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 Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]

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Jack Cooper
Neutre de Classe 4
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Jour de mon arrivée : 30/05/2011

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MessageSujet: Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]   Mer 8 Juin - 18:52

L'homme s'agita.

De petite taille, malingre, à la chevelure éparse et au nez aquilin, son regard perçant balaya la salle d'interrogatoire, pratiquement vide, à l'exception de la table et de la chaise ou il se trouvait, ainsi que de l'habituel miroir sans tain, d'un seul regard. Ses petits yeux noirs transpiraient l'arrogance et la suffisance caractéristique des personnes de son espèce, et ce, malgré la présence de menottes blanches qui lui liaient les mains dans son dos.

Ce fut à cet instant que j'entrai.

Oui, moi. Inspecteur Jack Cooper, expert en crimes déviants au sein du Bureau 18, une cellule d'enquête spécialisée dans tout ce qui concerne, de près ou de loin, les mutants. Si un méta-humain se fait violer et torturer, c'est à nous que l'affaire revient. Si un Homo Superior massacre des humains normaux par dizaines, c'est aussi à nous que ça revient. En d'autres termes, on décharge la police locale de la moitié de son boulot. Chacun son truc. Et moi, mon truc, c'est de m'amuser à rentrer dans la tête des types qu'on doit arrêter. Hein ? Non, je ne suis pas télépathe. Ma faculté à moi, elle est bien plus... Physique... Moins insidieuse. Néanmoins, j'ai suivi des études de psychiatrie et de psychologie, et je me suis spécialisé dans l'étude des comportements criminels. Ça, c'est super classe sur le papier, mais dans la réalité, si vous n'avez pas un putain de bon estomac qui ne vous donne pas envie de gerber à chaque fois que vous devez inspecter un cadavre mutilé, vous pouvez tout de suite l'oublier.

A aucun moment, je ne regardai l'homme assis et menotté. Je me contentai de m'installer à la chaise en face de lui, posai mes pieds sur la table, et me mis à lire un roman que je sortis de ma poche, sans plus me préoccuper de l'individu.
Aussitôt, celui-ci sembla vexé, et toussota légèrement, histoire d'attirer mon attention. Peine perdue, je demeurai plongé dans mon bouquin. Attendez, hé ! J'arrivai presque à la conclusion de l'histoire ! Comment le héros allait-il combattre de façon radicale l'invasion de démons ?

Nouveau raclement de gorge, plus fort que le précédent. Cette fois, je relevai avec ennui ma tête et lançai un regard désabusé au type attaché.


"Quoi ?"

"Vous êtes censé m'accuser ou me relâcher. Si vous avez pas de preuve, alors relâchez-moi !"

"Bien sûr qu'on en a, des preuves."

Je rangeai mon bouquin dans ma poche, sans pour autant quitter la position nonchalante dans laquelle j'étais.

"C'est des conneries. Vous avez que dalle sur moi !"

Bon dieu. J'ai jamais vu une telle expression de mépris et de suffisance sur un même visage.

"Mais bien sûr que si. Tu croyais quoi ? Que t'étais suffisamment intelligent pour ne jamais te faire prendre ? Que le fait d'envoyer des lettres anonymes à la police faisait de toi quelqu'un de spécial ?Redescends sur terre, mon vieux. Depuis le début, tu n'as fait que nous balancer des indices sur toi. On s'est même demandé si c'était possible de laisser autant de preuves sans s'en rendre compte."

Le gars en face de moi fulminait. Je le vis s'agiter un peu plus, histoire de réussir à se débarrasser de ses menottes, mais c'était peine perdue. Il entrait de plein pied dans mon jeu. Il y sautait à pieds joints.

"Vous mentez ! Vous avez rien !"

Je ricanai.

"Tu veux qu'on reparle de tes empreintes de chaussures ? Des échantillons de plantes et de sédiments présents sur tes semelles et issus de l'endroit précis ou tu t'es amusé à déposer les cadavres ? Des petites culottes déchirées et couvertes de sang que tu gardais dans ton placard ? Ou bien, plus simplement, des cheveux que tu perds et que tu répandais partout sur les scènes du crime ?"

Mon adversaire pâlit brutalement. La donne n'était plus la même. Toutes ses petites cachettes, toutes ses précieuses mises en scènes avec un tel soin, tout cela n'avait aucunement importuné les policiers, qui l'avaient traqué de la même manière qu'une bête sauvage, et moins d'une semaine après son dernier meurtre, l'avait extirpé de son appartement en location sans même le temps de prendre une douche, et pourtant, le ciel savait à quel point il en avait besoin, et expédié en salle d'interrogatoire après lui avoir lu ses droits à trois reprises. A aucun moment il ne s'était inquiété. Il s'était persuadé qu'il était intouchable, qu'aucune preuve ne pourrait être présentée contre lui. Et après deux heures à mariner dans une salle d'interrogatoire, sa confiance en lui n'avait montré aucune faille.

Mais comme dans toute bonne armure, il existe toujours un moyen d'en venir à bout. Il avait suffi que je pointe du doigt chacune de ses erreurs pour que son assurance vole brutalement en éclats. Et là, en cet instant, il n'était plus du tout aussi serein qu'il y a cinq minutes. Sa joue était agitée d'un tic nerveux, il fronçait les sourcils à qui mieux mieux, et ses pieds n'arrêtaient plus de tapoter le sol. Tip top, tip top.


"Enfin, ce n'était pas dur à trouver. Un type aussi lamentable et impuissant, on en trouve pas tous les jours..."

"Je suis PAS impuissant."

Je penchai la tête vers le côté.

"Oh, vraiment ? Suis-je bête. Un homme qui a besoin de recourir à ses pouvoirs de mutants pour paralyser des fillettes afin de pouvoir les violer, ça doit nécessiter une force de corps et de caractère réellement colossale. Dis-moi... Quand les filles te voyaient nu, à l'école, je suppose qu'elles avaient tendance à se moquer de la petite chose inerte qui pendouillait entre tes jambes, n'est-ce pas ? Comment elles s'amusaient à t'appeler ? Rikiki Tim ?
D'autant plus que, que tu les paralyse ou pas, tu ne risquais pas de faire très mal à tes victimes. Ça devait une sacrée honte pour elle, de se faire avoir par un type aussi minable..."


Ah ? On passait du mépris à la rage. Rage et peur, un cocktail particulièrement jubilatoire. Pour moi, en tout cas. Il n'avait qu'une seule envie : Riposter. Et ça ne tarda pas.

"Pourtant les gamines hurlaient quand je m'amusais avec elle ! Elles en chialaient de douleur !"

Silence. Ponctué par un de mes sourires. Le pédophile s'était trahi, et en beauté. Et il s'en était rendu compte. Il déglutit rapidement, et il mit quelques secondes avant de trouver un autre terrain qu'il pouvait juger pas trop glissant. Le genre qu'il pouvait espérer le voir emmener vers la porte de sortie, et non vers la Cage.

"De toute façon, vous retrouverez jamais la gamine, sans moi !"

Ah ? Changement de tactique, dirait-on. A voir son visage retrouvant soudainement couleurs et sourire arrogant, il devait se dire que tant que nous voudrions retrouver la fillette, sa dernière victime, nous n'oserions pas l'enfermer. Erreur fatale, mon cher.

"Oh, tu sais. On l'a déjà retrouvée."

L'homme se figea, incapable de comprendre ce que je venais de lui dévoiler. Tiens ? Plus de tip-top. Pas que ça me dérange, remarquez. C'est beau, le silence, aussi. Hein ? Oui, bon, d'accord, la suite.

"Nan ! C'est pas possible ! C'est pas vrai !"

"Un endroit tellement insignifiant, tellement... Prévisible... C'était obligé que l'on tombe rapidement dessus..."

Brutalement, la peur quitta les traits de l'homme, et fut remplacée par une fureur noire, qui le conduisit à se relever brutalement avant de se mettre à me hurler dessus. Ceci dit, même s'il n'avait pas eu ses menottes, je n'aurais pas eu grand chose à craindre de lui. Physiquement, en tout cas.

"CE N'EST PAS UN LIEU INSIGNIFIANT !!!"

Je lâchai un léger sourire. On s'approchait, visiblement.

"Oh, je comprend... Un lieu qui avait une importance démesurée pour un minable comme toi... Ceci dit, pour des personnes intelligentes, ça reste totalement insignifiant..."

L'homme était rouge pivoine.

"C'est MON sanctuaire ! C'est là que j'ai..."

"Été violé pour la première fois ? Attends, laisse-moi deviner un moment."

Je mis ma main sur ma tempe, avant de déclarer, tout en observant avec délectation et attention les expressions de son visage virer de la peur bleue à un regain d'assurance :

"Tu étais tout petit, toujours tout seul avec lui. Non ! Pas toujours. Seulement de temps à autre. C'était pas un ami, mais un membre de ta famille. Ton oncle, oui. Il t'emmenait souvent dans sa cabane au bord de l'étang. Et c'est là qu'il s'amusait avec toi, histoire de se donner du plaisir entre deux parties de pêche monotones ?"

Silence brutal. L'homme se rassit soudainement, refermant la bouche comme un poisson hors de l'eau. Puis il déclara :

"Je veux mon avocat."

Et merde.

Enfin, ce n'était pas grave. Je me redressai, et tapotai sur le miroir sans tain. Une seconde plus tard, la porte de la salle d'interrogatoire s'ouvrit, et j'en profitai pour regarder deux policiers entrer, avant que de déclarer d'un ton sobre :


"Monsieur Timothy Andrews. Je vous arrête pour le viol et le meurtre de trois enfants, ainsi que kidnapping et attouchements sexuels sur mineurs. J'espère que la Cage sera assez confortable à votre goût."

Sans un mot de plus, je tournai les talons et quittai la pièce. Ce fut à ce moment que je tombai sur mon chef de service. Oups !

"La cabane de son oncle. C'est là qu'il a enfermé la gamine."

"Oui, je viens d'envoyer Phelps et Briggs sur place. Beau boulot. Le faire avouer ses crimes, et le forcer à balancer l'endroit ou il planquait la fillette. Vous êtes sûr que vous n'êtes pas télépathe ?"

"Non, chef. Mais ce type-là a toujours pensé qu'il serait le plus intelligent du duel police-crime."

"Qu'est-ce qui vous a amené à penser ça ?"

Je soupirai, avant de lâcher :

"Ses victimes, d'abord. Il s'en prenait toujours à des fillettes entre 8 et 10 ans. Toutes ces gamines étaient de celles qu'on considère généralement comme "surprotégés". Parents très riches, ou très connus, bref, avec un bon paquet de protection les entourant. Et vu la manière dont il laissait les cadavres de ses victimes, de façon à ce qu'on puisse voir du premier coup d'œil tout ce qu'il leur avait fait subir... Sans compter les lettres qu'il envoyait pour nous narguer. On avait à faire à un sadique sexuel narcissique au plus haut point, persuadé qu'il ne ferait jamais d'erreur. Pour le coincer, ça a été plutôt simple : Un installateur de systèmes d'alarmes. Le seul capable de s'introduire chez ses victimes, qu'il paralysaient grâce à sa mutation. Un contact avec ses mains, et vous deveniez prisonnier de votre propre corps. Après, ça a été simple, il a suffi que je le titille sur ses capacités pour qu'il craque. Il n'allait pas tolérer que je mette en doute la moindre de ses performances, c'était au-delà de ses forces..."

Mon chef haussa un sourcil.

"Pas mal. Et pour son oncle ? Vous avez deviné ?"

"J'ai étudié le dossier de sa famille de fond en comble avant de l'interroger. Les pédophiles de ce genre ont souvent eux-même été violés dans leur enfance à plusieurs reprises. Après, il a suffi que j'émette des hypothèses, et au fur et à mesure que j'en parlai, les expressions de son visage me le révélaient. Pour l'oncle, je savais qu'il avait tendance à l'emmener souvent à la pêche. Ça a été un simple coup de bluff. Coup de bol, il a marché !"

Caleb Hörsh croisa les bras, puis hocha la tête.

"Joli coup, Cooper. Vous n'êtes peut-être pas si inutile que je le pensai après tout..."

Et VLAN ! Dans ta gueule, Jackie. En même temps, j'avais passé cinq bonnes minutes sans me prendre de remarque désobligeante dans la tronche de sa part, ça pouvait pas durer. Nan, mais sincèrement, je m'attendais à quoi ? A ce qu'il me félicite, me prenne dans ses bras et me fasse de gros bisous pour me récompenser ? Beurk. A bien y réfléchir, je préfère me prendre quinze vannes par jours dans la gueule, ça me donne bien moins envie de gerber...

"J'peux y aller, chef ? C'est pas qu'il est vingt-trois heures passés et que je crève la dalle, c'est surtout que j'ai passé la journée à me casser le cul pour coincer un pédophile, sans mauvais jeu de mot..."

Hörsh me jeta un regard torve, puis hocha la tête. Youpi ! Permission de minuit ! Les filles, attention, voilà le rouleau-compresseur sexuel ! Yi-haaa ! Ou alors, je vais juste me contenter d'un repas chaud, et après, au lit. Mouais. Choix difficile. Je tournai les talons, fis quelques pas vers la sortie, avant de me retourner vers mon supérieur pour lui lancer :

"Ah, au fait, Hörsh ! La moustache, ça vous va pas du tout."

"Dehors !"

Pas la peine de me le dire deux fois, ça. Cooper : 1 – Vilain moustachu : 0.

A peine étais-je dehors que j'inspirai à fond. Un grand bol d'air frais. Putain, ça revigore. J'étais crevé, lessivé, j'avais le cerveau en vrac, envie de rien faire, si ce n'était de plonger dans un bon lit bien douillet (celui d'une jolie fille, si possible), et de roupiller jusqu'à ce qu'on ai à nouveau besoin de moi. Chose qui, je l'espère, ne se produira pas avant une bonne décennie. Comptez en plus sur le fait que la veille, j'avais dû courir après un voleur à la tire, et que, n'ayant pu m'échauffer avant le début de la course, j'avais désormais des crampes dans tous les muscles de mes jambes, et le moindre pas me faisait souffrir le martyr.

C'est pas facile tous les jours, d'être un héros.

Je restai un moment silencieux, immobile devant les portes du commissariat du NYPD, incapable de prendre une décision. Attention, mesdames et messieurs, si vous souhaitez que Jack file en boîte pour aller draguer la première pouffiasse venue, tapez 1 ! Si vous préférez qu'il aille bien sagement s'endormir dans son appartement lugubre avec pour seule compagnie un oreiller qui fait "sprouitch" quand on lui caresse les boutons, tapez 3600%!# ! Et le grand gagnant est...

Et puis merde, tiens, j'vais couper la poire en deux. Je vais aller me prendre une cuite et un sandwich au premier bar venu, et si je me trouve une greluche consentante, je prendrai le lot de consolation, et c'est marre ! Je vais pas glander pendant des plombes devant le commissariat à attendre que mon chef se décide à sortir pour me renvoyer sur une autre mission avant que j'ai pu me décider.

Aussitôt dit, aussitôt fait, j'orientai mon GPS interne vers le parking de la police, m'y rendis en quatrième vitesse, et enfourchai aussitôt ma moto. Quoi ? Oui, je suis un motard, je suis flic, et je roule sans casque. Ça vous pose un problème ? Non ? Bon, alors circulez, y a rien à voir.

Coup de chance, à cette heure de la nuit, la ville qui ne dort jamais, même si elle ne fait pas mentir son nom, voit son trafic routier réduit de façon drastique. Sacrément efficace lorsqu'on a pas envie de se taper cinq ou six bouchons d'affilé pour se rendre à deux rues d'ici. Mais beaucoup moins lorsque vous devez poursuivre un suspect armé qui roule à toute berzingue et qui n'a absolument RIEN pour le ralentir.

Ouf... Décrispes, Jack. Le boulot est fini, t'as quartier libre, ce soir. Et coup de bol, j'ai droit à mon week-end. A moins qu'un serial killer se décide à massacrer des jolies vierges en les sacrifiant au dieu Patanaboulokiénoumawanké des Wataburis du Grand Nord afin d'obtenir la scarification des mutants et la résurrection d'Elvis, bien sûr !

Rigolez pas, on a eu droit à un type comme ça...

Je freinai enfin devant le Big Compound Bar. Jamais su ce qu'il voulait dire. Et je m'en fous un peu, aussi... J'avais une fois serré le patron pour ses dépôts de jeux illégaux. Mais vu que ça ne m'intéressait absolument pas et que ça ne faisait de mal à personne, je l'ai laissé courir, à condition que lui accepte les mutants dans son tripot. Vu que le type n'avait pas trop de préjugés sur les métahumains, il avait accepté sans faire d'histoire, ravi de s'en tirer à bon compte. Et pour ma part, je m'étais trouvé un bon ami, qui acceptait de me servir à manger et à boire sans refuser de me servir parce que j'étais flic.

Aussi, je saluai Momo (oui, le gérant et barman du bar s'appelle Momo), et lui commandai un soda et un sandwich. Lui même répondit à mon salut avec un grand sourire, et me sortit un de ses spécial "jambon-crudités-œufs-mayo-sauce tartare" encore dans son emballage de plastique, avant de sortir un coca de son frigo. Le tripot n'était pas le genre de bar qui attirerait du beau monde. C'était même assez petit. Mais l'endroit respectait à la lettre les conditions d'hygiène, et compensait son apparence minable par sa bonne ambiance générale. Au fond de la salle, deux ou trois alcooliques, les piliers de comptoir habituels, ainsi que plusieurs joueurs de cartes. J'ignorai ce qu'ils misaient, et à vrai dire, je m'en fichai. A coup sûr, de l'autre côté de la porte dérobée, il y avait toujours cette grande salle ou se déroulaient les jeux illégaux dont je vous avais parlé un peu plus tôt.

Mais alors que je mordais à pleines dents dans mon sandwich, une sublime jeune femme aux cheveux noirs passa près de moi. Je fus si surpris de voir une fille agréable à regarder que je manquai de m'étouffer avec mon dîner, et fut incapable de balancer la moindre remarque. Bof, pas grave... D'ici deux ou trois minutes, j'allais pouvoir me rattraper...
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Laura Kinney
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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]   Jeu 9 Juin - 20:13


    Était-ce un rêve ? Allait-elle se réveiller dans quelques heures et réaliser que tout ceci n’était en fait qu’une énorme machination destinée à tester une fois de plus sa fidélité à ses maîtres et sa capacité à obéir aux ordres ? Pourtant elle avait eu la sensation de dormir si longtemps qu’elle avait un moment craint ne plus jamais être réveillée. Puis l’eau s’était infiltrée dans le caisson et l’air, lui, s’en était échappé. Elle était certaine de ne pas avoir rêvé cette partie là, elle avait en pleine conscience de ses actes détruit le caisson qui autrefois la gardait prisonnière d’un sommeil sans rêve. Mais que devenait-elle à présent qu’Alkali Lake n’était plus une base militaire ? Que devenaient ses missions, ses dirigeants ? Allaient-ils venir la rechercher maintenant qu’elle était sortie de son caisson ou avait-elle été oubliée ?

    Que devient-on quand on a été oubliée ?

    Depuis sa libération et sa micro apparition dans le camping de trois ivrognes, X-23 n’avait pratiquement jamais cessé de courir. Son endurance le lui permettait et la jeune femme avait décidé de mettre le plus de distance possible entre elle et le centre. Quelque chose lui avait soudain été rendu après des années de servitude, de bons et sanglants services et elle avait peur de le perdre. Mieux valait s’éloigner, mieux valait courir le plus loin possible. Espérer atteindre New York, la ville qui ravissait tant le cœur de Sarah, et trouver ce Wolverine. Ensuite ? Elle aviserait à ce moment là. X-23 ignorait qui était cet homme, ce qu’il pouvait avoir à voir avec elle pour que sa créatrice en fasse le dernier mot de son existence après que sa fille ne la lui ravisse. Un éclair de rage passa dans son cœur en repensant à la machination dont les deux Kinney avaient été l’objet, obligeant la fille incontrôlable à tuer sa scientifique de mère. La mutante savait que l’heure de la vengeance viendrait pour ceux qui l’avaient obligé à devenir ce qu’elle était aujourd’hui. Si son statut de mutante et la puissance qu’elle avait acquise ne la gênait pas, si ses crimes la laissaient indifférente parce qu’élevée sans morale, X-23 ne pouvait supporter qu’on lui ait fait assassiner Sarah. Depuis sa venue au monde, elle l’avait toujours connue aimante, tendre, patiente avec la boule de nerfs qu’elle était. S’évertuant à enseigner à sa fille le bon sens, la générosité, le pardon, la confiance pendant que celle-ci partait tuer des politiques, des ennemis du Projet, insensible à tout ce qui avait un cœur ou des sentiments. Et maintenant que Sarah et tout son amour avaient disparu…

    Deux effroyables griffes au reflet luisant de danger jaillirent de chacune de ses mains. Le regard assombri par la détermination, la jeune femme dépassa le panneau indiquant que tout étranger se trouvant à cet endroit pénétrait dans la grande ville de New York. Entièrement vêtue comme un homme, X-23 n’avait pas fait attention aux habits qu’elle avait volés à l’homme l’autre soir et la lumière du jour lui dévoilait à présent une horrible chemise à carreaux rouges et en guise de pantalon un vêtement informe d’un noir passé qui sentaient tous deux le feu de camp et l’homme. La jeune femme songea qu’elle aurait le temps de trouver d’autres vêtements en ville qui conviendraient mieux que ces vieilles guenilles affreuses qui mettaient surtout en valeur le fait qu’elle était une clocharde nue sous ses vêtements !

    X-23 passa la journée à s’enfoncer dans les rues de NY, tentant de s’habituer au vacarme permanent de gens qui hurlaient à tort et à travers, des voitures passant à toute berzingue près d’elle. Elle manqua d’ailleurs de se faire écraser une bonne dizaine de fois et n’eut du sa vie sauve qu’à ses prodigieux réflexes qui la firent bondir loin de la route. Plusieurs fois elle vola pour manger et s’enfuit en courant lorsque les marchands l’interpellèrent violemment. Elle trouvait son comportement indigne d’elle mais ne connaissant pas la suite de son histoire, elle préférait continuer d’avancer, la solution se trouvait peut-être à l’autre bout de NY. En tout cas, elle était sûre d’une chose : elle ne devait pas s’arrêter de marcher, ce qu’elle fit encore une bonne partie de la journée.

    Lorsque la nuit commença à tomber sur la ville, X-23 avait provoqué un incendie, quatre carambolages et elle avait perdu le compte du nombre de fois où elle avait du s’enfuir en courant pour ne pas se faire attraper par des hommes en tenue bleue et noire qui lui criaient de s’arrêter sur le champ. Elle était passablement énervée de devoir toujours s’enfuir de la sorte et regrettait que l’enseignement de Sarah trouve quelque faille en elle pour l’empêcher de tuer tous ses hommes braillards et impotents. Un bon coup de griffe et on n’en parlait plus…
    Il n’empêche que la jeune femme commençait à fatiguer, ses trois nuits blanches finissaient par lui peser sur tout le corps. Un homme eut la mauvaise idée de la siffler sur son passage, elle lui grogna d’aller se faire foutre mais l’homme crut que dans son discours il y avait la permission de lui toucher les fesses. Sa paume de main effleura à peine le tissu du pantalon qu’X-23 fit volte-face et envoya son poing dans le visage de l’homme. Les griffes de son autre main sortirent comme des boulets de canon et elle les planta dans la gorge de sa victime. Tout cela avait eu lieu dans une petite ruelle assez sombre, fort heureusement pour la mutante sans quoi elle n’aurait pu en sortir avec cet air souriant et cette démarche nonchalante.

    Depuis toute petite, tuer l’apaisait. Sans doute encore une brillante invention de la part de ses chefs pour la voir accomplir encore et encore, sans se lasser, sa sale besogne. Bah ! Au fond qu’est-ce cela pouvait bien changer pour elle. Ils ordonnaient, elle exécutait. Elle avait été élevée dans ce mode de fonctionnement et il était à présent bien ancré en elle. Rien ne pouvait la faire changer. Rien. A part peut-être, ce Wolverine. Sarah avait toujours cru possible l’existence d’une part d’humanité en elle, était-ce pour ça qu’elle lui avait soufflé ce nom ? Pour que sa sauvage de fille trouve enfin quelqu’un qui sache la détacher de son statut de machine à tuer ? Pfff. C’était ridicule. Personne ne pouvait l’aider. Elle n’avait pas envie d’être aidée de toute manière, elle n’en avait pas besoin.

    C’est la réflexion qu’elle se fit en levant les yeux sur une enseigne lumineuse. Big Compound Bar. Qu’est-ce que ça voulait dire au juste ? Elle n’en avait aucune idée et se rendit compte qu’elle s’en fichait de toute façon. L’endroit avait l’air plutôt calme, elle pourrait peut-être se reposer un peu ici. Au moins manger quelque chose, son ventre recommençait à la titiller après toutes ces courses-poursuites. C’est en poussant la porte, faisant tinter une clochette qu’elle se rendit compte qu’elle n’aurait rien pour payer. Bah ! Elle jeta un coup d’œil alentour. Elle improviserait comme toujours. S’avançant près du comptoir, la mutante vérifia que ses griffes étaient rentrées, elle avait remarqué, à force de se faire hurler dessus et courir après, que la vision de ces extensions de son être provoquait de violentes réactions. Elle n’en comprenait pas vraiment la raison mais elle avait appris à ne pas poser de questions tant qu’elle ne pouvait pas obtenir les réponses. Le barman s’approcha d’X-23 tandis que celle-ci dévisageait chaque membre de la salle. Lorsque son regard tomba sur un jeune homme perdu dans la contemplation du sandwich qu’on venait de lui apporter, un sourire étira ses lèvres minces et elle se dirigea vers lui. Elle comptait s’asseoir non loin et l’inviter à venir à sa table mais elle l’entendit distinctement s’étrangler sur son passage et changea de tactique. Virevoltant sur elle-même, elle dirigea son regard droit dans celui de son inconnu et lança :

    « A ce point ? »

    Sans attendre de réponse ou de geste de la part de l’homme, elle s’assit à côté de lui de façon à ce que leurs épaules se touchent. Un sourire charmeur aux lèvres, elle demanda :

    « Vous souhaiteriez sans doute que je vous tapote le dos ? »

    Sa main glissa sur le genou de l’inconnu, remonta l’intérieur de la cuisse avant de serpenter sur son abdomen. Parvenue au visage, elle lui assena une petite tape.

    « Allez donc vous faire foutre beau goss. »

    Son doigt descendit le long de la mâchoire de l’homme avant de descendre plus bas encore et de se refermer sur … le sandwich. X-23 détourna alors son regard pour mordre dans ce repas simple mais bienvenu. Mâchouillant son morceau, elle l’avala avec une figure d’extase et demanda finalement :

    « Ça vous embête pas j’espère ? De toute façon c’est un peu tard. »

    Un sourire innocent illumina son regard. La soirée s’annonçait plutôt pas mal.

    Spoiler:
     

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Jack Cooper
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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]   Ven 10 Juin - 20:26

Que je ne sois pas le plus discret des hommes, je le conçois parfaitement. Que j'ai tendance à parler de tout et n'importe quoi sans trop d'inhibition, c'est vrai. Que l'on dise de moi que je suis un dépravé, je peux encore le tolérer. Mais que l'on voit ma soudaine toux comme une tentative de drague minable, ça, j'ai beaucoup de mal à l'accepter ! Je suis un con, qui dit des conneries vingt-quatre heures sur vingt-quatre, certes, mais je ne suis pas un boulet attardé pour autant, bon sang ! Aussi, la manière dont la jeune femme, vêtue d'habits vraisemblablement trop grands pour elle, fit demi-tour, avant de me demander si j'espérai qu'elle me tapote le dos, m'irrita au plus haut point. Dites donc, mademoiselle, ça ne vous est jamais arrivé de vous étouffer alors que vous mangiez parce qu'un élément totalement inhabituel venait d'entrer dans votre champ de vision ?
C'était ce que je m'apprêtai à dire, lorsque je remarquai l'odeur.
Mon pouvoir se porte sur la maîtrise du sang, et même si je peux ressentir ou se trouve celui-ci et s'il appartient à un humain ou non (en l'occurrence, la damoiselle était aussi humaine que moi), je ne dispose pas de sens particulièrement développés. Et heureusement, d'ailleurs. Car la jeune femme était certes très jolie à regarder, bien qu'un peu sombre d'humeur, mais l'odeur d'une personne qui ne s'était pas lavée depuis un certain temps qui se dégageait d'elle ne m'incitait pas particulièrement à lui engager la conversation. Certes, mon don me permet également de purger mon sang des maladies, mais le processus est assez long et pénible en soi. Et puis, il y a plus excitant que de se taper une vagabonde, aussi canon soit-elle, vous ne trouvez pas ? Petite note : Je parle aux gens qui disposent d'un temps soit peu d'amour-propre !

Oui, j'ai de l'amour propre, et je vous emmerde !

Mais la jolie brune ne semblait pas l'entendre de cette oreille. Caressant doucement mon genou, elle fit délicatement remonter ses doigts sur l'intérieur de ma cuisse, avant de glisser amoureusement sur mon ventre. Et elle continuait à monter. Pour ma part, je ne savais que faire ou dire. Avec ma chance habituelle, j'avais tapé dans l'œil d'une prostituée nymphomane, mineure, si ça se trouvait, qui allait me proposer une pipe dans une ruelle sombre contre de quoi lui payer une dose de cocaïne. Ou de Kick... Et l'un comme l'autre m'était... Pas inacceptable, non, je n'en avais rien à faire qu'une pute anonyme fasse une overdose au coin de la rue. Mais qu'elle le fasse avec MON argent, ça, ça me gêne.

Et puis, payer pour avoir du sexe, non merci...

