un policier. Mais en même temps, si lorsd'une arrestation, ils y allaient avec des pincettes, ce ne serait pas très fructueux. J'imaginais cette image dans ma tête : un gros balourd tentant de buter le policier tandis que celui-ci s'excuserait de lui passer des menottes.
Les voisins,qui assistaient à la scène, étaient en train de peaufiner leur théorie selon laquelle " Le voisin est un terroriste"
J'imaginais déjà la vieille Edna en train de se dire " Haha, encore un Ben Laden mis derrière les barreaux par notre belle police ! ça en fait un de moins dans les rues en train de se faire exploser !"
Pff , vieille bique raciste ...


Et me voilà , dans cette voiture au siège inconfortable muni de ressorts ayant visiblement la fonction d'infliger des douleurs au postérieur du passager arrière , avec pour seul compagnie deux hommes en uniforme au visage blafard et a la langue visiblement défectueuse. Un bon petit joint leur ferait pas de mal à ceux là.
Ils ne disaient rien, et ignoraient mes questions.
Qu'ai-je à faire dans ce genre de situation ? Lire ? Pas de bouquin. Discuter ? Pas vraiment possible avec des muets. Bon , je pense que je vais compter les voitures qui passent . Je suis sérieux , ça me fera au moins passer le temps. Ou plutôt, admirer New York , la ville qui ne dort jamais .
C'est vrai, maintenant que j'y pense. 7 mois que je vis là et je n'ai même pas pris la peine de contempler cette ville que bon nombre d' enfants voudraient voir.


Ouais, bof . Des voitures, des murs, 2 ou 3 arbres . Rien de fascinant.


"Pouvez-vous au moins m'indiquer où nous allons?" , dis-je, en espérant que les frères LangueCoupée pourraient un peu m'informer.

" Nous allons au musée, monsieur" , répondit l'homme au volant, à ma grande surprise.

Au musée ? Quel intérêt de m'emmener au musée ? Ah, je sais.
Une œuvre a été volée, et ils ont besoin de l'éminent égyptologue que je suis pour coincer le coupable. Super, enfin un peu de divertissement. J'espère au moins que je serai payé pour cette connerie.
Quand la voiture stoppa, on m'invita à descendre.


"Nous y voici monsieur El Ahlam" conclut un des policiers " Allez voir le type là-bas, il vous informera davantage".

Sur ceux, mes 2 pseudo-kidnappeurs décampèrent.

Je me dirigeai, calmement,vers le blondinet que l'on m'avait indiqué. Il n'était ni trop grand, ni trop petit. Ni trop gros, ni trop maigre. Il ne paraissait ni faible, ni fort. Un américain banal quoi.

"Bonsoir, je suis Hassan El Ahlam. Qu'est-ce que vous me voulez ?" . Y'a pas à dire, je suis doué pour engager une conversation. Observation faite,ce type était brun.


Dernière édition par Hassan El Ahlam le Mar 2 Aoû - 23:35, édité 2 fois
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Jack Cooper
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MessageSujet: Re: Le retour du momificateur... Prochainement dans vos musées ! [PV Hassan El Ahlam]   Lun 1 Aoû - 18:11

    Il nous fallut patienter une bonne petite heure avant que l'égyptologue ne se décide à arriver au musée, temps que je mis à profit afin d'étudier les lieux. Chose particulièrement ardue, vous en conviendrez, puisqu'il m'était nécessaire de discerner les œuvres d'art appartenant au musée, et celles que le tueur avait sorti de sa poche pour son rituel funéraire macabre. En même temps, une préparation de cadavre, c'est forcément morbide, vous ne trouvez pas, non ? Vous, là, au fond ! Qu'est-ce que je viens d'écrire ? Vous savez pas, hein ? Alors asseyez-vous, arrêtez de discuter, et écoutez ! Bon sang, y a plus de respect chez les lecteurs !
    Bref, j'étais là depuis un bon moment, tandis que Ben, notre légiste, attendait debout, appuyé contre un mur, assez éloigné de la scène de crime, baillant à intervalles réguliers et levant le bras pratiquement aussi souvent afin de s'assurer de l'heure exacte. Vraisemblablement, il n'attendait qu'une chose : Que le spécialiste ramène ses fesses, jette son œil d'expert dans la pièce, nous dise ce qu'il fallait en dire ou en penser, et enfin, déclare que c'était tout, histoire qu'on puisse enfin emmener le cadavre à la morgue afin de l'autopsier. Oui, en général, on faisait plutôt la procédure inverse : On embarque le corps après moult croquis et photographies, et ce n'était qu'après l'autopsie que l'on pouvait se permettre de présenter ces dernières aux éventuels spécialistes chargés de nous démêler le sac de nœuds auquel nous nous étions attaqué. Pourquoi une telle erreur ? Simple. Je savais que, depuis quelques jours, Hörsch, mon supérieur hiérarchique, était sur les nerfs. Une histoire de divorce mal engagé et de garde partielle des gosses. Le genre de problèmes qu'ont les hommes mariés, quoi. Vive le célibat ! De fait, ajoutez à ça les pressions du directeur du musée, qui refusait que l'affaire fasse la moindre publicité au bâtiment, et les deux ou trois journalistes qui se pressaient déjà devant les grilles, intrigués par une visite nocturne du Bureau 18 au musée d'histoire naturelle.
    Je HAIS les journalistes. Toujours à poser des questions, à fouiner partout, et surtout, à critiquer sans jamais prendre de risques. Oh, les policiers sont incapables de faire baisser le taux de criminalité ! Oh ! Une émeute vient de causer des dégâts matériels, et aucun policier n'était présent ! Oh ! Un tueur en série vient de massacrer quinze innocents, que fait la police ?! Mais on se met les doigts de pieds en éventail, ducon, tu savais pas ?! Les flics sont des humains, et même si certains sont des mutants (comme moi, en l'occurrence), ils ne sont pas capable de prévoir que tel problème va se produire à telle heure, à tel endroit ! On est pas infaillibles ! Mais bien entendu, sitôt qu'on règle les problèmes, tout le monde s'en fout, mais alors si un seul pickpocket nous échappe, alors là, nous sommes totalement incompétents !
    Hum... Veuillez me pardonner pour ce sursaut de fureur...
    Bref, à force de jongler entre tous ces éléments, Hörsch avait fini par se mélanger les pinceaux, et nous avait interverti tout ça. Bof, pas de problème, même si la procédure n'était pas parfaitement suivie, du moment que l'avocat qui défendrait notre (ou, j'en étais à peu près persuadé, NOS tueurs) ne serait pas au courant de cette liberté, il ne risquait pas de nous casser les noix avec ce détail. Prions pour que Sharpe ne s'occupe pas de cette affaire... Ce qui était à peu près aussi probable que de réussir un home-run avec une météorite qui vous tombe dessus.
    Ce fut à cet instant qu'un des membres du Bureau 18, un petit blondinet, s'approcha de nous avec un homme au teint basané à ses côtés.


    "Eh ! Pas de terroriste dans le coin, s'il vous plaît ! Aïe !"

    Val', une jolie blonde qui me servait de collègue, et accessoirement, de boxeuse lorsqu'il s'agissait d'interroger un suspect récalcitrant à la diplomatie, me fit taire d'un violent coup de coude dans les côtes.

    "C'est l'égyptologue, crétin !"

    "Oh..."

    Je me grattai le crâne, tandis que des scientifiques forçaient ledit professionnel de l'Egypte Antique à enfiler des chaussures spécifiques et des gants en latex, le tout, afin de ne laisser aucune empreinte sur la scène de crime, ni de pied, ni digitale. Comme ça, pas de contamination.
    Je passais sous le ruban jaune, histoire de rejoindre celui qui allait être mon professeur d'égyptologie, et lui tendis la main, histoire d'être un peu poli...


    "Bienvenue dans votre domaine, mons..."

    Je haussai un sourcil et penchai la tête sur le côté. C'était moi, ou le gars avec les yeux si injectés de sang qu'on en voyait pratiquement plus le blanc ? Et son air hagard...