Ceci dit, mon imagination tournait à plein régime du côté de l'hémisphère gauche de mon cerveau, mais alors à droite, on était bien plus posé. En effet, mes études en psychiatrie m'avaient appris à connaître le comportement des dealers, des junkies, et des simples drogués au shit. Et à dire vrai, aucune de ces descriptions ne correspondait à l'attitude qu'avait la jolie brune en face de moi. Cependant, je sentais, rien qu'à la manière dont elle se tenait, dont elle agissait, qu'elle n'avait peur de rien qui se trouve dans ce bar.
Par ailleurs, si la plupart des clients nous ignoraient totalement, Momo remarqua l'espace d'un instant l'entreprise de drague de la SDF, ce qui le fit ricaner. En général, j'avais tendance à attirer les jolies filles lorsque j'y mettais du mien, mais là, voir le scénario inversé le faisait bien rire.
Et il se gaussa d'autant plus lorsque l'inconnue acheva ses caresses d'une légère tape sur ma joue, tout en me proposant d'aller me faire foutre. Mon égo de mâle dominant en prit un coup. Moi qui pensait faire de l'effet à la damoiselle, elle venait de me prouver le contraire en quelques secondes, tout ayant divinement joué la comédie avec moi. Hein ? Je ne suis pas si bon psychologue que ça ? Oh, vous savez... Je peux tout comprendre du comportement de n'importe qui. A condition d'analyser ses actes en profondeur... Vous pensiez que c'était automatique, vous ? Eh bah non ! Si c'était aussi simple, les profileurs seraient des millions, pas une poignée !
Et aussi parce que, la testostérone qui file dans vos veines lorsqu'une fille a l'air de vous faire des avances vous empêche un peu de penser posément. Eh oui, que voulez-vous ? Je suis un homme normal, avec des besoins normaux, et une faim normale à combl... EH !!!
Voilà que la clocharde venait de mordre dans mon sandwich ! Sale teigne ! Recrache !
Trop tard. Elle avait déjà avalé une partie de mon repas. L'air euphorique, elle me demanda, d'un air totalement pur et innocent, le genre qui fait fondre en larmes quiconque ayant un cœur d'artichaut, si cela ne me dérangeait pas. Tout en précisant que de toute manière, c'était trop tard.

Je fulminai.

J'aime pas qu'on touche à mes affaires. Et j'aime encore moins qu'on me vole ma nourriture !
Rapport avec le surpoids de mon enfance ? Peut-être. Remarquez, c'est depuis cette époque que j'avais pris l'habitude de planter ma fourchette dans la main de quiconque tentait de me piquer une frite.
Certes, j'avais réussi à maîtriser cette pulsion, depuis. On m'avait envoyé voir un psy, vu qu'il n'est pas très bien vu qu'un gamin traverse la paume d'une petite fille qui l'avait invité à son anniversaire pour ses dix ans. Elle ne m'a jamais pardonné. J'en suis le premier désolé, croyez-moi, vu à quel point elle est devenue canon, aujourd'hui... Hein ? Oui, pardon, je m'éloigne...
Histoire de me retenir d'attraper la chevelure de jais de la jeune femme pour lui encastrer la tête dans le comptoir de manière à lui apprendre que voler la bouffe des autres, c'est mal, je me lançai dans une tentative de sourire amical. Qui à mon avis dut plutôt prendre l'apparence d'un rictus grimaçant, mais bon, on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a. Et en l'occurrence, j'avais plus trop de patience en réserve, après la journée que j'avais passé.
J'arrachai une partie de mon sandwich, séparant tout ce qui avait pu entrer en contact avec sa salive, et confiai cette minuscule partie à l'inconnue.


"Si vous souhaitiez mendiez pour qu'on vous paye à manger, il suffisait de le demander poliment, plutôt que de vous servir. A moins que vous n'ayez été élevée chez les ours ces dix dernières années."

Puis je mordis dans mon restant de sandwich d'un air hautain, tout en m'apprêtant à l'écarter si jamais elle tentait à nouveau de mordre dedans. Si elle tenait à ce point à manger, j'étais prêt à lui payer un autre sandwich, pas de problème là-dessus. Mais d'abord, je voulais voir de quelle manière cette petite rencontre allait se terminer. Par ailleurs, je me permis de lâcher sur un ton acide :

"Sinon, vous avez pris l'habitude de vous balader toute nue sous des fringues volées ?"

Moi, devin ? Nan.
Il faut dire que lorsqu'elle s'était amusée à me caresser, elle avait dû se pencher sur moi. Or, comme je l'avais précisé, les vêtements qu'elle portait étaient bien trop larges pour elle, ce qui m'avait offert une vue très agréable jusqu'à l'arrivée de la tape. Quoi, vous pensiez que les caresses seules me feraient perdre la tête ? Allons, je n'en suis plus là depuis un moment...
Quant au vêtement, mis à part le fait qu'ils n'étaient pas du tout à sa taille, je venais de remarquer que le jean était maculé d'une dizaine de tâches que j'aurais pu sans hésiter attribuer à de l'alcool. Ou à de l'urine. De l'un comme de l'autre, je doutai que la damoiselle soit responsable de ces tâches. Ces vêtements ne lui appartenaient pas, j'en étais pratiquement persuadé. Certes, elle ne les avait peut-être pas volés, mais au vu de son comportement de "je fais ce que je veux quand je veux ou je veux", la théorie du vol était la plus plausible...


"Pas que ça me dérange, remarquez. J'adore mater le corps tout frais d'une jeune femme aussi belle. Même si je préfèrerai qu'elle soit habillée correctement et qu'elle se soit lavée depuis moins de deux jours, accessoirement..."

Je m'emparai de ma bouteille de coca, l'ouvrit, et en but plusieurs gorgées, avant de l'agiter sous le nez de la damoiselle.

"Je suppose que vous avez soif, aussi, hein ?"

Mais avant qu'elle ne puisse esquisser un geste, je mis la bouteille hors de portée.

"On va faire un marché. Vous me dites comment vous vous appelez, et moi, je vous offre un repas complet... Ça vous tente ?"
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Laura Kinney
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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]   Mar 21 Juin - 14:58


    Bien qu’elle n’ait pas été élevée pour décrypter les émotions des gens, X-23 perçut très nettement l’effort que l’homme fit pour ne pas lui coller son poing dans la figure. Ayant grandi dans un monde exclusivement composé d’hommes, et de surcroît des militaires, la jeune femme savait pertinemment qu’il ne fallait pas toucher au repas d’un autre sous peine de s’en prendre une. Chez les militaires, la nourriture c’était le carburant et si on leur ôtait leur carburant, ils devenaient inefficaces et se faisaient sermonner. C’est pourquoi chacun protégeait sa pitance comme si sa vie en dépendait. X-23 connaissait ce code de conduite bien qu’elle ait rarement eu l’occasion de manger avec les hommes de la caserne. Vu la tête de l’inconnu, soit il était trop poli pour s’en prendre à une femme alors qu’elle venait d’engloutir presque la moitié de son repas, soit il était con.

    « Si vous souhaitiez mendiez pour qu'on vous paye à manger, il suffisait de le demander poliment, plutôt que de vous servir. A moins que vous n'ayez été élevée chez les ours ces dix dernières années. »
    « Chez les militaires en fait. Mais c’est presque pareil non ? » répondit-elle du tac-au-tac.

    Elle observa avec un sourire l’homme découpant jalousement son sandwich pour lui en laisser une micro-part puis mordre dans la sienne avant qu’X-23 ne le fasse à sa place. Malgré lui, il était drôle à observer. La mutante s’amusait de la manière dont il essayait de rester impassible face à elle. Elle le sentait bouillir de son vol de sandwich et le fait qu’il se retienne pour ne pas lui cogner dessus en apprenait long sur lui. Malgré sa conduite et sa tenue de clocharde, il tentait malgré tout de rester tranquille. C’était… amusant.
    Se rapprochant de lui, elle sourit en le voyant s’écarter contre le mur, continuant de serrer son sandwich entre ses doigts. Sans doute craignait-il qu’elle lui saute dessus.. Elle faillit éclater de rire à l’idée de le faire tout de suite. L’homme l’interrompit dans ses pensées.

    « Sinon, vous avez pris l'habitude de vous balader toute nue sous des fringues volées ? » grinça-t-il en la foudroyant du regard.
    « Oui, ça déconcentre la cible pendant que je lui vole son sandwich. » rétorqua-t-elle en haussant les épaules.
    « Pas que ça me dérange, remarquez. J'adore mater le corps tout frais d'une jeune femme aussi belle. Même si je préfèrerai qu'elle soit habillée correctement et qu'elle se soit lavée depuis moins de deux jours, accessoirement... »
    « Je n’ai pas trouvé de douche sur mon chemin. Vous devez sûrement en avoir une chez vous ? » déclara-t-elle avec un grand sourire, le regard pétillant.

    L’homme attrapa alors la bouteille remplie d’un liquide noire à la surface duquel remontaient des bulles ambrées. X-23 l’observa se désaltérer avec un air curieux, intriguée par le goût que pouvait avoir cette substance qui ne ressemblait pas à de l’eau. Remarquant qu’elle le détaillait, l’homme agita la bouteille sous le nez de la jeune femme qui était sur le point de s’en saisir quand l’objet disparut de sa portée. Elle jeta un regard plein de mépris à l’inconnu, perdant soudain son rôle. Elle ouvrit la bouche pour répliquer mais il la coupa net dans son élan.

    « On va faire un marché. Vous me dites comment vous vous appelez, et moi, je vous offre un repas complet... Ça vous tente ? » proposa-t-il en la regardant droit dans les yeux.
    « Apportez le repas d’abord. » exigea la jeune femme.

    Le premier bras de fer de la soirée s’engagea entre les deux. Après de longues secondes à s’observer en chien de faïence, l’homme finit par céder et un sourire se dessina sur les lèvres de X-23. Ils attendirent que le repas soit déposé devant la jeune femme, celle-ci se saisit du sandwich qu’on lui avait apporté et mordit dedans. Elle le reposa dans l’assiette pour s’emparer de la bouteille au liquide étrange. Versant un peu de la substance dans un verre qu’on lui avait apporté, elle amena le verre à ses lèvres et trempa délicatement sa langue. Elle éclata de rire comme une gamine en sentant de petites bulles pétiller contre ses papilles, remplissant son verre de buée. La jeune femme avala ensuite une grande gorgée et faillit s’étrangler quand un feu d’artifice se déclencha au fond de sa gorge. Elle eut vaguement l’impression que le liquide lui remontait par le nez puis tout revint à la normale. Commentant son expérience d’un ‘gé-aaaant’, X-23 se tourna finalement vers son inconnu et le sourire aux lèvres, elle lâcha de but en blanc :

    « X-23. C’est comme ça que je m’appelle. »

    Puis elle porta de nouveau son attention sur le sandwich dans lequel elle mordit encore.

    « Et vous ? » lâcha-t-elle sans se détourner de son repas.

    Se saisissant de la bouteille, elle but directement au goulot et un sourire extatique s’empara de son visage lorsqu’elle repose la bouteille.

    « Faut que j’sache : c’est quoi ce truc que je bois ? » demanda-t-elle toute excitée.

    Elle comprenait mieux pourquoi tout le monde se plaignait sans cesse de la nourriture servie à la cantine d’Alkali Lake, si tout était aussi bon que ce liquide que l’inconnu appelait ‘Coca’ alors forcément, le reste devait forcément paraître fadasse.
    Le ventre enfin plein, X-23 sentit tout à coup la fatigue des derniers jours la rattraper et sans crier gare, elle s’avança sur la banquette pour se coucher contre l’inconnu. Percevant un léger mouvement de recul, elle marmonna les yeux clos :

    « Je peux virer les vêtements si ça pue trop. De toute façon, c’est pas les miens. »

_________________

« Will you see the Beauty or the Beast? »
Spoiler:
 


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Jack Cooper
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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]   Mar 21 Juin - 18:31

Moi qui pensais que la damoiselle avait été élevée par des ours, ou alors par des mendiants qui avaient tendance à s'emparer de toute la nourriture qu'ils pouvaient prendre sans se soucier de la propriété privée qui rendait ce genre de comportement intolérable, je m'étais trompé. J'avais déjà eu affaire à ce genre de personnes. Des vagabonds vivant dans une caravane, qui chipaient tout et n'importe quoi, et lorsque qu'on retrouvait des objets volés chez eux, ils se contentaient alors de répondre : "Et alors ? C'est à tout le monde !".
Jusqu'au jour ou je m'étais amusé à appeler des amis à moi, qui travaillaient dans la régulation des immigrés clandestins, et je leur avait demandé de leur enlever leur caravane. Mes collègues ont été accueillis par une grosse vague de protestations, les mendiants affirmant que le véhicule leur appartenait de plein droit, ce à quoi je m'étais permis de répondre, avec un plaisir non dissimulé : "Eh bien quoi ? C'est à tout le monde !".
Bien entendu, eux, ils ne considéraient pas la propriété privée comme une chose à double sens, et ils avaient tenté de porter plainte à mon encontre. Je dis bien "avaient tenté", car il s'agissait en réalité d'immigrés sans-papiers, qui étaient tombés presque immédiatement sur les services de l'immigration, qui lui-même les avait renvoyé illico presto dans leur pays d'origine, sans passer par la case départ, et sans toucher vingt mille dollars. Je n'ai jamais été raciste, vous savez. Cependant, il y a une chose que je ne supporte pas, c'est qu'on vienne s'installer dans mon pays et qu'on refuse d'en respecter les règles. Les flics ont déjà suffisamment à faire avec les criminels américains pour s'occuper EN PLUS de ceux d'autres pays. Oui, j'ai conscience que ce que je dis peut être considéré comme méchant et injuste. Mais le monde est injuste, poupée. Et si tu veux pas te faire dévorer toute crue, beauté, t'as intérêt à tout faire pour protéger ce qui t'appartient, même à massacrer une centaine de personnes si nécessaire. Remarquez, je n'ai jamais tué autant de personnes d'un coup, mais je devrais le faire. Ça doit être un sacré défouloir...
Si seulement je pouvais m'amuser à massacrer les anti-mutants, putain, qu'est-ce que ça défoulerait...
Bref. La miss avait laissé entendre qu'elle avait été élevée par des militaires. Alors qu'elle n'avait qu'une vingtaine d'années ? Entendait-elle par là que les militaires, réunis en un beau tas de mecs musclés et dépendants les uns des autres, se seraient un jour penchés sur le berceau d'un bébé abandonné au milieu de leur base, et se seraient extasiés avant d'affirmer vouloir le garder ?
Cette image dans ma tête provoqua un léger ricanement, que je tentais d'étouffer tant bien que mal dans ma barbe, alors que la jeune fille répondait à mes question avec une désinvolture certaine, tandis que moi-même, je gardais mon sandwich serré entre mes doigts, histoire de m'assurer que ma carnivore et nauséabonde compagne ne tenterait plus de poserait plus ses quenottes là où il ne le fallait pas, sans quoi elle risquait fortement de se prendre une baffe, que je risquai de ne pas retenir, cette fois-là. Moi, violent ? Naaaaan. Enfin, tant qu'on ne touche pas à ma nourriture. Une nourriture que j'ai payé pour moi seul, en tout cas. Si j'avais été en couple, et que nous partagions les mêmes repas, j'aurais laissé faire, mais là, niet. Pourquoi lui offrir un repas, dans ce cas ? Parce que comme ça, d'une part, je savais ce qu'elle faisait de mon argent, et en plus, ça me permettait de m'assurer que personne d'autre que moi ne toucherait à ma pitance. Si cette règle n'était pas respectée, par la damoiselle ou quiconque d'autre, ça risquait fortement de se finir très mal.
A la suite de ma proposition d'un repas contre son nom, la jeune femme accepta, à condition que je paie le repas d'abord. J'aurais bien aimé lui dire non, lui montrer que ce n'était pas avec moi qu'elle allait pouvoir négocier. Mais en même temps, j'étais assez fatigué, et je n'avais qu'une seule envie, c'était de finir d'engloutir mon repas, puis de filer chez moi. Aussi, je cédai et, d'un signe à Momo, lui demandait d'apporter un autre repas, ce que la damoiselle apprécia et me le fit savoir d'un petit sourire.

Saleté.

En tout cas, je devais bien admettre qu'elle était particulièrement originale. Voleuse, vêtue comme une vagabonde, mais indéniablement arrogante. Généralement, quand on vit dans la rue, la fierté en prend un sacré coup, et vous empêche de vous montrer ainsi en public. Toi, ma petite, tu as intérêt à respecter notre accord si tu ne veux pas que ton plateau vole à travers la pièce. J'engloutis d'ailleurs mon propre sandwich lorsque la jeune femme, ayant goûté son propre repas, me confia qu'elle se nommait... X-23 ? Eh, l'arnaque ! J'avais dit un nom, bordel !
En toute honnêteté, je savais que les mutants avaient tendance à s'attribuer des surnoms. Généralement, en rapport avec leurs pouvoirs. Mais là, putain ! Son pouvoir devait être sacrément pourri, pour qu'elle se soit octroyé un pseudonyme aussi naze !
Ajoutez à ça l'étrange comportement qu'elle avait eu en testant son soda, comme une gamine qui buvait du coca pour la toute première fois de son existence. Jouait-elle la comédie, ou était-elle sincère ?
Après un temps de réflexion, je me laisser aller à supposer que la damoiselle n'avait pas dit de mensonges. Mais n'avait pas dit toute la vérité non plus. Avait-elle été élevée comme une mutante d'élite, afin de former une brigade spéciale de militaires ? Ce ne serait pas impossible, après tout. Le Bureau 18 et l'unité "Code : Bleu" ont bien vu le jour, non ? Mais, une mutante d'élite aurait-elle eu une telle réaction en buvant un simple coca ?

Ceci dit, alors que la damoiselle mordait à nouveau dans son sandwich, je ne pus m'empêcher de lâcher :


"C'est moche, comme nom."

Avalant sa bouchée, elle se tourna alors vers moi, et me retourna la question.

"Jack Cooper."

Si j'avais été dans une situation parfaite, j'aurais précisé "inspecteur au Bureau 18". Mais en l'occurrence, une petite voix intérieure me conseillait de ne pas lui révéler ma condition de flic avant que j'en sache un peu plus sur elle. Après tout, qui me disait qu'elle n'était pas une criminelle en fuite qui prendrait peur et s'enfuirait face à un représentant de l'ordre ? Attendons d'en savoir plus sur elle. Ou attendons que nous ayons fait quelques galipettes sous une couette, ça le fera aussi. Quoi ? Eh, il est près de minuit, j'ai fini mon boulot, moi ! Merde ! J'suis fonctionnaire, j'vous rappelle !
Mais alors que je me disputai mentalement avec les salopards de lecteurs qui critiquent ma façon d'être, X-23 demanda alors sur un ton amusé ce que pouvait bien être le liquide noir et bulleux qu'elle était en train d'ingurgiter. Pour ma part, je m'emparai de ma propre bouteille, froide au contact de mes doigts chauds, et en regardai le contenu un moment.


"Ça ? C'est du coca. C'est un liquide qui ressort des machines à recycler les excréments."

Quand je dis des conneries, quasiment vingt-quatre heures sur vingt-quatre, je les dit avec un tel aplomb que ceux qui ne me connaissent pas depuis au moins deux mois peuvent prendre pour la vérité absolue. Croyez-moi, j'ai déjà convaincu un prêtre que j'avais passé un coup de fil à Dieu en personne, alors que Lui-même était dans son bain. Il a fallut un moment pour lui faire admettre que je racontai n'importe quoi juste pour qu'il arrête de tenter de me convertir... Non, vieux débris, j'suis athée ! Alors arrêtes de me harceler pour me vendre ta religion, j'en veux pas !!!!

Hum. Bref. Où en étais-je avant d'être interrompu aussi grossièrement par moi-même ?

Visiblement fatiguée, X-23 profita du débat mental que je me livrai pour s'allonger sur la banquette où nous étions tous deux assis, avant de se servir de moi comme d'un oreiller. Je haussai un sourcil et eut un mouvement de recul, tandis que la damoiselle me proposait d'enlever ses vêtements, affirmant que ce n'était pas les siens.
Ce n'était pas que j'étais contre l'idée de voir une aussi jolie damoiselle toute nue, mais quitte à avoir un tel spectacle, j'aime autant être moi aussi nu et pouvoir faire des folies avec elle. Et étant donné que je n'avais pas la moindre envie de m'adonner à de torrides ébats au milieu du bar de Momo, je me contentai de décliner la proposition d'un "hors de question".
Mais ne crois-pas que je vais te laisser t'endormir comme ça, ma grande. Je saisis X-23 par les épaules, et la forçai à se redresser, sans me préoccuper le moins du monde de son refus d'obtempérer, et la secouai un peu, histoire de m'assurer qu'elle ne se rendormirait pas sitôt que je l'aurais lâchée. Si c'était tout de même le cas, je ne me gênerai pas pour la réveiller à nouveau. Mais avec des claques, cette fois.


"Ma grande, avant de dormir, tu vas aller dans un endroit propre et prendre une douche. Il est pas question que t'aille polluer le lit, ou, en l'occurrence, la banquette, de quelqu'un. Je me suis bien fait comprendre, X-23 ?"

Oh, bordel... Ce nom... Ce nom ! Ce nom est vraiment trop horrible. S'il faut que je l'appelle comme ça encore une seule fois, je vais gerber.

Je me pinçai l'arête du nez et fermai les yeux, l'espace de quelques instants, histoire d'inspirer et d'expirer à fond, avant de recommencer à l'observer.


"Ok. Tu veux pas me dire ton nom. Alors moi, je vais t'en donner un, miss-la-mutante-au-nom-de-code-pourri"

Je la regardai droit dans les yeux, avant d'énumérer plusieurs noms, espérant entrapercevoir une lueur d'intérêt dans les yeux de la jeune fille. Ou tout du moins, que le nom lui irait assez bien.

"Clara ? Sasha ? Georgia ? Héléna ? Mary ? Cameron ? Lucy ? Rose ? Dana ? Stacey ? Madison ? Lara ? Brooke ? Alice ? Mhm... T'as une tête à t'appeler Alice, toi !"

J'agitai mon doigt devant le nez de la jeune fille, histoire de donner un peu plus de poids à mon affirmation, avant de rempiler pour une nouvelle demande casse-couille. Pourquoi un flic se doit-il de toujours s'assurer de la sécurité du moindre péquenaud qu'il croise ? J'en ai rien à foutre, moi, qu'une clodo mutante meurt de froid en roupillant dehors, fut-elle assez canon pour envoyer des top-model au rang de laiderons. Didju !

"Tu as un endroit où dormir, Alice ?"
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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]   Jeu 23 Juin - 10:02


    Il trouvait son nom moche. Il s’appelait Jack Cooper. Elle buvait du coca. Ca sortait de… elle n’avait pas compris. Les yeux fermés, la jeune femme enregistrait ces informations sans y apporter de réaction particulière. Elle se sentait lasse, pour un peu elle aurait presque demandé à retrouver son caisson de sommeil mais cela impliquait des choses qui avec le peu de temps qu’elle avait passé à l’extérieur, lui étaient devenues déplaisantes. Elle ne voulait plus tellement retourner là-bas, accomplir tous ces assassinats pour un autre qu’elle. Ils avaient tué Sarah et X-23 éprouvait quelque chose de violent à leur égard, l’envie de leur faire subir la même rage qu’il l’avait faite se déchaîner sur celle qui l’avait élevée. Non, pour l’instant ce qu’elle voulait c’était trouver un coin où dormir et… Jack Cooper pouvait sûrement arranger ça. Il lui avait offert un repas, il pouvait bien pousser l’hospitalité jusqu’au bout. Et s’il ne pouvait pas, elle n’aurait qu’à lui extorquer son adresse sous la menace puis le tuer et prendre possession de son appartement. Elle en était tout à fait capable après tout. Il lui suffisait de sortir ses griffes et…

    « Mais putain arrête de me secouer comme ça ! » s’exclama-t-elle soudain.
    « Ma grande, avant de dormir, tu vas aller dans un endroit propre et prendre une douche. Il est pas question que t'aille polluer le lit, ou, en l'occurrence, la banquette, de quelqu'un. Je me suis bien fait comprendre, X-23 ? »
    « Mmhmm. » répondit-elle en tournant la tête.

    Elle avait à peine remarqué le changement de pronom, cela ne la gênait pas. Sentant un souffle lui passer dessus, X-23 tourna de nouveau la tête et fixa le visage de Jack avec lassitude. Il avait l’air excédé.

    « Ok. Tu veux pas me dire ton nom. Alors moi, je vais t'en donner un, miss-la-mutante-au-nom-de-code-pourri. » soupira-t-il.
    « Je t’emmerde. J’ai pas de nom. Et j'ai pas choisi X-23. » grogna-t-elle en fronçant les sourcils.

    Mais il s’obstina et commença ainsi à énumérer tout un tas de prénoms insignifiants aux yeux d’X-23 qui se renfrogna à chaque nouvelle idée. Elle n’avait pas de prénom, elle n’en avait jamais eu. Sarah avait bien essayé de lui en apprendre un mais la jeune femme refusait de le retenir. Ca n’était pas elle, ça ne lui correspondait. Ca sonnait gentillet et X-23 n’était PAS gentillette ! Merde à la fin. Jack finit par décréter qu’elle avait une tête à s’appeler Alice et elle faillit lui répliquer qu’il n’y était pas du tout mais cela allait la trahir au sujet de la connaissance de son prénom. Elle refusait qu’il l’appelle comme ça. Elle ne s’appelait pas Laura. Elle s’appelait X-23, point final.
    Jack renfila sur une nouvelle question qui dérida la jeune femme.

    « Tu as un endroit où dormir, Alice ? »
    « Pourquoi tu t’inquiètes comme ça ? Et je m’appelle pas Alice, Jack. » fit-elle en souriant d’un air indulgent.

    D’un côté, X-23 n’aimerait pas qu’il la laisse dormir dehors. Pas qu’elle soit en danger, loin de là, c’était plutôt elle le danger d’ailleurs, mais si c’était comme l’autre nuit il allait faire un froid de canard et elle n’avait pas envie de se les geler encore une fois. Surtout quand Jack se présentait comme une opportunité de dormir au chaud et sans doute en compagnie non moins déplaisante. Il suffisait de jouer là-dessus.

    « Je peux te proposer un marché ? » demanda-t-elle en fixant Jack droit dans les yeux.

    Là se jouait la partie la plus délicate du jeu. Elle savait, après avoir ouvertement proposé de se déshabiller, que Jack allait refuser tout net si elle lui demandait directement de coucher avec lui. Vu la façon qu’il avait de ne pas regarder plus bas que son menton, il devait se retenir de ne pas examiner sa nudité. Il fallait l’emmener à l’abri des regards, dans un coin où personne ne les verrait ainsi la mutante serait libre de choisir entre ses deux options : le tuer et voler son appartement ou se faire héberger et attendre la suite. Mais si elle le laissait en vie, il pourrait sans doute l’aider à s’intégrer et surtout à disparaître aux yeux des membres du Projet. Le temps de les retrouver avant qu’eux ne la retrouve. Un coup de griffe dans la jugulaire et tout serait réglé. Bon, restait cette histoire de Wolverine mais peut-être Jack en savait-il quelque chose.
    Finalement, il était plus utile de le laisser en vie. Il pouvait encore servir. A présent, il fallait l’entraîner à l’abri des regards indiscrets.. Jetant un regard autour d’eux, X-23 s’arrêta sur les trois hommes affalés sur le comptoir du bar et après quelques secondes :

    « Mon marché est un peu spécial. Je ne peux pas te le dire devant ceux-là. » déclara-t-elle en désignant les trois inconnus du menton.

    Devant la mine suspecte de Jack, X-23 sourit et tendit un doigt pour le promener le long de sa mâchoire.

    « Fais confiance à miss-la-mutante-au-nom-de-code-pourri. Je sens peut-être la mort et je suis sûrement pas habillée à ton goût mais depuis quand l’apparence n’est plus trompeuse ? T’as bien vu ce qu’il y a en dessous non ? »

    S’extirpant de la banquette, X-23 tira sa pauvre victime à sa suite jusqu’à ce que ses fesses décollent du siège. Elle l’entraîna ensuite en dehors du bar et après un petit regard alentour, elle choisit une ruelle sombre où elle les amena. A peine avaient-ils franchi la lisière d’ombre qu’elle plaqua Jack contre l’armature métallique d’un escalier de secours et l’observa avec un sourire amusé. Etrange de constater qu’elle pouvait le tuer là, ni vu ni connu dans cette petite impasse et que pour une raison qui lui appartenait et une autre de nécessité, elle allait lui laisser la vie sauve. C’était la première fois depuis sa naissance qu’elle choisissait la difficulté plutôt que la facilité de ses griffes et de son instinct de tueuse. Jack pouvait s’estimer heureux bien qu’il ne se douterait pas une seconde de ce qui se tramait contre lui. Pour le moment, il devait oublier qu’elle était vêtue comme une clocharde. Approchant lentement son visage de celui de Cooper, la jeune femme pencha légèrement la tête et en souriant, glissa ses lèvres près de son oreille droite.

    « Tu comprends pourquoi je ne pouvais pas t’en parler devant eux ? Je t’échange une douche et une nuit de repos chez toi contre… mes services. Tu es sans doute fatigué toi aussi, un peu de détente ne te ferait pas de mal. Et si j’en crois ton attitude de toute à l’heure quand tu as reluqué l’intérieur de la chemise, tu n’as personne dans ta vie, tu peux poser tes yeux où tu veux et tes mains où tu en as envie. Je me trompe ? » chuchota-t-elle doucement.

    X-23 se recula doucement, relâchant sa prise. Pas une seconde, elle ne quittait Jack du regard. Tout dépendait de lui et malgré que l’idée de le tuer lui déplaise un peu, elle tenait ses griffes prêtes à jaillir pour égorger ce petit minois.

    « Alors, Jack ? Tu serais capable de me faire rougir ? »

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Jack Cooper
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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]   Jeu 23 Juin - 11:48

Chieuse jusqu'au bout, la vagabonde. Moi qui me cassais le cul à essayer de trouver de quoi l'intégrer plus facilement dans le monde, en premier lieu, en lui expliquant que le nom de code "X-23" avait plus de chances de la faire conduire dans la Cage plutôt que de lui offrir l'argent et la sécurité, mademoiselle préférait se renfrogner en se considérant au-dessus de tout cela. Si elle n'avait pas été une jolie fille, je lui en aurais collé une à coup sûr. Remarquez, si elle n'avait pas été une jolie fille, je ne lui aurai jamais adressé la parole, et toute cette conversation n'aurait jamais eu lieu. Et si j'avais eu un milliard de dollars, je me serais pas payé une journée de merde à coincer un criminel mutant qu'une connasse d'avocate allait s'amuser à libérer juste parce qu'on avait pas prononcé correctement ses droits !!!

Hum. Bref.

Alors que, une fois de plus, je m'échinai à jouer les bons samaritains, la damoiselle répliqua en me demandant ce qui pouvait me pousser à m'inquiéter de cette manière pour elle, avant de préciser qu'elle ne s'appelait pas Alice. Oh, mais c'est qu'elle commence à doucement me les gonfler, celle-là ! Il t'est pas venu à l'idée qu'on était sympa avec toi uniquement pour t'éviter de te faire trancher en morceaux dans une ruelle par des dealers accrocs au Kick ? Ou bien juste parce qu'on ne pouvait pas supporter de voir la souffrance sur un aussi joli minois ? Bon, ok, en l'occurrence, aucune des deux situations ne me convenait, mais bon, ça aurait pu ! Imaginez que j'ai été communiste ! Oh putain, non, faut pas que je pense à une telle horreur, ça va me faire gerber...

Je croisai mes doigts, avant de la regarder droit dans les yeux, tout en lui expliquant du ton aussi calme que je puisse trouver :


"Primo, si tu n'as pas d'autre nom que X-23, je t'appellerai Alice, que ça te plaise ou non. Parce que si tu persistes à refuser de porter un prénom normal, tu vas vite te faire flécher à vue. Deuxièmement, il se trouve que ma prostituée favorite s'est faite porter pâle, cette semaine, alors il faut bien que je me trouve une remplaçante, histoire de me vider les bourses. Au moins une fois par jour, sinon je risque de sauter sur la première bonne femme qui me passe sous le nez, et dans mon boulot, ce serait assez mal vu."

Bien entendu, il n'y avait pas un gramme de vérité dans tout ce que je venais de dire. Mais peut-être qu'avec ce genre de comportement, la mutante se dirait que je ne suis rien de plus qu'un pervers obsédé sexuel qui prend son pied avec des jeunes sans-abris dans son style. Et elle se déciderait alors à se tirer de l'endroit aussi vite que possible, et à ne plus jamais se retrouver sur le même trottoir que moi, accessoirement. Eh bah putain, si j'avais su à quel point je me trompai, je me serais envoyé des fleurs. Déjà que le fait qu'elle ne réagisse pas au terme de "coca en excréments recyclés", ou que celui que je connaisse sa nature de mutante sans qu'elle m'en ai parlé ne l'ait même pas titillée, tout cela aurait pu m'indiquer que ma très chère (et très impolie) X-23 n'avait pas été élevée par de simples militaires. Non. M'était avis qu'elle avait dû être prise au berceau, dorlotée par des soldats d'élite, le genre en combinaisons noire, ceux qui ne font jamais d'erreur, et qui seraient capables d'enlever Magnéto au beau milieu de la Confrérie sans se faire intercepter par qui que ce soit. A présent, imaginez ce genre de gars en train de donner à une X-23 encore à l'état de bébé potelé la tétée d'un biberon rempli d'anabolisants et de poudre à canon. Maintenant, vous savez la tête que je pouvais avoir au fil de mes déductions.
Je me perdais dans mes élucubrations au sujet de la damoiselle, dont je me demandai si elle était une mutante élevée par ce genre de types, ou si elle était carrément une extra-terrestre venue pour aguicher les hommes et récolter leur semence afin de créer toute une race d'aliens hybrides. J'arrive même pas à deviner quelle est l'hypothèse la moins farfelue... Mais alors que j'allais un peu n'importe où dans mon esprit, ma jeune Alice (au pays des clodos à poil, bien entendu) se décida à me regarder droit dans les yeux, et à me proposer un marché. Tiens tiens, en venait-on aux choses sérieuses ?
Bonne déduction de ma part, cette fois-ci, puisque la jeune fille ne semblait pas particulièrement désireuse de déballer ses idées en présence des trois ivrognes qui s'amusaient à se soûler au comptoir. Je ricanai intérieurement. Entre Jerry, qui prétendait avoir été enlevé par des extra-terrestres, qui l'auraient sondé "analement", et les frères Ryans, qui étaient persuadés que la lumière du frigo restait allumée quand la porte se refermait, X-23 aurait pu me révéler des secrets d'états que les trois alcooliques scotchés au bar n'en auraient strictement rien eu à battre. Et vu qu'en plus, ils étaient ronds comme des billes, je doutai qu'ils puissent comprendre un traître mot de ce que l'on se racontait. Même en les insultant, il auraient pu croire qu'on leur offrait à boire. J'ai déjà testé. Quoi, vous pensiez que c'était la première fois que je venais ici ?
Puis Alice se décida à me parler de son apparence de clocharde puante, tout en affirmant que les apparences étaient bien souvent trompeuses, vu que j'avais eu un droit de regard sur l'intérieur de ses vêtements. Je ne pus m'empêcher de laisser apparaître un demi-sourire sur mon visage, avant de déclarer, d'un ton neutre :


"Les apparences sont parfois trompeuses, c'est vrai. Mais d'autres fois, elles ne montrent que la vérité... Alors tu penses bien que... HÉ !"

Je n'eus même pas le temps d'achever ma phrase qu'Alice s'était déjà levée, avait fait le tour de notre petite table, était venue de mon côté, m'avait saisi par le col, et entraîné à sa suite avant même que je ne parvienne à l'en empêcher. La vache, pour une clocharde, elle avait une sacrée vigueur ! J'aurais pu résister un peu, pour la forme, mais vu que je venais de passer une journée... Comment dire... De merde ! Il y avait de fortes chances pour que mes réactions de protestation ne fassent que la ralentir, sans même la décider à me lâcher. Aussi, je me décidai à la laisser faire.
Oui, je sais, c'était peut-être une folle qui avait l'intention de me poignarder dans la ruelle avant de m'abandonner et de me prendre tout mon fric. Voire de faire quelques saloperies avec mon cadavre encore chaud. Quoi ? Oh hé, j'suis profiler spécialisé dans les crimes les plus glauques, alors venez pas vous plaindre, ok ?
En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, je me retrouvai dans une ruelle sombre, plaqué contre une échelle de secours, avec ma chère Alice au Pays de la Perversion qui se collait contre moi, tout en laissant glisser ses lèvres sur mon oreille, m'expliquant alors son plan, qui ressemblait plus à une demande qu'à un véritable marché. Une prostituée n'aurait jamais fait un plan de ce genre. Elle l'aurait fait en public. Pareil pour une droguée. M'était avis que la damoiselle avait bien plus que ça à offrir, si elle voulait vraiment son abri pour la nuit.
Je levai les yeux, histoire de réfléchir, avant de réagir soudainement. Ni très rapidement, ni très violemment. Juste que je l'avais fait. J'avais enserré les poignets de la jeune femme entre mes doigts, et je l'avais fait tourner, histoire d'échanger nos places, plaquant à son tour son dos contre la froide armature métallique de l'échelle. Et m'arrangeant pour que le bas de mon corps soit placé entre ses jambes. Histoire de ne pas me prendre un coup en traître. Eh, quand on a un comportement de serial lover comme moi, on a souvent tendance à se prendre des remontrances de la part des jolies filles. Et allez savoir comme ça, leurs sermons se limitaient souvent au même geste.
Je me permis alors de me pencher légèrement, déposant délicatement mes lèvres sur la gorge d'Alice la perverse. Un baiser mêlant chatouille et caresse. Avant de remonter doucement. Sur son menton, sur ses lèvres.


"Te faire rougir ? J'espère que tu en es seulement capable... Si tu n'es pas uniquement faite d'acier."

Quoi, vous pensiez que j'avais profité de ce moment uniquement pour mon plaisir ? Vous délirez, là !
Mes doigts caressèrent doucement les poignets de la jeune fille. Son sang. Comme je vous l'ai dit, je peux ressentir la présence de l'hémoglobine où qu'elle soit, dans un rayon assez étendu, et deviner si son possesseur est mutant ou humain. Mais si je suis en mesure de toucher quelqu'un, d'entrer en contact avec sa peau, alors son sang me parle plus que jamais. Oh, je ne suis pas en mesure de déterminer avec certitude quels sont les pouvoirs des mutants que je touche, bien sûr. Mais je peux ressentir ce que me dit leur sang : Si la personne est malade et n'en a plus pour longtemps, son sang me le dit. Si le squelette de la personne est différent d'un squelette normal, son sang me le dit. Et s'il y a autre chose de non organique dans son corps, son sang me le dit.


"Tes griffes, elles sont en quoi, au juste ? En acier ? Et j'espère que ton pouvoir de guérison n'a jamais de ratés..."

Moi, devin ? Non, je vous l'ai déjà dit. A cette époque, je ne savais pas encore que X-23 possédait un squelette entier en adamantium. J'avais juste repéré ses griffes, et je savais qu'elles n'étaient pas en os, mes capacités d'hémokinésiste n'étant pas encore au maximum de leur potentiel. Et de la même manière, je ne m'étais pas rendu compte que l'intégralité de son squelette était recouvert de métal. Quant à son facteur guérisseur, disons que c'était un coup de bluff. Vu que les griffes de ses mains (je ne savais pas encore qu'elle en avait aussi aux pieds) étaient placées dans ses avant-bras, je supposai qu'elles devaient bien sortir quelque part. J'ai donc émis l'hypothèse qu'elles déchiraient la peau pour sortir, et que celle-ci guérissaient alors aussitôt. Hypothèse farfelue, hein ?
Sauf qu'à ce moment, je supposai que cette capacité de guérison se limiterait à l'endroit où sortiraient lesdites griffes, je ne me serais jamais douté que j'avais en face de moi une fille pratiquement immortelle, et capable de résister à l'assaut d'un tank sans jamais perdre la face. Pensez bien que si j'avais eu le moindre doute sur l'étendue de ses capacités réelles, je ne serais jamais resté aussi près d'elle. Je me serais d'ailleurs même enfui depuis un moment.
Mais pour l'instant, je n'avais que peu d'information sur elle et ses pouvoirs. Et le flic en moi m'incitait à fouiller davantage, jusqu'à trouver toutes les informations dont je pouvais avoir besoin. Quitte à devoir coucher avec une clodo. Pour la science et la justice, bien entendu.

Je lâchai doucement les poignets d'Alice la griffeuse, tout en déclarant d'un ton neutre :


"Tu n'as pas à t'en faire. Moi aussi, je suis un mutant. Comme toi. Si je voulais vraiment te faire du mal, ce serait fait depuis longtemps."

Doucement, je levai une de mes mains vers son visage, et mes doigts glissèrent sur sa peau de nacre. Délicatement. Puis une fois de plus, je me penchai, et l'embrassai. Un long baiser. Passionné et effrayé. Oui, effrayé. Car même si je ne savais pas exactement ce que pouvait ressentir Alice au sujet de mes déductions, moi-même, j'avais peur. Peur qu'elle soit tellement terrorisée par ce que je venais de dire qu'elle déciderait alors de m'éventrer sur le champ. Mettez-vous un peu à ma place. Un profiler se doit de faire des déductions, des coups de bluff, s'introduire dans la tête des autres en usant de tous les moyens possibles et imaginables. Et même si avec ça, je pouvais faire supposer à la damoiselle que j'étais capable d'entrer dans sa tête, alors ça pouvait m'aider. Même s'il valait mieux qu'elle pense le contraire.

Et lorsque je me redressai, ce fut pour lâcher :


"Une douche, et une nuit de sommeil au chaud. Et tu n'auras aucune chose à faire en échange. C'est compris... Alice ?"
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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]   Jeu 23 Juin - 14:24


    Jack se prit au jeu assez rapidement. Lui saisissant les poignets, il inversa les rôles afin que ce soit elle qui soit contre les grilles. La mutante n’aima pas particulièrement être acculée de cette manière, elle se sentait moins libre de ses mouvements, mais lorsqu’il se colla contre elle… elle changea d’avis. Un petit sourire s’afficha sur son visage quand elle comprit le petit manège de Cooper ; il s’était placé entre ses jambes pour éviter tout choc douloureux à son entre-jambe. Il était méfiant quant à ses réactions et grand bien lui en fasse car la jeune femme pouvait en effet perdre le contrôle de cette manière aussi. Il suffisait qu’il réveille l’animal en elle et s’en serait fini de la piquante clocharde à poil sous ses vêtements. Elle laisserait place à bien plus dangereux. Ils verraient bien de toute manière… si Jack arrivait à réveiller l’animal.

    Pour le moment, ses lèvres se promenaient contre le cou de la jeune femme, y déposant quelques notes de plaisir. Lui attrapant la nuque, X-23 le laissa remonter doucement jusqu’à ses lèvres. Appuyée contre le métal froid de la rambarde d’escalier, elle était maintenue par le corps de Jack contre elle. Elle sentait sa chaleur à travers ses vêtements. La sensation n’était pas désagréable..

    « Te faire rougir ? J'espère que tu en es seulement capable... Si tu n'es pas uniquement faite d'acier. » souffla-t-il contre ses lèvres.

    L’allusion la fit sourire. S’il avait su, il n’aurait sans doute pas formulé cette phrase de la même manière. X-23 était entièrement constituée d’un métal très puissant et surtout très robuste que des chercheurs avaient nommé Adamantium. Voilà pourquoi elle avait réussi à attirer Jack dehors sans trop faire d’efforts, ça et son entraînement forcené. Le tout était soigneusement dissimulé derrière la constitution fine et frêle de la mutante. Etait-ce une supercherie destinée à tromper les ennemis du Projet ? Elle ne saurait jamais. Mais.. que fichait Jack ? Ses doigts couraient sur les poignets d’X-23, remontant sur ses avant-bras et la faisant frissonner. Le contact entre leur peau était ténu mais comme tout être constitué de façon féminine, la jeune femme possédait des centaines de capteurs sensoriels sur chaque bras et sur tout le reste de son corps au demeurant. Les zones érogènes étaient multiples chez une femme et elle n’aurait jamais pensé que…

    « Tes griffes, elles sont en quoi, au juste ? En acier ? Et j'espère que ton pouvoir de guérison n'a jamais de ratés... »

    La mutante redescendit brutalement sur terre et fixa Jack d’un œil ombrageux. A quoi jouait-il ? Il voulait mourir ce type ! L’envie de le bousculer violemment et de lui planter ses griffes dans l’abdomen lui envahit l’esprit mais sa surprise chassa l’idée. Comment connaissait-il l’existence de ses griffes ? Elle n’y avait jamais fait ne serait-ce qu’une allusion ! Sans parler du facteur de guérison. Comment avait-il appris tout ça rien qu’en la touchant ? Qu’était-il au juste, un humain lambda ou un mutant qui cachait bien son jeu ? Cela dit, elle aussi avait caché son jeu dès le départ. Il n’était pas si difficile de passer pour un humain dans cette ville, pour peu que l’apparence soit la même que celle des autres. L’apparence, toujours l’apparence… elle devait vraiment apprendre à se fondre dans cette masse sans quoi elle ne tiendrait pas une minute malgré ses formidables capacités.

    « Comment tu sais tout ça ? » demanda-t-elle d’une voix soupçonneuse.
    « Tu n'as pas à t'en faire. Moi aussi, je suis un mutant. Comme toi. Si je voulais vraiment te faire du mal, ce serait fait depuis longtemps. » répondit-il le plus calmement du monde.

    Et si c’était elle qui voulait lui faire du mal, hein ? Comment réagirait-il, serait-il toujours aussi odieusement serein face à la mort en marche ?
    Ses doigts glissèrent alors sur le visage de la jeune femme qui tenta malgré tout de se calmer. Elle n’était pas là pour passer aux aveux ou pour tuer Jack, elle était là pour trouver un toit pour la nuit. Jack se pencha sur elle et l’embrassa longuement. Il la serrait contre lui tout en la laissant plaquée le dos contre l’escalier, donnant à la mutante un étrange sentiment de sécurité. Lorsque la langue de Jack effleura la sienne, son cœur fit un bond dans sa poitrine et elle attrapa son visage pour qu’il continue. Il finit par éloigner leurs lèvres pour parler. Elle rouvrit les yeux à regret. Il jouait avec sa patience !

    « Une douche, et une nuit de sommeil au chaud. Et tu n'auras aucune chose à faire en échange. C'est compris... Alice ? »
    « Je m’appelle PAS Alice ! » s’exclama-t-elle.

    D’un geste, elle ré-inversa les rôles et plaqua Jack contre la grille avec force. Dans le même mouvement, elle fit jaillir ses griffes d’entre ses doigts et d’une main elle saisit Jack à l’épaule pour ne pas lui trancher la gorge en l’y attrapant, de l’autre elle amena ses griffes devant ses yeux afin qu’il n’oublie pas ce qu’elle pouvait faire avec. Maintenant le silence lourd de menaces quelques secondes, elle finit par articuler le plus lentement possible. La colère menaçait déjà de déborder d’elle.

    « M’appelle plus jamais comme ça ou je te tue. Appelle moi X-23 ou ne m’appelle pas. Je t’ai dit que j’ai été élevée chez les militaires, là-bas seul le matricule fait foi. Je suis née dans la base où j’ai grandi et personne ne s’est donné la peine de me trouver un prénom à ma naissance vu l’utilité qu’il aurait à l’avenir ! C’est compris ? Plus jamais d’Alice ! Où tu ne sors pas de là vivant. »

    Elle laissa à Jack le temps d’assimiler ce qu’elle venait de dire, le temps pour elle aussi de laisser retomber la colère et la frustration. La seule amélioration à noter dans son comportement, c’est qu’elle ne l’avait pas tué immédiatement. Sans doute le fait de faire connaissance avec sa victime lui donnait-il moins envie de l’égorger sans raison. La paix revenue en elle, X-23 rentra lentement ses griffes et leva les yeux vers Jack. Il avait l’air… paniqué. Quoi de plus normal songea la jeune femme. Cependant elle n’en avait pas fini avec lui et maintenant qu’elle le savait doué pour faire grimper le désir à des degrés très élevés rien qu’en lui caressant la peau… elle n’allait pas le laisser s’enfuir de sitôt. Mais d’abord il fallait lui faire comprendre qu’il ne risquait rien tant qu’il ne tentait pas de l’énerver ou de la surprendre.

    « Bon… je suppose que t’as la trouille maintenant. Humm, t’as raison dans un sens mais j’ai vraiment besoin que… que tu me rendes service. Alors s’il te plaît, oublie que j’ai des griffes et essaie juste de ne pas m’énerver. La colère empêche tout contrôle, il n’y a que là que je deviens vraiment dangereuse. Et… je vais pas m’amuser à te charcuter, rassure-toi. »

    Admettre qu’elle avait besoin de lui ne trouvait pas sa place dans son discours, elle avait fait de son mieux pour lui faire comprendre ce message mais la mutante n’avait jamais été confrontée à cette situation, aussi ignorait-elle comment on rassure quelqu’un qui a peur de vous. Elle ne se souvenait que d’une chose, c’était lorsque Sarah s’occupait d’elle, la scientifique lui avait expliqué que pour prouver à quelqu’un quelque chose, il était parfois utile de se servir de ses propres arguments contre lui. Et Jack ne l’avait-il pas rassuré sur le fait de rester près de lui alors qu’il était aussi un mutant quelques minutes plus tôt ? Qu’avait-il dit déjà ?

    « Tout à l’heure t’as dit que tu ne me voulais pas de mal, que si tu m’en voulais tu l’aurais déjà fait depuis longtemps. Renverse la situation et mets-toi à ma place. J’ai… Faut que tu m’aides. Je sais pas comment te dire, si je te touches tu vas faire un bond mais je te promets que t’as rien à craindre tant que tu cherches pas à m’énerver en me donnant des noms bizarres. C’est… merde je sais pas comment ça fonctionne les relations, aide-moi toi ! »

    Elle s’était reculée et avait posé une de ses mains contre son front pour tenter de se calmer. Les mots s’échappaient de ses lèvres mais elle ne savait pas comment expliquer à Jack qu’il n’avait pas à être effrayé même s’il avait toutes les bonnes raisons de l’être. Regardant tout autour d’elle dans l’espoir vain de trouver d’autres arguments plus convaincants, elle songea que tout était plus simple tout à l’heure quand il essayait juste de la chauffer et qu’elle faisait de même. Ne pouvait-on pas juste passer cette étape de discussion et retourner sur la case ‘sexe’ ? A la base ça n’était pas sensé être si compliqué !
    Agacée de ne pas savoir quoi ajouter de plus, X-23 finit par avancer vers Jack. Le plaquant de nouveau contre la grille, elle attrapa son cou et l’attira contre ses lèvres. Déposant toute sa fougue dans ce baiser, elle le laissa glisser de nouveau ses jambes entre les siennes. Si ça le rassurait après tout. Puis le lâchant d’une main, elle attrapa sa main et la glissa dans son dos, sous la chemise crasseuse. D’un geste vif, elle lui fit comprendre qu’il devait la tenir puis elle les fit de nouveau pivoter afin de laisser Jack en position de force. Une de ses jambes s’enroula contre la sienne et la jeune femme libéra alors ses lèvres pour s’exclamer doucement.

    « Ca te va ça comme arguments où je dois encore développer ? Bon alors maintenant fais moi rougir espèce d’idiot ! »

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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]   Jeu 23 Juin - 17:21

Ok, j'ai jamais été le gendre parfait, ni le fils parfait. J'admets que j'ai toujours été un peu salaud sur les bords. Et très con au milieu. En plus de ça, j'ai très souvent profité de l'amour que m'offraient la plupart des filles, et je ne peux pas dire que je leur ai souvent rendu. Mais est-ce que pour toutes ces mauvaises actions, je méritai ce soir de finir empalé sur les griffes métallique d'une acariâtre mais sublime vagabonde militaire aux tendances légèrement assassines ? J'en doutais. Et pourtant, si j'avais pu prévoir que le fait de donner un nom à une jolie fille aurait suffi à la faire entrer dans une telle rage qu'elle souhaiterait m'enfoncer deux extrémités d'acier extrêmement pointues dans chacun de mes yeux, je crois que j'aurais largement préféré l'appeler X-23. Ou ZunarJ5/9Doric47 si elle préférait ! Même si pour moi, Alice n'était pas un nom si désagréable que ça à porter, mais la damoiselle semblait déterminée à ne rien porter d'autre que son matricule, que ça me plaise ou non. Et ça ne me plaisait pas.
Mais même si j'avais eu la frousse de ma vie lorsqu'elle m'avait menacé de ses lames, je ne pus m'empêcher de remercier le ciel, ou l'enfer, ou le techno-œuf suprême, si vous préférez, pour qu'elle n'ait pas eu une vision nocturne. Ou alors qu'elle n'en ait pas fait l'usage. Car je l'avais senti, tout comme à chaque fois que mes émotions prenaient le pas sur ma raison, et que mes pouvoirs commençaient à entrer en manœuvre de défense automatique. Le genre de chose qui peut vous contraindre à débarrasser le plancher dans la seconde si vous ne tenez pas à vous faire déchiqueter par votre propre hémoglobine. Car lorsque ça se passait, mes yeux devenaient si injectés de sang qu'on aurait pu croire qu'ils étaient rouges. Et honnêtement, c'est un spectacle qui n'est pas vraiment beau à voir. Si elle avait vu mes yeux, et avait considéré qu'il s'agissait d'une menace, elle aurait à coup sûr décidé de me trancher la tête. Et là, je n'aurais vraiment rien pu maîtriser. Vous voyez un tsunami ? Essayez de l'empêcher de s'effondrer sur une île avec un cure-dent, et vous aurez une idée de la difficulté de maîtrise que je pouvais avoir dans ces moments-là.
Coup de bol, elle m'avait remis dans la partie la plus obscure de la ruelle, ce qui avait dû jouer dans le fait que nous ne nous soyons pas entretués. Pas encore, du moins.
Je ne suivis qu'à moitié le long monologue de la jeune vagabonde qui suivit, tout le temps duquel elle me garda sous la redoutable surveillance de ses griffes. Comprenez par là que je faisais d'une part attention à me maîtriser, mais également à ne pas l'énerver. Qui sait, elle aurait très bien pu s'énerver un peu plus parce que je l'aurais regardé dans les yeux et choisir de m'égorger pour m'apprendre la politesse. Un peu extrême, comme méthode de respect. En revanche, si jamais elle me posait une interrogation orale, j'étais foutu.
Heureusement, la miss devait penser que le simple fait de m'avoir menacé avait dû aider la leçon à rentrer correctement dans ma cervelle. Si seulement cette méthode marchait, j'aurais demandé à Pyro de me menacer de me cramer pendant que Kitty m'expliquait mes maths.
Un moment de silence passa, quelques secondes après que Alice, enfin, X-23 de son petit nom favori, ait décidé de s'écarter en rentrant ses griffes, comme le gentil chaton qu'elle était. Enfin, chaton... Chaton... Disons plutôt lionne adulte, en chaleur et affamée. Voire même blessée gravement. Le pire schéma qu'on puisse rencontrer lorsqu'on est perdu. Car l'animal qui est mal en point sera toujours bien plus féroce que celui qui est en pleine santé. Et même si, pour ce que je venais de voir, la capacité à guérir de la jeune fille n'était pas juste un bluff de ma part, mais un véritable pouvoir à part entière, j'avais le sentiment que X-23 portait une autre blessure en elle. Bien plus profonde et douloureuse, car invisible aux regards des autres. Le genre de blessure morale dont on ne guérit jamais vraiment.
Me rassurer, hein ? Ouais... Excellente idée. Je fais comment, la tigresse ? Parce que j'ai oublié mes dernières doses de morphine chez mon dealer personnel. A moins que t'en ais sur toi ? T'as failli me couper en rondelles, connasse !!!
Ouuuuuf... Respires à fond, respires à fond. Ne penses plus à ça. Tu es sauvé, tu es intact, t'as pas à t'en faire. Elle n'a pas de griffes. Elle n'a pas de griffes. Elle n'a pas de griffes... Elle n'a... ELLE A DES PUTAINS DE GRIFFES EN MÉTAL, BORDEL !!!!
J'inspirai à fond, profondément, un maximum, avant de lâcher d'un ton sec :


"J'suis parfaitement rassuré. Tu penses bien que si j'avais eu peur, je me serais enfui en courant ! J'ai peur de rien ! Et pas d'une gamine dans ton genre !"

Ok, dans le genre pas crédible, t'as fait fort, là...
A nouveau, elle partit dans un monologue, qui, d'une certaine manière, ressemblait à des excuses. Et même si je n'avais pas particulièrement envie de me retrouver à nouveau à portée de ses lames, qui devaient mesurer une bonne vingtaine de centimètres, au jugé, et qui m'avaient l'air assez tranchantes pour me décapiter sans que je n'en ressente la douleur immédiatement. Vous connaissez la réplique "tu es mort, mais tu ne le sais pas encore ?", et deux secondes après, le méchant s'effondre en morceau, parce que la lame du héros était tellement affûtée et rapide qu'il n'a rien senti alors qu'il se faisait débiter en miettes ? Eh bien, à mon humble avis, si jamais je venais à nouveau à énerver la damoiselle en l'appelant par un autre nom que X-23, je saurais ce qu'on peut ressentir lorsqu'on subit ce genre de mise à mort.

Autant dire que je passerai pas la nuit.

Tout ce qu'elle voulait, c'était apprendre comment avoir une relation. Comment ça marchait. Elle admettait avoir besoin de moi, et que tant que je ne l'énerverai pas, je n'aurais strictement rien à craindre d'elle. Et a fortiori, tant que je n'aurais rien à craindre d'elle, elle n'aura rien à craindre de moi. En toute honnêteté, si on venait à se battre en duel, j'ignore qui gagnerait le match. Enfin, si on se battait à la loyale, bien sûr. Ça me rappelait la première fois ou j'avais rencontré Dent-de-Sabre. Moi et mon équipe de profilers étions à la poursuite d'un homme qui massacrait les gens sans la moindre pitié, et bien entendu, j'avais été mis sur l'affaire. Une telle sauvagerie, ça ne pouvait être fait que par un mutant bestial, bien entendu. J'aurais aimé protester, dire que les mutants n'étaient pas tous comme ça, mais je n'ai pas osé. J'avais quoi, 23 ans ? Et à cette époque, le racisme anti-mutants était déjà outrageusement présent, au sein même de la police. Si vous saviez le nombre de crimes ou on avait rendu la plupart du temps des mutants coupables alors qu'ils n'avaient absolument rien fait. A cette époque, j'aurais béni Rosalind Sharpe et sa tendance à défendre n'importe quel mutant sans hésitation. Bon, jusqu'à ce qu'elle fasse libérer ceux qui étaient vraiment coupables, mais bon...
Bref, nous avions dû nous lancer à la poursuite de ce tueur fou, et nous avions fini par le coincer dans un entrepôt. J'avais appris quelques heures plus tôt qui était notre tueur sanguinaire. Dent-de-Sabre. Victor Creed de son vrai nom. Et j'étais persuadé qu'avec mes pouvoirs, je serais à même de le maîtriser sans même me trahir.

Grossière erreur.