    "Un égyptologue ? Vous êtes sûr que c'est pas un drogué que vous avez trouvé dans un bar égyptien ? Nan, parce qu'il ne m'a pas l'air d'un professeur à respecter. Ni d'un professeur tout court, d'ailleurs."

    Moi, insultant ? Non. J'ai juste tendance à toujours dire ouvertement ce que je pense. Que ce soit en bien ou en mal. Une habitude que j'ai prise à l'Institut Xavier. Mais en l'occurrence, je me fichai bel et bien de risquer de froisser l'égo du bonhomme. J'avais beau être un psychologue diplômé, ce type-là m'avait plus l'air d'un dealer que d'un véritable expert.

    "Enfin bon, on va pas y passer la nuit, monsieur..."

    Hörsch termina ma phrase à ma place :

    "C'est le professeur El Ahlam."

    "Super ! Un nom imprononçable, en plus ! Bon, eh bien, monsieur El Rablah, si vous voulez bien me suivre, on a du boulot. Et si vous pouviez éviter de dégueuler sur la scène de crime, ça nous arrangerait..."

    Tout en disant cela, je fis volte-face et repassait sous le ruban jaune. C'est chiant, ce truc, à force. Hörsch se passait la main sur le visage, hésitant visiblement entre sortir mon flingue pour m'abattre, ou me sauter dessus pour m'étriper à mains nues, juste pour m'apprendre le respect.
    Une fois sur place, j'écartais les bras, histoire de permettre au drogué de voir sur quoi nous travaillions.


    "Bien, comme vous l'aurez remarqué, sur votre droite, par terre, nous avons un macchabée de jeune fille, qui a été au préalable vidée de ses organes selon la mode égyptienne d'il y a trois mille ans. Sur votre gauche, sur la petite table sculptée, lesdits organes enfermés dans des vases canopes. Et si vous n'avez pas de torticolis vous empêchant de regarder en l'air, vous vous rendrez compte que nous avons tout un tas de jolis hiéroglyphes dessinés un peu partout sur le plafond. Hiéroglyphes que nous sommes incapables de traduire. Donc, monsieur l'expert, si vous en êtes vraiment un, je vous serais gré de me lire tout ce qui est écrit là-haut, avant de me réciter tout ce que vous savez sur le pourquoi du comment des momifications égyptiennes. Merci de la visite, et n'oubliez pas le guide !"
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MessageSujet: Re: Le retour du momificateur... Prochainement dans vos musées ! [PV Hassan El Ahlam]   Lun 1 Aoû - 23:17


« Eh ! Pas de terroriste dans le coin, s’il vous plaît ! Aïe ! »

Encore un abruti qui se cantonne dans ses idées racistes ; je ne sais pas si je vais pouvoir bosser pour un type pareil ; à moi de lui prouver qu’il ne faut pas se fier aux apparences. Heureusement que la jolie blonde qui lui sert de collègue lui a bien envoyé dans les côtes ce que je comptais lui balancer dans la tronche et l’a remis à sa place.

Bon, c’est pas tout, je vais d’abord me concentrer, enfin essayer… avec ce que j’ai fumé, ce ne sera pas évident. Enfilons le costume de clown qu’ils me tendent pour pénétrer la zone d’étude…Peut-être va-t-on enfin m’apprendre les raisons de ma venue ici. Ce n’est sûrement pas pour les aider à allumer une chicha ou préparer une bombe ! Si je me concentre bien , je me dis qu’étant dans un musée, le mec qui vient de franchir ce ruban jaune et qui s’approche de moi doit bosser ici.. . sauf que les rubans jaunes servent aux flics et pas aux gardiens de musée pour canaliser les visiteurs.
Donc, je comprends toujours pas ce qu’on me veut : terroriste ou égyptologue, faudrait p’tre qu’on me rancarde enfin ! Il me tend la main, c’est plutôt bon signe :


« Bienvenue dans votre domaine , mons…

« Bonsoir à vous mais trêve de formalité, si vous pouviez en venir au but de ma venue, je dois retourner me coucher… »