J'avais fortement sous-estimé son comportement de chasseur, son expérience de près d'un siècle de traques diverses et variées. Et lorsque j'en avais pris conscience... J'étais tout seul. Il avait massacré tous les flics qui m'accompagnaient, se jouant des balles comme s'il ne s'était s'agit que de simples moustiques, arrachant tripes et entrailles sans sourciller, tandis que moi-même, qui pourtant, maîtrisai assez bien mon don, je fus incapable de l'arrêter. Tout ce dont je fus capable de faire, moi, le dernier survivant, ce fut de m'enfermer dans une boule de sang gigantesque, aussi dure que du fer, afin de me protéger du psychopathe qui s'approchait. J'ignore si ce fut le fait de se rendre compte que j'étais un mutant qui l'avait poussé à me laisser tranquille, ou s'il avait renoncé à se faire les griffes sur mon bouclier sphérique, ou tout simplement si l'arrivée d'autres flics l'avait poussé à se tailler. Et moi, petit mutant traumatisé, on m'avait retrouvé, mon bouclier s'étant liquéfié sitôt que j'avais entendu la voix de mes collègues. Sacré choc pour eux, de se rendre compte qu'un mutant avait fait partie de leurs rangs.
Mais alors que je voyageai dans le passé, la clocharde me ramena dans le monde réel en me sautant pratiquement dessus. Eh ! J'étais en plein flashback, ça t'ennuierait de pas me déconcentrer ?
Enfin, le bon côté, ce fut qu'elle profita de ma surprise pour m'embrasser, glissant ses petits doigts frêles derrière mon cou pour m'empêcher de m'enfuir, tout en s'emparant d'une de mes mains, afin de la glisser sous son tee-shirt, me permettant alors de caresser son échine, de jouir du contact de sa peau dénudée sans aucune restriction. Et même si, intérieurement, je savais que la damoiselle était du genre piquante, je ne pus m'empêcher de suivre son action. Lui rendant ses baisers en faisant danser à nos langues une gigue endiablée, tandis que mes mains passaient sous ses vêtements, la caressant partout où elles le pouvaient, même aux endroits qui auraient pu me valoir une gifle chez quelqu'un d'autre. Ce fut à cet instant que je me rendis compte que je n'étais plus collé à l'escalier de secours. Une fois de plus, X-23 avait fait tourner le manège, histoire de me remettre en position de force. Une manière comme une autre de me laisser reprendre confiance en moi ? Mouais, désolé poupée, mais j'arrive pas à oublier tes griffes.
J'ôtai mes mains, stoppai le contact de nos lèvres, et reculai précipitamment.
Deux mètres de distance nous séparaient désormais. J'inspirai à fond, de longues secondes, histoire de me remettre les idées en place. Pas question que je cède au chant de la sirène, fut-elle aussi canon que chaude comme de la braise. Pas avant que j'ai réfléchi aux conséquences de mes actes. Il n'était pas question que je me retrouve avec une version féminine de Dent-de-Sabre sur le dos en prime.


"Tu as besoin de mon aide, c'est ça ? Tu veux que je t'offre de quoi comprendre une relation, comment t'intégrer dans ce monde, c'est ça ?"

Je la regardai un moment. Oui, bien entendu, que c'était ça. J'ignorai ce qu'elle était, j'ignorai ce qu'elle fuyait, mais elle le fuyait. Elle avait peur de quelque chose, et pour échapper à ce quelque chose, elle voulait se fondre dans la masse, s'intégrer dans la population. Devenir quelqu'un de normal, et pas une unité militaire d'élite.

"Ok. Alors première leçon : On ne menace pas un type qui t'offre un toit pour la nuit et qui t'a offert un dîner ! Deuxième leçon : Si tu veux t'intégrer au monde dans lequel on vit, tu as intérêt à faire une croix sur le nom de "X-23", parce que tout le monde va te considérer comme un code-barre ambulant, avec ça !"

Je me passai les mains dans les cheveux, histoire de me calmer, tout en continuant à râler :

"Alors je me fiche que tu ne veuilles pas t'appeler "Alice" ou autrement, mais si tu veux t'intégrer, t'as intérêt à te trouver un nom, à te le graver dans la mémoire, et à oublier jusqu'au sens de X-23, est-ce que c'est clair ?!"

J'étais furax. L'adrénaline, certainement. Quelques secondes plus tôt, je m'étais fait menacer par des lames sur le point de me réduire en charpie, et juste après, celle qui avait failli me tuer m'avait pratiquement violé dans la rue. Logique qu'après tout ça, mon cerveau réagisse de façon excessive. Comme le fait de gueuler comme un taré sur une pauvre fille alors qu'il était près d'une heure du matin. Ce qui se confirma par le fait que plusieurs personnes, habitant les immeubles délabrés nous entourant, se mirent à ouvrir les fenêtre pour nous hurler de nous taire s'il ne voulaient pas qu'ils appellent les flics. D'autres furent plus direct en nous lançant des "ta gueule" à tout va. Et certains eurent la mauvaise idée de nous lancer d'aller nous envoyer en l'air à Central Park si nous en avions envie, du moment que nous le faisions sans bruit.
A nouveau, je me pinçai l'arête du nez entre mes doigts, et expirai violemment par le nez. Un tic que j'ai, quand il faut que je me calme rapidement. Comment ça, c'est pas dans ma fiche ? Quelle fiche ? Bon, arrêtes de parler tout seul, tu veux ?!
Sans plus de cérémonie, j'attrapai le bras de ma compagne d'un soir, et l'entraînai à ma suite. De toute manière, elle avait besoin de moi. Sérieusement. Et je doutai qu'un autre flic soit d'humeur à s'occuper d'une mutante au passé militaire qui avait tendance à sortir les griffes pour un oui ou pour un non. Et inversement, je doutai que X-23 tolère la présence d'une autre personne que moi, au vu de son degré d'irritation et de frustration.
Je continuai le chemin et entraînai la jeune femme jusqu'à ma moto, où je montai précipitamment, avant de mettre le contact. Je lançai un regard à ma chère Alice qui ne voulait pas s'appeler Alice, et lâcher d'un ton agacé :


"Je t'explique : Tu t'assois derrière moi, tu t'accroches à ma taille, tu ne me lâches pas jusqu'à ce que le moteur soit arrêté, et surtout, surtout, tu gardes tes griffes rentrées. Si tu les sors encore une seule fois sans raison, je te jure que tu te démerdes toute seule."

Je la laissai s'exécuter, puis démarrai.
Et merde, j'ai oublié de régler la note des repas à Momo... Bof, tant pis, je lui ai déjà fait le coup. Il suffira que je lui rembourse la prochaine fois que je viendrai. Même s'il a tendance à percevoir les intérêts quand il fait crédit. Double merde. Moi qui avait espéré passer une soirée tranquille, peinarde et sans problème, je me retrouvai avec une jeune femme canon, sexy en diable et visiblement en chaleur, qui ne connaissait strictement rien du monde des hommes et qui était prête à égorger quiconque déciderait de la regarder de travers.
Super soirée en perspective.
La route me parut longue. Peut-être en raison du fait que j'avais, pour la première fois depuis des lustres, une femme qui profitai de mon moyen de transport. Ou alors que je menai cette femme chez moi, ce qui n'était pas arrivé depuis... Nan, je rectifie. C'est la première fois que j'emmène une fille chez moi.
Et lorsque le moteur fut arrêté, que je fus descendu, que j'eus attaché ma moto, et que j'eus ouvert la porte de mon immeuble... Oulà, y'a beaucoup de "u" dans cette phrase. Bref, je pénétrai dans le bâtiment, suivi de près par la tigresse de service, qui me suivit jusque dans l'ascenseur... Euh. Non, réflexion faite, on va prendre les escaliers. Manquerait plus qu'elle soit claustrophobe qu'elle pique une crise et décide de faire ses griffes sur moi pour se calmer. Sans compter les dégâts qu'elle pourrait faire à l'ascenseur lui-même, et qui seraient pour ma pomme.
Bref, cinq étages, trente-deux insultes, et une menace mise à exécution plus tard, j'introduisis ma clef dans la serrure.


Hum, la clef de mon trousseau dans la serrure de mon appartement ! Je précise.
Nan, parce que je sais qu'il y en a qui ont l'esprit mal tourné !
Bref, quelques secondes après, X-23 pouvait se féliciter d'être la première femme qui n'était pas de ma famille ou de mes amis à entrer dans mon antre de célibataire endurci. Oh, ce n'était pas très grand. Trois pièces, en tout. Une cuisine, une chambre à coucher avec une télé et une console de jeux, et une salle de bains. Cette dernière était plutôt bien équipée, vu l'immeuble, puisque je disposai d'une cabine de douche ET d'une baignoire, les deux étant séparés. Bon, les toilettes étaient aussi dans la salle de bains, mais bon, on ne peut pas tout avoir.

Je désignai ladite sale de la main, et invitai la jolie brune à entrer.


"Alors je t'explique, tourner le bouton de gauche, c'est pour faire couler de l'eau froide. Et celui de droite, c'est pour l'eau chaude."

Et sans attendre, je fermai la porte derrière elle.

"Ou alors c'est l'inverse..."
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Laura Kinney
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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]   Jeu 23 Juin - 21:21


    Jack reprenait ses esprits en fourrant ses mains sous la chemise de clochard qu’elle portait. Ses doigts appuyaient sur sa peau, rapprochant leur deux corps déjà peu éloignés l’un de l’autre. X-23 connaissait la suite de l’histoire, elle avait déjà eu l’expérience avec des types de la caserne qui avaient profité qu’elle rentre plus rapidement de ses missions pour se payer du bon temps. Si les premières fois avaient été jouées sous le compte de la crédulité de la mutante à qui on avait dit ‘ordre du chef’ et qui s’était aussitôt exécutée, les fois suivantes n’avaient plus été aussi innocentes. Mais personne, ô non personne ne s’était amusé à lui verser un seau d’eau glacé comme Jack venait de faire, ou plutôt refaire parce que c’était déjà la deuxième fois. Cet homme n’avait donc aucune mesure de l’effet qu’il produisait et de la dangerosité de la situation à couper X-23 en plein élan ?
    Reculant prudemment jusqu’à l’autre mur de la ruelle, Jack laissa une bonne distance les séparer et la jeune femme se contenta de soupirer bruyamment. Elle croisa les bras l’air contrariée et fixa Jack, de toute évidence ils ne passeraient pas au stade galipettes et bonne nuit avant qu’il n’ait pu s’exprimer. Avait-elle réellement besoin de lui ? …

    « Tu as besoin de mon aide, c'est ça ? Tu veux que je t'offre de quoi comprendre une relation, comment t'intégrer dans ce monde, c'est ça ? »

    X-23 ne prit même pas la peine de répondre et tourna la tête pour regarder ailleurs. Cooper l’emmerdait à ne pas savoir ce qu’il voulait. Discuter ? Coucher ? Flipper ? Et comble de l’ironie, il était énervé à présent. La mutante soupira une nouvelle fois.

    « Ok. Alors première leçon : On ne menace pas un type qui t'offre un toit pour la nuit et qui t'a offert un dîner ! Deuxième leçon : Si tu veux t'intégrer au monde dans lequel on vit, tu as intérêt à faire une croix sur le nom de "X-23", parce que tout le monde va te considérer comme un code-barre ambulant, avec ça ! »
    « Je t’emmerde. J’ai pas choisi de m’appeler comme ça, j’y suis habituée c’est tout. »
    « Alors je me fiche que tu ne veuilles pas t'appeler "Alice" ou autrement, mais si tu veux t'intégrer, t'as intérêt à te trouver un nom, à te le graver dans la mémoire, et à oublier jusqu'au sens de X-23, est-ce que c'est clair ?! » brailla-t-il.

    La jeune femme allait riposter quand plusieurs voix se firent entendre, dans les hauteurs. Levant la tête, elle aperçut des gens pendus à leur fenêtre, l’air passablement de mauvais poil. Ils criaient presque aussi fort que Jack mais elle ne comprenait pas pourquoi tout le monde se mêlait soudain à leur conversation. Cela devait aussi agacer Jack car il se pinça de nouveau le nez en tâchant de se calmer. Une idée dut subitement lui venir en tête car il attrapa le bras d’X-23 et l’entraîna hors de la ruelle. Cela eut pour effet de calmer les résidents en colère qui rentrèrent leur tête de dehors et le calme retomba sur la rue. Jack les traîna jusqu’à un espèce d’engin monté sur deux énormes roues noires. Grimpant à califourchon dessus, il se retourna vers la mutante, restée plantée sur le trottoir.

    « Je t'explique : Tu t'assois derrière moi, tu t'accroches à ma taille, tu ne me lâches pas jusqu'à ce que le moteur soit arrêté, et surtout, surtout, tu gardes tes griffes rentrées. Si tu les sors encore une seule fois sans raison, je te jure que tu te démerdes toute seule. »
    « Message reçu. Je vais ‘essayer’ de pas les sortir quand tu roules. » rétorquai-je en haussant les épaules.

    S’installant à l’arrière en tâchant de suivre au mieux les explications qu’elle avait reçues, la mutante ne put s’empêcher de s’agripper du plus fort qu’elle put à la taille de Jack quand l’enfin démarra. Il faisait un raffut de tous les diables en roulant sur l’asphalte et elle regretta que Cooper n’ait pas de deuxième casque. Le bruit lui explosait littéralement les oreilles, elle qui avait déjà l’ouïe très fine et donc très sensible. X-23 tâcha malgré tout de ne pas bouger d’un poil et surtout de ne pas sortir ses griffes pour avoir plus de prises face au vent qui s’engouffrait avec force dans ses vêtements. Le voyage lui parut malgré tout interminable. Ce que c’était pénible de rester assis comme ça, à pas bouger tandis que le décor défilait trop vite pour être admiré. Heureusement la moto finit par décélérer et Jack posa enfin le pied à terre. X-23 eut d’abord du mal à marcher après être restée crispée à la taille de l’homme plusieurs longues minutes puis ses muscles se détendirent et elle put grimper les escaliers aussi vite que Jack. Elle prit tout de même le temps d’observer les lieux histoire de se repérer le lendemain. Lorsqu’ils arrivèrent devant une porte sur laquelle était inscrit le nom et le prénom de Jack, celui-ci sortit un trousseau de clefs et ouvrit la porte. X-23 pénétra à la suite de son hôte et découvrit l’appartement.

    Elle n’eut pas le temps de regarder bien longtemps car Jack ouvrit une porte sur sa droite et la poussa à l’intérieur après avoir lancé pour seule indication :

    « Alors je t'explique, tourner le bouton de gauche, c'est pour faire couler de l'eau froide. Et celui de droite, c'est pour l'eau chaude. »
    « Tu… » commença-t-elle.

    Mais Jack avait déjà fermé la porte. La jeune femme resta quelques secondes à contempler le bois de la porte puis elle se retourna et inspecta les lieux. Une douche. Une baignoire. Un lavabo et un petit miroir. Une salle de bains quoi. Après un instant d’hésitation, X-23 retrouva ses réflexes et ôta les vêtements puants qu’elle portait pour les laisser à terre. Après les lieux, ce fut son corps qu’elle inspecta au peigne fin. Elle savait qu’elle ne trouverait aucune blessure ouverte et purulente mais elle avait pris l’habitude de se regarder dans le miroir pour débusquer d’éventuels mouchards cachés dans ses cheveux ou autre technologie qui permettrait de la retrouver. Outre les quelques dizaines de cicatrices qui zébraient ses omoplates, sa nuque, son ventre et l’intérieur de sa cuisse gauche, il n’y avait rien à redire de ce corps. Sa peau était toujours aussi blanche, ses cheveux toujours aussi noirs bien que des brindilles se soient glissés entre ses longues mèches mais elles partiraient sous la douche. Satisfaite de son inspection, X-23 entra dans la douche et tâcha de se remémorer ce que Jack lui avait dit : gauche c’était… froid ? Oui ça devait être ça. Elle ouvrit franchement le robinet de droite et ferma les yeux. Pour les rouvrir aussitôt. L’eau était glacée.

    « COOPEEEEER PUTAIN DE MERDE ESPECE D’IDIOT ! Tu veux que je détruise ta douche ou quoi ?! »

    Ah non mais quel con je vous jure ! Même pas foutu de savoir comment ça fonctionne chez lui. X-23 pesta un long moment en grelottant sous l’eau froide qu’elle n’arrivait pas à changer. Les robinets étaient un peu usés et ne tournaient pas facilement. Lorsqu’une eau brûlante lui coula enfin dessus, elle se jura de se venger pour ce coup. L’eau froide sous la douche c’était vraiment LA chose qu’elle ne supportait pas. Ca lui gâchait l’humeur. Encore heureux, qu’elle n’ait pas été surprise au point de déglinguer la douche à coups de griffe. Jack l’aurait certainement foutue dehors, à poil pour la peine. Attrapant le gel douche qui traînait sur le rebord, elle se décrassa deux fois de suite afin de bien faire disparaître l’odeur des vêtements qui flottait sur elle. L’exposition prolongée sous une eau brûlante finit par détendre ses muscles et le calme revint dans son esprit. Elle resta encore de longues minutes à profiter de la douche puis finit par couper l’eau et…

    « Jack, les serviettes ? Elles sont où ? » Silence derrière la porte. « Bon de la merde, je prends la tienne. »

    En se séchant, la mutante observa la façon dont était arrangée la pièce. Il n’y avait pas un seul objet qui ne soit pas utile. Cela dit c’était une salle de bains. Mais rien n’indiquait que c’était Jack Cooper et pas un autre qui vivait ici. On se serait cru dans la base d’Alkali Lake. Rien de personnel, rien d’intime. Juste de l’utilité. Bof… Haussant les épaules, X-23 songea qu’il y avait certainement d’autres pièces plus accueillantes que la salle de bains. Après tout, elle n’était pas là pour rester…
    N’ayant rien d’autre que les vêtements du clochard à se mettre (et n’ayant pas envie de les remettre pour de nouveau sentir la vase), X-23 resta enroulée dans la serviette et passa dans l’autre pièce. Jack était là, faisant mine de s’occuper mais elle le soupçonna d’avoir surveillé que sa douche n’était pas taillée en pièces. Pas à tort cela dit. Elle s’approcha jusqu’à se planter devant lui.

    « Puisque mon nom de code de barre ne te plaît pas et qu’apparemment ça ne plaira jamais à personne au point de nuire à mon adaptation dans cette société d’emmerdeurs… Appelle-moi Laura. » lâcha-t-elle dans un soupir. « Mais utilise-le le moins possible, c’est tout. Je me reconnais pas là-dedans. »

    Un instant son esprit vola jusqu’à celui de Sarah et des souvenirs que la femme avaient forgés pour elles deux. Souvenirs que la mutante avait cherché à chasser le plus souvent possible au plus profond de sa tête parce qu’il nuisait à son travail d’assassin. Aujourd’hui étaient-ils en mesure de l’aider à se tapir dans l’ombre pour échapper à ceux qui la pourchasseraient tôt ou tard, s’ils n’étaient pas déjà en train de le faire ?
    Sentant son esprit s’assombrir, la mutante refoula toutes ses pensées et leva de nouveau les yeux vers son hôte.

    « Bon. T’as éliminé le cul du programme ou c’est encore d’actualité et tu vas arrêter de me donner des douches froides ? Non parce qu’à la troisième, je t’assure je vais péter un câble et là tu pourras me foutre dehors si tu veux, je te viole et je me barre après. Ca se fait pas de me chauffer et de pas aller jusqu’au bout de son action ! En plus, t’as plus l’excuse de l’odeur ou des fringues pourries parce que je me suis lavée deux fois et je suis enroulée dans une serviette qui t’appartient. Donc… on fait quoi maintenant monsieur le râleur ? »

_________________

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Jack Cooper
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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]   Ven 24 Juin - 9:41

    Je soupirai profondément.

    Voilà une chose de faite, au moins. Pour une fois, une seule petite fois, qui ne durerait probablement que quelques minutes, mais que je dégusterai tel un bédouin assoiffé qui se désaltèrerait dans une oasis perdue au milieu du désert, j'allais pouvoir être tranquille. Oui, certes, la damoiselle que j'avais amené à ma suite était des plus charmantes, aussi prête à passer à l'acte que la pire des nymphomanes avec le premier venu et aussi mutante que moi. Pourquoi, me plaindre d'avoir trouvé une telle merveille que bien des hommes seraient prêts à échanger contre tout ce qu'ils ont de plus précieux ? Pour plusieurs raisons. Primo, j'ai dû l'emmener chez moi. Et ça, sachez que c'est contre-nature. Aucune fille avec qui j'ai des relations sexuelles n'a le droit de pénétrer dans ma demeure, parce que je n'ai pas la moindre envie qu'elle s'y incruste. Deuxièmement, la damoiselle en question s'est révélée légèrement instable, et a également montré une tendance à sortir les griffes au moindre trouble. Je parle au sens propre, bien entendu. De vraies griffes en métal, qui lui déchiraient la peau pour sortir d'entre ses jolis doigts. Parfait si vous voulez que votre chérie sache se défendre toute seule dans une ruelle sombre. Mais si elle risque de les utiliser sur vous, ça risque d'être beaucoup moins jouissif. A moins que vous ne soyez masochiste, mais là, c'est votre problème, pas le mien.
    Je demeurai appuyé contre le mur de la salle de bain, appréciant le silence et la tranquillité de l'instant, et même si intérieurement, je me demandai pour quelle raison X-23 mettait autant de temps à faire couler de l'eau, je devais bien admettre que là, tout de suite, maintenant, j'étais heureux. Personne pour me hurler dessus ou me menacer, personne pour me demander de faire cracher des aveux, personne à interroger, personne à maltraiter, personne à arrêter, pas d'innocents à inculper, pas de coupables à relâcher, pas de mutante folle prête à m'égorger...
    Du moins, jusqu'à ce que j'entende X-23 se mettre soudainement à hurler mon nom, me traitant d'idiot et menaçant de détruire ma douche. Visiblement, ma petite erreur (volontaire) entre la gauche et la droite avait fait mouche. Ça lui apprendra à ne pas se douter que la couleur bleue se rapproche plus du froid que du chaud, pensai-je en ricanant silencieusement. Pas assez fort pour que la jeune fille m'entende au-delà du bruit de l'eau touchant le sol. Et si elle n'avait pas entendu mon hésitation, quelques minutes plus tôt, alors elle n'entendrait rien de mon rire satisfait de sadique. Quoi ? Comment ça, c'est pas sympa ? Je vous rappelle que la miss me chauffe depuis une heure, squatte mon appart', occupe MA douche, va probablement vouloir dormir dans MON lit, et qui plus est, a menacé de me transformer en carpaccio si jamais je venais à lui donner encore une seule fois un autre nom que "X-23". Alors désolé, mais j'ai épuisé mon stock de compassion à l'égard de cette fille pour un moment.

    Bien.

    Le temps qu'elle se décide à sortir de la douche, et vu que j'avais affaire à une fille, cela devait me laisser deux bonnes heures de répit (qui a dit sexiste ? Nan, réaliste !). Aussi, j'en profitai pour me débarrasser de la plupart de mes petites affaires. J'ignorai exactement qui était cette fille, et si jamais elle venait à apprendre que j'étais policier, elle pourrait très bien disjoncter et me couper en rondelles pendant mon sommeil parce qu'elle serait tombée sur ma plaque par hasard.
    Je me dirigeai vers la cuisine, et vérifiant que j'étais toujours seul dans la pièce, descellai une des pièces du carrelage du sol, laissant apparaître un petit trou. Sans plus de cérémonie, j'ôtai mon holster, mon flingue, ma plaque du Bureau 18 et mes menottes incapacitantes, et les planquai dans l'orifice poussiéreux, avant de remettre la dalle en place. A l'aide d'un claquement de doigt, je fis jaillir de la gourde attachée à ma ceinture une petite quantité de sang. Un simple geste du doigt, et celle-ci s'infiltra sous la dalle, la scellant ainsi jusqu'à ce que je choisisse de la libérer. Si je ne me concentrai pas dessus, ma colle rouge ne serait pas aussi résistante que d'ordinaire, mais au moins, elle serait assez adhésive et résistante pour empêcher tout mouvement accidentel de la dalle, dans le cas ou on marcherait dessus par hasard. Mince. Je venais de me demander si X-23 n'avait pas un flair surdéveloppé.

    Je m'étais déjà fait avoir comme ça. Hé ! Le sang a une odeur, je vous rappelle !

    Réfléchis, réfléchis...

    Trop tard.

    J'avais entendu mon invitée forcée me réclamer une serviette. Devant mon hésitation à répondre, je l'entendis affirmer qu'elle s'emparait de la mienne. Chiotte ! Hein ? Non, pas que le fait qu'elle prenne ma serviette me dérange comme ça, elle en avait vu d'autres. Ma serviette, pas X-23. Mais je ne m'attendais vraiment pas à ce que miss Coup-de-Griffe se décide à sortir aussi vite ! Bordel, mais depuis quand les filles mettent le turbo dans la salle de bains ? C'est pas logique, merde !
    Pas le temps pour la réflexion, je quittai la cuisine en quatrième vitesse et fermai la porte derrière moi. J'eus à peine le temps d'atteindre le centre de ma chambre à coucher que la clocharde sortait déjà de la salle de bains, enroulée dans ma serviette, encore légèrement couverte d'eau chaude, et une fine fumée se dégageait de sa peau. Attendez, elle avait quand même pas mit l'eau à la température maximale, non ? Eh ben si.
    A toute vitesse, je m'assis sur mon lit. Histoire de lui faire croire que j'étais resté là tout le temps durant, à espérer de la voir sortir toute nue. Quoi ? J'ai une réputation à tenir, je vous signale !
    Mais avant que j'ai pu émettre un son, la damoiselle prit la parole, affirmant que si elle le devait pour s'intégrer, il faudrait l'appeler "Laura". A condition d'user de ce prénom aussi rarement que possible, juste parce qu'elle n'avait pas l'impression de se reconnaître dans ce nom. Je me levai alors et fis quelques pas vers elle, jusqu'à ce que nous ne soyons plus séparés que par quelques centimètres. Et malheureusement pour mon égo, ma chère X-23 était plutôt grande, pour une femme. Je ne devais la dépasser que d'un ou deux centimètres. Et merde, pourquoi je suis si petit, au juste ? C'est une condition réservée aux obsédés ? Ou juste à ceux qui sont assez beaux pour faire tomber toutes les minettes qu'ils croisent ? C'est pas juste ! Bon, en même temps, si j'avais mesuré deux mètres, et que j'avais été moche comme un pou, j'aurais aussi râlé. Donc, contentons nous de ce que nous avons. Mais j'aurais quand même aimé avoir quelques centimètres de plus, bande de radins !
    Je posai mes mains délicatement sur la peau désormais propre et parfumée des épaules de Laura, et la regardai droit dans les yeux.


    "Ok. Laura. Mais vu que ça ne te plaît pas, et que je n'ai pas l'intention de t'appeler "X-23" en privé, on va couper la poire en deux. Je vais t'appeler Lax. Ça te va ?"

    Le premier qui me sort une blague sur les laxatifs s'en prend une, c'est clair ?
    Ce fut à ce moment que la partie nymphomane de la jeune femme se mit en marche. Moi qui espérai pouvoir discuter en toute tranquillité, et passer une nuit tranquille, voilà que la jeune fille se mettait à râler en raison des quelques douches froides que je lui avais administré. Pendant un moment, je me demandai de quoi elle pouvait bien parler, avant de comprendre qu'elle me reprochait, tout simplement, de ne pas être allé plus au bout de mes caresses. D'avoir donné ce qu'elle attendait vraiment de moi. Et là, elle me menaçait de me violer et de s'enfuir si jamais j'avais le culot de recommencer une telle imbécillité. Et ça y est, elle devenait une véritable femme. Le genre qui râle pendant des heures à cause d'un détail minime et qui ne peut plus la fermer avant de s'effondrer à cause d'un manque d'air. Aussi, alors qu'elle me demandait quelle allait être la suite des évènements, je ne la laissai pas achever sa phrase et l'embrassai aussi passionnément que possible. Un nouveau baiser, plus long et brûlant que les précédents, tandis que mes mains glissaient sur la peau chaude de la jeune fille, caressant ses endroits les plus intimes à travers la serviette. Je ne m'arrêtai qu'un instant.


    "Tu parles trop."

    Et avant qu'elle ne puisse répliquer, nouveau baiser. Je sais, j'adore renvoyer les reproches qu'on me fait dans la gueule des autres et les empêcher de se défendre. C'est purement jouissif. Et si en plus, vous faites ça à une femme, et qu'à ce moment-là, vous usez d'un coup de doigt pour faire tomber la serviette qui est son seul vêtement, si vous avez su vous y prendre, alors la femme est à vos pieds et ne dira plus rien. Enfin, jusqu'au matin, quoi.
    Laura m'aida à ôter mes vêtements, même si, grand bien lui fasse, elle évita de se servir de ses griffes pour accomplir cette tâche. Heureusement, sans quoi elle aurait eu droit à une nouvelle douche froide. Suivie d'une chute libre et d'un arrêt brutal sur le bitume de la route qu'on voyait par ma fenêtre.
    Bientôt, plus rien ne séparait nos deux corps, se mêlant dans une union de chaleur, de chair et d'excitation, ajoutant caresses endiablés et coups de reins frénétiques tout au long d'une heure qui sembla durer toute la nuit. Finalement, si on la lave correctement, une clocharde peut bien se révéler tout à fait baisable. A condition bien sûr qu'elle soit belle avant tout.
    Je ne me souviens pas exactement de toutes les positions effectués, ni de toutes les pratiques sexuelles encourues, et je ne vous les dirai pas, bande de petits pervers, mais ce qui était sûr, c'est que je ne m'arrêtai pas avant d'être parvenu à la faire hurler de plaisir. Ce qui engendra en moi une telle explosion que je m'effondrai sur le lit à ces côtés, toujours présent en elle, la serrant dans mes bras, avant de m'endormir comme une masse, la succession des évènements de la journée ayant fortement contribué à vider mes réserves.
    Huit heures plus tard, ce fut avec un certain égarement que je rouvris les yeux. Où j'étais, là ? Oh merde, une fille. Vite, on se lève, on se barre avant qu'elle me demande mon numéro, et je rentre chez moi... Et merde, j'suis déjà chez moi.
    Mon léger mouvement avait réveillé ma compagne, en plus. Et merde. Pitié, dites-moi que maintenant qu'elle a eu ce qu'elle voulait, elle va se tirer pour de bon et ne plus me casser les burnes. Si seulement j'avais su à quel point ce souhait... N'allait jamais se réaliser...
    Je soupirai un moment, et regardai mon amante d'un soir, tout en me demandant si sa façon de s'étirer ne ressemblait pas à s'y méprendre à celle d'un chat. Une chatte repue, en quelque sorte. Et elle-même n'avait pas l'air de vouloir se tailler de mon appartement sur-le-champ. Et bordel ! Jack, pour la dernière fois, quand tu couches avec une fille, tu ne la ramène PAS chez toi. Tu la baise chez elle, et tu te tailles sans jamais rappeler. Une fille, c'est beaucoup trop romantique, si tu la laisses s'installer, elle va s'imaginer que tu es son prince charmant et ne plus jamais te laisser partir. Ou alors, c'est elle qui va refuser de mettre les voiles. Et ça, c'est mauvais. D'une part parce qu'il n'est pas question que je partage le reste de ma vie avec qui que ce soit, et d'autre part parce que si je venais à ne plus choisir qu'une seule fille de toute mon existence, alors je devrais faire une croix sur tous les autres canons du monde. Et ça, c'est NIET !!!
    Pendant un long moment, je fixai X-23 droit dans les yeux, tout en réfléchissant à la possible manière de la virer à coups de pompes de chez moi, sans pour autant risquer de finir amputé d'un membre. Et vu la manière dont elle était positionnée, là, j'avais tout intérêt à ne pas la faire sortir de ses gonds. Et encore moins à lui faire sortir ses griffes.


    "Bon. Tu comptes faire quoi, maintenant ? Aller vivre ta vie dans un refuge ? Ou bien, t'engager chez les flics ?"

    Pendant un instant, cette idée me rappela mon boulot. Ah non, c'est vrai, j'suis en week-end. Donc à moins d'un coup de fil de mon chef, j'étais tranquille pour deux jours. Plus qu'à espérer qu'aucun tueur en série mutant ne se déciderait à agir. Ceci dit, vu que je risquai d'être coincé un long moment avec X-23 comme seule compagne, je me demandai si en fin de compte, je ne préférai pas me lancer aux trousses d'un psychopathe plutôt que de devoir assumer le fait que la miss ne me lâcherait pas d'une semelle avant longtemps.
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Laura Kinney
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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]   Dim 26 Juin - 21:51


    Elle eut à peine le temps d’achever sa phrase que les lèvres de Jack se soudèrent aux siennes et l’embrassèrent passionnément. Un petit sourire satisfait filtra sur son visage lorsque ses mains repartirent à l’aventure sur le corps de la mutante. Elle attrapa le col de sa chemise pour le faire reculer sur le lit quand le baiser s’arrêta. Une brève seconde. Juste le temps d’ouvrir les yeux et la bouche pour râler mais…

    « Tu parles trop. » déclara Jack d’un ton simple.
    « Je… » commença-t-elle.

    Elle n’eut pas le temps de lui finir sa phrase, il était déjà reparti à l’assaut de sa bouche et comme elle obtenait enfin ce qu’elle réclamait depuis toute à l’heure, X-23 n’allait pas râler. Pas pour le moment. La serviette tomba à ses pieds, elle se laissa aller contre son illustre inconnu. L’aidant à retirer sa chemise puis son pantalon, la mutante apprécia ce qu’elle découvrait et se laissa manipuler comme Jack l’entendait. Elle gardait bien en tête qu’elle lui avait fichu la frousse avec ses griffes et qu’il en avait toujours un souvenir au fond des prunelles vu la façon dont il se méfiait parfois de l’angle de ses mains, lorsqu’elles étaient dirigées contre lui. Lorsqu’il fut présent en elle, la jeune femme chassa le reste de ses pensées et ouvrit complètement son esprit à celui de Jack. Il était entreprenant et elle se prêtait facilement à ses idées pour peu qu’elles lui procurent du plaisir et de l’excitation. Ils ne se séparèrent pas pendant une longue heure jusqu’à ce qu’elle atteigne un point culminant et que Jack se renverse sur le côté pour s’endormir aussitôt. X-23 quant à elle ne réussit pas à dormir immédiatement. Se tournant vers Jack, elle l’observa dormir comme une masse et le trouva plutôt tranquille pour quelqu’un qui dormait à côté d’une fille faite d’Adamantium au complet et dont les griffes aux mains et aux pieds pouvaient le transpercer dans qu’il n’ait le temps de s’en rendre compte. Elle recula une mèche de ses cheveux sur son front et lui caressa la joue, pensive. Etait-ce le fait d’avoir fait l’amour de façon si… performante et si agréable qui la laissait dans cet état ? Elle n’avait plus tellement envie de partir, elle ne se sentait pas si mal sous les sarcasmes de Jack et sa façon de la caresser et de la regarder de manière si peu convenable. Les quelques leçons qu’il lui avait donné sur le chemin lui avait laissé croire que ça ne le dérangeait pas de l’aider. Et après tout, elle n’était pas un si mauvais coup pour un célibataire comme lui ! Elle ne voulait pas de sentiments, pas de complications. Elle voulait juste apprendre à survivre à la vie de tous les jours sans se faire rattraper par ses patrons. Elle pourrait, même si le terme n’était pas exact, se cacher ici en attendant de pouvoir se dissimuler elle-même. L’idée ne plairait sûrement pas à Jack mais après tout avait-il seulement… La mutante ne se rendit pas compte qu’elle s’endormait et sombrait dans un long sommeil sans rêves. Un sommeil réparateur.

    Lorsque Jack bougea près d’elle, X-23 émergea des abysses d’un vrai sommeil. Comparé à ces périodes passées dans le caisson de sommeil, la nuit lui semblait ridiculement courte mais cela avait suffi à la remettre sur pieds. Ignorant l’homme à côté d’elle, la jeune femme étira chacun de ses muscles comme elle avait l’habitude de faire pour les rendre opérationnels dès le réveil puis elle bailla longuement et se tourna vers Jack. Il l’observait sans bruit depuis tout à l’heure, sans doute perdu dans ses pensées. Elle traversa le lit à quatre pattes pour le rejoindre et l’observer à son tour.

    « Bon. Tu comptes faire quoi, maintenant ? Aller vivre ta vie dans un refuge ? Ou bien, t'engager chez les flics ? »
    « Mmh… » éluda-t-elle en levant les yeux au plafond.

    Et sans laisser à Jack le temps de protester, elle lui claqua un petit baiser sur les lèvres avant de se reculer et de sortir du lit. Jetant un regard circulaire à la pièce, elle avisa la chemise qu’elle avait déboutonnée du torse de Jack hier soir et l’enfila sur elle. Puis, en se baladant un peu dans la chambre, elle tomba sur l’endroit où il rangeait tous ses vêtements propres et lui chipa un des rares caleçons que contenait sa garde-robe. Une fois ‘habillée’, elle tourna sur elle-même et chercha le regard de Jack :

    « Je ne vais pas passer mes journées en tenue d’Eve et comme tu veux déjà me jeter dehors… Je prends tes vêtements en attendant. Si tu les veux, tu n’auras qu’à venir les chercher ou m’en trouver d’autres et me montrer où et comment je peux les avoir. »

    Le marché en soi était assez simple, il l’aidait à se comporter comme n’importe quel mutant de New York jusqu’à ce qu’elle n’ait plus besoin de lui, alors elle partirait. Pour le moment, sa survie dépendait trop de cet homme pour qu’elle prenne la situation à la légère. Et puis, elle n’était pas si mal ici, du moins pour le moment. S’approchant de nouveau de Jack, resté sur le lit, elle se coucha contre lui et leva les yeux vers son visage désabusé :

    « Comment tu as su pour mes griffes ? Et qu’est-ce que tu sais d’autre sur moi ? Quel est la nature de ton pouvoir exactement et quel nom de code barre tu te donnes ? » lança-t-elle avec un léger silence entre chaque question.

    Jack l’intriguait, son pouvoir l’intriguait. Tout en lui poussait sa curiosité à réagir. Il était le premier mutant avec qui elle avait l’occasion de discuter au lieu de lui trancher la gorge d’un coup de griffe puis de disparaître aussi sec. Elle n’allait pas se priver de quelques questions. Des dizaines lui venaient en tête mais elle savait qu’elle devait jouer finement la partie pour obtenir ses réponses sans être fichue à la porte.

_________________

« Will you see the Beauty or the Beast? »
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Jack Cooper
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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]   Lun 27 Juin - 10:28

    Ok.

    Alors en fait, quand je comparai mademoiselle Laura-la-griffeuse à une foutue clandestine qui volait tout ce qui lui passait sous le nez, j'étais pas si loin que ça de la vérité puisque, éludant ma question d'un baiser, elle quitta le lit, et se dirigea vers mon placard à vêtements, me gratifiant d'une très jolie vue au passage, avant de s'emparer de quelques habits. Enfin, en l'occurrence, elle se chargea de me piquer un de mes caleçons, après s'être octroyée le droit de porter ma chemise de la veille. Techniquement, la chemise seule était assez grande pour couvrir les détails les plus intimes de sa personne, du moment qu'elle ne faisait pas de gestes brusques, mais vraisemblablement, cela ne lui suffisait pas. Mademoiselle serait-elle pudique ? Ou avait-elle seulement l'intention de me dérober mes frusques avant de m'égorger puis de se faire passer pour moi auprès des assurances, de toucher un maximum de frics m'appartenant, pour enfin disparaître dans la nature afin de jouer la fille amnésique auprès d'un autre pigeon ?

    Hypothèse la plus pessimiste, je vous l'accorde.

    Ce fut à ce moment-là qu'elle se retourna vers moi, et me balança un nouveau marché en pleine poire. Je te pique tes fringues, et je te les rend si tu m'en achètes d'autres. Et après, on va dire que toutes mes blagues sur les femmes et leur adoration quasi-maladive de la mode ne sont rien de plus que des élucubrations machistes. Est-ce que c'est de ma faute, si je tombe toujours sur les représentantes les plus clichées de la gent féminine, hein ? Des pouffiasses arrogantes, désireuses de dépenser des milliers de dollars pour des fringues qu'elles ne mettront jamais, des intellos coincées, des garçons manqués qui se cherchent encore, des tueuses psychopathes qui menacent de me violer si jamais je ne couche pas avec elles... Et après, on ose venir me dire que les femmes sont le sexe faible... Mon cul, ouais ! Le sexe pernicieux et vicelard, plutôt, oui ! Après tout, qui des femmes où des hommes vont le plus souvent attaquer par derrière pour mettre en place une vengeance sordide et machiavélique, hein ? Hein ?
    Je poussai un profond soupir et me redressai sur le lit. Pourquoi j'avais cédé ? J'aurais dû la laisser se démerder toute seule et rentrer chez moi sans davantage me soucier de son sort. A présent, elle allait carrément s'incruster dans ma vie, tout en me piquant mes affaires jusqu'à ce que je lui offre les siennes. Car bien entendu, il n'était pas question qu'elle me rembourse d'une quelconque manière que ce soit, j'en étais persuadé. Mademoiselle-la-sauvage-au-nom-de-code-pourri allait certainement jouer de ses charmes, voire même de ses griffes, afin de s'assurer qu'elle ne me doive rien. Du moins au niveau financier.
    Mais alors que je m'apprêtai à lui balancer un "non" ferme et définitif, voilà que la jeune fille revenait se coucher à mes côtés, se lovant contre moi comme une chatte en chaleur. Quand je vous disais que les femmes étaient pernicieuses...
    Bon, en l'occurrence, ce ne fut pas pour me séduire. Mais pour m'interroger. Sur moi. Comment j'avais su pour tes griffes ? Quels étaient mes pouvoirs et mon nom de code ?
    Oh, après tout, je ne voyais pas vraiment pourquoi je ne pourrai pas lui dire. Je savais qu'elle était une mutante, et je connaissais ses pouvoirs. Et à dire vrai, quelque chose me disait qu'elle ne bossait pas pour Magnéto ou pour les Intouchables. Nan, cette psychopathe en caleçon serait plutôt du genre à œuvrer en solo. Vous voyez, le genre de carnivore qui chasse en solo ? Eh bien, X-23 me faisait penser à ce genre de prédateur. Et en toute honnêteté, j'avais aucune envie de lui donner une raison de faire de moi sa proie.

    M'écartant d'elle, je me levai du lit, et m'étirai un moment. Oui, j'étais toujours nu, et alors ?

    Puis me retournant vers mon amante d'un soir, je saisis ses bras et l'entraînai à ma suite, dans la cuisine. Une manière comme une autre de s'éloigner autant que possible de la porte d'entrée, des fois ou il y aurait une intrusion de manifestants anti-mutants. Peu probable, mais mieux vaux ne pas prendre de risques. Et aussi, parce que la cuisine est plus grande que ma chambre.
    Je pris alors une des mains de X-23.


    "Sors tes griffes."

    Après un temps d'hésitation, elle s'exécuta. Une seule griffe déchira la chair de ses mains, aussi longue que mon avant-bras et aussi tranchante qu'un sabre parfaitement affûté, j'en étais sûr. Aussi, je dirigeai la lame vers l'autre bras de Laura, et en entaillai légèrement la peau, avant de plonger deux doigts dans la blessure. Cela me permit au passage de me rendre compte de la vitesse de guérison de la damoiselle. A peine m'étais-je introduis en elle que la plaie s'était refermée. Et si mes doigts n'avaient pas été là, on ne saurait même pas qu'elle s'était griffée. Puis je ressortis mes deux doigts, imbibés du sang de la jeune mutante.
    J'ai davantage de mal à contrôler le sang qui vient d'une autre personne que moi, mais c'est loin d'être impossible. Si cette personne est mutante, la difficulté augmente encore, le sang étant moins réceptif à ma volonté, moins vif à s'y plier. Mais il m'obéissait néanmoins. Du moins, s'il était à l'air libre. En revanche, lorsque le sang était bien en sécurité à l'intérieur des veines, que son possesseur soit mutant ou non, alors là, il me faut réellement une concentration optimale pour arriver à en faire quoi que ce soit. Enfin, quand je me contrôle. Si jamais je venais à me laisser envahir par les émotions, je n'aurais alors aucun mal à agir dessus selon ma volonté. Mais là, bonjour les dégâts, car je ne serais même plus en mesure de m'arrêter.
    De la même manière, une plaie ouverte, suffisamment profonde, m'aurait permit d'agir sur le sang d'un mutant avec autant de facilité que s'il avait été à l'air libre. Enfin bref, vous l'aurez compris, pour ma démonstration, j'avais besoin de sang. Et de nous deux, c'était elle qui semblait avoir un meilleur système de guérison. Lâche, moi ? Oui, et alors ?
    Le liquide rouge sur mes doigts commença à se détacher de ceux-ci, puis se mit à flotter dans les airs, comme une petite bulle. Quelques mouvements de mains de ma part, et la bulle se mit à enfler. Enfler. Enfler. Jusqu'à ce qu'elle se sépare en quatre, chacune de la taille des mains du Fléau, dont chaque partie prit la forme, avant de se propulser sur X-23. Avant que l'arme humaine ait pu réagir, quatre poignes d'acier lui menottaient chaque membre, avant de la soulever dans les airs, la délivrant de toute pesanteur, lui interdisant tout mouvement. Quelques petites gouttes se séparèrent des mains de sang, et vinrent vers moi, se multipliant de façon inquiétante, avant de se transformer en une multitude d'aiguilles dont la pointe semblait pouvoir traverser n'importe quoi. Puis les milliers d'épines flottèrent jusqu'à ma prisonnière, l'encerclant de toute part, menaçant de lui traverser le corps et de la transformer en vulgaire morceau de gruyère si jamais elle venait à faire un mouvement de trop.


    "Voilà. C'est ça, mon pouvoir."

    Les aiguilles se liquéfièrent, et une fois X-23 de retour sur le plancher des vaches, les mains de sang subirent le même sort, la grande quantité d'hémoglobine flottant autour de nous, comme une vague meurtrière, prête à la moindre de mes fantaisies, avant de revenir à mes côtés, prenant l'apparence d'un gigantesque serpent, qui planait dans les airs, dardant sa langue fourchue vars Laura.

    "Je contrôle le sang. Je peux le multiplier et lui donner la forme que je veux. Je peux le rendre extrêmement solide et coupant ou, au contraire..."

    Je caressai doucement l'échine du serpent, qui montra des signes d'appréciation. Oh, ce n'était pas un véritable serpent, non. Il n'y avait rien de vivant dans cette créature, la moindre de ses réactions étant soumise à ma volonté. Mais de la manière dont je le faisais agir, j'espérai que X-23 penserait le contraire. Juste au cas où elle m'en voudrait de lui avoir fait une démonstration aussi... Interactive...

    "...Aussi doux que de la soie..."

    Pendant un long moment, ni elle ni moi ne prononçâmes un mot. J'ignorai ce qui pouvait se passer dans son crâne de piaf, mais si jamais elle se décidai à vouloir soudainement me tuer, je préférai avoir le temps de réagir. Pitié, je sais que je ne suis pas particulièrement croyant, alors si une entité existe, qu'elle soit divine, technologique, mutante, ou autre chose, faites qu'elle intervienne, et vite, je n'ai pas la moindre envie de finir en ketchup... Ou envoyez-moi un signe, n'importe quoi !

    BAM BAM BAM.

    Ça venait de la porte d'entrée, ça, non ?
    La surprise fit sursauter X-23. Et moi aussi, d'ailleurs. Une telle tension entre nous, et d'un coup, l'impression que quelqu'un s'introduisait dans notre domaine... D'ailleurs, la surprise me fit lâcher le contrôle que j'avais sur mon reptile de sang, qui s'effondra sur le sol et explosa en une gerbe de sang.


    "Et merde !"

    Bon, bah... Pour l'impression de dieu pouvant donner la vie, je pouvais repasser... Mais qui avait bien pu... Oh non...
    On était samedi. Et mon regard venait d'accrocher la pendule. 10H30.
    Je me précipitai vers Laura, et la prit par les épaules, histoire de la regarder droit dans les yeux.


    "Toi, tu restes dans la cuisine, et tu n'en sors pas, c'est clair ?"

    Et sans un mot de plus, je quittai la pièce, refermant la porte derrière moi, avant de me diriger vers l'entrée. Bordel, mets des fringues, avant ! Tu vas pas lui ouvrir à poil, quand même ?!
    Me fustigeant mentalement, j'attrapai un caleçon, un jean et un tee-shirt que j'enfilai à toute allure, tandis que les coups contre la porte se répétaient, malgré ma précipitation. D'ailleurs, je me pressai tellement qu'à un moment, mon gros orteil heurta violemment ma table de nuit, ce qui manqua de me faire hurler de douleur, mais je parvins à limiter cela en un simple :


    "Gnaaaaargh..."

    Que personne, excepté Laura, ne dut entendre.
    Ce fut donc énervé, irrité, habillé à la va-vite et souffrant le martyr que je déverrouillai et ouvrit ma porte d'entrée.


    "Salut, Jackie..."

    Aussitôt, une adolescente, aux cheveux coiffés à l'amérindienne, avec deux tresses d'un noir de jais, se jeta à mon cou, me serrant contre son cœur comme si elle ne m'avait pas vu depuis des siècles. Alors que notre dernière rencontre remontait à la semaine dernière. Jacali Kane, dite Jackie, était la petite-fille de mon voisin de palier, un vieil indien, qui se prétendait shaman. Ou Homme-Médecine. Ou, je sais plus quoi, mais il avait un rôle important dans sa tribu, ou je ne sais pas quoi. Enfin pour ma part, les tribus indiennes n'existaient plus que dans les Western, mais le vieux bonhomme semblait persuadé du contraire. Mais bon, je devais être un des rares "Visages Pâles" à qui il accordait sa confiance, et ce, malgré les conneries que je pouvais débiter en boucle à longueur de journée. Allez savoir pourquoi. Peut-être parce que j'avais empêché sa gentille petite-fille, il y a à peine six mois, de finir en prison ?
    Je ne connais pas tous les détails. Je sais que des hommes s'étaient introduits dans l'appartement du vieux, et l'avaient surpris, lui et sa petite-fille. Les menaces de mort avaient été très importantes, ce jour-là, et si la mutation de Jacali n'était pas entrée en action, elle et son grand-père ne seraient plus de ce monde. Capable de se mouvoir à grande vitesse, même si elle était loin du compte de Vif-Argent, elle disposait d'une précision absolue, lui permettant d'atteindre une tête d'épingle située à cinq cent mètres les yeux fermés. Avais-je précisé que cette précision n'avait lieu qu'avec des armes à feu ?
    S'emparant du colt d'un de ses agresseurs, elle avait octroyé à chacun des hommes une balle dans la tête. Alerté par les coups de feu, j'avais défoncé la porte, et je m'étais retrouvé devant ce carnage. Le vieux m'avait tout expliqué, et vu que la pauvre fillette, qui n'avait que quatorze ans, était traumatisée, avec le colt fumant à la main, je me suis décidé à les croire. Dans ce genre de situation, on marchait au feeling. Pour le Bureau 18, les hommes s'étaient introduits dans l'appartement, mais heureusement, tel un ange descendu du ciel, j'étais intervenu et les en avait empêché, et avait tiré en état de légitime défense. Je doute que mon patron et mes plus proches collègues aient gobé l'histoire, vu que j'ai tendance à viser à côté de la cible, lors des entraînements de tir. Mais bon, ils m'avaient fait confiance, et n'avaient pas cherché plus loin.
    Depuis, son grand-père me devait une reconnaissance éternelle, tandis que sa petite-fille, soucieuse de rembourser sa dette auprès de moi (même si je n'en voyais pas l'intérêt), avait tenu à passer un marché avec moi. Me sachant célibataire, elle avait insisté pour passer me préparer mes repas tous les week-end pendant un an. Une manière comme une autre de renforcer les liens avec celui qui lui avait sauvé la vie, tout en lui parlant à propos de son pouvoir et de l'évolution de celui-ci. Je lui avais bien parlé de l'Institut Xavier, mais elle ne voulait en aucun cas s'y rendre, ce que je supposai dû à sa méfiance envers les blancs.


    "Désolée pour le retard, mon grand-père recevait des amis, et je n'ai pas pu venir plus tôt."

    "Oh... Et ils se sont réunis assis en tailleur sur le sol, afin de fumer le calumet de la paix, après s'être couvert la tête de plumes ?"

    "Ha ha ha... Très drôle..."

    Elle disait ça d'un ton de reproche mais, au fond d'elle même, elle appréciait la blague. Non, je ne suis pas télépathe. C'est juste qu'elle n'avait pas réussi à dissimuler son sourire avant de me tourner le dos pour entrer dans la pièce. Vous savez, ce genre de blagues un peu raciste, un peu sexiste, en peu en-dehors de la morale, mais qui sont tout de même drôle sans pour autant être très insultantes. Et si les minorités visaient trouvaient la blague en question drôle, alors vous pouviez la sortir... En l'occurrence, avec Jackie, je pouvais faire plein de blagues sur les amérindiens, sans que ça la gêne. Peut-être parce qu'elle savait que je n'en pensais pas un mot...

    "Pour ce matin, je t'ai préparé des..."

    Pause. Stop. Aïe. Testament. Dernières volontés. Cercueil. Vite.

    X-23 était sortie de la cuisine. Et Jackie semblait avoir pris un couteau en plein cœur. Sa mâchoire se crispa, ainsi que ses poings sur son petit sac plastique contenant le petit déjeuner qu'elle m'avait préparé, tandis qu'elle détaillait la manière dont était vêtue Laura. Avec MES fringues. Oulà, oulà...
    Vous avez déjà eu la sensation étrange que si vous restez dans le coin une seconde de plus, vous allez mourir dans d'atroces souffrances ? Eh bien, je ressentais exactement cette impression. Pour Jackie, les repas qu'elle me préparait étaient sacrés. C'était le seul et unique moyen qu'elle avait trouvé pour se faire pardonner d'avoir tué trois hommes. Et accessoirement, pour me remercier de l'avoir protégée des forces de l'ordre. Logique. Une mutante, typée amérindienne, qui plus est, elle risquait de s'en prendre plein la figure, même si elle était mineure. Alors pour elle, voir qu'une autre personne risquait de lui piquer son boulot, là, ça pouvait finir très mal.

    Je foudroyai Laura du regard, avant de m'avancer vers Jackie.

    Malheureusement, on avait pas surnommé la gamine "Petit Nuage" pour rien. Avant que je ne puisse faire un geste, elle s'était précipitée à deux pas d'X-23. Je doute que même mon amante d'un soir ait pu voir plus qu'une vive traînée de couleurs ainsi qu'un violent courant d'air avant de se rendre compte que l'adolescente s'était matérialisée devant elle.


    "C'est qui, elle ?"

    Elle avait prononcé ce dernier mot sur un ton si hautain que je me demandai si c'était bien Jackie qui avait parlé. Et vu son visage, elle était furieuse. A vrai dire, elle aurait pu jouer une squaw du Far-West à qui on annonçait que les blancs venaient de trahir le traité de paix qui les liaient, qu'elle n'aurait pas pu faire mieux.

    Quand j'espérai qu'une entité supérieure me viendrait en aide, je ne m'attendais pas à ce qu'elle aggrave les choses...

    Et après, on ose me demander pourquoi je suis athée...
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Laura Kinney
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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]   Mer 29 Juin - 20:41


    L’origine de ses pouvoirs… X-23 elle-même n’aurait pas su répondre si les rôles avaient été inversés. Elle commençait à bien connaître leur fonctionnement malgré tout mais elle n’aurait pas su expliquer en quoi consister réellement son pouvoir. Pour elle, il était clair qu’elle n’en avait pas. Elle était née avec ces griffes, autrefois en os. Si on ne lui avait pas expliqué que la présence de ces extensions chez elle était singulière, elle aurait tout aussi bien pu prétendre que tout le monde possédait sa propre paire de griffes et d’ergot. Jusqu’à présent, elle n’avait rencontré personne qui soit comme elle, avec un squelette aussi résistant que… enfin non, résistant comme l’adamantium. Et personne avec des griffes longues comme les siennes. Avec le temps, la mutante avait acquis la certitude qu’elle était seule représentante de ce pouvoir. Après tout, il existait en partie aussi grâce à l’intervention des scientifiques d’Alkali Lake et du projet Arme X. Celui-ci lui avait donné son facteur d’auto-guérison.
    En fait… à bien y repenser ; elle n’était qu’une montagne de pièces rapportées qu’on avait assemblées entre elles pour former un être humain.

    Jack réfléchit quelques secondes à la question puis finalement sortit du lit. X-23 se laissa entraîner lorsqu’il lui attrapa les mains pour la tirer elle aussi hors du lit. Il l’emmena dans la seule pièce qu’elle n’avait pas encore visitée. Devinant qu’il s’agissait de la cuisine, la jeune femme observa avec plus d’attention la façon dont elle était arrangée. Le premier mot qui lui vint en tête fut : bordel. Elle allait en faire la remarque quand Jack lui sortit sans préliminaires :

    « Sors tes griffes. »
    « J’vais pas me faire jeter dehors ? » lâcha X-23 d’un ton circonspect, haussant un sourcil.

    Le regard de Jack ne vacillant pas d’un pouce, elle soupira légèrement et consentit à sortir une seule de ses quatre griffes. La jeune femme n’avait jamais appris à le faire lentement aussi posa-t-elle avant une main sur la poitrine de Jack pour qu’il se recule. Une fois la griffe sortit, X-23 jeta un regard questionnant à Cooper qui attrapa le plus délicatement du monde, elle le soupçonna d’avoir peur, son poignet et l’amena près de l’autre. Avec le tranchant de la griffe, il fit une entaille dans laquelle il… plongea son doigt ?! La mutante eut un léger mouvement de recul mais il lui tenait le bras, aussi ne força-t-elle pas et s’efforça de ne pas bouger. Sourcils froncés, elle l’observa sortir ensuite son doigt de la plaie, qui se referma aussi sec sans émouvoir les foules, et l’amener à hauteur des yeux. Elle fixa la goutte de sang. Celle-ci se décolla soudain du doigt ; X-23 lança un regard autant surpris qu’effrayé à Jack qui avait les traits plissés par l’effort et la concentration. La goutte de sang se mit ensuite à enfler jusqu’à atteindre la taille d’une grosse pastèque. Elle se divisa ensuite en quatre sous le regard fasciné d’X-23 dont le visage s’était gratifié d’un petit sourire. Ce dernier disparut aussitôt que les pastèques se changèrent en mains de fer qui lui attrapèrent poignets et chevilles et la soulevèrent de terre sans aucun effort. Fusillant Jack du regard, la jeune femme tenta de se débattre mais les poignes de sang la tenaient mieux que personne. Réflexe mutant, X-23 fit jaillir ses griffes et les deux ergots qu’elle avait aux pieds mais cela ne changea pas grand-chose à la situation ce qui la fait pester de rage. Jack n’en avait même pas fini avec elle. Après la petite leçon d’humiliation, il libéra quelques fines gouttelettes de chaque main de sang, les ramena vers lui d’un geste du bras. Elles se muèrent ensuite en très fines aiguilles écarlates qui se retournèrent et avancèrent vers X-23. Cette dernière les fixa d’un air furieux tandis que Jack déclarai simplement :

    « Voilà. C'est ça, mon pouvoir. »
    « Génial ! Tu me libères maintenant ? »

    Aussitôt dit, aussitôt fait. Les aiguilles se fondirent entre elles et les mains géantes redéposèrent X-23 sur la terre ferme. Une fois, les deux pieds sur le carrelage de la cuisine, elle rentra ses six griffes et jeta un regard méfiant au serpent de sang qui s’était formé à la place du reste.

    « Je contrôle le sang. Je peux le multiplier et lui donner la forme que je veux. Je peux le rendre extrêmement solide et coupant ou, au contraire... » expliqua Jack tout en manipulant le serpent de sang.

    Celui-ci vint siffler près des oreilles de X-23 qui fit mine de montrer les crocs et claquer les mâchoires comme l’aurait fait un animal. S’il cherchait à l’intimider, il ferait mieux de la coincer de nouveau en lévitation, retenue par des mains de sang. Un serpent, peu importe la matière dont il était fait, restait un serpent.

    « ...Aussi doux que de la soie... » murmura-t-il.