Il prit un certain temps pour m’observer mais au lieu de me répondre, il envoya à sa collègue une réplique qui me prouva à quel point je n’étais pas frais. En tous les cas, je compris que j’avais affaire à un homme franc et plutôt acerbe dans ses propos ; mais surtout, il répondait à mon interrogation principale : le pourquoi on m’avait fait venir : mes compétences en égyptologie ! pour le moment, mon interlocuteur paraissait en douter totalement… Mais j’adore les défis et j’allais lui faire ravaler ses insultes, même si elles étaient méritées toutefois…Je me tournai alors vers un moustachu qui venait de lui couper la parole :

« C’est le professeur El Ahlam » dit-il sans écorcher mon nom, bravo ! c’est si rare …

Je ne fus pas étonné de la réponse de son subalterne. Décidément , je ne pouvais encore cataloguer ce bonhomme que comme un gros raciste sûr de lui .C’est alors qu’il me tourna le dos ; son chef fit une gueule comme s’il eut voulu l’étriper. Grosse ambiance dans l’équipe, je serais heureux d’en faire partie,… pas trop longtemps quand même !
Il me fit signe de le suivre et se lança dans une longue explication :


"Bien, comme vous l'aurez remarqué, sur votre droite, par terre, nous avons un macchabée de jeune fille, qui a été au préalable vidée de ses organes selon la mode égyptienne d'il y a trois mille ans. Sur votre gauche, sur la petite table sculptée, lesdits organes enfermés dans des vases canopes. Et si vous n'avez pas de torticolis vous empêchant de regarder en l'air, vous vous rendrez compte que nous avons tout un tas de jolis hiéroglyphes dessinés un peu partout sur le plafond. Hiéroglyphes que nous sommes incapables de traduire. Donc, monsieur l'expert, si vous en êtes vraiment un, je vous serais gré de me lire tout ce qui est écrit là-haut, avant de me réciter tout ce que vous savez sur le pourquoi du comment des momifications égyptiennes. Merci de la visite, et n'oubliez pas le guide !"


J’avoue que je restai quelques instants interdit devant le cadavre : examiner des momies âgées de deux mille ans, cela ne me posait plus de problème depuis longtemps mais tomber sur un cadavre embaumé depuis peu de temps et donc encore marqué par les stigmates du crime horrible subi par la victime, cela a de quoi vous ébranler, surtout quand vous êtes dans les vaps.
Mais dès qu’il m’eut indiqué la présence de hiéroglyphes, je retrouvai tous mes réflexes de professionnel :


« Je ne sais pas s’il vous serait utile de connaître tous les détails complexes des étapes de la momification ; en revanche, le texte que nous avons sous les yeux constitue en fait un message destiné à la victime : il s’agit à la fois d’un passeport et d’une sorte d’ordre de mission dans l’au-delà : le prêtre , quoi que dans le cas présent je suppose que c’est son embaumeur qui a écrit, invite la jeune fille à rejoindre le royaume des morts pour y devenir la servante de « Pharaon ». A noter que ce détail est important car dans ce type de texte mortuaire, le nom du pharaon est normalement précisé. De plus, il s’excuse auprès de la momie du fait qu’il n’a pas pu observer dans son ensemble les règles du rite funéraire faute de matériel et de temps mais il espère que cela ne l’empêchera pas d’accéder à l’autre monde. J’en conclus donc que votre croque-mort, émule d’Imhotep, grand inventeur de l’art de la momification, n’en est qu’à sa première victime, qu’il connaît les rites mais ne les maîtrise pas encore et que seule la pratique de l’embaumement sur d’autres futurs serviteurs lui apportera la dextérité qu’il souhaite. En d’autres termes, monsieur, préparez-vous à observer l’évolution de cet apprenti embaumeur. Pour ma part, si vous le permettez, je souhaiterais aller « dégueuler » .