    Un silence s’établit dans la cuisine tandis qu’X-23 laissait son esprit s’imprégner des informations qu’elle venait de recevoir. Jack contrôlait le sang en général, le fait qu’il soit humain ou animal ne semblait pas faire de différence. Il pouvait le manipuler à sa guise et lui donner toutes les formes possibles ainsi que toutes les consistances. L’entreprise lui demandait tout de même une concentration que la mutante pouvait faire jouer à son avantage. C’était sans doute le seul qu’elle avait car comme il l’avait montré, son pouvoir était capable de la rendre complètement inutile et à la merci de tous. La vitesse et l’agilité étaient donc ses seules ressources face à un mutant hémokinésiste.
    D’autres questions lui vinrent en tête tandis qu’ils s’observaient. Comment se faisait-il appeler ? Pouvait-il créer du sang à partir de rien ? Que devenait le sang qu’il avait pris une fois qu’il avait fini de s’en servir ? Quelles étaient ses autres possibilités avec ce pouvoir ?
    Des coups frappés dans la pièce d’à côté amenèrent la réponse à une de ses questions. Tous deux surpris, la jeune femme eut un sursaut alors que Jack jurait entre ses dents et relâchait soudainement son attention du sang qu’il tenait en lévitation. Celui-ci s’écrasa au sol en giclant un peu partout ce qui valut un degré supplémentaire à la mauvaise humeur de Jack. Se tournant vers X-23, il cracha rapidement :

    « Toi, tu restes dans la cuisine, et tu n'en sors pas, c'est clair ? »
    « J’suis pas ton chien. Et t’es à poil j’te rappelle ! »

    Jack ne répondit pas et sortit en trombe de la cuisine dont il referma soigneusement la porte. X-23 murmura un ‘va-te-faire-foutre’ pour elle-même et inspecta les lieux à nouveau. Quelque chose avait attiré son attention tout à l’heure. Ses sens aiguisés avaient repéré une odeur qu’elle connaissait parfaitement pour en avoir senti à profusion lorsqu’elle revenait de ses missions, couverte de sang. Ce n’était pas l’odeur de sang frais, plutôt celui qui a eu le temps de sécher. Entendant Jack s’activer de l’autre côté de la pièce, elle supposa qu’elle pouvait fouiner sans se faire prendre. Il avait l’air bien accaparé par ses coups donnés sur une porte. La jeune femme renifla l’air en se concentrant, faisant le tri dans les effluves. Les yeux fermés, uniquement guidée par son odorat, elle avança dans la cuisine jusqu’à s’arrêter là où l’odeur était la plus forte. Ouvrant les yeux, elle regarda où elle était rendue dans la cuisine et chercha, à partir d’ici, d’où le sang était le plus proche. Après quelques tentatives infructueuses à chercher en l’air et autour d’elle, elle finit par reculer et se mettre à genoux. Elle renifla de nouveau et son nez fut immédiatement attiré par la dalle sur laquelle elle s’était tenue juste avant. Intriguée, elle se demanda pourquoi celle-ci sentait le sang séché et pas les autres. Elle venait d’avoir une petite démonstration du pouvoir de Jack aussi fit-elle rapidement le lien. Ce carreau de carrelage était donc entouré par du sang suite à une manipulation de Jack. Mais… pourquoi ? X-23 tenta plusieurs fois de déloger la dalle mais elle était solidement arrimée aux autres et il lui était difficile d’avoir plus de prise que ses propres ongles. Elle songea un moment à transpercer le carrelage avec ses griffes mais si elle faisait ça, elle devrait certainement dormir dehors cette nuit… Mieux valait questionner Jack, sur lui, au moins, elle avait plus de prises…

    Une conversation dans la chambre attira alors l’attention de la mutante qui se redressa et se dirigea vers la porte qui séparait les deux pièces. Elle entendit la voix de Jack ainsi que celle d’une fille, plus jeune qu’elle. Jack avait l’air de plaisanter et de bien s’entendre avec la personne. Mécontente d’être laissée de côté et obligée de se cacher comme une prostituée, la mutante posa sa main sur la poignée de la porte et sortit de la cuisine. La fillette était en train de parler mais quand leurs deux regards se croisèrent ; elle se figea instantanément et ne termina pas sa phrase. L’attention de Jack convergea alors vers X-23 et un combat de regards noirs s’entama. Il lui en voulait d’être sortie de la cuisine, elle lui en voulait de l’y avoir laissée. Un ange passa avant que la fille aux tresses noires ne se matérialise devant X-23. Celle-ci recula de surprise. Comment la gamine pouvait-elle se déplacer si vite ? Une mutante elle aussi ? Mais combien étaient-ils au juste ?!? La petite la foudroya du regard et se tournant vers Jack, elle lâcha d’un ton méprisant qui jurait franchement avec la candeur de son apparence :

    « C'est qui, elle ? »

    X-23 croisa le regard de Jack et fronça les sourcils. Tout ça allait mal finir s’il ne fournissait pas quelques explications à cette insolente gamine. Mais ce dernier semblait statufié par on-ne-sait-quelle-émotion. Les deux filles s’aperçurent au même moment qu’il ne serait d’aucun secours et chacune se concentra de nouveau sur l’autre. X-23 reçut le regard chargé de mépris de plein fouet et n’en comprenant pas le sens ni la raison, elle toisa la petite de haut en bas et lui fit baisser le pouce qu’elle pointait dans sa direction comme une offense à l’ordre établi. La petite souhaitait se mesurer à elle ? Qu’à cela ne tienne, elle allait lui faire regretter de se croire plus maligne qu’une machine à tuer surentraînée et affamée par-dessus ça. Laissant les griffes de ses mains lui transpercer la chair, la mutante les ramena devant elle et contempla le spectacle d’une fillette se reculant soudain d’elle pour se rapprocher de Jack. Un sourire étira les lèvres de la jeune femme.

    « Ok. Maintenant que t’es à distance suffisante pour que je te saute dessus et que tu finisses en fines tranches de gamine insolente… on va pouvoir discuter. Déjà je m’appelle pas ‘elle’ mais X-23 et si mon nom t’embête, tant pis pour toi. Je n’ai pas été élevée pour avoir des scrupules à tuer des enfants, tu peux demander à Jack, donc tâche de pas m’énerver et tout se passera bien. Je sais c’est énervant, c’est contre ta personnalité d’emmerdeuse mais figure toi que j’ai la même et que contrairement à toi, j’ai des griffes tranchantes au bout des doigts. Loi du plus fort, c’est comme ça, c’est la vie. »

    Attirée par l’odeur qui se dégageait soudain sur sac que la gamine avait laissé tomber en reculant, X-23 baissa brièvement les yeux.

    « Ca sent bon. Ya quoi dans ton sac ? »

    Spoiler:
     

_________________

« Will you see the Beauty or the Beast? »
Spoiler:
 


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Jack Cooper
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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]   Lun 4 Juil - 10:34

    Dans la catégorie "Tous les malheurs du monde se sont décidés à s'acharner sur ma gueule avant même que j'ai eu le temps de prendre mon petit déjeuner", j'appelle JACK COOPER !!! On l'applaudit bien fort ! Et maintenant, on lui dit adieu, et on commence à lui creuser une très jolie tombe et à lui graver une belle épitaphe, parce que d'ici cinq minutes, notre super top-model policier et profiler va se retrouver transformé en gruyère par une volée de balles meurtrières, avant de voir ses restes lacérés pour en faire de la viande râpée.
    Vous savez maintenant à quoi je pensai à présent. Entre l'amérindienne à la gâchette facile, qui considérait les blancs comme indignes de sa confiance, et la folle furieuse sans morale qui était prête à lacérer quiconque la regardait de travers, autant dire que je le sentais mal. Très mal. Et accessoirement, que les pires dégâts se porterait sur le seul mutant qui 1) N'est pas capable de guérir à toute allure, et 2) Qui ne peut se mouvoir assez vite pour esquiver les balles. En d'autres termes, comme d'habitude, quand deux filles se crêpent le chignon, c'est le mec de passage qui se prend tout dans la gueule. Un de ces jours, il faudra que je vire homo, histoire de... Non, oubliez ce que je viens de dire. Moi, avec un mec ? Nan, rien ne vaudra jamais la beauté d'une femme. Même si elles sont imbuvables et qu'elles n'ont de cesse de faire de votre vie un enfer. Voire même de mettre directement fin à votre vie, ce qui avait de fortes chances de m'arriver dans les cinq prochaines minutes.
    Comme je m'y attendais, X-23 sortit ses griffes et les pointa à quelques centimètres du visage de Jacali, qui n'attendit pas la fin du monologue de la tueuse surentraînée pour foncer en arrière, se retrouvant à mes côtés, le colt dégainé et pointé en direction de mon amante d'un soir. Et en toute honnêteté, même si j'avais vu Laura régénérer de quelques griffures causées par ses propres griffes, j'ignorai si elle était en mesure de survivre aux balles. Et si elle se prenait un projectile dans l'œil, hein ? Elle ferait comment pour enlever une balle qui est arrivée jusque dans son cerveau ?

    Coup de bol, ma catatonie passa au moment précis ou je me rendis compte de la présence de l'arme.


    "JACKIE !"

    L'adolescente sursauta et, à la suite d'une seconde d'incompréhension, tenta de cacher son arme entre ses vêtements, le visage rouge de honte. Le premier qui me fait la blague "comme une peau-rouge" saura ce que c'est que d'expérimenter le saut en parachute sans parachute, c'est clair ?

    "Il me semblait que je t'avais interdit de te trimballer avec des armes à feu ! Tu es mineure, et tu n'as aucun permis pour ça ! Il faut te le dire en quelle langue ?! Tu ferais quoi si un flic te fouillait, hein ?!"

    Jacali baissa le regard, n'osant observer autre chose que la pointe de ses pieds, penaude, les larmes aux yeux. Pas difficile de comprendre pourquoi. Depuis son agression qui avait révélé sa mutation, Jackie avait tendance à se méfier de tous les blancs qu'elle croisait, s'attendant à chaque instant à se voir enlever dans une ruelle sombre, violée, battue ou assassinée. Logique qu'elle ne se sente en sécurité qu'avec un flingue à portée de main. Même si la loi lui interdisait.
    Ce fut à cet instant que Laura parla. Et pour une fois, j'aurais pu la bénir, puisque ses paroles venaient détendre l'atmosphère, bien que Petit Nuage n'osait répondre à sa question sur le contenu de son sac. Je tendis la main vers elle et, timidement, l'adolescente sortit son arme et me la tendit en la tenant par le canon, prouvant qu'elle n'avait pas l'intention de s'en servir. Un Colt .45 Single Action Army. Aussi appelé "Pacificateur". Ironique, pour une arme à feu. Je m'en saisis et la rangeai sur une armoire, en hauteur. Là où la gamine ne pourrait l'atteindre. Moi-même, j'eus du mal. Et alors que je me mettais sur la pointe des pieds et que je sautillai pour y placer l'arme, il me sembla entendre Laura pouffer de rire.
    L'appartement a toujours été trop grand, je l'ai toujours dit !
    Revenant vers Jacali, je passai un bras autour des épaules de la jeune fille et la serrai contre moi, avant de lui déposer un léger baiser sur le haut de sa tête de squaw.


    "Allez, c'est terminé. Tout le monde fait la paix, d'accord ?"

    Elle hocha timidement la tête.

    Parfait. Je me penchai et attrapai le sac de nourriture qu'elle avait fait tomber, avant de me diriger vers la cuisine.


    "Allez, les filles ! Tout le monde à table ! C'est moi qui fait à manger aujourd'hui !"

    Mais ce fut en poussant la porte de la cuisine que je me rappelai que, quelques minutes plus tôt, j'avais fait une démonstration de mes pouvoirs. Démonstration qui s'était révélée plutôt... Salissante. Et merde. Je claquai rapidement des doigts, et le sang étalé sur le sol se souleva dans les airs. Pour multiplier du sang de façon quasi-infinie, j'étais très doué. Mais le faire disparaître, ça, j'en étais tout simplement incapable. Si j'avais bossé dans une banque du sang, je suis sûr qu'on m'aurait payé des fortunes pour mon don. Enfin, je crois. C'est pas des trucs de foutus bénévoles ?
    Un autre claquement, et le sang de Laura vint s'étaler sur les murs, teintant le carrelage des murs et du sol d'une teinte rubis, avant de sécher et de se polir sur le champ. Pile à temps, puisque Jackie me suivait de près, se tenant à bonne distance de X-23, et remarqua aussitôt la nouvelle apparence de la cuisine.


    "Oui. Le blanc, ça n'allait pas. Alors j'ai vidé deux-trois pots de peinture, et voilà... Ça rend mieux, non ?"

    Si le sang se renifle facilement, coup de chance, le sang séché voyait son odeur atténuée de façon drastique. En l'occurrence, seule Laura serait gênée par son nez durant la totalité du repas. Même si, à dire vrai, je doutai que l'odeur de l'hémoglobine, fraîche ou sèche, puisse lui couper l'appétit, vu ce que je savais d'elle.
    Je laissai les deux filles s'installer à la table à manger. Aussi éloignées que possible l'une de l'autre, tout en se lançant de temps à autre des regards à la fois noirs, envieux et curieux. Pour ma part, je vidai le sachet en plastique de son contenu, tout en priant pour qu'un carnage ne se soit pas déroulé lorsque je me retournerai vers mes deux invitées.
    Qu'avons-nous là ? Cool ! Des pancakes ! Du sirop d'érable ! Des gaufres ! Le tout déjà cuit ! Il suffisait de les réchauffer un peu, de verser une généreuse couche de sirop sur les pancakes, avant de verser du lait dans les trois verres que je sortais à présent, avant de m'occuper du jus de fruit, des céréales. En dernier, je m'occupai des omelettes, que j'achevai de faire cuire au moment précis ou les pancakes et les gaufres sortaient tous chauds du micro-ondes.
    Disposant le tout amoureusement sur un plateau assez solide, histoire de transporter le tout, je pris une profonde inspiration, histoire de me donner du courage, et me retournai d'un bloc. Ouf ! Pas de carnage durant le peu de temps ou je m'étais mentalement absenté. Étonnant, de la part de X-23. Mademoiselle aurait-elle soudainement éprouvé des regrets quant à ses idées de couper Jackie en tranches ? Ou attendait-elle tout simplement que je quitte l'appartement pour tuer l'adolescente et faire disparaître son corps ?

    Mémo personnel : Ne plus JAMAIS laisser Jackie et Laura seules dans une même pièce.

    Distribuant le contenu du plateau sur la table, comme le grand majordome que j'étais à présent devenu, je me permis de faire une petite courbette devant les deux jolies damoiselles, avant de déclarer d'un ton solennel :


    "Mes chères maîtresses... Le petit-déjeuner est servi. J'espère qu'il vous conviendra !"

    Après quoi, je m'installai à mon tour, et, après que Jackie et Laura se soient servis, je m'emparai d'un pancake que je dégustai.
    J'ignorai ce qu'elles avaient pu se dire durant le laps de temps ou j'avais préparé le petit-déjeuner, mais ma petite indienne se mit soudainement à lancer à mon amante griffue, sur un ton neutre :


    "Je suppose que ce petit-déjeuner doit être un sacré festin, comparé aux rations alimentaires des militaires, n'est-ce pas, mademoiselle Laura ?"

    Tiens ? D'où elle sortait ce prénom ? X-23 lui avait dit, ou bien...

    Nan, oublies cette possibilité.

    Je me figeai, à la fois curieux et terrorisé. Une partie du sang colorant le sol se détacha sous mes pieds, avant de venir flotter entre les doigts de ma main que je cachai sous la table, tandis que l'autre maintenait le pancake à portée de ma bouche. Je n'avais pas la moindre idée de ce qui allait se passer. Si je lançai un regard noir à Jackie pour cette remarque qui aurait pu passer pour perfide, même si Laura s'était pratiquement vantée d'avoir été élevée par les militaires, ma compagne d'une nuit risquait de le prendre pour un feu vert pour se venger. Ben oui, à votre avis, qui fabrique des machines à tuer à longueur de temps dès le plus jeune âge ? Les confiseurs ?
    Mais en même temps, si je ne faisais pas de reproches à l'adolescente, elle pouvait se décider à continuer à poser ses questions particulièrement... Je ne sais pas. Intimes ? Qu'est-ce qui pouvait vraiment toucher à l'intimité de X-23 ? Son passé militaire ? Les rares hommes qu'elle n'a pas égorgé après les avoir violé ?
    Vous comprenez maintenant pourquoi j'ai préféré avoir une arme sous la main. Au moins pour écarter les deux femmes l'une de l'autre avant qu'un événement dramatique se produise. Oh, pas que je sois contre le fait de regarder deux jolies filles se battre comme des gladiatrices, avant de finir en string dans la boue, comprenez-le bien ! Mais d'une part, du haut de ses quatorze ans et de sa seule supervitesse, je doutai que Jackie fasse longtemps le poids face à une militaire surentraînée, dotée d'une capacité de guérison hallucinante ainsi que de griffes en acier... Oui, en fin de compte, l'agréable catch lesbien que je m'imaginai risquait fortement de se transformer en concours de tripes et de boyaux exposées à l'air libre en un temps record. Et même si je suis assez résistant à l'image gore de corps en charpies, voir une de mes amies subir ce sort, qui plus est dès le petit-déjeuner, ne me tentait pas le moins du monde. Allez savoir pourquoi.

    Je me raclai la gorge, avant de lâcher d'un ton que j'espérai léger :


    "Qui veut un verre de jus d'orange ?"

    Pitié, faites qu'elles arrêtent de se fixer comme ça et qu'elles me prêtent un minimum d'attention. S'occuper d'un meurtre le week-end, c'est pas vraiment mon fantasme...
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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]   Mer 20 Juil - 13:03


    Le temps que la mutante baisse les yeux pour regarder le sac que la fillette avait amené, celle-ci avait déjà bondi en arrière et dégainé une arme à feu qu’X-23 identifia d’un simple coup d’œil. Son cerveau débita froidement ce qu’on lui avait imprimé dans le crâne toutes ces années. Colt 45 Single Action Army, aussi nommé Pacificateur. Une arme redoutable bien que très ancienne, datant de 1873. A, pour une arme de service, l’avantage de la simplicité et de la solidité. Six coups à simple action. « Dieu a créé les hommes, Samuel Colt les a rendus égaux ». Aucune incidence sur la mutante X-23 en raison de ses capacités de guérison. Un sourire amusé se peignit sur ses lèvres en observant l’air déterminé de la gamine se muer en horreur lorsque Jack hurla son prénom. Il la fustigea ensuite sur le port d’armes à son âge qui était apparemment interdit. X-23 trouva ça stupide de la part du gouvernement, si elle était à l’épreuve des balles, toute la population ne l’était sans doute pas et quoi de plus dissuasif qu’un Colt bien manié ? La gamine, qui venait de monter d’un cran dans l’estime de la mutante, avait même l’air de savoir s’en servir à merveille vu le discours que lui tenait Jack. Ce n’était pas la première fois qu’elle en avait une en sa possession et ce ne serait certainement pas la dernière.

    Cooper décida de mettre l’arme en sûreté et la plaça sur la plus haute armoire que contenait cet appartement. X-23 éclata de rire en le voyant se tendre au maximum pour déposer le Colt sur le haut du meuble. Etait-il au courant qu’avec un tabouret et un peu de détermination, tous ses efforts seraient rendus à néant ? Même elle, pouvait aller chercher l’arme aussi facilement qu’elle prendrait un stylo sur une table. Jack, pourtant si fin observateur, venait de commettre une erreur qui lui coûterait sans doute cher. Tournant la tête vers la petite Indienne, elle vit le même regard attentif qu’elle avait eu juste avant et cela lui tira un léger sourire. Laquelle des deux seraient la plus rapide à récupérer l’arme ? Jackie devrait prendre un tabouret tandis qu’elle, elle n’aurait qu’à bondir et s’agripper au bord de l’armoire. Cette dernière finirait certainement par terre mais c’était une idée de Jack de mettre l’arme à cette portée… après tout.
    Le soi-disant pacificateur retourna alors vers sa petite protégée et passa un bras autour de ses épaules. X-23 l’observa embrasser son front avec une sorte d’agacement dans le regard. Il espérait lui ôter l’idée de la trouer de balles en lui bisoutant la peau ? C’était mal parti. Il avait du être élevé chez des Bisounours ou quelque chose s’en approchant. X-23, elle, savait que la petite ne serait en paix que lorsqu’elle aurait collé les six balles du chargeur dans son corps. Et elle masquait rudement bien son jeu car lorsque Jack lança soudain :

    « Allez, c'est terminé. Tout le monde fait la paix, d'accord ? »

    La gamine hocha timidement la tête et le suivit lorsqu’il ramassa le sac de nourriture et se dirigea vers la cuisine. X-23 haussa les épaules en marmonnant que la paix c’était bon pour les idiots comme lui mais heureusement Jack n’eut pas l’air de l’entendre. Lorsqu’elle entra à son tour dans la cuisine, elle remarqua que quelque chose avait changé. Ce n’était plus seulement la petite case dans le fond de la cuisine qui sentait le sang séché. C’était toute la cuisine ! Tournant un regard étonné et méfiant vers son hôte, elle le vit se justifier auprès de la gamine que le blanc d’avant ne lui convenait plus et qu’il avait changé cela. Regardant à nouveau la couleur des murs et y passant la main, la mutante saisit ce que Jack avait fait juste avant que les filles ne rentrent dans la pièce. Le sang qu’il avait laissé tomber à terre et éclabousser l’ensemble des meubles s’était retrouvé mêlé à la peinture et séché dans le même temps. Un vague sourire naquit sur son visage à l’idée que son sang recouvre les murs de la pièce. C’était glauque mais… terriblement excitant.

    Jack se tournant vers le plan de travail où il avait déposé le sac de provisions, la gamine prit place à la table et X-23 l’imita avec un peu moins d’entrain. Se retrouver à table avec des gens était une expérience qu’elle n’avait pas souvent vécue, la dernière remontait à hier soir dans le bar miteux où elle avait déniché Jack et l’expérience s’était révélée… étrange. Elle ne comprenait pas comment fonctionnait les codes de conduite lorsqu’il s’agissait de se nourrir et à vrai dire, elle s’en fichait un peu bien que cela put grandement l’aider à s’intégrer. Pour elle, manger restait un acte instinctif, presque bestial. Après tout, n’était-elle plus animale qu’humaine lorsqu’elle était affamée ? Mais bon. Pour disparaître dans la foule, elle était prête à faire…

    « Pourquoi tu me fixes comme ça ? »
    « Vous êtes amoureuse de Jack ? »
    « Amou… Certainement pas ! »
    « Mais vous avez couché avec lui. »

    Ce n’était pas une question.

    « Oui et c’est un bon coup si ça t’intéresse. Mais il manque un peu d’endurance. »

    La gamine devint écarlate ce qui tira un bref sourire à X-23.

    « Il te plaît ? »
    « C’est un très bon ami. »
    « Ouais. Toi aussi j’ai cru comprendre. »

    La jeune femme se tourna vers Jack, dos à elles il préparait ce qui était dans le sac en parlant parfois pour lui-même. Sans doute ne s’en rendait-il pas compte. Vrai qu’il avait l’air d’être un bon ami, même si elle ignorait encore ce que cela signifiait véritablement, il lui était venu en aide sans rien demander en échange. C’est elle qui avait du insister pour avoir droit à des caresses. Pourquoi se donnait-il tout ce mal pour elle ? Elle n’était pas encore dehors, il ne l’avait pas livrée aux services sociaux ou à la police. Il lui préparait le petit-déjeuner..
    Secouant la tête pour ne pas se laisser attendrir, elle reporta son attention sur l’étrange gamine.

    « Alors comme ça tu te balades avec un Colt sous ta chemise ? Tu sais que c’est une arme qui vaut son pesant d’or ? Elle est très efficace et résiste bien à ce qui peut lui arriver dessus. J’ai déjà eu l’occasion de m’en servir une fois et… c’est une tuerie. »
    « Vous savez utiliser des armes à feu ? »
    « Si y’avait que ça… » sourit X-23.
    « Comment ça se fait ? »
    « Entraînement militaire depuis mon plus jeune âge. J’ai grandi dans une base et j’ai été initiée à toutes les armes que cette Humanité a pu inventer. »
    « La classe… Et votre nom c’est vraiment X-23 ? »
    « Ca vous pose vraiment un problème ce X-23 ! En fait c’est comme ça qu’on m’a toujours appelée à la base donc j’y suis habituée. J’ai un autre nom, j’ai plus de mal à m’y faire mais bon. Apparemment dans votre monde ça passe mieux qu’X-23. »
    « Et c’est quoi ? »
    « Laura. »

    Jack arriva à ce moment et déposa un plateau garni de choses qui sentaient toutes aussi bon les unes que les autres.

    « Mes chères maîtresses... Le petit-déjeuner est servi. J'espère qu'il vous conviendra ! »

    La gamine plongea sur les gaufres tandis que Jack se saisissait d’un pancake. X-23 les observa avec attention puis, contemplant les plats devant elle dont elle ne connaissait ni la saveur, ni le nom, elle se servit d’un peu de tout. Elle était en train d’observer la façon dont était formée une gaufre quand la gamine demanda soudain :

    « Je suppose que ce petit-déjeuner doit être un sacré festin, comparé aux rations alimentaires des militaires, n'est-ce pas, mademoiselle Laura ? »

    Silence de mort.
    La mutante se raidit et au prix d’un incommensurable effort se retint de bondir sur la table et de menacer l’imprudente de ses griffes aussi tranchantes que des lames aiguisées. N’apprenait-on pas la délicatesse à l’école ? X-23 savait que si Jack était capable de contrôler ce qu’il disait, la petite l’était sûrement moins. Ou alors elle était bien plus maligne qu’elle n’en laissait paraître. Et après tout n’avait-elle pas dégainé une arme il y a quelques minutes ? La mutante avait donc sa confirmation : la gamine était futée. Elle avait prononcé cette phrase intentionnellement, cherchant sans doute à tester les réactions de sa victime. Elle méritait ce qu’X-23 réservait à tous ceux qui tentaient de la défier, d’une façon ou d’une autre : le froid et mortel contact de ses griffes d’adamantium. Elle l’avait déjà fait. De nombreuses fois. Ce n’était pas une mort de plus qui entacherait sa conscience et en avait-elle seulement une ? Sans doute Sarah avait-elle réussi à la maintenir quelques temps mais la mutante avait de si nombreuses fois rejeté son enseignement et avec tant de violence afin de rester le monstre sans pitié, sans crainte et surtout sans sentiments que les dirigeants d’Alkali Lake avaient créée, qu’elle n’était pas certaine d’avoir déjà eu une conscience un jour. Pourtant ce qu’elle s’apprêtait à faire montrait précisément que Sarah n’avait pas fait tout ça pour rien. Alors après tout… peut-être qu’elle en avait une de conscience. D’âme ?

    « Qui veut un verre de jus d'orange ? » intervint Jack.

    X-23 tourna lentement la tête vers lui et leurs deux regards se croisèrent un bref instant. Il n’était pas à son aise. Ses traits étaient crispés. Le jus d’orange était agité dans sa main et la pièce sentait de plus en plus le sang frais. Il allait péter un plomb si rien ne se passait dans l’instant. La mutante le regarda encore un moment avant d’inspirer puis de relâcher l’air le plus lentement possible. Pour se calmer. Ce qu’elle était en train de faire était une première dans son histoire de vie. Elle espérait que Jack apprécierait le geste…

    Parce que c’était pour lui qu’elle le faisait.
    Pour lui et… aussi pour pouvoir espérer rester après ça.

    « Moi. » lâcha-t-elle finalement. « Moi j’en veux bien un. »

    Seuls Jack et X-23 semblaient avoir conscience de ce qu’il venait de se passer dans l’esprit de la mutante. Elle était presque certaine qu’il avait saisi, depuis le début il avait déployé beaucoup d’attention à son égard, relevant des détails qu’elle-même n’aurait jamais regardé si elle s’était croisée dans la rue. Jack était attentif à la personne qu’il avait en face de lui, sans céder à toutes ses faveurs, il agissait de sorte à fonctionner sur les mêmes ondes que l’autre. C’était un comportement qu’X-23 avait observé une seule fois. Une seule et unique fois. Avec Sarah.
    N’ayant pas eu réponse à sa question, la gamine toussota bruyamment pour tirer tout le monde de ses pensées. La jeune femme fronça légèrement les sourcils puis mordant dans une gaufre, elle répondit :

    « Un vrai festin oui. Dont j’ignore le nom mais je suppose que tu te feras un plaisir de m’éclaircir. Après tout, le festin est de toi. Alors c’est quoi ce que je mange là ? »

    La tigresse était-elle en train de s’adoucir ? C’eut été tuer la peau de l’ours avant de l’avoir tué que de l’affirmer. Et pour confirmer cette pensée, la mutante tourna son regard vers Jack avec sur son visage l'air de dire 'tu m'en dois une coco'.

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Jack Cooper
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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]   Jeu 21 Juil - 17:57

    WOW !

    Bon, les p'tits loups, on va faire une pause et résumer l'essentiel. Je suis un jeune et charmant inspecteur de police qui passe la majeure partie du temps à courir après des criminels sadiques et monstrueusement glauques pour que le reste de l'humanité puisse dormir en paix. Ah, et je suis aussi un mutant, au passage. A mes côtés, deux très charmantes damoiselles, face auxquelles n'importe quel mâle hétérosexuel et sain d'esprit pourrait vendre son âme pour les accompagner dans chaque instant de leur vie, et disposant de capacités physiques hors-normes, qui les classifie de fait comme des méta-humaines, sont désormais à mes côtés. Bon, en dépit du fait que l'une est encore mineure, et que l'autre se révèle être une véritable machine de guerre sans véritable notion du bien et du mal.
    Et pour le peu que vous en avez pu voir, vous avez donc pu en conclure que ces deux damoiselles sont en train de se chercher mutuellement des crosses, jusqu'à ce que l'un des deux finisse par céder, et qu'un combat à mort se déclenche. Sauf qu'en l'occurrence, si un tel match venait à débuter, toute personne se trouvant à proximité aurait de grandes chances de finir en pièces détachées avant même qu'une des deux filles ait versé la moindre goutte de sueur. En d'autres termes, j'étais dans une sacrée merde noire bien gluante. Et bien odorante, au passage. J'aimerai vous dire que, malgré tous les dangers, les craintes et les dissensions qui existaient entre notre petit groupe, j'eus assez de courage pour me lever, envoyer mes deux compagnes au sol, ou contre le mur, afin de leur intimer l'ordre de faire la paix et de s'aimer comme deux sœurs. Et que, foudroyées par mon charisme divin, les deux beautés se seraient alliées, et main dans la main, se seraient agenouillées à mes pieds afin de me vénérer comme le divin protecteur de la paix que j'étais.

    Ça, c'était la version idéale de mes rêves.

    En réalité, si jamais j'avais l'audace d'user de mes pouvoirs pour les retenir, avant de tenter un discours, je ne réussirai qu'à les énerver davantage, et une fois libérées, elles se jetteraient alors sur moi dans le but de me faire passer l'envie de recommencer. Remarquez, en l'occurrence, au moins, elles seront d'accords sur un même point, ce qui serait tout de même une réussite. Pas pour moi, mais bon, on ne peut pas tout avoir, non plus...
    Ce fut pour cette raison que, lorsque Jackie lâcha une bombe atomique en guise de question, je me contentai de préparer une arme de sang sous la table, tout en priant intérieurement pour ne pas avoir à m'en servir, avant de tenter d'apaiser la situation en proposant un éventuel jus de fruit.
    Et lorsque je croisai le regard de Laura, instinctivement, je sus qu'elle avait décidé de passer l'éponge sur ce point. Ce qui fut confirmé quelques secondes plus tard, lorsqu'elle expira profondément par les narines, et accepta mon offre, avant de répondre à Jacali qu'il s'agissait effectivement d'un festin, mais qu'elle ignorait comment se nommait l'aliment qu'elle était en train de grignoter. En l'occurrence, une gaufre.


    "Quoi, vous ne le savez pas ? On vous a jamais rien apprit dans v... AÏE !!!"

    Brusquement, Jackie sursauta, comme si une guêpe venait de lui piquer la fesse droite. Une guêpe, ou... Un innocent fouet de sang qui avait fait le tour de la table pour l'empêcher de terminer sa phrase. Étrangement, je me doutais que, si X-23 acceptait de tolérer une fois les vannes de Petit Nuage, elle ne persisterait pas indéfiniment dans cette voie, et en viendrait très vite à choisir la solution la plus simple : Sortir ses griffes, se payer un bifteck haché de Jacali, et repartir tranquillement.
    Par conséquent, mieux valait faire taire la provocatrice, sans avoir l'air d'y être pour quelque chose. Aussi, après avoir copieusement servi les deux jeunes femmes en jus d'orange, je levai mon verre, et d'un signe de tête, incitait mes compagnes à m'imiter :


    "Je lève mon verre aux deux charmantes jeunes femmes qui partagent ce petit-déjeuner. Des filles qui commencent à se connaître, et qui bientôt, s'apprécieront tellement qu'elles en deviendront lesbiennes !"

    A peine eus-je terminé ma phrase qu'un violent coup de pied m'atteignit au tibias, et je ne réussis qu'à peine à étouffer mon exclamation de douleur. Visiblement, Jackie n'avait pas été dupe de mon manège, et me savait responsable de sa soudaine fessée. Oh, elle n'allait pas m'en vouloir longtemps. Je savais qu'elle ne me détesterait pas, à moins que je ne fasse vraiment un truc de salaud. Mais une petite remontrance, ça, elle ne me le reprocherait pas. Même si elle n'avait pas apprécié.
    Coup de chance, X-23 n'eut pas l'air de se rendre compte de notre petite altercation. Heureusement d'ailleurs, car quelque chose me disait que si elle, me filait un coup de pied, je serais alors bon pour un plâtre.
    La suite du petit déjeuner se déroula relativement bien. Bon, les deux filles ne terminèrent pas le repas en tant qu'amies parfaites et inséparables, j'ai pas dit ça, non plus. Mais au moins, plus aucune d'entre elle ne tenta de se la jouer provocatrice ou tueuse sanguinaire. Il y eut même, en l'occurrence, quelques échanges plutôt agréables, voire même très amicaux. Comme la fois ou Jacali avait demandé avec une douceur inhabituelle à Laura si celle-ci pouvait lui passer le lait, et la damoiselle s'était exécutée sans lui balancer la bouteille à la figure !

    Si j'avais été croyant, j'aurais remercié le bon dieu.

    Tel n'étant pas le cas, je me serais juré qu'elles se promettaient mentalement de se rejoindre dans la cour de récré pour décider une fois pour toutes laquelle des deux était celle qui cognait le plus fort. Et après une bonne heure de dégustation et de questions posées du coin des lèvres, Jackie se rappela (enfin, JE lui rappelai) que son grand-père l'attendait pour ses tâches quotidiennes. Ne me demandez pas lesquelles, ce sont des trucs d'indiens, et j'ai jamais été foutu de m'en souvenir. Comprenez par là que ce fut avec un sincère soulagement que je lui dis "au revoir et à demain", avant de refermer la porte derrière elle. Porte contre laquelle je m'appuyai, avant de pousser un profond soupir.

    Un tornade ambulante de moins à surveiller. Plus qu'une bombe nucléaire à garder à l’œil...

    Rouvrant les yeux, je tombai sur X-23, qui me lançai un regard impassible. Comme un chien de garde qui attend qu'on lui demande d'attaquer ou de retourner à la niche. Je me détachai de la porte, m'avançai rapidement vers elle et la prit par les épaules, afin de la forcer à me regarder, une fois de plus, droit dans les yeux.


    "X-23. Saches que ce que je vais te dire, tu vas pouvoir le comparer à un ordre direct qui t'es donné par tes anciens commandants, c'est compris ? Interdiction de tuer, de mutiler ou de faire le moindre mal à Jacali, quoi qu'elle te dise ou qu'elle te fasse. Si jamais j'apprends qu'il lui est arrivé quelque chose, et que tu y es mêlé d'une quelconque manière, ou que tu aurais pu la sauver alors que tu n'as rien fait, je te jure que tu le regretteras."

    Et l'espace d'un instant, mes iris virèrent au rouge. Je ne plaisantai pas le moins du monde. Et ça, Laura s'en doutait.

    "Je me suis bien fait comprendre ? Parce que sinon, l'hypothèse te retrouver à poil dans la rue à crever de faim et de froid te semblera particulièrement agréable comparé à ce que je te ferai subir."

    Je ne m'attendais pas à ce que la demoiselle se mette à claquer des genoux de peur, tout en me suppliant de ne rien lui faire, et à fondre en larmes en promettant qu'elle ne toucherait jamais à un cheveu de Jacali. Mais au moins, j'espérai qu'elle se contenterait d'un hochement de tête, tout en continuant à me fixer de son regard sans émotions.
    Je ne saurais dire combien de temps s'écoula, durant lequel nous nous regardâmes ainsi. Moi qui lui broyai les épaules, et elle qui me fixait sans mot dire.
    Mais lorsque je la lâchai, mes yeux étaient redevenus normaux. M'écartant de Laura, je m'effondrai sur mon lit, histoire de reprendre ma respiration. Cette fois c'est certain. Dieu existe, et il me hait. C'est pas possible de se retrouver à subir autant de pression dès le matin sans aucune raison. Et pourquoi, d'ailleurs, hein ? Je suis flic, je sauve les gens, je combat du bon côté de la ligne, alors pourquoi ça m'arrive à MOI ?! Merde, à la fin !


    "Il est pas question que tu t'amuses à mettre mes fringues indéfiniment. Dès que je le pourrai, je t'indiquerai ou tu pourras te trouver un endroit ou t'en acheter."

    Je redressai la tête et lui lançai :

    "Et d'ailleurs, à partir de lundi, tu me feras le plaisir de te trouver un emploi. De ce que tu veux, caissière au centre commercial ou prostituée si ça te chante, mais il est pas question que tu squattes mon appartement et mes affaires sans me rendre la pareille en échange. Je te rend service, tu me rends service. C'est comme ça que ça marche, dans ce monde, c'est clair ?"
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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]   Dim 24 Juil - 19:41


    Durant chacune de ses missions à l’extérieur de la base, X-23 avait pris l’habitude d’assimiler un maximum d’informations sur les nouvelles technologies, la langue du pays où elle se rendait, où trouver des armes rapidement, quelles étaient les abris possibles en cas de pépin.. Toutes sortes de choses qui lui avaient permis d’être et de rester jusqu’à l’inondation d’Alkali Lake, l’un des meilleurs agents du Projet. Pour ce qui était de la culture, des habitudes, des rites, de la religion, des codes de conduite… La mutante ne s’était jamais penchée sur la question. Elle avait été formée pour tuer, pas pour apprendre les divinités japonaises ou indous. Certes cela lui permettait de mieux se fondre dans le décor mais il n’en résultait rien dont elle est véritablement besoin. Jusqu’à présent, elle n’avait jamais pu ni voulu faire preuve de curiosité à l’égard du monde qu’elle traversait périodiquement pour en tuer ses représentants. Mais libérée de ses supérieurs, elle avait enfin l’occasion d’agir selon ses propres règles, poser toutes les questions qu’elle souhaitait et surtout éliminer quiconque se mettrait en travers de son chemin. C’était une liberté qu’elle avait encore du mal à appréhender malgré tout, habituée aux ordres et aux missions. La seule règle qu’elle s’était fixée pour le moment était de survivre. Survivre en se cachant. Ne plus retourner à Alkali Lake. Pourquoi cette soudaine rébellion contre ses maîtres ? Un seul mot. Un seul nom.

    Sarah.

    Elle ne pouvait expliquer, elle ne pouvait encore comprendre et ne réagissait qu’à ce que sa tête lui soufflait. Et ce qu’elle ne cessait de lui répéter depuis son Réveil était de ne plus retourner là-bas, ne plus obéir aux ordres et surtout essayer de ne plus se laisser envahir par cette haine intense et destructrice qui surgissait chaque fois que ses dirigeants en avaient décidé. Essayer de comprendre ce qui produisait chez elle cette révolte contre sa hiérarchie ? Purement fortuit. Elle n’était pas née pour réfléchir sur des sentiments. Elle n’était pas née pour avoir des sentiments. Et malgré toute l’émotion et la beauté avec laquelle Sarah avait pu lui décrire ce qu’était l’amour, l’amitié, la fraternité, la confiance… X-23 n’en retenait qu’une chose : souffrance, souffrance et souffrance. Alors pas pour elle. Son facteur d’auto-guérison ne fonctionnait sûrement pas sur les blessures de l’âme alors autant ne pas tenter le diable.

    X-23 ne savait donc pas ce qu’elle tenait dans la main. La seule chose dont elle était sûre c’était que c’était comestible, que ça sentait bon et que d’après les gestes précédents de la gamine, on pouvait étaler d’autres choses toutes aussi étranges dessus. Elle attendait toujours sa réponse pour le nom de cette nourriture et la gamine s’empressa de s’exclamer d’un air presque offusqué :

    « Quoi, vous ne le savez pas ? On vous a jamais rien apprit dans v... AÏE !!! »

    La petite sursauta violemment et jeta un regard furieux vers Jack. Celui-ci fit mine de ne rien avoir entendu et la jeune femme l’observa d’un air curieux. Elle avait entendu quelque chose claquer sous la table, elle ignorait de quoi il s’agissait mais elle était certaine que Jack en était à l’origine et Jacali la destinataire au vu de leur réaction respective. X-23 haussa rapidement les épaules, elle n’aurait pas sa réponse, tant pis. Observant son verre rempli d’un liquide orange, elle tenta quelque chose qu’elle avait vu faire lorsque Sarah était encore de ce monde, plongeant le morceau de gaufre qu’elle avait détaché du reste pour le plonger dans le jus avant de l’enfourner tout rond dans sa bouche.
    Infâme. Elle grimaça. Jack intervint.

    « Je lève mon verre aux deux charmantes jeunes femmes qui partagent ce petit-déjeuner. Des filles qui commencent à se connaître, et qui bientôt, s'apprécieront tellement qu'elles en deviendront lesbiennes ! »

    Le terme de lesbiennes lui échappa et elle tourna la tête vers Jack pour s’en expliquer mais celui-ci était en train de se faire fusiller du regard par la gamine. X-23 songea qu’elle avait du loupé un épisode entre ces deux-là et reporta sa question à plus tard. Le petit-déjeuner se termina sans incident, X-23 plongée dans son monde de questions et de découvertes à propos de la nourriture que Jackie avait ramenée. Jamais elle n’avait mangé trucs pareils à la base et ses papilles s’en régalaient malgré les étranges mélanges auxquels la jeune femme les soumettait de temps à autre sous le regard désespéré de Jack.
    Lorsque les trois se levèrent de table, Jacali fut gentiment raccompagnée hors de l’appartement par Jack qui ne masqua pas son soulagement lorsque la porte se fut refermée sur la gamine. X-23, qui les avait suivi de loin, s’était arrêtée à l’entrée de la cuisine et observait l’homme face à elle les bras croisés. Suite des opérations ? semblait-elle demander. Jack s’approcha alors d’elle et la prit par les épaules pour la fixer droit dans les prunelles.

    « X-23. Saches que ce que je vais te dire, tu vas pouvoir le comparer à un ordre direct qui t'es donné par tes anciens commandants, c'est compris ? Interdiction de tuer, de mutiler ou de faire le moindre mal à Jacali, quoi qu'elle te dise ou qu'elle te fasse. Si jamais j'apprends qu'il lui est arrivé quelque chose, et que tu y es mêlé d'une quelconque manière, ou que tu aurais pu la sauver alors que tu n'as rien fait, je te jure que tu le regretteras. »

    La mutante continua de le fixer, toute aussi impassible qu’avant. Ses sourcils s’étaient légèrement froncés à l’évocation de ses supérieurs.

    « Je me suis bien fait comprendre ? Parce que sinon, l'hypothèse te retrouver à poil dans la rue à crever de faim et de froid te semblera particulièrement agréable comparé à ce que je te ferai subir. »
    « N’essaie pas de me menacer Jack. Je suis programmée pour ne pas avoir peur des menaces et résister à n’importe quelle torture sans céder un pouce de terrain. Si je décide de la tuer, tu ne pourras pas m’en empêcher et tu n’auras que le plaisir vain de te venger sur moi après. »

    Son regard se refroidit très nettement tandis que celui de Jack virait au rouge écarlate.

    « Alors un conseil : la prochaine fois fait en sorte que le coup de fouet arrive rapidement histoire d’éviter une catastrophe. Pour toi comme pour moi. »

    Elle laissa passer une seconde de silence pour reprendre son souffle, ce qu’elle allait lui dire était un acte dont elle pouvait être punie si ses supérieurs l’apprenaient mais… cela ne l’arrêta pas. Elle était trop déterminée à ne plus se faire attraper et utiliser pour trembler de peur face à une punition.

    « Et n’espère pas avoir autorité sur moi en me parlant comme à un vulgaire soldat. Tu ne t’es pas demandé pourquoi j’étais ici ? Tu crois vraiment que ce sont mes supérieurs qui m’ont envoyée en guenilles tuer quelqu’un ? Allons Jack, fais marcher ta brillante cervelle un peu ! Je me suis enfuie ! Je ne leur dois plus rien ! »

    Un silence de plomb tomba dans l’appartement et Jack se détourna finalement d’elle, libérant ainsi ses épaules de cet étau dans lequel il l’avait maintenue. Il s’effondra sur le lit défait et marmonna à l’adresse d’X-23 :

    « Il est pas question que tu t'amuses à mettre mes fringues indéfiniment. Dès que je le pourrai, je t'indiquerai où tu pourras te trouver un endroit où t'en acheter. »

    La jeune femme haussa les épaules d’un air indifférent. Elle était bien dans ces vêtements là et qu’ils soient les siens ou pas lui importait peu. Ce n’était pas le cas de Jack visiblement. Celui-ci redressa la tête et poursuivit :

    « Et d'ailleurs, à partir de lundi, tu me feras le plaisir de te trouver un emploi. De ce que tu veux, caissière au centre commercial ou prostituée si ça te chante, mais il est pas question que tu squattes mon appartement et mes affaires sans me rendre la pareille en échange. Je te rends service, tu me rends service. C'est comme ça que ça marche, dans ce monde, c'est clair ? »

    Cette fois un petit sourire éclaira le visage de X-23 qui s’avança d’un pas nonchalant vers Jack avant de s’allonger lentement et langoureusement sur lui. Une fois sur lui et ayant enroulé ses jambes sur celles de Jack et posé ses mains sur sa poitrine, l’ayant immobilisé en somme, la jeune femme promena sa langue contre ses lèvres avant de susurrer :

    « Un prêté pour un rendu, c’est entendu. Dis-moi alors ce qu’il y a sous cette dalle scellée de sang dans la cuisine ? Ca vaudra pour avoir tenu mes griffes rentrées tout à l’heure. »

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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]   Dim 31 Juil - 12:45

    "Des menaces ? Des menaces ? Nan. Si c'était des menaces, tu aurais une chance, même infime, d'y échapper. Là, ce n'est pas le cas. Je ne fais que te prédire ton avenir, et crois-moi, si tu ne te ranges pas de mon côté, il deviendra très sombre. Je n'ai pas la moindre idée de jusqu'où va ton pouvoir de guérison, mais contrairement à ce que tu as l'air de penser, tu es loin, mais alors à des années-lumières d'être invincible. Sinon, tu ne te serais pas laissée immobiliser aussi facilement."

    Laura avait beau jouer la carte de l'impassibilité et du calme absolu (en apparence, du moins), elle n'en demeurait pas moins sujette aux émotions spontanées. La jalousie, la colère, la frustration, tout cela était pratiquement ancré chez les êtres vivants. Prenez les félins, par exemple : Si vous faites du mal à un petit chat, il ne va pas apprécier, et très certainement, s'il le peut, chercher à se venger en vous attaquant. C'est un comportement naturel. Et en l'occurrence, rappeler à cette arme de guerre si sexy à quel point je l'avais rendu vulnérable en un quart de seconde pouvait largement suffire à la vexer. Ça ne m'étonnerait pas qu'avec ses talents de guérison accélérée et ses griffes en acier, elle ait développé un sacré égo. Si c'était le cas, il se pouvait qu'elle veuille me le faire payer. Le problème était qu'elle avait quelques neurones en trop pour agir de manière aussi impulsive. Elle savait pertinemment que, de toutes les personnes sur lesquelles elle aurait pu tomber, elle avait eu la chance de tomber sur un type qui acceptait ce qu'elle était, et mieux, qui était prêt à lui apprendre comment s'intégrer, comment disparaître dans la foule sans attirer l'attention. Si elle me tuait, miser sur une autre rencontre risquait de lui prendre bien trop de temps, et de se faire prendre par ceux qu'elle fuyait avant de parvenir à ses fins. Pas de bol, ma vieille. Et ça, elle le savait.

    "A présent, laisses-moi te dire une chose, Laura."

    Je m'amusai à appuyer un peu plus sur son prénom, histoire de lui rappeler que X-23 n'était rien de plus qu'une personnalité qu'elle avait intérêt à oublier. Et rapido.

    "Tu as tout à fait le droit de t'en prendre à Jacali. Et à moi. Et à n'importe qui que tu croiseras. Mais quand tu auras commis tous ces meurtres, qu'on retrouvera ces cadavres massacrés à coup de griffes, avec la précision militaire dont tu fais habituellement preuve... Tu crois que tes anciens patrons mettront combien de temps avant de te remettre la main dessus ?"

    Je lui laissai un instant, histoire de digérer l'information que je venais de lui balancer, avant de reprendre :

    "Crois-moi : La meilleure solution pour toi, c'est de rentrer tes griffes, et de te fier à ce que je te dis. Tu ne touches pas à Jackie. Tu ne sors plus tes griffes sans raison. Tu ne TUES PAS sans raison. Tu gagneras bien plus à protéger les gens qu'à les massacrer. Tu peux me faire confiance là-dessus."

    Je raffermis ma prise sur les épaules de la jeune femme, avant de la rapprocher de moi, histoire de bien planter mon regard rouge sang dans ses yeux bleu glace.

    "Tu ne dois peut-être plus rien à tes chefs, mais tu me dois encore quelque chose à moi. Donnant donnant."

    Ce furent les derniers mots que je lui prononçai avant de m'écarter d'elle et de m'écraser comme une merde sur mon lit, laissant mes yeux reprendre leur teinte d'origine, tandis que je tentai plus ou moins de me calmer les nerfs, tout en précisant à mon amante qu'il n'était pas question qu'elle squatte mon appartement sans me rendre la pareille, et qu'il était même temps pour elle de se trouver un emploi et de rapporter de quoi manger, et de quoi se vêtir. Car il n'était pas question qu'elle soit nourrie, logée et blanchie sans contrepartie, aussi sexy soit-elle.
    Et malheureusement, son côté "femme fatale", elle avait l'intention de s'en servir, puisque quelques instants plus tard, elle s'était allongée sur moi, plaquant mes mains sur sa petite poitrine, et me léchant les lèvres de manière particulièrement agréable. J'aurais pu y prendre goût et lui arracher tous ses vêtements (même si en l'occurrence, c'était les miens, et que les déchirer pouvait finir par me revenir très cher, encore plus si jamais la miss se chargeait d'employer ses griffes pour cette tâche), afin de la prendre sur mon lit, histoire d'y passer de nouveau quelques heures de plaisir, mais la question qu'elle me posa me convainquit étrangement de rester davantage sur mes gardes.

    Ce qu'il y avait sous la dalle ? Oh merde... Elle l'avait repérée ?

    Étrangement, vu avec quelle hargne elle avait décidé de fuir les militaires, quelque chose me disait que lui préciser que j'en étais une version "soft" s'occupant des civils, elle serait alors décidé à m'expliquer avec calme et impartialité son point de vue sur la question. Calme et impartiale, ELLE ?! Elle me découperait en morceaux façon apéricube avant de déguster mes restes, de violer mes os et de faire demi-tour après avoir pris possession de mon appart', mon fric et mes fringues. Or de question, je tiens à la vie, moi !
    Aussi, avec une petite propulsion du dos, bam ! J'inversai nos positions. Laura était désormais avec le dos plaqué sur le lit, et je tenais ses poignets fermement entre mes mains, les gardant au-dessus de sa tête, tandis que je gardai le bas de mon corps, entre ses jambes. Hein ? Méfiant ? Vous vous êtes déjà pris un coup de pompe dans les burnes de la part d'une fille ? Dites-vous que ça fait tellement mal qu'après, vous êtes totalement incapable de marcher droit pendant une heure. Imaginez, mesdemoiselles et mesdames, qu'on vous arrache un sein. Bah, c'est la sensation qu'on éprouve, mais entre les jambes.


    "Dis donc, tu m'as pris mes vêtements, ça te suffit pas assez comme paiement ? Je te loge, te nourris et t'habille gratis jusqu'à ce que tu te sois trouvé un emploi, il est pas question que j'en fasse davantage."

    Ceci dit, si je ne lui disais rien, elle finirait par se laisser à sa curiosité. Les femmes sont des fouineuses par nature. Et avec celle-là, qui est capable de sortir ses griffes au sens propre du terme, j'étais prêt à parier que ma cachette secrète ne durerait pas longtemps. Par ailleurs, si elle était aussi militaire qu'elle le prétendait, elle n'aurait alors aucun mal à me filer les fois ou je me rendrai à mon travail. Et donc, à comprendre ce que je lui cachai. Enfin, aux grands maux, les grands remèdes...
    Une odeur de sang nous rejoignit, tandis qu'une grosse bulle rouge s'extrayait en flottant de la cuisine, avant de revenir vers nous, de se séparer en quatre parties, longues et prenant l'apparence de cordes, avant de venir lier nos poignets et nos chevilles. Ainsi, X-23 aurait du mal à me tuer. Et par mesure de prudence, je façonnai également une corde qui encercla le front de la jeune femme, afin de le coller au lit. Juste histoire de prévenir un éventuel coup de boule.


    "Tu n'aimes pas être dominée ? Moi, je n'aime pas être menacé de mort. Alors, si tu veux que je te racontes tout ce qu'il y a à savoir sur moi, tu vas t'exécuter en première. Racontes-moi tout sur toi. Tes pouvoirs, d'où tu sors, qui t'a élevée comme une militaire, quelles étaient tes missions. Tout. Quand ce sera fait, je te dirai tout sur moi. Donnant, donnant. Et n'essaies pas de le mentir, je le saurais."

    Bon, ça, ce n'était pas forcément vrai. Je savais repérer les émotions chez les gens, rien qu'en observant leurs visages. Très utile pour savoir quand on ment. Mais en l'occurrence, avec son air de statue de sel, Laura ne laissait filtrer que très peu d'expressions trahissant ses sentiments profonds. Mais il y en avait néanmoins. Aussi, je pouvais laisser passer certains mensonges sans m'en rendre compte, tandis que j'en repèrerai d'autres sur-le-champ. A moins que la miss soit une comédienne d'exception... Mais vous avez vu des militaires qui soient bons au théâtre, vous ?
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Laura Kinney
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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]   Jeu 18 Aoû - 18:14


    X-23 avait écouté les menaces de Jack avec une attention si soutenue que ses paroles se répercutaient encore dans sa mémoire alors qu’il venait à peine de la retourner pour se retrouver sur elle. Comme dans la ruelle, elle préférait lui laisser l’illusion qu’il pouvait avoir le dessus sur elle. La mutante restait persuadée qu’elle aurait quoiqu’il arrive le dessus sur lui, qu’il ne tenait qu’à elle de reprendre sa place dominante. Un léger doute s’insinua cependant en elle lorsque des menottes de sang fabriquées par Jack lui attachèrent les poignets au-dessus de la tête. Il prit ensuite place sur elle de sorte à ce qu’elle se retrouve coincée, jambes écartées. Dieu merci, elle était encore habillée sans quoi la scène aurait pu virer à toute autre chose… Grinçant des dents et grognant comme un chat furieux, X-23 tenta de remuer bras et jambes mais elle était maintenue de toute part. Une colère sourde s’infiltra en elle. Fronçant les sourcils elle tourna ses yeux d’ébène vers son geôlier.

    « Dis donc, tu m'as pris mes vêtements, ça te suffit pas assez comme paiement ? Je te loge, te nourris et t'habille gratis jusqu'à ce que tu te sois trouvé un emploi, il est pas question que j'en fasse davantage. »

    X-23 était incapable de ressentir de la gratitude pour l’instant. Peut-être était-elle-même incapable d’en ressentir tout court. Elle n’avait pas été faite pour ça, les scientifiques qui étaient venus à bout de leurs théories avaient créé une machine à tuer très avancée en matière de survie, autant qu’en techniques de combat diverses et variées. X-23 était à même de manier toute sorte d’armes, de s’échapper d’une prison sans serrure, de nager plusieurs minutes sous l’eau, de courir plus rapidement que n’importe quel sportif et de tuer plusieurs milliers de personnes sans état d’âme. Eprouver de la reconnaissance ? Apprécier quelqu’un autrement que pour l’intérêt qu’il lui apportait ? Très peu pour elle. C’était ainsi qu’elle avait été pensée et les leçons de Sarah n’avaient fait que gratter la surface de la machine de guerre qu’elle était pour tenter d’y incruster quelques notions humaines. Ce que Jack essayait de perpétuer aujourd’hui avec une méthode bien différente de celle de la scientifique à savoir qu’il gueulait sur elle comme un putois en la menaçant de l’expulser, de la faire souffrir physiquement ou de ne rien lui apprendre et de la laisser se débrouiller. Etrangement ses arguments étaient autrement plus convaincants que ceux de Sarah car fort heureusement on avait doté X-23 d’un cerveau pour réfléchir à ses priorités et échapper à ses créateurs en faisait partie. Cela passait même en tête de liste. Sur ce point, Jack n’avait pas tout à fait tort lorsqu’il prétendait qu’éviter de se faire retrouver passait par une discrétion exemplaire donc une interdiction de découper en rondelles ceux qui l’ennuyaient sur son chemin. La mutante n’y avait pas vraiment songé mais elle s’était inconsciemment considérée comme la seule mutante pourvue de griffes et cela la rendait autrement plus repérable si l’on se penchait un tant soit peu sur les conditions de la mort de ses victimes. Ce qui pour une mort en pièces détachées n’était pas si difficile que cela pour arriver aux conclusions. Bref. Peut-être était-ce intelligent d’écouter Jack pour cette fois et de lui faire confiance… Bwah. Quel mot atroce. Confiance. La mutante en eut un frisson d’horreur. Peu habituée à tout ce manège de sentiments.

    Une corde de sang acheva alors le travail de ses consoeurs les menottes et encercla soudain le front de la jeune femme, lui plaquant la tête sur le matelas. Positionnée comme elle l’était et si elle avait eu un brin d’existence normale un jour, elle se serait cru chez le gynéco version patiente-qui-gigote-de-trop mais comme rien de tout ça ne lui était familier, elle songea juste qu’elle était le coup le plus facile de l’univers en ce moment-même. Jack n’avait qu’à la déshabiller. Cette prise de conscience en amena une autre, plus dérangeante. Elle était entièrement dominée à cet instant. Physiquement par ces menottes et ce cercle de sang autour de son front ainsi que par le poids de Jack sur tout son corps. Mentalement par les paroles qu’il avait eues juste avant de la clouer contre le lit. Des paroles résonnantes de raison et de bon sens qu’elle était forcée d’admettre véridiques.

    En trois mots : il faisait chier.

    « Tu n'aimes pas être dominée ? Moi, je n'aime pas être menacé de mort. Alors, si tu veux que je te racontes tout ce qu'il y a à savoir sur moi, tu vas t'exécuter en première. Racontes-moi tout sur toi. Tes pouvoirs, d'où tu sors, qui t'a élevée comme une militaire, quelles étaient tes missions. Tout. Quand ce sera fait, je te dirai tout sur moi. Donnant, donnant. Et n'essaies pas de le mentir, je le saurais. »

    Evidemment. Il fallait qu’elle parle la première, qu’elle soit en dessous de lui, qu’elle soit coincée contre les murs, qu’elle ne parle pas tant qu’il ne l’avait pas décidé, qu’elle ne tue pas, qu’elle obéisse. Jack avait peur d’elle, peur de ce qu’elle était capable de faire et qu’il se savait incapable de maîtriser. C’était sans doute pour ça qu’il la bridait de la sorte, se protégeait entre ses jambes et la réduisait à l’impuissance par son pouvoir et ses mots. S’il était un brin macho, la jeune femme comprenait plus ou moins le reste de sa démarche. Ils ne se connaissaient pas bien, elle avait failli l’égorger dans la ruelle et lui la trouer par des milliers d’aiguilles. Ils testaient tous les deux leur pouvoir sur l’autre, l’étendue de leur domination. Aucun d’eux ne voulait être manipulé par l’autre et chacun tâchait de gagner du terrain et de l’ascendant chaque fois qu’il lui était donné la possibilité de le faire. Est-ce qu’ils étaient à armes égales ? Elle n’aurait su le dire. Evidemment elle avait eu de la chance de tomber sur lui et il lui était précieux par tous les moyens qu’il offrait de la faire passer inaperçue mais visiblement elle devait gagner ce droit d’être protégée. Elle pouvait le tuer mais alors elle serait obligée de disparaître à nouveau et cette fois très loin de l’Amérique. Ce n’était pas impossible mais potentiellement problématique au regard du fait qu’elle n’avait pas de papiers, pas d’argent, pas de permis de conduire, pas d’expérience dans toute cette vie d’humain qu’ils semblaient tous avoir au fond des gènes. Jack lui était plus utile en vie et il le savait. Il en profitait pour sauver son monde et jouer sa carte maîtresse régulièrement depuis qu’ils s’étaient rencontrés. Et elle ? Eh bien, elle n’avait pas tellement le choix pour l’instant. Il lui fallait laisser Jack avancer sur elle temporairement. Le laisser la dominer entièrement jusqu’à ce qu’il se lasse ou qu’il devienne trop envahissant, trop écrasant et qu’elle soit alors dans l’obligation de le supprimer.