Je ne pris pas le temps d’attendre sa réponse et me dirigeai prestement vers le toilettes que j’avais repérées en arrivant…



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Jack Cooper
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MessageSujet: Re: Le retour du momificateur... Prochainement dans vos musées ! [PV Hassan El Ahlam]   Mar 2 Aoû - 19:00

    Pressé de rentrer chez lui, le drogué ? Ça tombe bien, moi aussi ! Me suivant jusqu'au ruban jaune, ce fut avec une certaine délectation que je l'observai, remarquant qu'il n'avait pas l'air particulièrement à l'aise à proximité du macchabée. Oh, je le comprenais, remarquez. Entre un corps décomposé de trois mille et quelques années, et les restes encore tous frais d'une jeune femme qui était encore vivante il y a quelques heures, il y a un fossé assez important qui se creuse. Et à dire vrai, je n'étais pas moi-même très heureux de me trouver là, la seule raison pour laquelle je n'avais pas rejoint l'égyptologue dans les toilettes était tout simplement que je commençais à avoir l'habitude des corps récents mis en charpie. Nécessaire, quand on travaille sur les crimes déviants. A l'inverse, sur mes premières affaires, je peux vous assurer que je ne faisais vraiment pas le fier. Je me souviendrai toujours du premier cadavre que j'avais eu à étudier : Une gamine de neuf ans, préalablement violée avant d'être torturée, tuée à petits feux et, au final, éventrée. Et quand je dis éventrée, j'entends par là que ses organes et son sang avaient repeint l'intégralité de la pièce dans lequel on avait retrouvé le corps ! Pour une première affaire en douceur, on repassera, j'avais passé une bonne heure à me vider les tripes dans les toilettes, n'osant quitter la salle de bains avant que le légiste n'ai finalement enlevé le corps. Enfin, quand je dis le corps, comprenez que je parle des morceaux qu'on pouvait retrouver un peu partout dans tous les coins.

    Enfin bref... Assez de souvenirs joyeux comme ça.

    Au final, El Ahlam se décida à ouvrir la bouche pour autre chose que se plaindre, et je devais bien admettre, qu'au final, il savait de quoi il parlait. Je connaissais un ou deux des hiéroglyphes, et même si j'ignorai ce que l'ensemble voulait dire, il me semblait avoir reconnu un symbole parlant du repos après la mort. Donc je pouvais globalement supposer qu'il ne se foutait pas ouvertement de notre gueule. Même si, vu la dégaine, on aurait pu le supposer.
    A ce qu'il explicita, le tueur, ou, à ce que je supposai, LES tueurs, avaient décidé d'offrir le repos éternel à cette jeune fille, en lui souhaitant une meilleure existence dans l'au-delà, et qu'il s'excusait de n'avoir pu achever correctement les rites de préparation et d'embaumement du corps. Mhm. Cela signifiait-il qu'en fin de compte, il n'y avait qu'un seul assassin ? Mais l'explication de l'égyptologue sur le fait qu'il ne disposait pas de la totalité des connaissances et du matériel nécessaire me laissa pensif sur cette possibilité. Le message pouvait très bien avoir été laissé avant que le crime soit commis. Après tout, le musée était fermé depuis deux jours, pour cause de rénovation, qui donc aurait pu remarquer ces hiéroglyphes au plafond, alors que nous-même avions eu du mal à les repérer, s'il n'y avait pas eu quelque chose de nous retenir dans cette pièce ?
    L'égyptologue termina son discours par l'affirmation que le tueur allait certainement frapper à nouveau – merci mon gars, mais ça, je l'avais deviné tout seul – et au final, nous abandonna là après avoir déclaré qu'il devait à son tour se vidanger les tripes, et partit s'enfermer dans les toilettes.


    "Faites..."

    Je m'accroupis, histoire d'observer le cadavre de la jeune fille un peu plus en détail. Après quelques minutes, Hörsch me lança :

    "Tu as un profil ?"

    Je secouai la tête.

    "Pas assez d'éléments. Je ne pourrais même pas dire si les jeunes femmes blondes sont les cibles principales du tueur, il me faudrait au moins trois victimes identiques. Tout ce que je peux dire, c'est que celui qui a éliminé cette pauvre fille n'était pas une momie vieille de deux mille ans..."

    Je pointai le visage défiguré de la victime, et extirpai des cheveux de celle-ci un minuscule morceau d'ongle.

    "Quoi qu'il en soit, le tueur nous a laissé un petit souvenir de lui."

    Je fourrai l'ongle dans un sachet en plastique, que je confiai aux scientifiques, afin qu'ils l'examinent, avant de me redresser.

    "Il faudra vérifier si la marque en forme de main sur le visage a laissé des empreintes digitales qu'on puisse utiliser. Si on avait la chance de tomber sur un imbécile déjà fiché, l'enquête serait vite bouclée. Sinon, je pense qu'on peut embarquer le macchabée."

    Les scientifiques et le légiste réagirent au quart de tour, et débarrassèrent la scène de crime de son occupant et des vases canopes en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. A peine avaient-il terminé que l'égyptologue sortait des toilettes, toujours aussi frais. Je le rejoignis, et lui expliquai la suite des évènements :

    "Bon, alors voilà comment tout va se passer : Notre légiste va autopsier le cadavre, et nos experts vont décortiquer les indices, rechercher les témoins, tout ça. Moi, tant que je n'ai pas plus d'info, je suis inutile, donc je vais me coucher. Alors mon cher El Raababah, je veux vous voir demain matin, à 10h30, au Bureau 18, avec toutes les infos que vous pourrez glaner sur l'Égypte Antique. Demandez Jack Cooper. Mis à part ça, bonne nuit..."

    Et alors que je m'apprêtai à mettre les voiles, je m'arrêtai, me retournai vers l'égyptologue, et reprit :

    "Vous savez, désolé de pas vous avoir considéré comme un vrai pro de l'égyptologie. J'vous aime bien, si, si... Mais... Si jamais je vous revois drogué à je ne sais quoi avant la fin de cette enquête, c'est moi qui vous momifie vivant. C'est clair ?"

    Et à peine eut-il répondu que je tournai les talons, et quittai le musée.
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Hassan El Ahlam
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MessageSujet: Re: Le retour du momificateur... Prochainement dans vos musées ! [PV Hassan El Ahlam]   Dim 14 Aoû - 16:51

"Faites..."

Je ne lui laissai pas le temps de terminer sa phrase… Décidément, la vue d’un macchabée trop frais après consommation excessive de cannabis n’avait pas eu un effet positif sur mon système digestif.
Mais j’éprouvai un soulagement certain après ma séance de vidange . Six minutes plus tard, j’étais plus alerte et dispo que précédemment et mon collègue imposé me rejoignit dès que je fus sorti des WC pour m’asséner :


"Bon, alors voilà comment tout va se passer : Notre légiste va autopsier le cadavre, et nos experts vont décortiquer les indices, rechercher les témoins, tout ça. Moi, tant que je n'ai pas plus d'infos, je suis inutile, donc je vais me coucher. Alors mon cher El Raababah, je veux vous voir demain matin, à 10h30, au Bureau 18, avec toutes les infos que vous pourrez glaner sur l'Égypte Antique. Demandez Jack Cooper. Mis à part ça, bonne nuit..."

Péremptoire le p’tit père ; et insultant en plus ; il a oublié que les Egyptiens ne sont plus sous la coupe des anglo-saxons et encore moins leurs larbins ! Va falloir qu’il soit plus poli, sinon je risque de faire de la rétention d’informations et il n’apprendra pas tout ce que j’ai déjà « glané comme informations sur l’Egypte antique » pour obtenir mon diplôme d’égyptologue. Mais bon, connaissant ce genre de types, je préfère ne pas rétorquer…Tiens, il a encore quelque chose à sortir et j’ai mon idée sur le sujet...


"Vous savez, désolé de pas vous avoir considéré comme un vrai pro de l'égyptologie. J'vous aime bien, si, si... Mais... Si jamais je vous revois drogué à je ne sais quoi avant la fin de cette enquête, c'est moi qui vous momifie vivant. C'est clair ?"

"Au temps pour moi, à demain M. Copeur, bonne nuit."