    Voilà. C’était ça le deal pour l’instant.
    Alors… parler ? Raconter ce qu’elle avait vécu depuis qu’elle avait ouvert les yeux dans la base d’Alkali Lake ? Qu’est-ce qui pouvait bien intéresser Jack dans cette histoire ? Sans doute la même chose qu’elle recherchait sous la petite trappe dans la cuisine. Alors… donnant-donnant mais toi d’abord, c’était ça que Jack souhaitait réellement. Ne pas vouloir se faire plumer était légitime et il fallait bien que l’un des deux cède. Ce serait elle pour cette fois bien que ça lui arrachait l’âme toute entière de se coucher de la sorte. Il y aurait bien un moment où ce serait au tour de Jack et c’est sur cette perspective encourageante qu’elle se mit à parler.

    « Très bien, je vais parler en première puisqu’apparemment c’est la condition sine qua none pour rester ici. Mais avant tu pourrais… mmh me libérer ? C’est pas très confortable cette position à la longue figure-toi. »

    Le regard que lui lança Jack à cet instant la fit soupirer.

    « OK ça va. J’arrête de me plaindre avec mes jérémiades de femme et je me soumets à la toute-puissance du mâle qui m’écrase de toute sa splendeur. Ca te va comme ça ? On dirait moins que je vais te transformer en hachis si tu me libères pas ? »



    « Nan mais sérieusement c’est super inconfortable ! »

    Comme il ne se passait toujours rien, la jeune femme lâcha un nouveau soupir et remuant légèrement, elle enroula ses jambes autour de celles de Jack dans l’espoir de le faire basculer à un moment ou à un autre. Cela impliquait un déboîtement de ses épaules oui ET ALORS ?! Elle avait bien le droit de rêver.

    « Ok ma gueule j’ai compris. Pas la peine d’en rajouter. Donc mon histoire hein, c’est ça que tu veux ? T’es pas flic toi, dans le genre ? »

    Inspirant profondément en fermant les yeux, X-23 se plongea dans son passé et commença à raconter, devenue tout à coup indifférente à ce qui se passait autour d’elle et sur elle. Pour elle, cela s’apparentait à un rapport. Le même qu’elle devait fournir après chaque retour de mission. En somme, quelque chose d’assez simple et d’un peu ennuyeux.

    « Je m’appelle X-23, je ne sais pas quand je suis née exactement parce que là-bas ça n’intéresse absolument personne. Je ne sais pas non plus l’âge que j’ai parce que lorsque je n’étais pas envoyée en mission, je passais mon temps dans un espèce de caisson de sommeil qui brouille complètement les repères. J’ai donc bien pu y passer des années en ayant l’impression d’y passer quelques heures seulement. La base à laquelle j’étais affectée est celle qui m’a vue apparaître. Alkali Lake, ça te dit quelque chose ? C’était là-bas. Je ne sais pas grand-chose de ma création, seulement que j’ai été créée in vitro et que je ne suis pas ce que vous appelez un enfant de l’amour. Je ne me connais aucune famille si ce n’est une scientifique qui elle m’a prise pour sa propre fille. Elle était… gentille avec moi. Elle essayait de m’apprendre des trucs quand je rentrais de mission ou quand elle avait l’autorisation de me sortir de mon caisson mais je suis pas programmée pour ces choses là. Les sentiments, les émotions, tout ça m’est étranger et je n’ai pas à m’en soucier pour mes missions. Enfin disons que c’est comme ça qu’on m’a voulu, à la base. Bref. »

    Elle marqua un petit temps d’arrêt, cherchant ce qu’elle pouvait dire d’autre.

    « Les missions, tu veux savoir aussi, je suppose. Malheureusement pour toi, j’ai beau ne plus être aux ordres de mes patrons, ce n’est pas pour autant que je t’en dirai quelque chose là-dessus. C’est classé secret-défense et de toute manière je ne connaissais jamais vraiment la biographie de mes cibles. Juste leur nom. »

    Se mordant l’intérieur de la joue, X-23 jura en fermant les yeux. Quelle conne !

    « Ok bon arrête avec tes baisers là. J’peux pas me concentrer et je vais finir par dire une connerie. Je disais quoi ? »

    Ah oui, les missions.

    « Voilà tout ce que je peux te dire de mes missions. Pour le reste, faudra te montrer plus persuasif parce que je suis de toute manière programmée pour ne rien dévoiler de tout ça. Un vrai petit soldat. »

    Ou presque.

    « Et mes pouvoirs, je ne sais pas d’où ils me viennent. J’ai été créée avec et ils sont là depuis le début. On m’a appris à m’en servir, à les exploiter au maximum et donc au cas où tu n’aurais pas remarqué je guéris rapidement, j’ai des griffes en adamantium et les sens plus développés que la normale. S’ajoutent à ça une endurance supérieure à la moyenne, une capacité de survie extrême, une connaissance pointue de toutes les armes que l’Homme a pu inventer et … je crois que c’est tout. Pas mal non ? »

    Elle omit délibérément de préciser la faculté olfactive qui la rendait littéralement destructrice à l’approche de ses cibles ainsi que l’inondation de sa base et les raisons pour lesquelles elle s’en était échappée et cherchait à ne pas y retourner. C’était sans doute trop personnel pour qu’elle aborde ce sujet avec Jack et se livrait totalement n’était pas quelque chose qu’elle avait coutume de faire. Même avec ses supérieurs elle avait toujours gardé certaines réserves, inconsciemment peut-être mais aujourd’hui elle avait décidé de son propre chef d’agir ainsi.

    « Ca ira pour monsieur ? J’peux savoir ce qu’il y a sous cette dalle maintenant ? Et le reste de ta vie aussi tant qu’à faire. »

_________________

« Will you see the Beauty or the Beast? »
Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]   Mer 31 Aoû - 19:18

    « OK ça va. J’arrête de me plaindre avec mes jérémiades de femme et je me soumets à la toute-puissance du mâle qui m’écrase de toute sa splendeur. Ca te va comme ça ? On dirait moins que je vais te transformer en hachis si tu me libères pas ? »

    "Rêves."

    Il n'était pas le moins du monde question que je la libère. Mademoiselle était une tueuse-née, un monstre capable de massacrer des innocents sur son passage sans avoir la plus petite parcelle de regret. Elle savait se battre. Moi pas. Elle avait des griffes. Moi pas. Elle était une mutante. Moi aussi. Sauf que le plus fort de nous deux était celui qui n'avait pas besoin de bouger pour user de ses dons. Et en l'occurrence, immobilisée comme elle l'était, je ne risquai plus rien. Mais si je la relâchai, elle pouvait très bien décider que cela avait été le geste de trop, et tenter de m'éliminer une fois à nouveau libre de ses mouvements. Je suis peut-être con, mais pas à ce point-là...

    « Nan mais sérieusement c’est super inconfortable ! »

    "Tu préfères que je t'apporte un soda glacé, avec quelques oreillers supplémentaires, ainsi que deux ou trois gigolos, histoire de te redonner du baume au cœur, ma grande ? Vas te faire foutre. Donnant-donnant."

    Par la suite, elle tenta également d'user de ses jambes, enroulant celles-ci autour de ma taille... Pour me faire basculer, ou pour me donner envie de la sauter ? Inutile de jouer à ça, Laura, j'ai envie de coucher avec toi à chaque fois que je te regarde. Qui aurait cru ça de moi à l'égard d'une SDF qui avait tenté de me tuer et menacé de le faire à plusieurs reprises, hein ? Quoi qu'il en soit, je n'avais pas l'intention de céder davantage. Mon instinct de survie contrebalançait trop facilement mes désirs sexuels.
    Finissant par renoncer à se libérer, X-23 finit par fermer les yeux. Après quelques secondes, durant lesquelles je crus qu'elle ne dirait rien, elle finit par détailler toute son histoire. De manière assez évasive, et dépourvu de la moindre émotion. Comme si elle se fichait royalement de ce qui lui était arrivé jusque là. Que j'étais juste un supérieur hiérarchique à qui elle faisait un putain de rapport, sans même essayer d'y ajouter son point de vue, ou même tenter de modifier les choses. Non. Pour ce que son visage laissait échapper, je pouvais en être sûr : Sa propre vie ne lui importait même pas. Elle était X-23. Elle avait des griffes. Elle savait tuer. Point.
    Sa description de son existence aurait pu se résumer à ça, cela ne m'aurait pas choqué...
    Néanmoins, certaines parties de sa narration attirèrent mon attention. La mention de son caisson, en premier lieu : Qui donc pouvait avoir besoin d'une arme humaine que l'on mettait au frigo quand elle ne servait pas ? Pour quelle raison ? Pour l'empêcher de vieillir ? De se rebeller ? Ou juste pour l'empêcher de développer le moindre sentiment ?
    Lorsqu'elle me parla d'Alkali Lake, en revanche, je ne pus m'empêcher de tiquer. Bobby, un ami que je m'étais fait pendant que j'étais à l'Institut Xavier, m'en avait parlé. A ce que j'avais compris, un mutant assez rustre, qu'il appelait Logan, avait les avait mené à cet endroit, où ils avaient rencontré un militaire désireux de réduire à néant les mutants. Désagréable période, puisque j'avais été alors cloué au sol par une douleur démesurée. Si Stryker était allé au bout de son plan, je serais mort. Comme tous les autres mutants du monde. Et quelques minutes plus tard, ma crise étant passée, ce furent les humains qui en souffrirent. L'idée que les mutants soient alors les seuls à fouler la terre ne m'aurait pas dérangé outre mesure. Mais voir des humains qui m'appréciaient malgré mon statut, qui me considéraient comme leur ami, souffrir ainsi, tout en sachant qu'ils pourraient mourir sans que je ne puisse rien faire... Croyez-moi, ça m'avait traumatisé autant que de souffrir cette même douleur.
    Bref, c'était pour empêcher ce massacre grandeur nature que les X-Men, dont Bobby, Malicia, Pyro, et l'étrange Logan, s'y étaient rendus, et cela s'était soldé par le décès de Jean Grey, ainsi que l'inondation d'Alkali Lake. Depuis, plus personne n'avait pu s'y rendre. Alors pourquoi Stryker n'avait-il pas lâché sa meilleure arme sur ses agresseurs ? L'idée qu'il ait pu en avoir une autre à cette période, plus soumise grâce à un sérum spécifique, ne m'effleura même pas l'esprit. Mais Bobby m'avait bien raconté que c'était dans cette base qu'il y avait de nombreuses expérimentations sur les mutants, et que l'adamantium y était utilisé en grande quantité. Pourquoi faire ? Des armes ?... Ou des griffes ?
    Je déglutis, tandis que Laura continuait son explication. Il faudrait que j'en demande davantage à Bobby... Ou alors, que j'aille directement à l'Institut, histoire d'avoir une discussion avec ce... Logan.
    Le passage avec la scientifique qui lui montrait de la gentillesse ne me fit pas réagir plus que ça. Soit c'était faux. Soit ses tentatives s'étaient soldées par des échecs. Dans un cas comme dans l'autre, cela ne risquait pas de convaincre ma sauvage colocataire de ne plus faire de mal à quiconque.
    Puis elle parla du fait que, même si elle s'était échappée, ses missions demeuraient secret défense. Et donc, elle ne pouvait m'en parler. Sans parler du fait qu'à part les noms de ses victimes, elle ne savait rien de celles-ci.


    "Oh, vraiment ? Pourtant, il n'y a même pas cinq minutes, tu te vantais encore de ne plus rien devoir à tes supérieurs... Tu aurais encore une de leurs règles d'or en tête qui refuse de s'en aller ? Qu'est-ce qui t'empêche de révéler tout ce que tu sais ? A moins que, bien sûr, tu ne m'aies raconté que du pipeau depuis le début et... Comment tu disais, déjà ? Ah oui... Qu'ils t'ont effectivement "envoyée en guenilles afin de tuer quelqu'un..."."

    Quant à ses pouvoirs, je n'en avais pas grand-chose à faire. Mis à par le fait qu'elle guérissait très vite et qu'elle avait des griffes en adamantium, je ne savais toujours rien d'elle. Sur ce point, elle s'arrangeait pour ne rien me dire de plus que ce que je savais déjà. Futée. Cela signifiait qu'elle ne me faisait pas du tout confiance. Logique, en même temps. Si j'ignorai une de ses capacités, elle pourrait toujours la retourner contre moi au moment où je m'y attendrai le moins...
    Elle ne m'avait pas tout dit de son histoire. Ça, j'en étais persuadé. Et le mensonge par omission est pratiquement impossible à déceler avec certitude. On pouvait juste avoir des suppositions plus ou moins évidentes.


    « Ca ira pour monsieur ? J’peux savoir ce qu’il y a sous cette dalle maintenant ? Et le reste de ta vie aussi tant qu’à faire. »

    Je me redressai et m'écartai d'elle.

    "Ok."

    Mais je ne la détachai pas. Au contraire, elle fut soudainement relevée par mes menottes de sang, celles-ci bloquant ses poignets dans son dos, tandis que la prise sur son front, vint prendre l'apparence (et la solidité) d'une chaîne afin de lier ses chevilles.

    "C'est pas que j'ai pas confiance, mais bon... Je suppose que tu comprendras que j'ai un peu peur de tes réactions... Comment dire ? Excessives..."

    Alors qu'elle était debout sur le sol, bien que toujours enchaînée, elle n'était désormais plus dans une position inconfortable, et pouvait même se déplacer, tant qu'elle ne faisait pas de grands gestes. Quant à moi, d'un claquement de doigt, je fis agir le sang qui figeait la dalle dans la cuisine. Il enveloppa mon badge de police, puis flotta dans les airs, l'emportant jusqu'à moi.

    Le temps qu'il arrive, je me lançai dans un petit monologue :


    "Si tu étais dans l'armée, je suppose que tu sais de quoi je parle lorsque je dis "MPC" ?"

    Les MPC. Le Corps de Police Militaire, si vous préférez. La police qui s'échine à faire régner la loi dans tous les corps armés. Elle se spécifiait selon la particularité de l'armée en question (NCIS pour les Marines, CID pour l'armée de terre, l'OSI pour l'Air Force...), mais c'était toujours globalement la même chose... Même si X-23 avait passé de longs moments dans son caisson, elle avait forcément, à un moment ou un autre, entendu parler de la police militaire, même si l'existence de la mutante était cachée à ce corps de police.
    La bulle de sang arrivant, je m'emparai de mon insigne, et le montrai à Laura, tout en reprenant :


    "Eh bien, tu n'avais pas si tort que ça. Je suis flic. Sauf que je fais partie d'une police particulière : Je m'occupe pas des militaires, mais des civils. Et en l'occurrence, le Bureau 18, dont je fais partie, s'occupe des mutants. Qu'ils soient victimes ou coupables."

    Je rangeai mon insigne dans ma poche, tandis que je laissai les entraves de Laura se liquéfier à nouveau, tout en les gardant cependant à bonne distance, histoire de les réutiliser si jamais la jeune fille tentait de me sauter à la gorge.

    "Mon rôle, c'est de protéger les mutants ET les humains. Je n'irai pas jusqu'à dire que personne ne mérite de mourir, mais ce n'est pas non plus le cas de tout le monde. J'ai un but dans la vie, et ce but, c'est de jouer mon rôle. Et je préfère aider les miens en coexistant, plutôt qu'en massacrant."

    Un silence passa.

    "Si tu n'apprécies pas ce que je suis, tu es libre d'avoir tes choix. Et tu pourras te casser. Parce que je ne veux pas d'un ennemi chez moi. Si tu veux me tuer, tu m'affronteras dans la rue, en face à face."

    Tout allait dépendre d'elle maintenant...
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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]   Dim 13 Nov - 17:36


    L’indifférence et l’intérêt qui avaient tour à tour défilé dans le regard de Jack tout le long de son récit avaient intrigué X-23 sans qu’elle puisse mettre une véritable pensée sur les émotions qu’il laissait sortir. A plusieurs reprises elle s’était demandé ce qui l’avait poussée à parler. Elle avait omis beaucoup de détails, beaucoup d’histoires, beaucoup de choses qu’elle avait comprise mais malgré tout, elle avait parlé. S’était livrée. Certes, elle avait l’habitude de ne pas rechigner en rentrant de mission lorsqu’elle était convoquée immédiatement après son retour dans le bureau du référent de la base mais… Jack ne représentait aucune figure d’autorité pour elle. Surtout maintenant qu’elle était libre de toute entrave hiérarchique. Alors pourquoi ? Comment ? Par quels moyens était-il parvenu à la faire parler ? Elle lui jeta un regard, il l’observait, les sourcils froncés et s’apprêtait à dire quelque chose. L’ironie perça le ton de sa voix avant même que le sens de ses paroles ne parvienne à l’esprit de la mutante. Elle se raidit.

    « Oh, vraiment ? Pourtant, il n'y a même pas cinq minutes, tu te vantais encore de ne plus rien devoir à tes supérieurs... Tu aurais encore une de leurs règles d'or en tête qui refuse de s'en aller ? Qu'est-ce qui t'empêche de révéler tout ce que tu sais ? A moins que, bien sûr, tu ne m'aies raconté que du pipeau depuis le début et... Comment tu disais, déjà ? Ah oui... Qu'ils t'ont effectivement "envoyée en guenilles afin de tuer quelqu'un...". »
    « C’est plus complexe que ça. » grinça-t-elle en détournant le regard.

    Evidemment il fallait qu’elle se soit mise toute seule dans cette situation. Pestant contre elle-même, la mutante songea qu’à l’avenir, elle se garderait de parler avec quiconque se montrerait trop curieux. Jack avait l’avantage d’avoir réussi à la bloquer physiquement ce qui, dans la fierté d’X-23 était prodigieusement agaçant. Elle se sentait prisonnière de corps et d’esprit par le simple fait que ses poignets étaient liés, sa tête clouée au matelas et un homme au-dessus d’elle. Son amour-propre vociférait.

    « Ca ira pour monsieur ? J’peux savoir ce qu’il y a sous cette dalle maintenant ? Et le reste de ta vie aussi tant qu’à faire. »

    Difficile de mettre plus d’insolence dans cette voix. Jack ne parut même pas ému. Il se redressa et lança simplement :

    « Ok. »

    S’attendant à être détachée, X-23 eut soudain la sensation d’être soulevée du matelas sans effort. Par un nouvel accès de pouvoir, Jack venait de la mettre debout en la hissant simplement par les menottes de sang et la barrette qui ceignait son front pour la maintenir allongée se changea soudain en une nouvelle paire de menottes qui s’attachèrent à ses chevilles. X-23 observa le changement avec un regard noir qu’elle lança ensuite à son geôlier.

    « C'est pas que j'ai pas confiance, mais bon... Je suppose que tu comprendras que j'ai un peu peur de tes réactions... Comment dire ? Excessives... »
    « Je ne vois absolument pas de quoi tu parles… » grommela X-23 en s’éloignant d’un pas ou deux pour détendre ses bras et ses jambes.

    D’un claquement de doigts, Jack libéra le contenu de la dalle dans l’autre pièce. La mutante n’eut même pas à tendre l’oreille pour entendre le décollement de la pierre. Jack se tourna vers elle et demanda :

    « Si tu étais dans l'armée, je suppose que tu sais de quoi je parle lorsque je dis "MPC" ? »
    « Corps de Police Militaire. Oui ça m’évoque vaguement quelque chose. »

    Les MPC, elle n’en avait entendu parler qu’à quelques reprises et la conversation ne l’avait jamais concernée directement. Tout ce qu’elle savait de ce Corps c’était qu’il était chargé de faire régner l’ordre parmi les partisans de l’ordre. Un gardien des gardes. Le MPC n’avait jamais eu vent de sa création ni de son existence, ce qui était le cas de beaucoup d’organisations car une arme, pour rester secrète, ne doit pas être divulguée à qui veut bien l’entendre.
    Mais quel était le rapport avec Jack ? La mutante eut un frisson glacé.

    « Eh bien, tu n'avais pas si tort que ça. Je suis flic. Sauf que je fais partie d'une police particulière : Je m'occupe pas des militaires, mais des civils. Et en l'occurrence, le Bureau 18, dont je fais partie, s'occupe des mutants. Qu'ils soient victimes ou coupables. »

    Elle se détendit imperceptiblement. Elle n’avait jamais entendu parler de ce Bureau 18 et pour cause, il concernait les civils ; les cibles d’X-23 n’étaient jamais de simples citoyens mais des ennemis du Projet, des rivaux ou des dangers. Son cas n’intéresserait donc pas Jack, que ça soit en tant que victime ou en tant qu’agresseur. Tant qu’elle ne tentait rien du moins…
    Comme s’il avait lu dans ses pensées, Jack désagrégea les menottes de sang qui lui tenaient pieds et poings liés. X-23 les regarda s’élever au-dessus d’eux, prêtes à resservir. Elle haussa les épaules et remua ses poignets puis ses chevilles.

    « Mon rôle, c'est de protéger les mutants ET les humains. Je n'irai pas jusqu'à dire que personne ne mérite de mourir, mais ce n'est pas non plus le cas de tout le monde. J'ai un but dans la vie, et ce but, c'est de jouer mon rôle. Et je préfère aider les miens en coexistant, plutôt qu'en massacrant. »

    X-23 se retourna et lut le reproche dans le regard de Jack. Elle laissa glisser et se tourna vers le reste de la pièce. Il ne pouvait pas comprendre. Le devoir était ancré en chacun d’eux mais d’une manière totalement différente. Jack était pétri de valeurs humaines et d’un sens inné de la morale. X-23, elle, était programmée pour tuer. Pas pour penser. Pas pour s’émouvoir. Pas pour… coexister.
    Pour massacrer. Elle était née pour ça, faite pour ça et son jugement importait peu là-dedans. D’ailleurs en avait-elle un ?

    « Si tu n'apprécies pas ce que je suis, tu es libre d'avoir tes choix. Et tu pourras te casser. Parce que je ne veux pas d'un ennemi chez moi. Si tu veux me tuer, tu m'affronteras dans la rue, en face à face. »

    Surprise par le ton dur de sa voix, la mutante se tourna à nouveau vers lui et l’observa plus intensément. Voulait-elle le tuer ? La question n’était pas là. Pas posée de la bonne manière. Nécessitait-il d’être tué ? Oui. Il en savait trop. Si peu et pourtant déjà trop à son goût. X-23 comprenait pourquoi il ne lui avait jamais été permis de discuter avec d’autres, elle était trop facilement manipulable. Sa fierté bafouée, elle devenait un jouet pour celui qui désirait obtenir des renseignements d’elle. Le mieux était et serait toujours de ne rien dire.
    Pourtant, Jack avait relevé quelque chose d’intéressant tout à l’heure. De dérangeant. Ses supérieurs liquidés, noyés, disparus ou autre… leur devait-elle encore l’obligation du secret ? Y était-elle toujours tenue après sa ‘libération’ inopinée ? La réponse était simple. Limpide. Elle traversa l’esprit de la mutante avec une rapidité et une luminosité déconcertantes.

    X-23 sourit.

    « Je ne t’affronterai pas, Jack. Pas parce que je suis certaine de gagner, je pense que tu as sans aucun doute une chance contre moi. Non. Je ne vais pas te tuer pour la simple et bonne raison que, comme tu l’as souligné tout à l’heure, je ne dois plus rien à ceux qui m’ont créés. Que tu connaisses mon existence et le rôle que je joue dans l’équilibre politique aurait signé ton arrêt de mort. Personne n’est sensé savoir que les politiques, les chercheurs et tous les ennemis du Projet ne sont pas tous morts de façon accidentelle mais que ce qui les a tués a été créé spécialement dans ce but. Que tu sois au courant aurait pu te mettre en danger si j’étais encore sous leurs ordres mais.. ça n’est plus le cas. Je te demande de me croire. »

    Le silence plana une poignée de secondes.

    « Elle a été inondée. Alkali Lake. C’est comme ça que j’ai pu m’enfuir, comme ça que j’ai atterri ici. L’eau les a tous tués. »

    Tout du moins, c’était ce qu’elle espérait. Aucune preuve ne pouvait être fournie. Elle ignorait combien de temps avait passé depuis l’inondation lorsque l’eau avait soudain infiltré son caisson, l’obligeant à en sortir au plus vite. La suite… Jack la connaissait déjà.

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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]   Sam 26 Nov - 10:35

"Tout est toujours plus complexe que les autres l'imaginent, au cas où tu ne le saurais pas. Le truc, c'est : est-ce que toi, tu sais vraiment tout sur ce point ? Ou est-ce que tu te contente de répondre que "c'est trop complexe" pour ne pas avoir à aborder le sujet ?"

Laura m'ignora purement et simplement. Et lorsqu'elle se décida à reparler, ce fut sur d'autres sujets totalement différents, se contentant de m'expliquer, morceau par morceau, ce qu'elle pensait de mon défi. Oh, pas que je sois particulièrement pressé de sortir dans la rue pour arracher la tête d'une si jolie fille en combat singulier (tu parles ! Si elle arrive à moins de cinq mètres de moi, je suis mort !), mais en revanche, je bouillai d'impatience. Je tenais à savoir si la personne que j'avais en face de moi était une alliée de poids... Ou une psychopathe qui n'attendrait qu'un instant de faiblesse de ma part pour me transformer en steak tartare ?
Bordel ! Pourquoi je ne suis pas devenu télépathe ? Merde ! Ça m'aurait tellement facilité la vie ! Bon, à condition de ne pas me retrouver devant un individu insensible à la télépathie. Après tout, ça s'était déjà produit. Xavier nous l'avait raconté, comme par exemple, la fois ou il s'était allié avec la CIA pour traquer un dangereux mutant, ce qui lui avait ainsi permit de faire la connaissance de ce cher Magnéto... Et de lui sauver la vie, au passage. Emma Frost lui avait purement et simplement interdit l'accès à son cerveau et à celui des autres cibles de l'agence gouvernementale.
Mouais, en fin de compte, même un télépathe peut se révéler inutile. Ou alors, je ne sais pas, un mix entre la télépathie et l'hémokynésie ? Non ? Bon, allez vous faire foutre.
Je me raclai légèrement la gorge, tandis que X-23, avec une certaine délicatesse, m'expliquait pour quelle raison elle ne me massacrerait pas pour faire de moi son dîner : A savoir, que j'avais mis le doigt sur LE point important. Ses supérieurs n'étaient plus en mesure de lui dire quoi faire ou penser, mais cela ne signifiait pas pour autant qu'elle n'allait pas continuer à leur vouer une allégeance infinie. J'avais déjà vu ça. Après tout, combien de X-Men avaient profité de la mort de Xavier pour récupérer toutes ses possessions ? A peine 3 %. Et encore, les 97 % restants les avaient remis à leur place en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "Squalala". Alors niveau fidélité post-mortem, je pouvais dire que j'en connaissais un rayon. Surtout quand on gardait en tête le fait que, pour le gouvernement, la mort d'une personne ne signifie pas la mort d'une entité. Ce n'est pas parce que le ministre de la défense meurt que le pays sera incapable d'utiliser ses armées. On le remplace, point barre.
Remarquez, toutes ces subtilités n'étaient peut-être pas toutes très présentes dans le crâne de la jolie brune, ce qui aurait pu expliquer pour quelle raison elle acceptait mon point de vue. En même temps, même si j'aurais continué à lutter pour Charles Xavier, sitôt Magnéto mort, j'aurais fui son camp sans me retourner.

Enfin, ce n'était que mon point de vue.


« Elle a été inondée. Alkali Lake. C’est comme ça que j’ai pu m’enfuir, comme ça que j’ai atterri ici. L’eau les a tous tués. »

Je laissai un moment de silence passer. Avant de m'approcher d'elle. J'attrapai ses épaules et la serrai contre moi, avant de passer mes mains dans son dos.
Non, pour une fois, il n'y avait pas eu de raison particulière à ce geste. J'avais juste eu envie de la prendre dans mes bras. Ça ne vous arrive jamais, d'avoir un élan de romantisme, à vous ? Quelle bande de goujats, alors !
Je laissai glisser mes doigts dans les cheveux de la tueuse à gages, avant de déposer un léger baiser sur son front.


"On a tous eu notre réserve de problèmes. C'est d'accord, je vais t'aider à t'intégrer. Tu te trouveras un travail, des vêtements décents, et de quoi vivre. Mais promets-moi que tu ne tueras plus jamais personne sans raison valable. Pitié."

Tout en disant cela, j'avais pris son visage entre mes mains, histoire de la forcer à me regarder droit dans les yeux, histoire d'être sûr qu'elle ne jouerait pas à la gamine qui refuse d'écouter ce que les adultes ont à lui dire.
Mais alors qu'elle répondait, mon téléphone vibra.
Je me détachai d'X-23 à contrecœur, et décrochai tout aussi joyeusement en constatant qu'il s'agissait de mon patron :


"Je suis censé être en week-end, là !"

"Plus maintenant. On a eu un paquet de morts bizarres, un vrai massacre dans un bar."

Je fronçai les sourcils, et lançai un regard noir à Laura :

"Laisses-moi deviner : Ils portent tous des traces de griffes ?"

"Pas du tout."

Oups, désolé Laura.

"Aucune blessure. Ils sont morts... Comme si on avait absorbé leur énergie vitale tout en les gelant au passage... Mais pourquoi tu me parlais de griffes ?"

"J'ai dit des griffes ? Oh non, j'ai dû délirer... Tu sais ce que ça me fait, l'alcool dès le matin..."

"Parce que tu bois, maintenant ?"

"J'arrive tout de suite."

Et je raccrochai sans plus de cérémonie.

"Bon, eh bien... Désolé, Laura, mais il va falloir que je te laisse toute seule ici... Le devoir m'appelle... Tu te sens capable de m'attendre plusieurs heures d'affilée sans faire tes griffes sur les murs ? Ou il faut que je t'achète un morceau de moquette, pour ça ?"
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MessageSujet: Re: Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]   

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Une rencontre tout à fait charmante... Aïe, ça griffe ! [PV X-23]
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