Dès qu’il fut –enfin- parti, je pris quelques minutes pour analyser la situation. C’est vrai quoi, pas eu le temps de souffler depuis que les flics m’avaient amené -de force ! - ici . Je n’avais eu aucun répit sauf au moment de ma pause « dégueulis ». Ce flic , je devais encore réfléchir à l’attitude à adopter face à lui. Je m’en foutais qu’il m’aime bien, il n’était d’ailleurs guère convaincant à ce sujet, ce que je voulais, c’était qu’il me respecte et cesse de me considérer comme un camé incompétent.
Je décidai de mettre toutes mes réflexions à son sujet de côté pour me mettre au travail sérieusement et terminer au plus vite ma tâche. Première chose : inspecter avec minutie la salle et découvrir des éléments susceptibles d’avoir été oubliés par les enquêteurs.

Bon, à vrai dire, il n’y avait plus grand-chose à observer : légistes, policiers et tout ce beau monde réuni avaient déjà tout embarqué, momie comprise, ce qui m’arrangeait car je n’avais nulle envie de retourner vider mes tripes à la vue de cette abomination. Donc, beaucoup plus lucide et serein, je me mis en quête du moindre indice ; ça y est, je parle comme un flic, un vrai ! Je remarquai d’abord que je me trouvais dans la réplique exacte d’une salle appelée « ouabet » où les Egyptiens pratiquaient l’essentiel des rites, du lavage du corps, en passant par l’extraction des viscères et du cerveau jusqu’au bandelettage, sans oublier l’opération de dessiccation…un détail qui devrait intéresser machin chose Cooper. Je m’intéressai ensuite plus en détail aux inscriptions que j’avais rapidement déchiffrées alors que j’étais encore sous influence de mon chanvre psychotrope. Il faut savoir que l’écriture des hiéroglyphes est très complexe donc la lecture aussi. En effet, on peut par exemple lire de droite à gauche et inversement mais aussi de haut en bas et en diagonale ; sans parler de la grammaire, totalement tordue pour un homme moderne ; je ne m’attarderai pas sur d’autres détails ; tout ce que je pouvais constater, c’était que notre amateur avait mélangé plusieurs périodes et que son texte était truffé d’erreurs. Je pris donc la peine de recopier sa prose pseudo antique sur mon précieux carnet puis me dirigeai tranquillement vers la sortie en quête d’un taxi puisque personne n’avait daigné se soucier de me raccompagner à mes appartements…Quelle bande de chiens !

Installé dans le taxi conduit par un portoricain muet, je repensai aux keufs : il faudrait que je me renseigne sur ce bureau 18 , ses activités et sur Jack Cooper . Je savais que je ne trouverai pas le sommeil avant. Après avoir payé la course en maugréant contre les flics encore une fois, je montai rapidement chez moi et m’installai devant mon ordi, ne prêtant guère attention au bordel qui régnait dans mon appartement ; le ménage attendrait … j’avais plus urgent à faire, pourvu que Masayo soit connecté. Ah, mon meilleur ami, le plus gros no life de tous les temps et un mutant hors pair ! Lui seul pourrait me renseigner en crackant les bases de données du FBI et autres bureaux concernés…dont le 18 précisément…

« Alors, Hassan, tu ouvres bien grand tes oreilles et tu prends note de ce que je vais te dire parce que cela nous concerne au premier chef : le bureau 18 a été créé pour gérer les affaires criminelles dans lesquelles sont impliqués des mutants, qu’ils soient victimes ou suspects. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils sont plutôt efficaces quant à la résolution des affaires qu’ils mènent. Par ailleurs, j’ai cherché des infos sur Jack Cooper et c’est là que ça devient intéressant : Il ne te la surement pas avouer, mais c'est un mutant. Hémokinesiste si je lis bien. C'est d'ailleurs son "dons" qui fait la performance de son équipe.


« Attends. Ce flic est un mutant ? » répondis-je un peu surpris.

« Tout à fait mon ami.».

Après avoir dit bonne nuit et merci à mon ami, je m’enfonçai avec extase au fond de mon lit et m’endormis rapidement. Je serais donc en forme pour mon rendez-vous de 10h30.


HR : Jack, je te laisse la liberté d'ouvrir le topic au commissariat et de dresser la situation.
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MessageSujet: Re: Le retour du momificateur... Prochainement dans vos musées ! [PV Hassan El Ahlam]   

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Le retour du momificateur... Prochainement dans vos musées ! [PV Hassan El Ahlam]
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